La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Roman Candle

Oh Tall Tree in the Ear

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Cet elpee est paru, il y a un peu plus d’un an, aux States. Et Fargo, vient judicieusement de le publier chez nous. Il est bien dommage d’avoir attendu si longtemps pour écouter cet opus, car il est de toute bonne facture. En outre, cet ensemble issu de Chapel Hill (NDR : c’est en Caroline du Nord) constitue une belle découverte de rock indie US. On se demande d’ailleurs combien de groupes du style militent encore, dans le Midwest américain, au sein de ce relatif anonymat.

Fondé par les frères Matheny (Skip et Logan), Roman Candle est né en 1997. Un trio qui implique également l’épouse du premier cité, préposée au piano et autres claviers. Toute la famille a cependant émigré à Nashville, en 2008.

En général, les compos de cette formation sont sculptées dans un style sudiste, ma foi fort classique : harmonica, orgues Rhodes, guitare acoustique, Farsifa, … Roman Candle n’oublie aucun ingrédient nécessaire à son artifice (= Roman Candle !) sonore. Rock conventionnel (« A Hearbeat ») et americana font donc ici bon ménage. Un peu comme si le combo avait trouvé le chaînon manquant entre Jayhawks et Wilco. On a aussi droit à des ballades acoustiques, à l’instar de « Big Light ». Les mélodies sont superbes (morceau délicieusement vintage, « Why Modern Radio is A-Ok » est un hit FM potentiel), les lyrics profonds et le timbre vocal de Skip est aussi puissant que chaleureux. Leurs prestations scéniques seraient épatantes. Interprétées en ‘live’, leurs compos seraient d’ailleurs bien plus percutantes. Ce qui explique sans doute pourquoi, le band a été invité à assurer les premières parties de The Soundtrack of Our Lives, Wild Beasts et Iron and Wine. « Oh Tall Tree in the Ear » constitue déjà le troisième album de Roman Candle. Et si vous appréciez ce style, vous ne pouvez passer à côté de cette plaque. Fargo a encore eu le nez creux…

 

Lisbee Stainton

Girl on an unmade bed

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Comme il ne sert à rien de s’étendre trop longtemps sur ce qui n’en vaut pas la peine, nous serons brefs. « Girl on an unmade bed » de Lisbee Stainton est un disque de pop anglo-saxonne, composé d’une majorité de titres lents, ponctué de quelques morceaux plus pêchus. Soutenue par des musiciens pas si mauvais (cordes, carillon, batterie, claviers), sa voix réitère les attaques gémissantes, technique que l’on a l’habitude d’entendre chez les chanteuses pop. Les légers vibratos succèdent à ‘l’effet resserrage de gorge’, pour une ambiance fifille à sa maman. Lisbee, gentille comme un battement de cils, sage comme une image, a pourtant le vent en poupe. Aux Etats-Unis et en Angleterre, elle passe à la radio et fait les choux-gras des magazines. L’un de ses morceaux a même été choisi pour la journée de la paix des Nations unies, c’est dire.

‘Lisbee, la rose anglaise à la guitare à huit cordes’ peut-on lire dans le dépliant de promotion. Alors, là, les huit cordes, il faudra que l’on m’explique. Car à l’oreille, je n’entends pas la différence par rapport aux six cordes habituelles. Quant à la comparer à une rose insulaire, il faudrait plutôt replacer cette image dans le contexte d’un jardin anglais. Bien taillé, rien ne dépasse, et il y a même des jolies petites allées pour ne pas piétiner les plates-bandes…

En même temps, ce n’est pas comme si nous n’étions pas prévenus : la pochette du disque, dessinée par Lisbee herself, laissait présager d’ennuyeuses complaintes adolescentes. Un cœur rouge pendouillant au bout d’une canne à pêche, et le titre : une ‘fille sur un lit défait’… tout est dit !

Même si certains morceaux plus rigolos égaient un tantinet l’ennuyeux paysage, il faut bien reconnaître que l’ensemble du disque paraît sortir tout droit du dessin animé de Cendrillon. Un monde tout rose parsemé de gentils être humains, où l’on pleure quand même un peu lors des tracas amoureux. Mais où Lisbee vit-elle ? Dans une barbe à papa ?

Various Artists

Walter Gibbons, Jungle Music

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Pionnier de la scène disco, le DJ et producteur Walter Gibbons a gagné respect et notoriété au cours 70’s et 80’s. A cause d’une collection remarquable de remixes. Résident du mythique club newyorkais Galaxy 21, il est parvenu à faire exploser le disco underground. Tout comme son ami François K (Kevorkian) ou encore David Mancuso. Et son style si personnel est devenu une référence incontournable auprès d’une multitude de DJs ; parmi les plus notoires, on peut d’ailleurs citer Francky Knuckles ou encore Larry Levan. Victime du SIDA, Walter est décédé en 1994.

Le label teuton Strut a décidé d’immortaliser quelques uns de ses plus grands remixes sur une double galette plus qu’essentielle. « Jungle Music, Mixed With Love : Essential & Unreleased Remixes 1976-1986 » regorge de tubes transformés en or depuis que le Newyorkais y a posé sa griffe. Au cours de sa brève existence (il s’est éteint seulement à 40 ans), Gibbons a retravaillé des tubes disco, expérimentations qu’il traduisait en allongeant les versions originales (souvent de plusieurs minutes) afin de les rendre plus hypnotiques. En outre, il y ajoutait des percussions, des breaks et des boucles toutes aussi flamboyantes les unes que les autres. Gibbons a ainsi marqué de son empreinte, l’histoire des clubs où la consommation d’acide et la défonce sur fond de dance music étaient devenus des rituels au sein de la Grosse Pomme.

La plupart des compos ont été prélevées de 12inches originaux. Puis remasterisées. La nouvelle mouture du « It’s Better Than Good Time » de Gladys Knight est splendide. Gibbons l’a enrichie de lignes de basse élastiques, de cuivres et de beats profonds. Gorgé de BPM, le « Magic Bird Of Fire (Fire Bird Suite) » du Salsoul Orchestra baigne dans une certaine forme d’exotisme. Mais un exotisme hallucinogène qui s’étale sur plus de 6 minutes. Impossible de rester de marbre à l’écoute de cette plage. Mais la plus grande surprise procède du « See Through » d’Arthur Russel. Un remix inédit mais brillant. Minimaliste aussi ; parcouru de micro beats et invitant un violoncelle imprévisible. Le digipack recèle des photos uniques ainsi qu’une biographie écrite par Tim Lawrence, déjà l’auteur de celle d’Arthur Russel, « Hold On To Your Dream ». Une belle famille en somme ; et surtout un disque à se procurer sans hésiter !

Best Coast

Crazy For You

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Si vous êtes attentif aux hypes, et en particulier celles et ceux qui alimentent la scène indie californienne, vous ne pouvez passer à côté de Bethany Consentino. Elle est âgée de 23 ans. Et c’est la nouvelle coqueluche locale. Egérie de la marque Converse, aux côtés du rappeur Kid Cudi et de Rostam Batmanglij de Vampire Weekend (NDR : le morceau enregistré pour la marque américaine est disponible sur http://www.myspace.com/beastycoasty) et petite amie de Nathan William de Wavves, la blonde a de quoi énerver. Mais voilà. Que ce soit au sein de son ancien groupe de psyché-folk Pocahaunted ou de son nouveau projet Best Coast, la jeune fille est irrésistible. D’un point de vue musical, bien entendu (NDR : la demoiselle à d’autres atouts, mais limitons-nous au sujet qui nous préoccupe).

« Crazy For You » est tout simplement le rayon de soleil qui nous manque en ce début de mois d’août pluvieux. Cet opus est le disque parfait pour devenir votre compagnon durant cet été (même si celui-ci semble plus que compromis). L’artwork annonce d’entrée la couleur. Ce premier album (NDR : avant de le publier, elle avait commis plusieurs Eps) sent la Californie et la fraîcheur à plein nez.

Soutenue par son ami Bobb Bruno (NDR : et en live par la drummeuse des Vivians Girls, Kickball Katy), Best Coast appartient à cette nouvelle scène qui mêle allègrement surf, rock, garage rock et lo-fi, tout en puisant son inspiration aussi bien chez les Beach Boys que Sonic Youth. Pensez à Vivians Girls (of course !), Dum Dum Girls ou encore Surfer Blood. Découpé en 13 morceaux, « Crazy For You » ne dure que 23 minutes. Mais elles se révèlent particulièrement vivifiantes. La chanteuse déborde d’énergie et sa voix se fond parfaitement dans les sonorités shoegazing de la guitare. Les mélodies sont contagieuses. Les thèmes abordés dans les lyrics sont légers : les petits amis, la vie. Rien de bien philosophique donc. Et c’est justement ce qu’on aime chez Best Coast. Pas besoin de se casser la tête. Les morceaux passent d’une seule traite.

Bethany Cosentino démontre sur cet elpee qu’elle est davantage qu’un(e) hype. Cet opus est un véritable bain de jouvence. Vous êtes déprimés ? A cause du temps. Je vous comprends. Ah, et vous n’arrêtez pas d’écouter « I See The Darkness » de Bonnie Prince Billy. Envie de retrouver un peu de punch et de bonne humeur ? Changez un peu de disque. Ce « Crazy For You » devrait vous regonfler le moral…

 

Dead Confederate

Sugar

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Dans l'obscurité d'une nuit qui s'achève, un coin de rideau s'agite sous l'effet d'une brise électrique. Dans la lumière d'un néon rouge, quelques notes s'échappent d'un pick-up. Une chanson d'amour paranoïaque glisse et ondule langoureusement (« In the dark »). Sur le sol, traînent quelques vinyles. Pêle-mêle: un Sonic Youth, un Atomic Pocket Knife, un Smashing Pumpkins des débuts, un Delicatessen, un vieux Breeders. Au mur, un portrait de Jay Mascis veille au maintien de l'ordre établi (« Giving it all away »). Les murs suintent de larsens. Au dehors, l'orage gronde, quelques éclairs déchirent l'espace sonique (« Quiet kid », « Mob scene », « Sugar »). Quelques gouttes de pluie s'écrasent paresseusement sur les lames d'un parquet usé. Puis l'atmosphère se fait plus sombre et oppressante et la nuit se termine dans la poussière amère de « Shoked to realize »

Vous l'aurez deviné, chez Dead Confederate, on opère un retour aux sources 90's. Bénéficiant du concours de John Agnello derrière les manettes (ça force le respect quand on sait que le lascar a travaillé avec pas mal de beau monde), le club des cinq d'Athens (Géorgie) délivre un digne successeur à son « Wreking ball », daté de 2008, dont il s'éloigne intelligemment.

Ramenées à un cadre plus évident (aucune chanson ne dépasse les cinq minutes), les compositions gagnent en évidence et en accessibilité. Composé par les deux têtes pensantes du combo, respectivement Hardy Morris (voix) et Brantley Senn (bass), l'album est le reflet de l’homogénéité du groupe, autour d'une musique empreinte d'une forte identité. Du bien bel ouvrage ma foi.

Quant à votre serviteur, comme le jour se lève, je me ressers une tasse de café, mon esprit s'évanouissant dans les volutes de ce nectar sucré.

Freestyle Man

The Bottom Line

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En l’an 2000, Klas Henrik Lindblad (AKA Sasse ou encore Freestyle Man) publiait son premier album solo, « Going South ». Pourtant, il a fondé son propre label, Moodmusic, en 1996. « The Bottom Line » brise un silence de trois longues années. Période au cours de laquelle, l’artiste avait pris une sorte de pause-carrière. Le producteur finlandais s’est donc établi définitivement à Berlin. Il possède d’ailleurs on propre studio : le BlackHead.

Lors de l’enregistrement de « The Bottom line », Sasse a décidé d’injecter un teinte chaude et analogique à sa house. En utilisant du matériel vintage, dont des synthés ‘old school’ ; et puis en utilisant des vieux vinyles. Saupoudrant ensuite le tout de touches jazzyfiantes (NDR : surtout sur « Boogaloo » et « Janne »). Son électro emprunte ainsi le nouveau courant revival de la Chi-House ou de la techno made in Detroit. Les plages ne manquent pas de charme (« Century », « Old Fashioned Love »). Le groove est hypnotique. Si « Vibin » lorgne manifestement vers les classiques de la house made in Detroit, « Gigo Groove » et « Seriously » adoptent des beats davantage downtempo ; une manière plutôt judicieuse d’aérer le tracklisting. Un retour réussi ! On comprend mieux pourquoi Freestyle Man est devenu résident au célèbre club techno du Berghain à Berlin…

Good Riddance

Capricorn One

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« Capricorn One » constitue l’ultime hommage du label Fatwreck Chords rendu à Good Riddance, véritable pilier de la scène punk/hardcore mélodique californienne. Formé à Santa Cruz, en 1993, Good Riddance a enregistré sept albums officiels et une tonne d’Eps, de singles et de split-albums avant de se séparer en 2007. Bon débarras ! Ne vous méprenez pas, le split de ce groupe influent ne me rend pas heureux, bien au contraire. ‘Bon Débarras’ c’est tout simplement la traduction française de l’expression ‘Good Riddance’.

Les fans de la formation et les collectionneurs seront ravis, puisque Fatwreck Chords ne s’est pas contenté de sortir une compilation vite faite/mal faite de style ‘Best Of’ ou ‘Greatest Hits’. C’est même un véritable trésor que le label américain vient d’exhumer. En effet, cette compilation de raretés réunit pas moins de six inédits ainsi que dix morceaux qui, jusque là, n’étaient disponibles qu’au format vinyle. Ajoutez-y un emballage digipack plutôt sympathique reprenant tous les lyrics ainsi que les commentaires de Russ Rankin, le chanteur du groupe, pour chaque chanson ; et vous aurez compris que ce Cd est carrément indispensable.

Le combo était devenu notoire pour sa propension à combiner les riffs punk rapides à la limite du hardcore et les mélodies accrocheuses. Les 21 titres de « Capricorn One » suivent cette règle. Du punk mélodique, accrocheur qui ne sombre jamais dans la pop. Un groupe de qualité, à découvrir ou à redécouvrir.

Hypnos 69

Legacy

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Le nouvel opus d’Hypnos 69 est terriblement planant. Probablement un des meilleurs albums de psyché prog rock vintage jamais écouté à ce jour. 

L’aventure musicale de Steve (chant, guitare) et Dave (batterie, percussions) Houtmeyer débute à la fin des eighties. A l’époque, ils pratiquaient un style tout à fait différent. Les frangins militaient même au sein d’un combo punk répondant au patronyme de Massagraf. Steve sévit ensuite chez Agathocles. En 1994, il quitte les pionniers du grindcore belge pour former son propre projet, plus inspiré par le son des seventies. D’abord appelé Starfall, le groupe est rebaptisé en Hypnos 69, dès 1995. Outre Steve et Dave, le line up du combo implique Tom Vanlaer (basse et guitare baryton) et Steven Marx (saxophone et claviers). Hypnos 69 a tourné partout en Belgique et a visité de prestigieux festivals européens dont, entre-autres, le Roadburn de Tilburg, le Psychedelic Avengers de Berlin et le Swamp Room Mania de Hanovre. Sa discographie s’enorgueillit de six albums et de quelques Eps. Depuis 2004, la formation belge est signée par le label allemand Elektrohasch Records.

Hypnos 69 joue du rock psychédélique teinté de rock progressif, de space rock et même de jazz rock. Ce qui frappe le plus, à l’écoute de « Legacy », c’est son authenticité. C’est simple, l’album n’aurait pas sonné autrement s’il avait été enregistré il y a quarante ans. L’incorporation de matériel vintage (Theremin, Moog, Taurus, Mellotron, Orgue Hammond, Xylophone) justifie, dans les grandes lignes, la teinte sonore. Cependant, le matos n’explique pas tout. Car Hypnos 69 vit sa musique et cela s’entend tout au long de l’album. Les compostions sont longues (deux des six titres approchent les vingt minutes) et pourtant, elles ne suscitent jamais l’ennui. La pochette, signée par l’artiste italien Malleus, la tonalité savoureusement surannée, la dextérité des musiciens, les changements de rythmes et d’ambiances ainsi que les longues plages instrumentales : tout sur « Legacy » évoque le spectre psychédélique des seventies. J’adresserai cependant une mention toute spéciale au guitariste, Steve, dont les soli gorgés de feeling sont hallucinants et renvoient à l’école tous les gratteurs primaires du stoner instrumental.

Les influences évidentes de King Crimson, Pink Floyd, Hawkwind, Jethro Tull (la flûte sur « My Journey To The Stars »), Black Widow et Van Der Graaf Generator (le saxo couplé aux guitares sur « An Aerial Architect ») sont brassées, mélangées et malaxées, puis recyclées à la sauce 2010 pour le plaisir de nos oreilles enfumées. Un must !

Ingrimm

Böses Blut

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Ingrimm est un groupe ‘métal-médiéval’ allemand comme il en existe des dizaines. Surtout depuis que Subway To Sally et In Extremo ont posé les bases du genre vers le milieu des années 90. On recèle, dans le métal de ces cinq Bavarois, les mêmes mélodies moyenâgeuses typiquement germaniques rencontrées chez leurs collègues de Tanzwut, Schandmaul ou Nachtgeschrei. A l’instar d’In Extremo, Ingrimm use et abuse de la cornemuse ainsi que de cet instrument à manivelle baptisé le ‘Hurdy-Gurdy’.

Stephan ‘Fenris’ Zandt, le vocaliste à la coiffure presque aussi impressionnante que celle de Dee Snider (Twisted Sister), s’exprime comme il se doit dans la langue de Goethe. Son organe, quand il n’est pas poussé à l’extrême, ressemble étrangement à celui de Michael Rhein (In Extremo).

L’originalité n’est donc pas vraiment au rendez-vous chez ce combo. Il se différencie seulement de ses ainés par l’utilisation d’un son de guitare un peu plus thrash et donc de riffs plus violents que ceux exécutés habituellement dans le genre. « Böses Blut », le nouvel opus, fait suite à « Ihr Sollt Brennen » (2007) et « Todgeweiht » (2008). Certains titres comme « Eisenwind » ou « Die Pest » sortent un peu du lot, mais ne permettront jamais à ce disque de devenir un incontournable du genre.

Ni mieux, ni pire que les autres. 

Keiki

Waltham Holy Cross

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Les duos sont dans l’air du temps. D’autant plus que la plupart du temps, ils ont fait leurs preuves. Pensez aux White Stripes, The Kills ou encore à The Dresden Dolls. Keiki réunit donc la chanteuse Dominique Van Cappelen et le guitariste Raphael Rastelli. Et « Waltham Holy Cross » constitue leur deuxième opus.

La musique de Keiki est minimaliste et rudimentaire. Le couple la taxe même de Satanic Pop. Evidemment, lorsqu’on milite chez un label répondant au nom de Cheap Satanism, l’explication tient mieux la route. Compagnon d’écurie, Joy As a Toy, pratique d’ailleurs du Vampire rock. Les contrats sont peut-être signés à l’aide de leur propre sang… Maintenant, question : à quoi peut bien ressembler de la satanic pop ? Le timbre vocal de Dominique libère une fameuse dose d’énergie, rappelant tantôt PJ Harvey ou Kim Gordon. Les accords de guitare sont tranchants. Les mélodies efficaces. Ajoutez-y une boîte à rythmes, et le tour est joué. Jusqu’ici rien qui puisse susciter l’épouvante. Et « Waltham Holy Cross » aligne 17 morceaux vite fait bien fait. Mais au bout de plusieurs écoutes, on décèle, sur certaines compos, des sonorités étranges, énigmatiques. Un peu comme dans les thrillers. Et « (A Girl Called) Healed » en est certainement la plus belle illustration. En outre, le climat au sein duquel baigne ces morceaux est troublant, malsain, étouffant, sudorifique… Sans quoi, hormis le paisible « Tiny White Flower » et l’excellent « Vital », le reste est sculpté dans le punk-noise. Avec plus ou moins de réussite. Selon. Le couple bruxellois aurait peut-être dû opérer une sélection plus drastique des plages de ce « Waltham Holy Cross », l’elpee aurait alors gagné en efficacité…

Megafaun

Heretofore (Ep)

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Au sein de la grande famille néo-folk américaine, Megafaun est considéré comme un des ensembles les plus doués de la nouvelle génération. Un an (NDR : plus ou moins) après avoir publié « Gather, Form and Fly », un opus qui leur avait valu d’excellentes critiques, le trio a décidé de nous rappeler à leur bon souvenir. En concoctant un nouvel Ep. Faut croire que les trois barbus en avaient un peu marre de toujours se farcir les mêmes morceaux. D’ailleurs le disque s’étale sur un peu plus de 34 minutes, démontrant que les musicos débordaient d’imagination…

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos doux bucherons pètent la forme. Car cet « Heretofore » constitue bien plus qu’une simple parenthèse dans la discographie du combo, même si les compos ont été écrites en à peine une semaine. Le groupe continue d’alterner répertoire trempé dans la tradition et expérimentations soniques (voire psychédéliques). Et le presque pop « Carolina Days », le countryfiant « Volunteers » ainsi que le superbe instrumental « Comprovisation for Connor Pass », morceau qui atteint presque les 13 minutes, en sont les plus belles illustrations.

Les natifs d’Eau Claire sont de grands amis de Bon Iver. Et pour cause, ils ont milité ensemble, au sein de DeYarmond Edison. Megafaun est en pleine forme et devrait sortir un nouvel elpee, au cours de cet automne. De quoi nous permettre de passer l’hiver (NDR : qui a dit Iver ?) bien au chaud. Si vous appréciez Akron/Family, vous devriez également flasher à l’écoute de la musique de ces autres doux rêveurs, en compagnie desquels, ils ont souvent partagé l’affiche. A ne pas manquer ce 19 août, au Pukkelpop, où ils se produiront !

Weezer ! Dude !

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Dix mois après le naufrage « Raditude », Weezer change de direction en quittant le label Geffen pour rejoindre Epitaph Records. Le premier album du quatuor, sous l’aile protectrice du label indé, s’intitulera « Hurley ».
 
Et, non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien du personnage de la série 'Lost' interprété par Jorge Garcia qui illustre la pochette de ce nouveau disque attendu pour le 14 septembre. Le disque recèlera un titre écrit en collaboration avec Ryan Adams et sera précédé du single « Memories », déjà en écoute un peu partout dans la blogosphère ou sur le myspace de Weezer .

Stones Throw rejoint V2 et balanace le nouveau Aloe Blacc

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Le respecté label Hip Hop & Soul, Stones Throw, rejoint les rangs de V2 pour sa distribution. L’une des premières œuvres qui verra le jour via cette nouvelle collaboration est « Good Things », le second album d’Aloe Blacc.

Ce dernier s’est distingué en 2010 grâce à son excellent single « I Need A Dollar », repris au générique de l’une des nouvelles séries à succès de la chaîne ricaine HBO, « How To Make It In America » (sorte de petit frère d’ « Entourage »). « Good Things » sera disponible dès le 25 septembre. Le même jour, Stones Throw et V2 délivreront le disque éponyme de Seu Jorge & Almaz.

Le 16 octobre, Aloe Blacc, accompagné de Seu Jorge & Almaz, viendront célébrer le mariage Stones Throw / V2 à la salle Het Depot de Leuven.

Tracklist Aloe Blacc, « Good Things » :

01 I Need a Dollar
02 Green Lights
03 Hey Brother
04 Miss Fortune
05 Life So Hard
06 Take Me Back
07 Femme Fatale
08 Loving You Is Killing Me
09 Good Things
10 You Make Me Smile
11 If I
12 Mama Hold My Hand
13 Politician (Reprise)

Gonjasufi entièrement remixé

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Gonjasufi, qui ne sortira de sa tanière que pour participer à l’édition 2010 du Pukkelpop le 20 août, publiera le 4 octobre son excellent premier disque, « A Sufi And A Killer », en version remixée. Le chanteur a confié son produit à, entre autres, Broadcast, Bibio, Mark Pritchard, Bear In Heaven et Oneohtrix Point Never. Cet album remix s’intitulera « The Calif’s Tea Party ».

Tracklist :

Ancestors ((Dreamtime) Mark Pritchard Rmx)
Candylane (Bibio Remix)
Ageing (Dam Mantle Remix)
The Caliph's Tea Party (Broadcast and the Focus Group "DedNd" Remix)
Kobwebz (Jeremiah Jae Remix)
Love Of Reign (Bear in Heaven Remix)
She's Gone (Oneohtrix Point Never Remix)
Holidays (MRR Remix)
Change (Shlomo Remix)
My Only Friend (Hezus Remix)
DedNd (agdm Remix)
SuzieQ (Dem Hunger Bowel Blood Remix)

(Let’s chill with) Small Black

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Les New-Yorkais de Small Black, proches cousins de Toro Y Moi et Washed Out, proposeront leur première livraison de chillwave le 26 octobre. Le disque est intitulé « New Chain » et sera délivré par le label Jagjaguar.

Tracklist:

01 Camouflage
02 Search Party
03 Hydra
04 Photojournalist
05 Crisp 100s
06 Goons
07 Light Curse
08 New Chain
09 Panthers
10 Invisible Grid
 

Rien n’arrête J. Tillman

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Josh Tillman profite de son temps mort loin des Fleet Foxes pour publier son 6eme album (et le 3e en moins de deux ans). Intitulé « Singing Ax », il fait suite à « Year In The Kingdom » sorti en septembre 2009. Le disque devrait atterrir dans les bacs le 14 septembre. 

Tracklist :

01 Three Sisters
02 Diamondback
03 Love No Less Worthy
04 One Task
05 Our Beloved Tyrant
06 Tillman's Rag
07 Mere Ornaments
08 Singing Ax
09 Madness on the Mountain

10 Maria
11 A Seat at the Table

Cursive goes solo

Écrit par

Tim Kasher, le frontman de Cursive et The Good Life, s’apprête à voler de ses propres ailes (ou presque). « The Game Of Monogamy » est le titre de son premier opus solo, à découvrir dès le 1er octobre. Le chanteur s’est néanmoins entouré de membres de sa formation originelle, ainsi que des membre de Minus The Bear, pour finaliser son disque.

Tracklist :

01 Monogamy Overture
02 A Grown Man
03 I'm Afraid I'm Gonna Die Here
04 Strays
05 Cold Love
06 Surprise, Surprise
07 There Must Be Something I've Lost
08 Bad, Bad Dreams
09 No Fireworks
10 The Prodigal Husband

11 Monogamy

Happy Birthday to Kütu !

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Depuis le mardi 2 août, afin de fêter la création du site kutufolk.com, le 1er sampler du label Kütu Folk Records sera en téléchargement libre pour une durée limitée. Vous y trouverez des raretés, des inédits et des enregistrements ‘live’ des groupes fondateurs de Kütu Folk Records (The Delano Orchestra, St Augustine, Leopold Skin, Pastry Case) ainsi que des nouvelles signatures du label (Evening Hymns, Soso, Hospital Ships).

Tracklisting :
http://www.kutufolk.com/sampler1.html

La version physique sera elle très prochainement disponible via :
http://www.kutufolk.com/shopcds.html

L’Ep live de Kütu Folk Records (The Band) est toujours disponible en téléchargement gratuit ici:
http://www.kutufolk.com/downloads.html

 

Plus que quelques miles to go…

Écrit par

La rumeur était donc vraie… Three Mile Pilot publiera un nouvel album le 27 septembre prochain ! 13 longues années que le trio de San Diego n’avait plus rien enregistré. Pinback et The Black Heart Procession leur doivent tout… « The Inevitable Past Is The Future Forgotten » devrait être leur œuvre la plus accessible, à ce jour. …

Track Listing

1. Battle
2. Still Alive
3. Grey Clouds
4. Same Mistake
5. What I Lose
6. Left In Vain
7. The Threshold
8. One Falls Away
9. Days Of Wrath (mp3 on http://www.myspace.com/threemilepilot)
10. Planets
11. What's In The Air (mp3)
12. The Premonition

http://www.myspace.com/threemilepilot

 

Un Maxïmo Park en solo

Écrit par

Paul Smith, chanteur de Maxïmo Park, délivrera son premier disque solo le 11 octobre. Il s’intitulera « Margins ». Un apercu gratos sur www.paulsmithmusic.eu

Tracklist :

'North Atlantic Drift'
'The Crush And The Shatter'
'Improvement/Denouement'
'Strange Friction'
'While You're In The Bath'
'This Heat'
'I Drew You Sleeping'
'Alone, I Would've Dropped'
'Dare Not Dive'
'I Wonder If'
'Our Lady Of Lourdes'
'The Tingles'
'Pinball'

Le nouveau single d’Antony & The Johnsons gratos

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Antony et ses Johnsons viennent de mettre à disposition le morceau « Thank You For Your Love », premier extrait de « Swanlights » qui paraîtra le 11 octobre. Le disque sera précédé de l’EP « Thank You For Your Love » qui contiendra quelques morceaux inédits dont une reprise de John Lennon (« Imagine ») et une autre de Bob Dylan (« Pressing On »). L’EP sera disponible dès le 30 août.

http://www.swanlights.com/