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Teethe : de la douleur au soulagement…

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Chrome Hoof

Crush Depth

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Attention œuvre musicale dangereuse ! Difficile de décrire, en quelques lignes, le maelstrom sonore concocté par les dérangés de Chrome Hoof, une formation emmenée par les frères Milo et Leo Smee (NDR : ce dernier n’est autre que l’ex-bassiste du mythique groupe Doom anglais, Cathedral). Adeptes d’un mélange, atypique dirons-nous, opéré entre le métal, l’électro, le jazz, le disco et la pop, les Londoniens nous proposent leur troisième elpee, depuis 2005.

Argument non négligeable en faveur de « Crush Depth », si l’ambiance générale est expérimentale, elle néanmoins audible. Les nombreux instruments (dont une batterie, un saxo, des violons électriques et même un basson !) et la voix hystérique, sous acide, de Lola Olafisoye, conversent au sein d’un climat de ‘saine’ violence. Chrome Hoof a choisi de ne pas faire de choix et le scande dès l’introduction « What section am I in ? » Impossible, en effet, de définir rigoureusement leur expression sonore. Jazz ? Disco ? Electronica ? Heavy métal ? Difficile à dire. Le collectif est réellement inclassable. Jamais un instant, au cours de l’écoute de leur nouvelle production, il n’est possible de prévoir ce que nous réservera les 10 prochaines secondes d’un morceau.

Eprouvant mais rafraîchissant, « Crush Depth » évite tout formatage. Mais cette ouverture d’esprit est de plus accompagnée de bonnes chansons et c’est là le principal ! Les 7 minutes jazzy de « Sea Hornet », le disco futuriste de « Vapourise » ou l’énergie métal de « Third Sun Descedent » sont bien plus que de simples expérimentations mais de véritables réussites. Un ovni musical déstabilisant à découvrir d’urgence ! Imaginez Slayer reprenant le répertoire de Chantal Goya, le tout mixé par Ministry et vous aurez une vague idée de la musique proposée par Chrome Hoof…

 

Colosseum

Live05

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Flanqué de ses Bluesbreakers, John Mayall constitue une des figures de proue du british blues boom qui a éclaté à la fin des sixties. C’était un incroyable dénicheur de talents et il changeait régulièrement son line up. Mais en 1968, après la sortie de son album "Barewires", certains de ses musiciens décident de suivre le drummer Jon Hiseman, pour monter une nouvelle formation. Et en particulier le bassiste Tony Reeves et le saxophoniste Dick Heckstall-Smith. Participent également à l’aventure, leur ami organiste Dave Greenslade (il militait alors chez les Thunderbirds, le backing band du chanteur Chris Farlowe), et deux guitaristes, Jim Roche et James Litherland (NDR : ces deux derniers déserteront cependant assez rapidement le navire). Colosseum vient de naître. Le projet est sensé perpétuer la musique d'un autre grand talent anglais, Graham Bond. En mêlant jazz, blues et rock. Et la formule va fonctionner à merveille. Le combo va même devenir un des meilleurs de son époque, en live. Au fil des années, le band va inévitablement connaître des changements de personnel. Mais il va parvenir, néanmoins, à se stabiliser lorsque le chanteur Chris Farlowe, le guitariste Dave Clempson et le bassiste Mark Clarke vont rejoindre alors le noyau dur, John Hiseman et Heckstall-Smith. Sans doute usé par ses innombrables tournées, le groupe finit quand même par se séparer, en 1972.

Mais surprise, en 1994, Jon Hiseman invite ses anciens acolytes à remonter Colosseum. Faut dire que les fans allemands réclament cette reformation. C’est le début d’une nouvelle aventure, qui sera malheureusement meurtrie, par la disparition, le 17 décembre 2004, de son exceptionnel souffleur, Dick Heckstall-Smith. Mais Hiseman n'a nulle envie d’abandonner son projet ; d’autant plus que les salles de concert, surtout en Allemagne, ne désemplissent pas lors de leur passage. Son épouse, Barbara Thompson, est également une excellente instrumentiste, même si elle évolue davantage dans les sphères jazz. Elle dirige encore sa propre formation, Paraphernalia. Mais le plus incroyable, c'est qu'elle souffre de la maladie de Parkinson, depuis 1997. Et c’est bien elle qui a le redoutable challenge de succéder à Heckstall-Smith. Elle accuse aujourd'hui 66 ans ; et il faut l'entendre souffler dans ses saxophones. Elle arrive même, comme Dick, à jouer de deux saxophones en même temps. Bien sûr, si la performance de Barbara est remarquable, Dick était, quelque part, un extra-terrestre. Il était capable de souffler dans les saxos alto et soprano ou dans le soprano et le ténor, des notes différentes.

C'est sur les planches que Colosseum tire sa quintessence. Et régulièrement des œuvres ‘live’ garnissent les bacs des disquaires. Ce double Cd a été immortalisé, lors de sets accordés en 2005 au Theaterhaus de Stuttgart, au Music Hall de Worpswede et au Trebhaus d'Innsbruck. Il était déjà paru en 2007 sur leur propre label Temple. Thomas Ruf a décidé de leur réserver une distribution internationale.

Le premier opus est consacré au premier concert susvisé. Il s’ouvre par "Come right back". Un premier sommet est déjà atteint lors de l’adaptation de "Theme for an imaginery western". Signée Jack Bruce et Pete Brown, cette compo avait été popularisé par Mountain. "Rope ladder to the moon" est issu de la plume du même duo. Il est caractérisé par une brillante sortie de Barbara à la flûte. Colosseum s'embarque alors dans "Valentyne suite", une plage de 20 minutes, qui couvrait une face complète de leur elpee, en 1969, et qui répondait au même titre. Le niveau musical est très élevé. Les claviers de Greenslade, le saxo soprano de Miss Thompson et les cordes de Dave Clempson sont bien mis en évidence.

La seconde plaque s’ouvre par "Those about to die", un instrumental qui figurait sur leur tout premier elpee, baptisé du même nom. Il est suivi par le célèbre slow blues "Stormy Monday", un terrain fertile aux prouesses vocales de Mr. Farlowe. "No pleasin'" remonte à 2007. Il est issu de l’album "Bread and circuses". "Tomorrow's blues" est le titre maître de leur opus précédent. Il remonte à 2008. "Lost Angeles" clôt la prestation. Un rituel. Mais aussi un des grands moments à vivre lors des concerts de Colosseum. Ce qui permet en même temps à Dave Clemspon et Dave Greenslade de célébrer un moment de gloire. Amplement mérité, pour ce groupe tout à fait intemporel…

Matthew Dear

Black City

Écrit par

Producteur talentueux, Matthew Dear pourrait être considéré comme le chaînon manquant entre Brian Eno et James Murphy. S’il se cache le plus souvent sous le pseudonyme Audion, cet électronicien marqué par les influences techno minimales, mais aussi ‘made in Detroit’, peut se targuer de posséder une discographie haute comme la tour de Babel. Ses remixes, Ep’s et compilations parlent pour lui ; et depuis 1999, le nom du Texan s’inscrit comme une référence au sein de la sphère électro. Son cerveau jamais épuisé, Matthew Dear opère son grand retour après avoir publié l’excellentissime « Asa Breed », un elpee paru en 2007, sous son véritable nom. « Black City », son dernier long playing, est radicalement l’album le plus sombre de Dear. Concocté à New York, il aurait parfaitement pu servir de B.O. à ‘Ghotam City’. Mais pour l’Américain, il ne s’agit que du titre de son nouvel opus et il n’existe aucune ville fictive dans son imagination. C’est donc un Matthew Dear complètement métamorphosé par son séjour à Brooklyn qui nous offre des compositions denses, riches en émotion et soutenues par ses vocalises graves. Bref, une rondelle qui régale par ses nombreuses pépites. Les poils se dressent et les frissons parcourent un corps en ébullition sur des titres tels que « Monkey » ou le sensationnel « Gem ». L’électronicien nous plonge au sein d’un climat intense, mais ténébreux. Les sonorités sont épurées et racées. La production est comme toujours d’une qualité impeccable. Ce qui explique que ce nouvel essai de Matthew Dear s’installe tout naturellement, dans le haut de mon classement des meilleurs albums, pour l’exercice 2010 ! Et c’est amplement mérité !

 

Enslaved

Axioma Ethica Odini

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Dans le milieu très fermé du métal extrême, le clonage est devenu une institution quasi-incontournable. Il est devenu impossible de recenser les copies carbones de Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et autres Darkthrone. Depuis sa formation en 1991, Enslaved n’en fait qu’à sa tête. Le combo de Bergen (NDR : le Bergen de Norvège, pas celui de notre Henegouwen national) se donne même beaucoup de mal pour ne ressembler à aucun autre. Et ce, même s’il doit, pour arriver à ses fins, bousculer les conventions et les règles (parfois un peu ridicules, il faut bien l’avouer) dans lesquelles se sont enfermées la plupart des musiciens affiliés aux scènes black, viking et death métal.

Ouvertement viking/black métal à ses débuts, Enslaved s’est transformé, au fil de ses onze albums studio, en une entité unique et inimitable. Pour aller du viking/black brutal de « Vikingligr Veldi » en 1994 au Métal Psychédélique de « Vertebrae » en 2008, ces étranges hommes du nord sont passés par un fouillis d’expérimentations sonores (« Mardraum » en 2000) et par le métal progressif (« Ruun » en 2006). Tout en gardant un son immédiatement identifiable et une passion inconditionnelle pour la culture ancestrale (NDR : ce drakkar là n’a pas encore fini son voyage), Enslaved a su, au fil du temps, se renouveler et s’améliorer au point d’atteindre la quasi-perfection sur son nouvel opus « Axioma Ethica Odini ».

Grutle Kjellson (basse & chant), dont les vocaux extrêmes sont toujours aussi violents, atteint désormais le sublime dès qu’il se met au chant clair. Sa faculté quasi inhumaine à passer d’un antipode à l’autre ne peut qu’inspirer le respect. Les guitares d’Ivar Bjørnson et Ice Dale, sont reconnaissables entre mille. En intégrant, tour à tour, les éléments innovateurs qui se sont succédé tout au long de la carrière d’Enslaved, les deux six-cordistes attisent les sens et génèrent une palette d’émotions plus que variée : black métal, métal progressif et rock psychédélique se succèdent au gré des neuf titres d’« Axioma Ethica Odini », en alternant furie haineuse et atmosphères éthérées. Sur les passages les plus psychédéliques, les claviers (et surtout le Mellotron magique) d’Herbrand Larsen font merveille. Cato Bekkevold, tel le tambour qui imposait la cadence aux rameurs des drakkars, apporte la rigueur de son rythme à la tourmente des compositions.

En continuant à se battre contre les esprits étroits du métal extrême, Enslaved frôle le grandiose et gagne à coup sur une place VIP au Banquet d’Odin.

 

John Foxx

The quiet man

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Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas John Foxx, un petit historique s’impose. De son véritable nom Dennis Leigh, John Foxx a accompli des études artistiques au Royal College of Art de Londres. Il a fondé Ultravox en 1973. Il en était le leader. Et a enregistré trois albums, en compagnie de ce groupe. Les plus expérimentaux. Et aussi les plus intéressants. De cette période, des groupes ou artistes comme Gary Numan, OMD et Human League, reconnaissent une influence majeure. En 1979, Ultravox embrasse un profil plus commercial (NDR : souvenez vous de l’album « Vienna », publié en 1980). John n’est déjà plus au sein du line up. Il refuse toute compromission et embrasse une carrière solo. Dont les débuts seront très fructueux. Et notamment lors de la sortie de ses deux premiers elpees, « Metamatic » et « The garden ». Même s’il prend une pause musicale entre 85 et 92, Foxx continue de graver des disques. Dont presque plus personne ne parle. Trop avant-gardistes. Et puis, il a dépassé le stade du concept musical, pour l’intégrer dans différentes formes d’art. La littérature, le cinéma, la photographie et la poésie, tout particulièrement. Il bosse aussi en compagnie de Robin Guthrie (Cocteau Twins), Harold Budd et Steve Jansen (Japan), mais également et surtout, depuis 1995, Louis Gordon.

« The Quiet man » est un opus de ‘Spoken word’. John Foxx s’y accompagne au piano et y ajoute des éléments electro. Mais « The Quiet man », c’est d’abord Foxx. Puis des acteurs qui l’ont remplacé. Depuis 30 ans. Dans un costume gris. Le même. Conjugué au passé et au présent. Dans les rues de Londres. Un concept artistique qui a fait l’objet d’un bouquin, et constitue également un spectacle présenté en ‘live’, à l’appui de clips vidéo. L’objectif est clairement de relier le temporel et l’intemporel. Bonjour la prise de tête ! Ne m’en demandez pas plus, j’ai essayé de décortiquer des articles consacrés au sujet, et même des interviews accordés par le natif de Lancashire, mais honnêtement, ils sont tellement alambiqués, que je n’ai pas compris grand-chose.

The Gracious Few

The Gracious Few

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Né sur les cendres encore chaudes de Live (suite au départ de leur chanteur Ed Kowalczzyk), The Gracious Few est en fait le résultat de la réunion entre les ex-Live Chad Taylor (guitare), Patrick Dalheymer (basse) et Chad Gracey (drums), ainsi que du chanteur et du guitariste de Candlebox, soit Kevin Martin et Sean Hennesy. Le line up planté, passons au contenu de leur opus éponyme. Si du point de vue casting, il y a moyen de broder quelques phrases, il est malheureusement plus difficile de décrire leur musique, tant leur classic rock me paraît insipide et vide d’un quelconque intérêt. Mais bon, trêve de paresse et tentons donc une analyse… 

En bref, imaginez un chanteur dont le timbre strident campe un hybride entre Brian Johnson (AC/DC) et Axel Rose, ajoutez-y des riffs de guitares empruntés au classic rock typiquement 70’s (pensez à Led Zeppelin), et imprimez-le sur un tempo enlevé. Jusqu’à présent, pas de quoi fouetter un chat ! Si on est adepte du classic rock, pas de problème ! Malheureusement, il y a un hic !!!  Et pas des moindre. The Gracious Few prend un malin plaisir, sur pas mal de morceaux, à intégrer systématiquement des solos de gratte dégoulinants. Mais surtout, les morceaux du combo sont plus que prévisibles. Les refrains pour stade sont ici légion. Et pour couronner le tout, on a droit aux ballades romantiques qui arracheraient presque quelques larmes, lorsque les distorsions se mettent à résonner, à l’instar de l’ignoble « Crying Time ».

Ce premier elpee sort tout simplement quelques décennies trop tard. Cela ne prend plus. Désolé. Plutôt que de tenter de former des supergroupes bancals, certains artistes auraient intérêt à prendre leur retraite…

Jane’s Addiction

Live Voodoo (Dvd)

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Si un jour on me demandait la liste de mes dix albums préférés des années 90, « Ritual de Lo Habitual » de Jane’s Addiction y figurerait certainement en très bonne place. Quel réel bonheur, dès lors, de découvrir un exemplaire de « Live Voodoo », dans mon bac courrier ! Malheureusement, l’euphorie a été de courte durée.

Nouvelle Orléans. 2009. C’est la nuit d’Halloween. Quelques dizaines de milliers de fêtards ont préféré rejoindre le ‘Voodoo Experience’ pour célébrer le retour du line-up original de Jane’s Addiction (NDR : celui qui a enregistré "Jane’s Addiction" (1987), "Nothing’s shocking" (1988) et "Ritual de lo habitual" (1990), les trois classiques du groupe) plutôt que de se déguiser et d’aller faire le tour du quartier en quémandant des friandises. C’est donc Dave Navarro (Guitare), Eric Avery (Basse) et Stephen Perkins (Batterie) qui partagent les planches, aux côtés de Perry Farrell, pour un concert qui promet d’être unique.

Disons le tout de suite, la déception vient de Farrell. Voulant célébrer dignement ‘Halloween’ l’organisateur du mythique Lollapalooza festival s’est déguisé en ce qu’il croit probablement être un vampire. Malheureusement, cette tenue bleue à paillettes et la cape assortie le font plus ressembler à Dalida dans sa période disco qu’au monstrueux Vlad Tepes. Mais ce look de vampire d’opérette n’est pas le pire problème de Farrell. Ce qui coince, c’est que la star du rock alternatif n’a absolument aucune voix. Et, si sur disque, il arrive encore à faire illusion, sur scène, son couinement hésitant tient presque du ridicule.

Pourtant, derrière lui, Navarro, Avery et Perkins assurent comme des bêtes. A la six-cordes, Navarro est un dieu. Quant à Avery et Perkins, leurs rythmiques endiablées parviennent à remuer la foule. Les 3 musicos virevoltent, dansent et sautillent en délivrant une prestation musicale si impeccable que l’on ne peut s’empêcher de penser que, sans Farell, le groupe serait toujours au top de son art. Contrairement à votre serviteur, le public ne semble pas s’offusquer des frasques du chanteur. Même quand, sur « 3 days », ce dernier, accompagné de deux danseuses plutôt lascives, se trémousse comme une meneuse de revue.

Ce soir, la Nouvelle Orléans à décidé d’oublier les problèmes causés par l’ouragan Katrina et se fait un point d’honneur à prendre son pied au son des immenses « Mountain Song », « Ain’t No Right », « Been Caught Steeling », « Ocean Size » et « Stop ! ».  L’ambiance atteint des sommets lorsque, sur « Ted, Just Admit It », les deux danseuses, (dés)habillées de manière identique aux jeunes filles qui apparaissent sur la pochette de « Nothing’s shocking » répondent par des poses suggestives aux lyrics dépravés de Farrell. A la fin de la prestation, sur l’envoûtant « Jane Says », une foule costumée (NDR : entre autres, un fakir, un mexicain, des nains, la mort et un Elvis obèse) monte sur le podium pour accompagner Farrell dans une sarabande infernale. En bonus du Dvd, une interview et deux titres joués un an plus tôt dans de petits clubs présentent le vocaliste sous un bien meilleur jour.

Perry Farrell à beau être un personnage unique et haut en couleurs, sa prestation sur « Live Voodoo » frise souvent le ridicule. Elle gâche le plaisir que l’on prend à regarder un Dvd qui, sans cette (in)suffisance, aurait pu être parfait. Dommage !

 

James Labrie

Static Impulse

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A l’heure où l’on nous annonce un possible split de Dream Theater (NDR : Mike Portnoy, épuisé par les tournées du groupe aurait, semble-t-il, décidé de jeter l’éponge), nous sommes très heureux de constater que James Labrie tient, quant à lui, une forme olympique. « Static Impulse », son nouvel opus solo, est d’ailleurs le plus énergique qu’il ait enregistré à ce jour.

Les aficionados du chanteur canadien seront probablement plus que surpris de la tournure plutôt extrême du successeur d’« Elements Of Persuasion» (NDR : le premier effort solo de Labrie publié en 2005 »). Car si, en 2010, Labrie reste encore et toujours dans le créneau du métal progressif, il renforce tout de même son propos d’une bonne dose de violence, inspirée, semble-t-il par la scène death métal mélodique de Gothenburg. Non, vous ne rêvez pas, vous avez bien lu ‘Death Métal’. Mais, rassurez-vous ! Labrie ne compromet pas l’intégrité de ses fantastiques cordes vocales en hurlant comme un damné. Il laisse ce soin à son batteur Peter Wildoer (Arch Enemy, Old Man’s Child, Pestilence, Darkane) qui se charge ici brillamment des parties vocales extrêmes. Et il faut bien reconnaître que ce dialogue de vocaux extrêmes et clairs est plutôt excitant.

Côté musique aussi le ton est plutôt dur. Les guitares techniques et incisives de Marco Sfogli, couplées aux lignes de basse ultra-percutante de Ray Riendau (Halford) ainsi qu’au martelage intensif de Peter Wildoer n’ont rien à envier à celles des combos mélodeath suédois. C’est probablement l’effet recherché par Labrie, qui, pour le mixage de sa furieuse rondelle, a fait appel à l’un des experts du genre : le Suédois Jens Bogren (Opeth, Soilwork, Katatonia). En emballant la violence des guitares de nappes de claviers subtiles et épiques, Matt Guillory, le claviériste et co-compositeur de la plupart des titres de l’album, assure à James Labrie la continuité progressive de son œuvre.

Puissant, épique, varié et surprenant « Static Impulse » est probablement la plus belle escapade de Labrie en dehors des sentiers balisés par sa formation principale. Un Cd qui s’adresse autant aux fans de Dream Theater qu’à ceux de Dark Tranquility et d’In Flames.

Zodiac Mindwarp

We Are Volsung

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Au milieu des eighties, la  scène glam/sleaze rock est à son apogée. A Los Angeles, dans les salons de coiffure, on engrange des fortunes en permanentant les tignasses hirsutes de rockers habillés de tenues multicolores en spandex. C’est alors que débarquent une poignée de graisseux britanniques, sapés comme des bikers et utilisant l’huile de vidange en guise de gel coiffant. Ils sont sales, ils sont sauvages et bottent les culs efféminés des hard rockers américains. Leur nom : Zodiac Mindwarp & The Love Reaction.

A peine un an après sa formation en 1985, le groupe est remarqué par Polygram qui s’empresse d’éditer « High Priest Of Love », un premier Ep couronné d’un succès prometteur. Ce dernier est suivi de l’album « Tattooed Beat Messiah ». Le single « Prime Mover » qui en est extrait cartonne dans les pays anglophones. Mötley Crüe, qui, comme chacun, le sait est l’un des géants de l’époque, déclare à qui veut l’entendre que Zodiac Mindwarp est son groupe préféré. Durant les quelques années qui suivent, Mindwarp et son gang accumulent les succès et les opportunités. Ils tournent en co-headlining avec Guns’n’Roses (d’autres bad boys qui font leur trou), ouvrent pour Iron Maiden et obtiennent les faveurs d’Alice Cooper. En 1991, Zodiac et Alice coécrivent le morceau « Feed My Frankenstein » dont ils enregistreront chacun une version différente. Cooper en fait le titre phare de son « Hey Stoopid » et l’inclut dans la bande originale de l’hilarant ‘Wayne’s World’. Zodiac, quant à lui, le réserve à « Hoodlum Thunder ». Rien ne semble pouvoir arrêter l’avènement des furieux bikers anglais. Cependant, chaque Titanic rencontre son iceberg. Pour Zodiac Mindwarp, c’est la perte subite de sa section rythmique qui cause le naufrage. Son bassiste, croyant flairer la bonne affaire, part rejoindre The Cult. Pire, le batteur abandonne la musique et s’expatrie à Vancouver pour devenir GoGo Dancer.

Nous sommes en 2010. Au diable le passé ! Les légendaires Zodiac Mindwarp & The Love Reaction sont de retour. Et en grande forme s’il-vous-plait ! Aux côtés des deux tauliers (Zodiac Mindwarp himself au micro et Cobalt Stargazer à la guitare), deux nouvelles recrues (Jack Shitt à la basse et The Cat derrière les fûts) ont pris la place des déserteurs. « We Are Volsung » remise au placard toutes les velléités semi-commerciales des eighties. Zodiac joue désormais la musique qui colle à son look. Du hard rock pour motard : couillu, gras, velu et crade. Zodiac, version 2010, c’est Mötorhead, AC/DC, Alice Cooper, Grand Funk Railroad, Mötley Crüe et le MC5 réunis en un seul groupe. La guitare de Cobalt est salement efficace. Le bûcheron londonien débite du riff qui tache et colle aux oreilles. Les petits nouveaux cognent et bastonnent comme si leur place au sein du groupe en dépendait. Au micro, Zodiac éructe, vocifère et crache plus qu’il ne chante. Pas besoin d’être la plus belle voix du rock pour nous en mettre plein les esgourdes !

« We are Volsung » fleure bon le bitume, le whisky et la sueur. Le comeback de l’année !

C.W. Stoneking

Jungle blues

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C.W est un chanteur guitariste compositeur australien. Il manifeste un grand respect pour la tradition, c’est-à-dire le blues d'avant-guerre, le jazz, le calypso des années 20 et le folklore universel. Des styles qu’il a beaucoup écoutés et patiemment étudiés. Il signe, en général, tout son répertoire et chante en s'accompagnant d'une guitare National Reso-Phonic ou d'un ténor banjo. Parfois, il est soutenu par des cuivres : le Primitive Horn Orchestra, un ensemble réunissant James Clark au tuba, Kynan Robinson au trombone et Stephen Grant au cornet. Son premier elpee, "King Hokum", était paru en 2005. C.W. est un accro au blues originel, et en en particulier aux field hollers, au hokum et à la jungle. Proches des ‘spirituals’, les ‘field hollers’ étaient des chants primitifs, entonnés par les afro-américains, lors du travail accompli dans les champs de coton. Le hokum est plutôt un chant humoristique. On le retrouve au XIXème siècle lors des fameux ‘minstrel shows’. Le hokum blues était célébré par les jugbands de Memphis ; et en particulier les Gus Cannon's Jug Stompers et le Memphis Jug Band de Will Shade. Stoneking s'est inspiré d'un long voyage accompli en Afrique occidentale. Hormis le "Brave son of America" de Wilmoth Houdini, toutes les compos sont issues de sa plume

Le banjo ouvre "Jungle blues". Hilare, C.W. chante au cœur de cette jungle, épaulé par le brass band, le tuba assurant les parties de basse. Cuivres et voix alimentent ce jazz traditionnel empreint de bonne humeur. Dépouillé, "Talkin' lion blues" est toujours d’inspiration africaine. Une compo dont l’instrumentation est limitée à la guitare. Et pour donner la parole à son lion, Stoneking se met à iouler comme un tyrolien. Personnellement, "Jungle lullaby" me botte davantage. La voix est indolente. Le tuba la talonne, pendant que les interventions du Brass Band fluent oscillent au sein du décor sonore. Et le résultat est aussi saisissant que réussi. L'ambiance devient festive lors de la cover de "Brave son of America", une compo imprimée sur le rythme d'une samba! D’une grande simplicité, "Jailhouse blues" est une compo abordée comme les bluesmen des années 20 et 30, lorsqu’ils parcouraient les routes du Sud profond. Le chant est gémissant mais assure parfaitement. "Housebound blues" lorgne bien plus vers le jazz traditionnel dixieland. On y retrouve les instruments adéquats : piano, clarinette, trompette et trombone, alors qu’une voix féminine se réserve le chant. On se croirait dans les rues de la Nouvelle Orléans, dans le sillage du Brass Band, à l'écoute de "I heard the machine of the drum". L'ambiance baigne parfaitement au sein de ce jazz traditionnel du Primitive Horn Orchestra. Notre citoyen de Melbourne aime la fête. A l’aide de quelques modestes percussions, il nous invite à danser sur "The love me or die", un calypso bien poussiéreux mais terriblement participatif. De forme classique (NDR : y compris dans les lyrics), "Early in the mornin" est essentiellement animé par les interventions du banjo et du tuba. Stoneking se mue une dernière fois en chanteur, animateur et comédien, lors de la finale "The greatest liar",  un acte hokum à coup sûr. Ce jeune artiste australien vient de commettre une œuvre tout à fait intemporelle, mais dans tous les sens du terme. En fait, et pour que votre info soit complète, il aurait été converti à ce type de blues, suite à un naufrage vécu le long des côtes africaines, et dont il est sorti sain et sauf.  

 

The Morlocks

Play Chess

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Les Morlocks, c’était ce peuple mutant, imaginé par H.G. Wells dans son roman ‘La machine à explorer le temps’, un bouquin dont l’adaptation cinématographique de George Pal, réalisée en 1960, est considérée comme un classique du cinéma de science-fiction. The Morlocks est aussi une formation californienne (NDR : issue de San Diego, très exactement) de garage/rock née en 1986, et drivée par le vocaliste Leighton Koizumi, un personnage dont le magazine Spin avait annoncé la mort, suite à une overdose. Information erronée, puisque le personnage a reformé le groupe depuis 2006. Et a recommencé à enregistrer des disques. Dont le dernier, « Play Chess » rend simplement hommage au célèbre label chicagolais de blues.

Mais ces classiques, il les a revisités à la sauce garage punk. La plupart du temps, dans l’esprit des Stooges. Les accords de gratte sales, malsains et torturés nous renvoient à Ron Asheton, alors que la voix rauque mais puissante, susceptible de grogner ou de hurler, évoquent inévitablement l’Iguane. Et franchement ça décape ! Bo Diddley (le furieux « I’m a man », le standard « Who do you love », repris au moins 25 fois à ce jour, et revisité dans l’esprit des Stones, voire des Petty Things,), Sony Boy Williamson II (« Help me », caractérisé par un début et une fin de parcours empruntant le célèbre riff de « My generation »), Howlin Wolf (« Killing floor », et deux titres qu’il a popularisé, soit une version surprenante du « Smokestack ligthning » de Chester Burnett, traversé ici par un harmonica spectral et celle du « Sitting on top of the world » de The Mississipi Sharks, adaptée également en son temps par The Cream, et ici modulée suivant deux approches rythmiques différentes), Chuck Berry (pour une version plus lente de « You never can tell », mais une particulièrement sauvage de « Back in the USA », malgré ses chœurs à la Fleshtones ainsi qu’un « Promised land », dont le tempo 4/4 est plus Ramones que nature), Chuck Willis (pour un virulent « I feel so bad », une compo interprétée en son temps par Elvis Presley) ainsi que The Dovells (l’échevelé « You can’t sit down », abordé dans l’esprit des Trashmen). Si les dernières productions d’Iggy Pop vous ont laissé sur votre faim, cet album devrait largement vous consoler…

Brendan Perry

Ark

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Brendan Perry vient seulement d’enregistrer son second opus solo. Faut dire qu’il était l’autre moitié de la formation culte Dead Can Dance, auprès de Lisa Gerrard. Son premier personnel remonte d’ailleurs à 1999, et s’intitule « Eye of the hunter ». DCD s’était séparé en 1998, et afin d’accomplir une tournée, s’était reformé, sporadiquement en 2005.

Et le premier titre d’« Ark » est une compo que le combo avait interprétée lors de ce périple. Les sept autres fragments sont de nouvelles chansons. Mais tous les titres de cet opus ce fondent dans un bel ensemble empreint de lyrisme et d’esthétisme glacial.

Pour enregistrer cet elpee, Brendan a eu recours tant à la technologie moderne (surtout) qu’à l’instrumentation conventionnelle (parfois). Et il réalise la parfaite fusion entre ces deux pôles. On négligera les lyrics, un peu trop légers, au vu de la gravité des thèmes abordés : l’environnement et la corruption dans la politique, mais se tournera plutôt vers le contenu de ce disque. Dont le climat tour à tour mélancolique, incantatoire, mystique, lancinant, dramatique, parfois gothique, (moyen)oriental, est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Une sensation accentuée par la voix de ténor emphatique de Brendan. Pulsations électroniques, couches de cordes, parfois de cuivres (« Babylon »), chœurs sinistres, tempo martial, l’osmose instrumentale frôle la perfection, à un tel point qu’on est à la limite de l’envoûtement. Un des ‘musts’ de l’année 2010, probablement…

Peter Wolf Crier

Inter-Be

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Décidément, le Wisconsin s’érige en tant que nouvelle Mecque du folk-rock indie américain. Après Bon Iver et The Daredevil Christopher Wright, l’inestimable maison Jagjaguwar, et la mystérieuse scène musicale d’Eau Claire par la même occasion, nous présentent Peter Wolf Crier. L’instituteur, guitariste et chanteur Peter Pisano, accompagné du discret Brian Moen, batteur et arrangeur, forment ce duo accroché à une époque révolue bien qu’intemporelle dans l’imaginaire collectif. Si leur premier album, « Inter-Be » avait été composé il y a 50 ans, le résultat aurait probablement été identique. Esprit vintage quand tu nous tiens… Sur les traces de M. Ward, Peter Wolf Crier nous offre, sur cet opus, 11 morceaux pastoraux et mélodieux, bercés d’harmonies vocales, trempés dans la reverb’ et souligné par des accords de piano réminiscents des 60’s. Un concept dissimulant un manque de moyens souvent touchant. La sous-production comme gage d’authenticité ? Certains titres comme « Crutch & Crane », « Down Down Down » ou « For Now » manifestent un charme décalé et vous flanquent parfois de petits frissons. « Inter-Be » est un album à découvrir absolument sous le casque, afin d’y déceler les trésors d’arrangements dont ceux concédés par la batterie fantomatique et austère de Brian Moen. Des interventions remarquables, il faut le souligner.

Si on rêve parfois que Peter Wolf Crier s’émancipe de ses trop évidents penchants indie, le duo américain s’épanouit toutefois quelque part entre Justin Vernon et M. Ward. Un premier essai très intéressant, inégal mais souvent bouleversant. En toute intimité, leurs chansons de folk-blues bourrées de feeling, semblent sortir de la vieille radio qu’écoutait Johnny Cash, enfant, dans « Walk The Line »…

Goldfrapp

Head first

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Il aurait été intéressant que le duo insulaire Goldfrapp s’explique sur son plongeon opéré dans les eighties. Davantage disco que new wave, d’ailleurs. Après avoir commis quatre albums plus ou moins expérimentaux, drôle d’idée, en effet, de chercher à concurrencer Madonna et surtout Lady Gaga. Paraît que c’est la musique des d’jeuns. Mais faudrait alors que ces mêmes d’jeuns s’intéressent à ce qui a été pondu, il y a trente ans. Malheureusement, le couple n’accorde pas d’interviews, en tournée. Histoire, peut-être d’éluder les entretiens, un peu trop embarrassants… Bref, revenons à nos moutons, et fonçons tête première (NDR : oui, je sais la formule est facile !), au sein de cet elpee.

Neuf titres en une trentaine de minutes. L’opus s’ouvre par le single « Rocket ». Passe encore pour les riffs de synthés pompés sur le « Jump » de Van Halen, mais lorsqu’ils collent à la ligne vocale du refrain, ça me fout les boules. Tout comme sur « I wanna life ». Ringard ! Le disco, votre serviteur n’a jamais trop aimé. Moroder, pas vraiment ma tasse de thé. Même lorsque Debbie Harry y a goûté. Et l’electro-pop « Believer » s’inscrit parfaitement dans ce contexte. Tout comme le kitsch « Alive ». Un peu come lors d’une rencontre entre ABBA et Kylie Minogue, sur fond de bande sonore ‘Flashdance’. Le quatuor suédois invite même Eurythmics sur le titre maître. Enfin, en extrapolant. Et le duo insulaire, à son tour, convie Human League, voire Depeche Mode, sur le sombre « Dreaming ». Là on approche davantage de l’electro/new wave. Comme sur le très atmosphérique « Hunt », hanté par OMD, au cours duquel la performance vocale d’Allison est remarquable, surtout dans le registre falsetto. C’est vrai qu’Allison possède une très belle voix. Sensuelle, éthérée, angélique ; bref, envoûtante. A contrario, le robotique et enlevé, quoique toujours aussi glamoureux, et nonobstant sa rythmique funky, « Shiny and warm », évoque plutôt D.A.F. Manifestement, c’est lorsque Goldfrapp tâte de l’électro/new wave qu’il se révèle le plus performant. Et on en a encore une nouvelle démonstration, en finale, lors de « Voicething », un titre ambient, au cours duquel le chant a cédé le relais aux murmures, onomatopées et soupirs ; un peu dans l’esprit de Laurie Anderson époque « O superman », même si les nappes de claviers lorgnent plutôt vers Vangelis circa « Blade Runner »…

Pas vraiment le meilleur album de Goldfrapp, c’est une certitude. Will Gregory (NDR : c’est le compositeur !), l’autre moitié du tandem, semble s’être contenté du minimum syndical. Il nous doit une revanche… En concert ce mardi 28 Septembre à l’Aéronef de Lille, le lundi 22 novembre 2010 au Trianon de Paris et le lendemain à l’AB de Bruxelles. Mais, il paraît qu’en live, le nouveau spectacle nous en met plein la vue. On vous racontera…

The Posies pas encore finis…

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"Blood/Candy", le 7ème opus de Posies en plus de vingt ans de carrière, sortira le mardi 28 septembre prochain. Après avoir accompli quelques escapades en compagnie de Big Star et REM (pour Ken Stringfellow) et concocté un dernier disque studio en 2005 ("Every kind of light"), Jon Auer et Ken Stringfellow sont de retour !

‘Après l'éclectisme de notre dernier cd, nous avons pensé que ce serait une bonne idée d’enregistrer une sorte d’album classique, retourner à nos racines, privilégier les guitares pop avec beaucoup d'harmonies… Nous n’avons, au final, pas tout à fait réalisé ce que nous souhaitions, mais à la place, notre disque le plus aventureux, ludique et sincère, à ce jour. Si je devais choisir un album pour qu’on se souvienne de nous, pas de doute, j’opterai pour celui-ci’ déclare Ken Stringfellow…

Crions-le en cœur !

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Après avoir concocté deux premier opus plus que prometteurs (« Howl Howl Gaff Gaff » en 2005 et « Our Ill Wills » en 2007), Shout Out Louds publiera son troisième elpee, le 27 novembre prochain. Il paraîtra sur le tout jeune label Starlight Walker et s’intitulera « Work ». Phil Ek, qui a, entre autres, produit les Fleet Foxes, The Shins et Band of Horses, a assuré la mise en forme.

http://www.shoutoutlouds.com/

Du beau monde…

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Le premier album d’Alice Lewis a été enregistré sous la houlette de Ian Caple (Bashung, Tindersticks, Tricky). Un disque qui a bénéficié d’une flopée de collaborateurs, parmi lesquels figurent Maxime Delpierre, Laurent Bardainne (Poni Hoax), Steve Arguelles (Katerine), le quatuor à cordes de Tindersticks et de The Divine Comedy… Une bien belle brochette d’invités pour ce premier elpee qui s’intitulera « No One Know We’re Here », et dont la sortie est prévue pour le 19 octobre, chez Naïve.

http://www.myspace.com/alicelewiss

http://www.le-hiboo.com/24825-hiboo-dlive-alice-lewis

Révélation française ?

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Les auditeurs de France Inter ont pu découvrir Melissmell cet été à travers le titre « Le Mouton ». Cette artiste au timbre vocal rocailleux propose une musique sise quelque part entre ritournelle et chanson réaliste. Si vous souhaitez en connaître davantage sur cette chanteuse, je vous invite à découvrir la session ‘Le Hiboo’, en attendant la sortie d’un Ep 3 titres digital, intitulé « Aux Armes », prévue pour ce 25 octobre.

http://www.dailymotion.com/video/xep73y_hiboo-d-live-melissmell-sobre-la-mu_music

http://vimeo.com/14710161

http://www.discograph.com/previewmel

 

Mièle

Le jour et la nuit

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Encore un nouveau p’tit belge ? Ben oui, notre vivier est décidément inépuisable…

Mièle, c’est d’abord un duo, Stéphane Daubersy et Catherine De Biaso. Un trio même si l’on compte comme membre à part entière Frank Baya, lorsqu’il n’accompagne pas Saule. Auteur d’un album éponyme, quatre ans plus tôt, Mièle nous revient sous un nouveau line up. Et pour cause, il s’est enrichi de deux nouveaux membres : Mika Nagazaki et Cédric Castus. Et nous propose son nouveau bébé… 

Bénéficiant du concours de Lucas Chauvière à la réalisation (Salif Keita, Helena, De la Soul, Tony Allen) et Marc François au mixage (Ozark Henry, Wim Mertens), les compos du quintet sonnent nettement plus pop que celles de leur première réalisation, dont le profil était nettement plus ‘rock’.

Mièle n’a cependant pas changé grand-chose à la formule qui avait si bien fonctionné en 2006 ; et en particulier les textes soignés et les mélodies bien léchées.

Découpés en 10 chansons aux textes frais et fluides, les 35 minutes de cet elpee baignent dans une pop épurée, scintillante et sans artifice. Des textes qui nous parlent d’amours difficiles, du temps qui passe, des rêves qu’on abandonne. Des textes chantés, avec un bonheur égal, par le duo bruxellois.

Une nouvelle leçon d’efficacité nous est encore une fois proposée par un de ces petits groupes belges qui jouent, composent et interprètent leurs réalisations sans complexe et en affichant une grande maturité.

Mièle appartient à cette catégorie d’irréductibles qui soutiennent vaillamment leur pop-rock dans la langue de Molière en proposant une certaine chanson française un peu décalée et complètement indépendante. Et « Le jour et la nuit en est, à nouveau, une belle illustration.

A découvrir et écouter sans modération...

 

30 ans, ça se fête aussi !

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Einstürzende Neubauten annonce la sortie de son nouvel album, « Strategies Against Architecture IV », pour fêter ses 30 années d’existence. Il paraîtra ce 8 novembre. Il s’agit d’une compilation de morceaux composés entre 2002 et 2010. Le groupe invite également ses fans, via son site web, à financer ses futures productions et pouvoir ainsi avoir accès au processus de création. La formation partira ensuite en tournée, pour célébrer cet événement : un périple qui transitera, notamment, ces 18 et 19 novembre, par l’Ancienne Belgique.

http://www.neubauten.org
http://www.abconcerts.be/nl/concerten/p/detail/einsturzende-neubauten-18-11-2010
http://www.abconcerts.be/nl/concerten/p/detail/einsturzende-neubauten-19-11-2010

 

25 ans, ça se fête !

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2010 marque le 25ème anniversaire de la sortie de « Valley Of Rain’, le 1er album de Giant Sand, le parrain de la musique country alternative ! Cet événement sera également célébré par la sortie d’un nouvel opus du groupe ce 25 octobre. Il s’intitulera « Blurry Blue Mountain ». Mais également par la réédition remasterisée des 30 albums de Giant Sand et d’Howe Gelb, en solo… Un concert est également programmé le 17 novembre, au Vooruit de Gand

Happy Birthday Howe !