Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Aranis

Songs from mirage

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Dans une ambiance oscillant entre musique médiévale, classique et rock, Aranis taille sa route. Aranis c’est un groupe dont le noyau dur réunit Liesbeth Lambrecht au violon, Marjolein Cools à l’accordéon, Stijn Denys à la guitare, Jana Arns à la flûte traversière et Joris Vanvinckenroye à la contrebasse. Ce dernier est également le compositeur du groupe, et a récemment signé l’album solo « Cycles » sous le patronyme de BASta!, que l’on avait fort apprécié à sa sortie, il y a presque un an.

« Songs from mirage » est composé comme une œuvre classique, débutant par une ‘ouverture’ et se clôturant par un ‘finale’ figurant sur la track-list. Le piano et les cordes y ont la part belle. Ils tissent de sombres toiles sur lesquelles viennent évoluer trois voix féminines (Els Van Laethem, Anne Marie Honggokoessoemo et Herlinde Ghekiere).

Musique filmique, souterraine, elle fait plus penser au répertoire baroque ou romantique qu’au rock contemporain. Les vocaux secrètent cette teinte surannée, très soutenue, des chants médiévaux, la langue est inconnue, le chant parfois mélancolique.

« Lullaby », le morceau le plus aérien de l’album, laisse une voix mener le jeu, soutenue par une rythmique discrète de contrebasse et rehaussée de vocalises à trois notes, plus haut dans les aigus. Repris par la flûte et l’accordéon, le thème s’étoffe ainsi de nombreuses résonances. Sur « Airesym », c’est le piano qui tient la barre, assombri par des accents de contrebasse. Des pizzicati de violon les rejoignent, ainsi que l’accordéon. Le ton monte. Sur « Out Ama », c’est une bataille de cordes et de piano qui éclate dans une ardeur théâtrale.

Ce qui est frappant c’est surtout la variété de tons, de climats. Menaçante, inquiétante, douce ou furieuse, l’orchestration aime à faire monter la tension. Et puis, après l’orage, la tranquillité revient. On reconnaît le composteur de « Cycles » à ses variations hypnotiques, notamment sur « Jelimena » titre caractérisé par une structure mélodique simple, sur laquelle viennent peu à peu se greffer les autres instruments.

On pourrait évoquer le groupe DAAU, même si ce dernier s’inspire davantage des musiques actuelles. Effectivement, la couleur ‘classique’ rebutera peut-être les amateurs d’Ezekiel ou du Chapelier Fou, mais une affinité est tout de même perceptible. Difficile à étiqueter, la musique de ce groupe pourrait aisément servir de BO cinématographique…

 

Johnny Boy

Modern Idol

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Johnny Boy est un duo réunissant deux chanteurs/guitaristes. Issus de Tours, les musicos sont montés à Paris après avoir troqué leur identité contre des patronymes (Nicky Larsen et Salo Jr). C’est dans la capitale d’Indre-et-Loire, sise à quelques heures de la ville Lumières, que les deux jeunes artistes se sont rencontrés et ont accompli leurs premières prestations. En 2008, le tandem avait publié un premier Ep intitulé « Dialectik Noise ». L’année suivante, il avait partagé un split album en compagnie d’Anes et Bateaux. Et aujourd’hui, il nous propose son nouvel Ep : « Modern Idol ».

Le disque s’ouvre par le titre maître. Une boîte à rythmes s’ébroue. Embraie, quelques secondes plus tard, des accords de guitare saccadés, suivis par une voix noyée sous les effets de reverb. On est presque dans la new wave. Et la tonalité des claviers en est la plus belle illustration. Rencontre hypothétique entre The Clash et Bloc Party, « 32 Hours » adopte un profil davantage punk. La voix évoque, en outre, celle de Kele Okereke. « Suicide » est profilé sur des riffs de guitare arythmiques. A contrario, « Glow » démontre une capacité à imprimer, accélérer ou décélérer un tempo, sur des brisures de rythmes. Probablement la plage la plus réussie de l’Ep. Une conclusion qui nous donne envie de découvrir leur futur et premier album.

 

 

Various Artists

Next Stop… Soweto, Volume 3

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« Next Stop… Soweto » constitue le dernier chapitre de cette trilogie proposée par l’écurie Strut. Un troisième volume qui clôt un triptyque méchamment réussi. Pour rappel, Soweto est une banlieue noire sise au sud de Johannesburg, une banlieue au cœur de laquelle la scène musicale est particulièrement riche. Riche en qualité. Mais aussi riche en nombre d’artistes de talent. Un constat qui peut vous paraître étonnant si votre perception de l’Afrique du Sud se limitait, à ce jour, à la Coupe du Monde de football qui s’y est déroulée en juin dernier, au comportement pathétique des Bleus lors de cet événement ainsi qu’aux vuvuzelas qui nous ont cassé les oreilles tout au long de cette période…

En quelques mois le label allemand est parvenu à plonger les mélomanes dans un bain bouillonnant de sonorités exotiques et de groove diaboliques. Après un tome consacré à la musique typiquement traditionnelle (Volume 1), et un deuxième au soul/rock/r&b/psyché (Volume 2), place à une longue rétrospective du jazz sud-africain.

Ce dernier recueil regorge de perles musicales. L’Early Mabuza Quartet impliquait le drummer Early Mabuza et le saxophoniste Dudu Pukwana. Deux des artistes les plus importants de cette génération jazz. « Little Old Man On » ouvre la deuxième plaque. Comment ne pas taper du pied ou simplement claquer des doigts lorsque Dennis Mpale nous balance un « Orlando », qui résonne encore dans ma tête. Le fruit savoureux d’une rencontre entre percussions africaines, guitare et flûte. Et les 20 titres de ce double opus rivalisent de (bonnes) surprises, tout en nous permettant de découvrir une facette totalement alternative de l’univers du jazz. Strut vient de frapper fort. Que tout le monde se calme…

 

Yoav

A Foolproof Escape Plan

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Yoav Sadan est un bourlingueur. Il n’a jamais pris le temps de se poser et cela s’entend. Il est né en 1979, à Tel-Aviv. Avant que sa famille ne s’exile en Afrique du Sud. Lorsqu’il a enfin l’âge de voler de ses propres ailes, il décide de mettre le cap sur Londres. Puis Montréal. En 2008, il publie un premier album. Intitulé « Charmed & Strange », il reçoit d’excellentes critiques et surtout récolte un franc succès. Ce qui va lui permettre de remplir des salles aux USA ainsi qu’au Canada ; mais également d’assurer le supporting act de la tournée de Tori Amos. Il décroche le RAMP (Award Rock Alternative Music Prize), truste le sommet des charts dans plusieurs pays et est élu meilleur artiste… en Russie (!!!) Rien que ça ! Et pourtant, le personnage se produit en s’accompagnant uniquement à la guitare acoustique. Mais d’après les reviews, il s’y révèlerait impressionnant. Un peu dans le style d’un Joseph Arthur. Faut dire que les deux artistes évoluent dans un univers sonore assez proche, même si le globe-trotter a également recours aux boucles électroniques. Des loops, si vous préférez ; qui traversent ses nappes de cordes et infiltrent les rythmes convulsifs.

« A Foolproof Escape Plan » constitue son second opus. Un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent elpee. La guitare joue toujours un rôle primordial. Son séjour en Afrique explique sa propension aux tempi tribaux. Ceux opérés au Canada et en Angleterre, justifient les références à Beck, Thom Yorke ou encore Joseph Arthur. Sur « A Foolproof Escape Plan », les compos sont parfois enrichies d’accords de piano ou de basse. Dix plages sculptées dans une pop suave et sophistiquée, mais surtout aux mélodies qui accrochent instantanément. Et le single « Yellow brite Smile » en est une parfaite illustration. Si vous ne connaissez pas encore cet artiste, sachez qu’il se produira ce 6 octobre au Botanique de Bruxelles… 

 

Hans Zimmer

Inception

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Hans Zimmer est à la B.O. ce que Bob Marley est au reggae ou John Lee Hooker au blues : une référence incontournable. Zimmer est né en Allemagne. En 1957. Au cours des 80’s, il a milité comme claviériste chez Ultravox, The Buggles et Krisma. Sa notoriété, il va cependant l’acquérir en composant les soundtracks de ‘Rain Man’, ‘Gladiator’, ‘Pearl Harbour’ ou encore de ‘Pirates of the Caribbean’. Sans oublier ses collaborations auprès de Christopher Norlan, en compagnie duquel il a bossé sur celles des derniers Batman (‘Begins’ et ‘The Dark knight’). Et la liste est loin d’être exhaustive. Pour cet « Inception », c’est la même équipe qui a été reconduite.

Tout au long de cette œuvre l’auditeur est plongé dans un climat plutôt sombre, émaillé de moments d’émotion intense et de rebondissements inattendus.

Sur le titre d’ouverture « Half remembered man» et « Waiting for a train », plage qui s’étale sur 9 minutes, quelques couplets du « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf retentissent. Probablement en forme de clin d’œil. Et pour cause, ils coïncident avec les apparitions de Marion Cotillard, dans ce long métrage. Une mélodie qui refait également régulièrement surface, mais déclinée sous différentes formes… « Mombasa » est un morceau rythmé qui met bien en valeur une scène du film tournée dans l’esprit du célèbre ‘Matrix’. Faut dire que si ‘Inception’ est sujet à réflexion, la musique colle bien à chaque situation. A l’instar d’« Old souls » plutôt planant voire intemporel. De quoi confirmer le talent affiché par Zimmer pour bien capter cet univers complexe, imaginé par Nolan.

Par principe, une B.O. est indissociable du film. Et après avoir assisté à la projection d’‘Inception’, il est plus facile d’appréhender son soundtrack. C’est une évidence. Mais la bande sonore possède suffisamment de feeling sonore, pour accrocher sans son support visuel. A l’intérieur du booklet, figure d’ailleurs une interview accordée par Nolan corroborant ce point de vue. En outre, il ne tarit pas d’éloges le travail du compositeur qui est parvenu à mettre sa musique au service du film…

Alarma Man

Love Forever

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Alarma Man nous vient de Göteborg, en Suède. Une formation signée sur le label berlinois Sinnbus (We vs Death, Bleach, Troy Van Balthazar, …) « Love forever » constitue son second opus. Un disque dont la sortie a été retardée, suite à un problème de mastering. Il vient enfin de tomber dans les bacs…

Alarma Man pratique une forme de post punk couvert de forts accents math rock. Leur musique est excitante, sauvage et, ma foi, fort originale. Bref, difficile de rester indifférent à l’écoute de ce « Love Forever ». Pour vous donner une petite idée du style développé par le combo scandinave, le dossier de presse évoque le résultat d’une rencontre entre Don Caballero et Refused (NDR : ce sont des compatriotes !) Après avoir écouté cet opus, on peut vraiment douter de la pertinence de ces comparaisons...

L’elpee s’ouvre par « Pitch Grammar ». Le rythme incite à la danse, les guitares sont épileptiques et les chœurs tribaux empruntent aux Battles. Impossible de résister ! Surtout que l’intensité et l’énergie libérées, sont omniprésentes tout au long des huit plages. Tantôt solennelle, tantôt enjouée, la voix est susceptible de rappeler celle de Brian Molko. Différence, mais elle est de taille : l’écoute de plusieurs morceaux ne vous incite pas à vous taper la tête contre le mur. Des titres sculptés dans la pop. Tour à tour contagieuse ou élaborée. Les climats sont versatiles. Et peuvent osciller du plus austère (le chamanique « Uninterrupted Light » et le grave « Electric Flag ») au plus allègre (« Pitch Grammar »). Bref, un elpee qui ne suscite jamais l’ennui. Une raison suffisante pour suivre cet ensemble suédois à la trace…

Deer Tick

The Black Dirt Sessions

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Deer Tick présente ses ‘Sessions noires et sales’… Un programme que respecte à merveille ce groupe américain de Providence (Rhode Islands). Et pour cause, la formation est responsable d’une musique ténébreuse, vénéneuse, insidieuse et dramatique agrégeant folk, blues et grunge. La voix de John McCauley mène magistralement la barque. Le fantôme de Layne Stanley d’Alice in Chains rôde en permanence (« I Will Not Be Myself »). Ballade gospel, « Choir of Angels » est un véritable hymne funèbre. Tourmenté, douloureux, « Goodbye, Dear Friend » est tapissé de claviers vintage et de cordes de guitare essentiellement acoustiques. 

« The Black Dirt Sessions » constitue leur troisième album. Il fait suite à « War Elephant » et « Born On Flag Day ». Enregistré dans les Studios ‘Black Dirt’ à New-York, sous la houlette du producteur Jason Meagher, ces terribles sessions s’achèvent par une cover terrifiante de « Christ Jesus », un titre issu de leur premier album.

Deer Tick (NDR : traduction littérale ‘Tique de Daim’) vient de concocter un superbe album. Mais un disque dont les morceaux sont à la fois beaux et redoutables. Voire même dangereux pour la santé mentale des dépressifs. Néanmoins, si vous êtes téméraires, le combo se produira en concert, ce 9 septembre au Grand Mix de Tourcoing et le 20 du même mois au Botanique de Bruxelles.

 

El-P

Weareallgoingtoburninhellmegamix X3

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Peu d’artistes sont capables de vous faire danser et de vous effrayer en même temps. C’est pourtant le challenge que parvient à accomplir l’hyper dynamique El-P (El Producto), rappeur (tant en solo qu’au sein de Company Flow), producteur (Cannibal Ox, Cage, Aesop Rock, NIN, Beck, The Mars Volta) et fondateur du label hip-hop Def Jux !

A la fois inconfortable et ‘catchy’, « Weareallgoingtoburninhellmegamix X3 » parvient donc à faire réfléchir et à être évident. Pas facile pourtant de former un tout cohérent lorsqu’on assemble des extraits musicaux. Et pourtant, tout au long de cet opus, le New-yorkais réussit son challenge ; a contrario des deux premières versions de ses megamix, vendus uniquement lors de ses concerts : ‘Le but était de mettre en son une série de pièces musicales dispersées afin de créer une œuvre cohérente. Je voulais écrire un album qui formerait un véritable bloc’ justifie l’artiste américain. Les beats et synthés saturés –la marque de fabrique d’El-P comme producteur– s’enchaînent à la perfection ; et le résultat est tellement homogène, qu’il finit par envoûter. Dignes du regretté J Dilla, les compos sont sombres mais mélodiques ; cependant, il est nécessaire d’écouter l’œuvre d’une seule traite et s’imprégnant du climat au sein duquel elle baigne, pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

Si les mauvaises langues risquent de taxer cet opus de musique d’ambiance fugace, les fans vont se réjouir de pouvoir se délecter de cette récréation ludique, en attendant le successeur au très noir « I’ll Sleep When You’re Dead ».

 

Hellsongs

Minor Misdemeanors

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Question : seriez-vous tentés de découvrir le goût d'une nouvelle pâte à tartiner, si les commerciaux chargés de la promotion de ce produit se mettaient en tête l'idée saugrenue de la présenter dans... un pot de mayonnaise? Rien n'est moins sûr, n'est-ce pas ? Et bien, ils viennent de Suède et répondent au patronyme de Hellsongs. Leur elpee s’intitule « Minor Misdemeanors » et la pochette illustre un van auréolé d'une tête de mort en guise de figure de proue, immatriculé 666. Ils reprennent, entre autres Slayer (« Skeletons of society ») et AC/DC (« Sin City »). Toutes les descriptions concordent donc pour se farcir une musique grassement juvénile, aux tendances métal boutonneux. Et, à moins d'apprécier les gamelles en skate et la morve au nez, il y a peu de chance que vous vous penchiez sur le cas de cette formation.

Surprise! Ce trio scandinave propose, sur cet opus, des reprises pop tour à tour joviales, mélancoliques, bucoliques ou lumineuses, de nombreux standards métal. Mais la fleur entre les dents. Dispensant ainsi des versions de leur cru, labélisées ‘lounge metal’. Si le groupe reste à ce jour assez méconnu, il est à craindre qu’une telle enveloppe rebute le public potentiellement ouvert à ce genre de démarche iconoclaste.

A l'écoute, ces charmantes chansons déshabillées et totalement réinterprétées sonnent fraîches et bien proprettes. Les mélodies sont réjouissantes. Quelques trompettes par-ci, un peu d'E-Bow par là, quelques (re)touches de piano pour habiller le tout. Au final, on en oublie l'original et on se laisse endormir. Sympathique mais futile.

Oui d’accord, c'est pas tous les jours qu'on voit débarquer des Vikings en tutu...

 

Aynsley Lister

Tower sessions

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Né en novembre 1976, ce jeune chanteur/guitariste compte déjà une dizaine d’albums à son actif. Il est même considéré aujourd’hui comme une valeur sûre sur la scène musicale du blues. « Tower sessions » est un opus enregistré ‘live’. Il a été immortalisé en janvier dernier, au club ‘The Tower’ à Winchester (NDR : c’est au sud-ouest de Londres, non loin de Southampton). Paradoxal, mais on n’entend pas le public. Aussi, soit que le son a été pris directement sur la table de mixage, soit le public était absent ; ce qui paraît assez peu probable. Lors de ce set, Aynsley était soutenu par sa bassiste Midus Guerreiro, le drummer Simon Small et le claviériste Dan Healey.

Le tracklisting est partagé entre neuf compos personnelles et deux reprises : le très attendu "Purple rain" de Prince et le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. "Soundman" ouvre ces sessions. Un shuffle fort proche de Stevie Ray Vaughan. De toute bonne facture, cette plage figurait déjà sur son premier elpee, gravé en 1999 et son premier opus "Live", commis en 2004. Les interventions de Dan Healey à l'orgue Hammond sont conséquentes et apportent de l’épaisseur à la solution sonore. Trois titres sont issus de son dernier long playing studio "Equilibrium", publié l’an dernier. Tout d'abord le boogie "Sugar low". Ensuite "What's it all about", une ballade lente sculptée dans son style très caractéristique. Une compo au cours de laquelle sa sortie de cordes est assez grandiose. Et enfin "Hurricane". Deux autres plages ont été empruntées à "Upside down", un cd paru en 2007 : "With me tonight", un shuffle qui puise ses sources dans le Texas et "In the morning", le morceau final au cours duquel il démontre toute sa dextérité à la slide. Rockin' blues libérant une belle dose de punch, "Hero" figurait sur "All or nothing", un disque édité en 2002. Tout comme le "Crosstown traffic" de Jimi Hendrix. Instrumental à la texane, "Quiet boy" évolue à la croisée des chemins de Freddie King et de Vaughan ; un morceau dont la version originale figurait sur "Everything I need", un LP commis en 2001. Mais la toute bonne surprise procède de la présence de sa superbe version du "Purple rain" de Prince, une adaptation de près de 10' qu’il élabore habilement, mais en y injectant une fameuse dose d’émotion. Avant de permettre à ses cordes de décoller. Un moment d’exception, bien mis en relief par les interventions de l’orgue.

Plants and Animals

La La Land

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Plants and Animals n’est pas une association de protection de la nature. C’est un combo indie-rock issu de Montréal, réunissant Warren Spicer, Nic Basque et Matthew Woody Woodley (alias Woodman), respectivement guitariste, guitariste, et batteur ; tous trois se partagent également les vocaux. « La La Land » est si hétérogène qu’il est impossible de le réduire à quelques mots.

L’album commence par un titre indie, intitulé « Tom Cruz ». « Swinging Bells », dans le même esprit, évoque Ramona Falls, les grands espaces ; mais il y a un je ne sais quoi qui cloche. « I wan’t to be your american idol » propose un son rock plutôt vitaminé, sur des mélodies auxquelles le terme canadien de niaiseuses sied plutôt bien. Les textes, eux, sont volontairement légers. Un saxophone s’époumone, la chanson vire chansonnette, le slogan du titre est répété plus que nécessaire.

Mais, alors que l’on se surprend à penser que ce disque ferait une parfaite cale pour cette table qui brinqueballe dans le salon, on entend « Undone Melody », et on se ravise. Le morceau est bien foutu. Il commence délicatement, fait penser à Jeff Buckley, subtil mélange de force et de fragilité. Le titre s’étire, se matelasse avec les voix des deux comparses, puis d’instruments à cordes (sûrement ce qui a valu au groupe d’être comparé à Arcade Fire, mais là, je mets mon véto). Suit « Yon Tiki », ballade mi-joyeuse mi-mélancolique, aux notes de guitares rebondies comme les joues d’un bébé bien nourri. Elle parle d’une fille rencontrée dans un hôtel, et des Gipsy Kings. « Game shows » reste dans la lenteur, et l’on jouit pleinement de la voix enjolivée par le piano et une guitare sobre mais efficace. Le « Mama Papa » qui suit, au rythme très rapide, binaire, marqué par la batterie, ressemble aux Red Hot Chili Peppers des années 2000. Pas bien neuf. De nouveau arrive une bonne surprise, « Fake it » et ses effets de réverbération, la voix qui semble s’étrangler, poignante, sur une mélodie sombre, à la Calexico. « Future from the 80s », qui sent un peu le Prozac, laisse place à une armée lointaine de cuivres résonnant à l’horizon. Pour terminer, l’album darde un dernier titre au son plus crado, guitares et voix saturées.

Plants or animals ? Lard ou cochon ? Un band qui a l’air d’hésiter entre un rock qui met de bonne humeur et quelque chose de bien plus intéressant, qui scrute les sombres recoins de l’âme, utilise ses faiblesses. Le souci étant qu’à force d’indécision, on risque de se retrouver dans un entre-deux, tiédasse, grisâtre, pas franchement enclin à marquer les esprits.

 

PQ

You’ll Never Find us Here

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Après avoir commis leur single « Louise On Earth », Pq nous propose son premier elpee, « You’ll Never Find us Here ». Une œuvre qui s’inscrit parfaitement dans la continuité, le duo brugeois y privilégiant, à nouveau, lyrisme, délicatesse et subtilité. Si les compos sont essentiellement acoustiques, les grattes sèches et les accords de piano se taillant la part du lion, l’expression sonore est également enrichie d’accents électro. Pour enregistrer cet opus, Samir Bekaert et Maarten Vanderwalle ont reçu le concours de Louise Raes. Aux vocaux. Elle vient poser sa voix sur « Louise On Earth ». Pourtant, c’est la forme instrumentale qui domine le sujet. Un peu comme dans l’univers post rock (« Jocelyn »). Mais aussi symphonique (« The Cairo Truth »). Ou la B.O. de film. A l’instar du contemplatif, visionnaire, lyrique (NDR : encore !) et paisible « You’ll Never Find Us Here ». Un titre davantage proche du « The Straight Story » de David Lynch que du dernier Stallone.

Pussy Sisster

Pussy Sisster

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Pussy Sisster est un groupe plutôt atypique au sein du catalogue de Black Bards Entertainment. Alors que les signatures habituelles du label trahissent de nettes affinités pour le heavy/viking/folk/black/gothic métal, ce quintet allemand, lui, verse carrément dans le hair/glam/sleaze rock tel qu’on le pratiquait au milieu des eighties. Sur le site officiel du label, Pussy Sisster est même présenté comme la réponse allemande à Mötley Crüe et Guns'n'Roses. Formé en 2002, alors que ses membres étaient à peine sortis de l’adolescence, Pussy Sisster a tourné en Allemagne et aux Etats-Unis. Il a même chauffé les salles pour des noms prestigieux tels que Stephen Percy (Ratt), Billy Idol, Gilby Clark, Y&T, Quireboys et bien d’autres.

A l’écoute de cet album éponyme (NDR : il s’agit de la première sortie du groupe pour B.B.E., mais déjà du quatrième opus de la formation, tout de même), on ne peut pas vraiment dire que nous soyons trompés sur la marchandise. Si ce n’est qu’à la place des influences de Guns’n’Roses scandées par le label, nous aurions plutôt cité en référence, leurs concurrents directs de chez Poison. Déjà, au niveau du look, Pussy Sisster ne trompe personne : jeans déchirés, t-shirts moulants, lunettes noires, foulards, képis militaires ou stetsons vissés sur la tête, nous sommes carrément revenus à la grande époque du ‘hair métal’, quand le blond Bret Michaels et sa clique faisaient la loi sur MTV.

Mais le look n’est pas tout, et, côté musique, pas de problème : ‘what you see is what you get’ comme on dit outre-Atlantique. Du hard rock’n’roll qui fait secouer les cheveux et taper du pied, des refrains entraînants, et surtout, pas de prise de tête. La voix nasillarde d’Alex ‘Sex’ Nad rappelle Bret Michaels, bien sûr, mais aussi Vince Neil (Mötley Crüe). Les guitares, simples et efficaces comme un direct dans le bide nous renvoient à la grande époque du hard rock made in Los Angeles, pratiqué au cours des eighties.

Les ballades (« Melody Of Pain », « Back Again ») aussi sirupeuses que l’était le « Every Rose Has Its Thorn » de Poison sont de véritables pièges à jouvencelles (NDR : enfermez vos filles, vos sœurs et leur ‘pussy’ si le groupe transite un jour, par votre région !)

Pussy Sisster, c’est le retour inespéré de la ‘philosophie sex, drugs & rock’n’roll’ qui fera l’affaire des groupies, des dealers et des amateurs de bonne musique !

 

Matt Schofield

Live from the Archive

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La popularité de ce gratteur anglais monte ne flèche. Faut dire qu’il bénéficie du soutien de Nugene, un label qui fait vraiment le max pour ses artistes. Et celui apporté à Matt et Ian Siegal, les deux fers de lance de l’écurie, en est la plus parfaite illustration. Schofield est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est donc encore fort jeune! Il accomplit ses premiers pas comme musicien professionnel au sein du groupe de l'harmoniciste Lee Sankey, avant de rejoindre le backing band de la diva blues anglaise, Miss Dana Gillespie. Il monte alors son propre trio au sein duquel figurent déjà les musiciens qui l’accompagnent aujourd'hui. Sous cette formule, il commet d’abord deux elpees ‘live’. Tout d’abord "The Trio : Live". En 2004. Puis "Live at the Jazz Cafe". En 2005. La même année, il publie "Siftin' thru ashes". Et deux ans plus tard, "Ear to the ground", un long playing sur lequel figure la reprise du célèbre "The Letter" des Box Tops. En 2009, il nous réserve encore "Heads, tails and aces".

Matt adore se produire en trio. Le soutiennent donc le claviériste Jonny Henderson, préposé aux parties de basse sur son orgue Hammond C3, et Evan Jenkins à la batterie. "Live from the Archive" est un nouvel opus immortalisé en public. En janvier 2007. Lors d’une diffusion radio opérée aux Pays-Bas. Au Bosuil, à Weert, très exactement. Ce qui explique le titre de l’elpee.

Le set s’ouvre par deux morceaux issus de "Siftin' thru ashes". Soit "All you need" et le titre maître. L’interprétation est de haute facture. Faut dire que les musicos jouissent d’une parfaite technique instrumentale. Et leur fusion de blues, jazz, rock et funk est impeccable. Un style qui me fait penser à Robben Ford (NDR : lui vit de l'autre côté de l'Atlantique). A cause de cette parfaite maîtrise des instruments ; et puis de cette cohésion infaillible au sein du combo. Après une brève présentation des acteurs, place à un blues lent particulièrement chaleureux ; soit le "Lights are on but nobody's home" d'Albert Collins. Plus, plus de 10' de bonheur ! Instru jazz funk, "Room at the back" (emprunté à « Ear the ground ») et "On my way", un blues imprimé sur un tempo allègre, mettent une nouvelle fois le talent d’Henderson aux claviers ; et manifestement, c’est un disciple de Jimmy McGriff et Brother Jack McDuff, deux des meilleurs organistes du genre. L’elpee recèle quelques reprises de blues. Tout d’abord le "Black cat bone" de Harding Wilson, un funk blues qui figurait au répertoire d'Albert Collins. "Sitting on top of the world", ensuite. Il relève de la plume de membres des Mississippi Sheiks et remonte aux années 30. Le trio nous réserve une version bouleversante de ce blues lent sorti tout droit d'une fin de soirée organisée au sein d’un club obscur. En finale, la nouvelle adaptation de l’inévitable "The letter" tient correctement la route. Mais se révèle un peu trop longue. Dix-neuf minutes dont le traditionnel solo de batterie et la participation vocale du public. En concert, la performance passe bien la rampe. Sur disque, c’est beaucoup moins évident…

Sky Larkin

Kaleide

Écrit par

‘I know there’s potential’ sont les premiers mots balancés par Katie Harkin, chanteuse et leader de ce trio issu du Yorshire, sur cet album appelé à les propulser au devant de la scène. Pas faux ! Du potentiel, ces trois là en recèlent apparemment. Leurs chansons sont inventives, diablement entraînantes, fichtrement bien amorcées. Ça balance d'un coin à l'autre de cet elpee d'excellente facture. La presse anglaise est enthousiaste, et si elle n'avait pas cette fâcheuse tendance à encenser tout et n'importe quoi, on la suivrait bien sur ce coup là. « Kaleide » est richement fourni de mélodies bien troussées, de rythmes un brin martiaux, mais qui évitent habilement toute répétition lassante et en font un ensemble homogène et efficace. Le timbre de voix et l'accent ne sont pas sans rappeler une autre Kate (Nash), l'orgue et les gimmicks guitares les meilleurs moments d'une certaine Brit-Pop (NDR : celle qui fraye avec l'indie outre-Atlantique, pas celle qui s'autoproclame nombril du monde) ; et le tout sonne comme une cascade de jouvence dans une oasis de fraîcheur. En outre, leur enthousiasme est communicatif. Bref, cette jeune pousse et ses acolytes pourraient bien faire parler d'eux, dans les mois à venir. Jouissif !

Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Let It Sway

Écrit par

Les tourbières russes brûlent depuis quelques semaines ; mais ne comptez pas sur Someone Still Loves You Boris Yeltsin pour éteindre l’incendie à l’aide de leur combustible sonore. Car leurs morceaux sont ‘tout feu tout flamme’. Ce groupe au patronyme interminable a donc décidé de rappeler à notre (bon ?) souvenir, cet ex-président russe, grand amateur de vodka, décédé le 31 décembre 1999. A moins qu’il ne cherche à redorer son blason…

Ce quatuor nous vient de Springfield, dans le Missouri. « Let It Sway » constitue son 3ème album. Il fait suite à « Broom » et « Pershing », publiés respectivement en 2005 et 2008. Le combo jouit du soutien de la presse spécialisée, depuis ses débuts ; et en particulier de Spin Magazine et Pitchfork. Pour enregistrer ce nouvel elpee, SSLYBY a reçu le concours de Chris Walla, à la mise en forme. Un producteur responsable des plus belles pages écrites par Death Cab for Cutie et The Decemberists. Un coach de rêve. Le José Mourinho de la division indie-pop en quelque sorte ! Et le résultat est à la hauteur. « Let It Sway » regorge de mini-tubes tels qu’« In Pairs », « All Hail Dracula » ou « Sink/Let it Sway ». Bien sûr, l’influence de Weezer est palpable ; et en particulier sur « Phantomwise ». Mais au moins, le band pallie partiellement le relatif manque d’inspiration des Californiens, constaté au cours de ces dernières années. Et puis leur son est rafraîchissant. Sans oublier un art à ficeler des mélodies power pop aux paroles mélancoliques (‘I can’t believe you haven’t killed me yet’, clame joyeusement le chanteur, Philipp Dickey). Un très chouette album ! A découvrir le 12 octobre au Democrazy de Gand ou au Stuk de Louvain, le 14 octobre.

Tweak Bird

Tweak Bird

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Et un duo, un de plus !!! Il réunit deux frères (NDR : de véritables frangins !), Ashton et Caleb Bird. Ils nous viennent de l’Illinois. Barbu, Ashton se charge des drums. Calb de la six cordes. Leur premier Ep, « Reservation », était paru l’an dernier. Il avait été très bien accueilli par la critique ; ce qui avait permis au tandem d’assurer les premières parties de Big Business et de Tool. Leur premier elpee vient de sortir. Et il est éponyme. Une œuvre qui a bénéficié du concours de la mise en forme de deux producteurs. En l’occurrence Dale Croover de Deaf Nephews et de Yoshi Yasai des Melvins.

L’opus ne s’étale que sur 25 minutes. Mais il manifeste une urgence, une violence, une hargne et une puissance considérables. Tout en se frottant au psychédélisme. Un peu comme si on assistait à une rencontre hypothétique entre Black Keys, Black Sabbath et Queens Of the Stone Age. Les vocaux sont souvent acérés et nerveux. Les riffs de guitare sont lourds et hypnotiques (NDR : les excellents « Tunneling Through » et « Beyond »). Et puis, un saxophone vient régulièrement faire son apparition dans le jeu de quilles. Notamment sur l’halluciné « A Sun/ Ahh Ahh » et le jazzyfiant « Distant Airways ». La plupart des plages libèrent une dose phénoménale d’énergie. A l’instar de Japandroids, White Stripes ou The Black Box Revelation, le combo yankee démontre que le nombre n’influe pas sur l’intensité. Tweak Bird se produira à l’AB en première partie des excellents Black Mountain, le 5 octobre prochain. A ne pas rater donc.

Various Artists

Dimitri From Paris, Get Down With The Philly Sound

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Ambassadeur du disco, Dimitri From Paris constitue une référence incontournable dans l’exercice du remix. Mais il a surtout un pif inouï pour dénicher les perles musicales issues des 60’s et 70’s. Ses compilations (« Disco Forever », « Night Dubbin’ », etc.) en sont les plus belles illustrations ; des recueils qui ont toujours été prisés tant par le particulier que pour alimenter les dancefloors. Pour ce nouveau tome, le Français, a décidé de s’attaquer au disco/funk et le résultat est à la fois probant et excitant.

Le Philly Sound est un courant issu de l’imagination de Gamble et Huff, deux producteurs géniaux qui reposent désormais dans le Rock and Roll Hall Of Fame. Une forme de soul caractérisée par des influences funk et enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est en quelque sorte la genèse du disco. Le duo a décroché la bagatelle de 170 disques d’or et de platine. Et sans eux, ce style musical n’aurait sans doute jamais connu le même engouement. Ni peut-être même vu le jour… Si vous ne connaissiez Philadelphie qu’à travers Rocky, The Roots ou encore Will Smith, il serait peut-être temps que vous vous informiez sur le rôle joué par ces deux génies. Et sur ce « Get Down With The Philly Sound », Dimitri From Paris leur rend un bien bel hommage. En outre, un des deux  disques a été entièrement remixé et édité par le Frenchy. Que du bonheur pour les oreilles ! De cette compile j’épinglerai néanmoins deux titres. Tout d’abord le « Living Together » des Jacksons, alors fraîchement débarqués de la Motown pour rejoindre Gamble et Huff. DFP est parvenu à lui rendre une nouvelle jeunesse, tout en respectant la version originale. Et le résultat est hyper dansant ! Le « Bad Luck » de Harold Melvin & The Bluenotes, ensuite. A cause de ces subtiles nappes de cordes et de cuivres. Et puis de ce groove saisissant. Faut dire qu’il s’agit aussi du collectif le plus notable du label. Et Monsieur Melvin se pose comme un instrument distinct qui dicte l’orchestration ! Grandiose ! Le reste vaut son pesant de surprises. Parmi lesquelles on relèvera la présence d’artistes talentueux, mais totalement inconnus. Enfin, le booklet est enrichi de notes et d’interviews dont la publication avait probablement dû échapper, à l’époque, à pas mal de monde. Que demande le peuple ?

Spiritual Beggars

Return To Zero

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Cinq ans sans nouvelles des Spiritual Beggars (NDR : « Demons », le dernier album studio, est sorti en 2005) : le temps commençait à se faire long. Il faut dire que les musiciens du groupe suédois sont tous très occupés, sur d’autres projets. Michael Amott (Guitare) et son Arch Enemy tournent depuis plus de deux ans ; en outre, il a aussi passé du temps pour réactiver la carrière de son premier amour extrême : Carcass. Lorsqu’il n’accompagne pas Leif Edling (Candlemass) et Krux, Per Wiberg (Orgue Hammond) se charge d’affiner le son d’Opeth. Sharlee D’angelo, le mercenaire de la basse, milite chez Arch Enemy et Witchery depuis que Mercyful Fate est en ‘stand-by’. Ludwig Witt, a siégé derrière les fûts pour les blacks métalleux suédois de Shining, tout en flagellant les peaux du combo classic rock Firebird. Quant à JB (Vocaux), il a décidé d’abandonner définitivement le navire pour se consacrer uniquement à Grand Magus, son groupe principal. Son remplaçant, Apollo Papathanasio, mi-grec/mi-suédois est issu du combo métal hellénique Firewind. Celui-ci est décidément un vivier de talents puisque que Gus G, le nouveaux six-cordiste d’Ozzy Osbourne, y a opéré ses premiers pas. 

Prévu pour fin août 2010, « Return To Zero » sera le septième opus des Spiritual Beggars. Petit à petit, Amott et ses sbires continuent de transformer leur chenille en en merveilleux papillon. Au rock/métal stoner des débuts se substitue désormais un classic hard rock sublime qui fleure bon les seventies.

Le brassage tendancieux de l’orgue Hammond de Per Wiberg et des soli dantesques de Michael Amott évoque les joutes célèbres de deux autres duellistes : Jon Lord et Ritchie Blackmore. Cette impression d’assister au retour du Deep Purple Mark III, ou même de Whitesnake et Rainbow est encore accentuée par le timbre de voix d’Apollo Papathanasio qui rappelle tour à tour David Coverdale, Ronnie James Dio et Graham Bonnet. De leurs débuts stoner, les ‘Mendiants Spirituels’ ont toutefois gardé le sens du riff pachydermique inspiré de l’œuvre du grand Tony Iommi. Si Purple et Sabbath constituent manifestement les influences principales du groupe, il semble aussi évident qu’UFO et surtout Michael Schenker aient laissé une marque indélébile sur la patte ‘guitaristique’ de Michael Amott. Le titre « Concrete Horizon », pourrait d’ailleurs avoir été extrait de la discographie solo du génial six-cordiste allemand.

Comme c’était déjà le cas pour « On Fire » (2002) et « Demons » (2005), « Return To Zero » a été produit par Michel Amott en collaboration avec Rickard Bengtsson (Armaggedon, Last Tribe, Tristitia, Arch Enemy). La version digipack limitée inclura une reprise du classique « Time To Live » d’Uriah Heep.

Comme le bon vin, les Spiritual Beggars s’améliorent au fil de l’âge. Ces musiciens, presque tous issus des milieux les plus extrêmes du métal, sont parvenus à capturer l’essence du rock des seventies et la restituent tout au long d’un opus qui fait déjà office de futur classique du groupe.

 

Un accueil chaleureux…

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Le nouvel Ep de Sufjan Stevens sort en version digitale ce 23 août. Il s’intitule « All Delighted People ». Pour le télécharger, il vous en coûtera 5€ Bandcamp, pour $5.00. Vous pouvez y accéder ici : http://sufjanstevens.bandcamp.com. Cet Ep recèle deux versions de la chanson "All Delighted People", que Sufjan a présentée lors de sa tournée de 2009 ainsi que six nouveaux titres. Parmi les huit plages figurent le premier enregistrement live de "The Owl and the Tanager", et l'élégiaque "Djohariah". Le cd et le vinyle paraîtront au cours de cet automne.

Tracklist:

1. All Delighted People (Original Version)
2. Enchanting Ghost
3. Heirloom
4. From the Mouth of Gabriel
5. The Owl and the Tanager
6. All Delighted People (Classic Rock Version)

7. Arnika
8. Djohariah

(d’après communiqué de presse)

Swans reconstitué…

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Après avoir défendu son denier projet, Angels of Light, pendant plusieurs années, et produit toute une série d’artistes sur son label, Youg God Records, Michael Gira a décidé de reformer Swans. Enfin, pas tout à fait, puisqu’apparemment, ce come-back ne serait que provisoire. Ce qui devrait quand même permettre au combo de publier un nouvel elpee et de partir en tournée. Inititulé “My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky”, cet opus paraîtra ce 27 septembre. Et le groupe se produira ce 25 novembre à l’AB. Il sera précédé, en supporting act, de James Blackshaw, une des formations de l’écurie de Gira. Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a reçu le concours de quelques invités de marque. Et en particulier Bill Rieflin (NDR: cet ex Swans et Angels of Light bosse aujourd’hui pour REM et Robyn Hitchcock), Grasshopper (le sixcordiste de Mercury Rev) et Devendra Banhart.

Pour plus d’infos : http://www.swans.pair.com/