La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Rain Machine

Rain Machine

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Pendant que David Sitek se forge une solide réputation dans l’univers de la production (Yeah Yeah Yeahs, Scarlett Johansson, etc.), Tunder Adebimpe enchaîne les différents projets musicaux (NDR : notamment en compagnie de Massive Attack) lorsqu’il ne tâte pas du cinéma (NDR : il a en effet tenu un rôle dans l’excellent film de Jonatha Demme, « Rachel Getting Married »). Kyp Malone, le barbu de TV On The Radio (NDR : soit dit en passant, l’un des groupes les plus intéressant de cette décennie), a donc également décidé de se lancer dans une aventure parallèle. Et il a choisi pour patronyme Rain Machine. Eponyme, le premier elpee de son projet est donc paru chez Anti (DeVotchKa, Jason Lytle, …)

Tout au long de ce premier opus, le chanteur/guitariste assure à lui seul toute l’instrumentation et bien sûr le chant. Mais franchement, difficile de faire la distinction entre la musique du groupe de Brooklyn et celle de Rain Machine. Et pour cause, la voix très caractéristique de Malone est difficile à dissocier du contexte TV On The Radio. Elle est tellement ancrée dans notre subconscient ! Et puis les premiers morceaux de cette plaque, à l’instar du single « Give Blood », trempent dans un même univers sonore. On y retrouve, outre sa voix, cette trame soul-rock enrichie par les chœurs gospel et dynamisée par ces rythmes tribaux. Petit bémol quand même, les morceaux sont parfois un peu tirés en longueur. Il faut attendre le milieu de parcours pour entendre enfin des compos emprunter une autre direction. Sur « Desperate Bitch » et « Love Won’t Save You », par exemple. Kyp adopte alors un profil davantage blues. Uniquement flanqué d’une guitare ou d’une mandoline, il pose ses textes sur des chansons minimalistes. Et le résultat est plutôt sympa ! 

Vu le potentiel affiché par les musiciens de TV On The Radio, on devient naturellement très exigeant à leur égard. Oui, j’admets, je m’attendais à un résultat exceptionnel. A une œuvre grandiose. Dans l’esprit de ce que les New-Yorkais nous avaient légués, jusqu’à ce jour. Sans leur mettre la pression, bien sûr. Parce que finalement ce long playing est plus que d’honnête facture. Simplement, il aurait pu (dû) être signé par le band, pas par un seul de ses membres. M’enfin, de nombreux artistes seraient ravis de faire l’objet d’une semblable comparaison.

 

Rothkamm

Alt

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Franck Rothkamm est de nationalité allemande. Compositeur, philosophe et artiste conceptuel, il est le responsable de multiples projets postindustriels susceptibles de mêler indifféremment échantillonnages, collages, musique de chambre, arrangements pop et autres expérimentations même mathématiques. « Alt » aborde sa vision très personnelle du minimalisme. Et ma chronique sera tout aussi minimaliste. Car si l’art visuel de ce type peut être intéressant, acoustiquement, il devient carrément chiant. Sur cet opus, Rothkamm trace des lignes sonores trempées dans l’ambient. Mais sevré de nuances, ce périple destiné à nous conduire vers l’infini, tombe à plat et s’égare dans l’univers du soporifique…

Them Crooked Vultures

Them Crooked Vultures

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Dans la famille des ‘supergroupes’, difficile d’ignorer Them Crooked Vultures. Un projet qui a bourgeonné en 2005 avant d’éclore été 2009, à l’initiative de trois figures emblématique du rock : Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones. A ceux-ci s’est greffé Alain Johannes, derrière les manettes. Et lorsque l’on croise Queens Of the Stone Age, Foo Fighters et Led Zeppelin, on peut se douter que le résultat sera explosif. Rock’n’roll, tel est le mot d’ordre. On balance tout le jus et on réfléchit après. A défaut d’originalité, les trois gaillards misent essentiellement sur les gros riffs ravageurs et des mélodies inexorablement addictives. Les irrésistibles « Gunman » et « Scumbag Blues », notamment, illustrent parfaitement cette perspective.

« Them Crooked Vultures » renvoie très souvent aux travaux des Queens Of the Stone Age. Ce qui fait sa force et sa faiblesse, à égale mesure. Seule une légère dose de psychédélisme répandue sur les monstrueux « Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up », « Caligulove » et « Bandoliers » permet de véritablement distinguer ce recueil éponyme de l’œuvre des reines de l’âge de pierre. Parfois, l’ombre de Led Zeppelin pointe son nez (« Elephants ») mais sans jamais s’éterniser. L’alchimie entre les trois musiciens y est exemplaire, conférant à l’ensemble une cohérence à l’épreuve des balles. « Them Crooked Vultures » est un disque qui sent bon la testostérone. Ces vautours peuvent continuer à planer au-dessus de nos têtes aussi longtemps qu’ils le désirent. 

 

Mano Solo

Mano Solo s’est éteint à l’âge de 46 ans…

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De son véritable nom Emmanuel Cabut, Mano Solo, est décédé ce 10 janvier 2010. Hospitalisé à l’issue de son dernier concert accordé à l’Olympia de Paris, le 12 novembre dernier, il avait depuis été victime de plusieurs anévrismes. Né à Châlons-sur-Marne, il avait entamé une carrière personnelle début des années 90, après avoir milité au sein du groupe punk, les Chihuahuas. Responsable d’une dizaine d’albums, il était aussi bien engagé dans l’univers artistique, social que politique. Atteint du SIDA, il était depuis de nombreuses années sous trithérapie. Il avait enfin décroché trois disques d’or. Son dernier elpee « Rentrer au port » était paru ce 28 septembre.

http://manosolo.net/test-bonze

Vampire Weekend débranché

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Le site de MTV US propose quelques morceaux live tirée de son émission « Unplugged » avec, en guest, Vampire Weekend. La formation y interprète « A-Punk », « M79 », « Oxford Comma », les nouveaux morceaux « Run », « White Sky » et, évidemment, « Cousins ». Pour visionner cette performance rendez vous sur :

http://www.mtv.com/music/unplugged/

(cliquez sur ‘continue to MTV US’ à l’annonce du choix de site)

 

 

L’Opera de The Knife

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Ce 1er mars, The Knife continuera de surprendre le monde en publiant le double album-concept « Tomorrow, In A Day ». Il s’agira d’un opéra-electro(!), enregistré en collaboration avec Planningtorock et les Allemands de Mt. Sims. L’œuvre est inspirée de « l’Origine des espèces » de Darwin. Et autant dire que The Knife sort l’artillerie lourde. Pour se faire une idée du résultat, il vous est possible d’écouter et de télécharger gratuitement, sur le site du duo, le single « Colouring Of Pigeons », un magnifique morceau s’étalant sur pas moins de 11 minutes.
 
Tracklist:

CD 1:
01 Intro
02 Epochs
03 Geology
04 Upheaved
05 Minerals
06 Ebb Tide Explorer
07 Variation of Birds
08 Letter to Henslow
09 Schoal Swarm Orchestra

CD 2:
01 Annie's Box
02 Tumult
03 Colouring of Pigeons
04 Seeds
05 Tomorrow in a Year
06 The Height of Summer
07 Annie's Box (alternate vocal)
 
 

Les cloches brisées de Mercer et Danger Mouse

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Brian « Danger Mouse » Burton, qui ne s’arrête jamais, publiera le 9 mars prochain le fruit de sa collaboration avec James Mercer, leader de The Shins. Les deux musiciens se produiront sous le nom de Broken Bells. « The High Road », leur génial premier single, est téléchargeable gratuitement sur leur site. Premier carton de 2010 ?
 
 

R.I.P. Lhasa

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L’une des premières victimes de 2010 est la chanteuse Lhasa qui a succombé ce 1er janvier à un cancer du sein tenace. Elle venait de publier en 2009 un troisième essai éponyme qui devait être suivi d’une tournée. Mais sa maladie en a décidé autrement. Lhasa de Sela avait 37 ans.

1er come-back de 2010 : Soundgarden

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Le phénomène des reformations est loin de se tasser en 2010. Chris Cornell n’a pas perdu de temps et l’a annoncé dès le 1er janvier : après 12 ans de silence, Soundgarden is back. La formation a par ailleurs d’ores et déjà rouvert les portes de son site officiel.  (Voir également l'interview  accordée en  1994,  et archive du mois pour ce mois de janvier 2010)

http://www.soundgardenworld.com/

 

Savatage

L’intégrale de Savatage rééditée

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Le label allemand earMUSIC/Edel (qui tient sous sa coupe des pointures telles que Deep Purple, Chickenfoot et Europe) vient d’annoncer son intention de rééditer l’intégrale de la discographie du légendaire combo heavy métal américain Savatage, en versions étendues et remastérisées.

Formé en 1979 sous le nom d’Avatar, le groupe des frères Jon (chant) et Criss (guitares) Oliva change de patronyme en Savatage, juste avant la sortie de son premier album : le classique « Sirens » en 1983. Pure formation heavy métal à ses débuts, Savatage intègre peu à peu des influences symphoniques et progressives. En 1993, peu après la sortie de leur septième album, Criss Oliva décède, renversé par une voiture conduite par un ivrogne. Bien que souffrant de problèmes vocaux, Jon continue à mener la barque. Il compose la musique et les lyrics des opus suivants. Il joue aussi les parties de claviers. Il laisse cependant la place de vocaliste à Zak Stevens (Circle II Circle). Pour remplacer Criss, les six-cordistes, tous plus talentueux les un que les autres se succèdent : Jack Frost (Seven Witches, Bronx Casket Co, Metalium), Alex Skolnick (Testament) et Al Pitrelli (Megadeth, Widowmaker, Dee Snider Band). En 2007, trop absorbé par ses autres projets (Trans Siberian Orchestra, Jon Oliva’s Pain), Jon Oliva annonce le split de Savatage.

La première sortie de l’association earMusic/Savatage consistera en une anthologie sur double CD intitulée « Still The Orchestra Plays Vol. 1 & 2 ». En plus des classiques du groupe remastérisés (voir liste ci-dessous), la compilation contiendra 3 inédits acoustiques jamais publiés jusque-là. En outre, l’édition limitée comprendra, en bonus, la vidéo de 1994 intitulée « Japan Live » (sur laquelle on peut revoir Criss Oliva) éditée pour la première fois en Dvd.

Tracklisting :

Vol 1:

1. Power Of The Night
2. Hall Of The Mountain King
3. 24 Hours Ago 4. Legions
5. Gutter Ballet
6. Summers Rain
7. When The Crowds Are Gone
8. Ghost In The Ruins
9. If I Go Away
10. NYC Don't Mean Nothing
11. Edge Of Thorns
12. All That I Bleed

Vol 2:

1. Handful Of Rain
2. Chance
3. One Child
4. I Am
5. Anymore
6. Hourglass
7. The Wake Of Magellan
8. Morphine Child
9. Anymore [New Acoustic Version]
10. Not What You See [New Acoustic Version]
11. Out On The Streets [New Acoustic Version]

Un beau Pavement dans la mare

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La tournée 2010 de Pavement annonce le grand retour de la bande à Malkmus. Mais leur concert programmé à l’AB ce 18 mai est déjà sold out. En outre, le 3 mars prochain, une compile réunissant 23 de leurs morceaux et intitulée « Quarantine the past » sera disponible sur le marché. Elle sera, bien sûr remasterisée. Ce recueil survolera la carrière du groupe, soit de 1989 à 1999. Et inévitablement épinglera la quintessence de leur œuvre. Parce qu’on ne peut pas parler de ‘hits’ chez Pavement. Matador organise également un concours destiné à gagner des places de concerts et des vinyles de ce « Quarantine The Past ». Si vous souhaitez tenter votre chance, il suffit de vous rendre sur le site du label et de cocher les 23 morceaux qui, à votre avis, devraient figurer sur le disque. Dépêchez-vous, le concours se termine le 19 janvier !

http://www.matadorrecords.com/matablog/2010/01/05/pavement-quarantine-the-past/
http://www.dominorecordco.com/quarantinepavement

 

 

Un nouveau départ pour l’amiral…

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Le 4ème album d’Admiral Freebee paraîtra ce 22 février prochain. Destiné à donner une nouvelle impulsion à la carrière de notre loup de mer préféré, « The Honey & The Knife » a bénéficié du concours de Jo Francken, le producteur du 1er album, à la mise en forme. Des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées au sein du studio personnel de ce dernier. En espérant qu’il parvienne à retrouver la fraîcheur manifestée par les premières œuvres de la bande à Tom Van Laere. Vous pouvez en tout cas d'ores et déjà réserver la date du dimanche 4 avril, puisqu’Admiral Freebee se produira à l'AB.

http://www.admiralfreebee.be

Laurent Garnier Mixe chez toi…

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Pias et Pure FM ont lancé la compétition “Laurent Garnier mixe chez moi”, depuis quelques semaines. Le gagnant aura le privilège d’accueillir chez lui le DJ français pour un set privé, le 19 février 2010. Les participants sont invités à proposer leur idée originale sur le site consacré à cette opération mais aussi à solliciter leurs amis pour soutenir leur projet en votant pour celui-ci via les réseaux sociaux. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 janvier 2010. Les votes seront clôturés le 1er février. Laurent Garnier sélectionnera ensuite son concept favori parmi les 20 meilleurs candidats !

 

Voir la réaction de Laurent Garnier sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xboa21_laurent-garnier-mixe-chez-moi-la-re_music

http://www.laurentgarniermixechezmoi.com

 

Owen Pallett a du Coeur

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Owen Pallett (NDR: ex-Final Fantasy et collaborateur régulier chez Arcade Fire) éditera son troisième elpee solo ce 11 janvier 2010 ; mais sous son propre nom. Parmi les collaborateurs figure le drummer d’Arcade Fire, Jérémy Gara, mais également Matt Smith (Nifty), Reg Vermue (Gentleman Reg) et Nico Muhly. C’est le résultat de 9 mois de travail accompli au sein de quatre pays différents, soit l’Islande (NDR : au Greenhouse de Reykjavik sous la houlette de l’ingénieur du son Mio Þórrison), la Tchéquie (NDR : à Prague, très précisément, pour les parties orchestrales, en compagnie du ‘Czech Symphony’), les States (New-York) et le Canada (Toronto). C’est cet été qu’Owen ainsi que Rusty Santos (Animal Collective, Panda Bear) ont mis la touche définitive à cette œuvre baptisée « Heartland », qui manifestement a reçu un soin particulier pour sa confection.

Pour plus d’infos : http://www.owenpalletteternal.com

 

La ‘Vie est belle’ de Lightspeed Champion

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Le deuxième opus de Lightspeed Champion paraîtra ce 1er février. Intiutlé « Life is sweet ! Nice to meet you », il fait suite à « Falling Off The Lavender Bridge », dont la sortie remonte à 2008. Le nouvel opus a été produit et mixé par Ben Allen (Animal Collective, Gnarls Barkley). Tout les morceaux ont été écrits et arranges par Dev Hynes.

Tracklisting

1. Dead Head Blues 
2. Marlene 
3. There's Nothing Underwater 
4. Intermission 
5. Faculty Of Fears 
6. Big Guns Of Highsmith, The 
7. Romart 
8. I Don't Want To Wake Up Alone 
9. Madame Van Damme 
10. Smooth Day (At The Library) 
11. Intermission 2 
12. Sweetheart 
13. Etude Op.3 Goodnight Michalek 
14. Middle Of The Dark 

15. Bridge And A Goodbye, A 

http://www.myspace.com/lightspeedchampion
http://www.lightspeedchampion.com

 

Des Vampires hivernaux

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Après avoir raflé la mise en 2008 lors de la sortie de leur premier album éponyme, puis épaté la galerie tout au long de leurs différentes tournées (NDR : souvenez-vous de leur set –pour celles et ceux qui y étaient– accordé lors du dernier Pukkelpop), les musiciens surdoués de Vampire Weekend nous reviennent le 11 janvier pour un nouveau « Contra », à paraître chez XL Recordings. La vidéo de leur premier single « Cousins » est disponible sur leur site. L’ombre des Talking Heads devraient continuer à planer, pour notre plus grand bonheur…

Le concert des Américains est prévu pour le 22 février à l’AB ; mais c’est déjà soldout…

http://www.vampireweekend.com

 

 

Tom Mc Rae et son ouragan de mots…

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Le nouvel album du troubadour à l’âme tourmentée sera  disponible dans les bacs dès le 22 février prochain ! « The Alphabet of Hurricanes » constituera son 5ème opus en 10 ans ; et comme le veut la formule, c’est le plus ambitieux de l’artiste à ce jour… Vu la popularité de l’artiste, je conseillerai vivement aux fans de réserver dès maintenant leurs places pour le concert qu’il accordera au Cirque Royal, le 24 mars prochain…

http://www.tommcrae.com

 

Sunny Day Real Estate

Diary (Original record remastered)

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En me replongeant dans l’écoute de ce « Diary », œuvre originelle des flamboyants Sunny Day Real Estate, j’ai l’impression d’opérer un voyage dans le temps. Quinze bonnes années plus tôt. En pleine période post-Cobain. C’est-à-dire lors des dernières années de mes études accomplies en secondaire. Dès les premières notes, difficile de ne pas succomber au charme de la voix du chanteur, Jeremy Enigk, assurément l’une des plus marquantes et emblématiques de son époque. Il était alors à peine âgé de 20 ans. Au milieu des années 90, le groupe américain jouissait d’une grande estime aux Etats-Unis, tout en restant relativement inconnu en Europe. Fondé à Seattle, en 1992, le combo édite ce premier elpee chez Sub Pop. Déjà une belle preuve de confiance… Mais d’où vient leur étrange patronyme ? Les versions diffèrent. Probablement des paroles d’une chanson de Talking Heads. A moins que ce ne soit d’un texte rédigé par le poète T.S. Elliot. Ou peut-être la solution procède-t-elle de la double signification. Bref, le mystère reste entier. D’autant plus que les musiciens n’ont accordé que très peu d’interviews et les photos de la formation sont plutôt denrée rare. Faut dire que les crises de mysticisme traversées par leur leader ne facilitaient pas les choses. Faisons donc abstraction de cet aspect plutôt étrange de leur profil pour nous pencher davantage sur l’aspect le plus intéressant du band : leur musique. Et pour cause, Sunny Day était parvenu à transcender les influences hardcore pour créer un style empreint d’une charge émotionnelle phénoménale, style qui allait toucher une multitude de kids américains. 

Réécouter ce « Diary », plus de 15 ans après sa sortie, m’a donc procuré une satisfaction certaine. A contrario de la déception qui m’envahit lorsque je dois me farcir un disque totalement daté et irrémédiablement lié à son époque ! J’ai même parfois l’impression que leur musique n’a jamais été aussi contemporaine. Dès la première écoute, on est littéralement envoûté par ces longues compos à la fois puissantes et bouleversantes. La voix androgyne de Jeremy Enigk est unique en son genre. Et l’émotion atteint son paroxysme sur « Songs For An Angel » un véritable miracle post-grunge ou encore le single « Seven », beau à en pleurer. Cerise sur le gâteau, l’opus est enrichi de deux bonus tracks, sobrement intitulés « 8 » et « 9 ».

En mêlant grunge et indie classique, SDRE est devenu un précurseur de ce qu’on va appeler l’émocore. Et des charters entiers de groupes vont se mettre à puiser leur inspiration chez Enigk et ses comparses. Pas toujours à bon escient, il faut le reconnaître. Ce qui explique encore aujourd’hui pourquoi des clichés réducteurs continuent à coller aux basques de ce style, depuis baptisé Emo. Alors que des combos comme Jimmy Eat World, Texas Is The Reason ou The Get Up Kids en sont devenus de dignes et respectueux héritiers. « Diary » est cependant devenu un classique du genre. Un album culte pour un groupe référence issu d’une époque pas tout à fait révolue…

 

Tiny Vipers

Life on earth

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Quelques notes s’égrènent en épousant la monotonie du tic-tac pendulaire. La voix dense de Tiny Vipers, dont le timbre navigue quelque part entre Brian Molko et Nico, déroule une lente mélopée. Le temps disloqué étale le chant et les airs de guitare, jouée comme d’une harpe. Minuit sonne, la belle chétive erre, désœuvrée et insomniaque, dans des lieux autrefois plus vivants. Un souvenir, un fantôme, la gravité des mots et le solennel de la voix nous pénètrent jusqu’à la moelle. Parfois une sorte de cri échappe de ce chant retenu, et elle saute vers des zones inconnues, plus hautes, rappelant celles d’Alanis Morissette ou The Cramberies quand elles s’évadent des rails. Une ambiance de Far-West règne aussi tout au long de cet elpee, le troisième et le plus ombrageux de Tiny Vipers. Pas pour le suspense des westerns ; non, mais pour l’air suffocant et les paysages arides. Pour les sons folks et la longueur d’un plan sur des yeux fatigués.

La petite vipère s’insinue dans nos têtes et sifflote sa mélancolique litanie. Vicieuse, elle s’installe dans le cerveau et rejoue en boucle des souvenirs acides. La folie n’est pas loin, la tête résonne, et cette incantation obsessionnelle s’offre comme unique moyen d’apaisement.

 

iLiS

Sex, Love & Rock’n’roll

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Ce disque est arrivé dans ma boîte aux lettres personnelle. Bien que cette réception me soit agréable, je dois souligner qu’en pratique, si l’on désire être chroniqué chez Musiczine, il est d’usage de transmettre son travail à l’adresse officielle du magazine. Un principe qui permet à notre rédac-chef vénéré de distribuer les albums reçus en fonction des goûts et des connaissances musicales de chacun des chroniqueurs. Dans le cas contraire, nos amis artistes pourraient avoir la mauvaise surprise, comme c’est un peu le cas ici, de voir le fruit des leurs efforts chroniqué par quelqu’un qui n’apprécie pas vraiment leur style.

iLiS a pris la peine de m’envoyer son Cd. Il me faut donc prendre sur moi, oublier mon côté ‘métalleux primaire’ et réunir le peu d’éclectisme dont je suis capable quand je ne suis pas confronté aux standards personnels pour chroniquer ce « Sex, Love & Rock’n’roll ».

Si j’étais une fille, âgée entre douze et dix-sept ans et que je me sentais incomprise et rebelle, j’aurais probablement craqué pour la pop/rock énervée du premier album d’iLiS. J’aurais appris par cœur les paroles du  « Bonheur » (‘Le bonheur, c’est de l’arnaque, c’est toujours décevant, une caresse puis des claques, le bonheur c’est méchant…’) Oui mais voilà, j’ai quarante ans bien sonnés, mes rébellions sont bien plus terre-à-terre que la critique de ce ‘méchant, méchant bonheur’ et ce qui révolte les ados ne me touche plus vraiment.

Cependant, pour rester honnête, je suis bien obligé d’avouer que ce disque est plutôt bien foutu. L’artwork du digipack, en noir et blanc, met en avant la jolie Virginie, chanteuse et guitariste du quatuor. Mais, non contente d’être jolie, Virginie chante bien. Ses textes, après lecture attentive, sont bien moins naïfs que ne le laisse supposer la phrase citée plus haut. La musique est inspirée par le rock de Muse (dont Virginie est une fanatique de la première heure), l’alternatif francophone de Noir Désir et le grunge de Nirvana. Cette facette plutôt crue de sa musique, iLiS l’adoucit à coups compos nourries à la chanson française et matinées de pop glamour et dansante. Tout le monde peut facilement trouver son bonheur sur cet opus où les très bons moments de rock’n’roll  (« Je Marcherai », « Ca ne suffit pas », « Le bonheur ») alternent avec délice aux passages d’émotion intenses (« Attendez moi je me noie », « On se bat tous les jours »).

« Sex, Love & Rock’n’Roll » est un disque pop/rock de qualité susceptible de plaire aussi bien aux amateurs de rock alternatif qu’aux fans de De Palmas voire même de Zazie. Un album dont le grand mérite est de démontrer qu’on n’est pas obligé d’écouter de la daube, quand on est jeune et rebelle… 

 

Eamonn McCormack

Kindred spirits

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Originaire de Dublin, Eamonn est irlandais de pure souche. Dès son plus jeune âge, il est envoûté par les démons de la guitare. Il écoute beaucoup Rory Gallagher, Hendrix, Clapton ainsi que ses compatriotes de Thin Lizzy. Il séjourne plusieurs années aux USA pour y parfaire sa technique. De retour en Europe, il embrasse une carrière personnelle sous le nom de Samuel Eddy. Nous sommes encore dans les 80s. Il commet alors trois albums qui se vendent plutôt bien!

Au cours des 90’s, ce jeune chanteur/guitariste de plus en plus prometteur tourne beaucoup. Notamment en première partie de ses maîtres : Rory Gallagher, Jan Akkerman, Johnny Winter ou encore Nils Lofgren. Il se produit sous la formule du trio, s’appuyant sur solide section rythmique composée du bassiste Par Cannon et du drummer Grant Nicholas. Au début des années 2000, il poursuit inlassablement ses périples ; et notamment comme supporting act pour Walter Trout, Popa Chubby et ZZ Top. Après un solide break musical, il fonde son label True Talent ; une écurie ouverte aux espoirs irlandais. C’est à cette époque qu’il enregistre les morceaux de cet elpee, restés inédits à ce jour.

Mc Cormack signe 12 des 14 plages. Il ouvre l’opus par le célèbre "Rock me baby" de BB King. Une version de bonne facture, speedée, largement amplifiée, de ce rockin' blues. Dans le même esprit, "Barclay Club blues" rappelle le Rory Gallagher des grands jours. "Strange on the run" est sculpté dans un rock aussi âpre. La guitare brille de mille feux, pendant que le saxophone de Keith Donald (ex-Moving Hearts) vient apporter sa petite touche bien irlandaise. Une certaine émotion filtre à travers "Falsely accused". Et pour cause, Eemonn y est épaulé par Rory Gallagher dont c'était –paraît-il– la dernière apparition en studio. Un solide blues rock aux riffs bien tranchants, mais aux entrelacements de cordes quelque peu filandreux. N’empêche, l'instant était historique. Soutenu par Herman Brood (NDR : ex-Cuby & Blizzards, ex-Wild Romance, ce talentueux musicien hollandais nous a quittés en 2001) au piano, "The grove" adopte un profil rock'n'roll. Eamonn ébauche "Mystica" à la sèche, mais sur un ton flamenco, avant de glisser vers une forme instrumentale amplifiée à laquelle participe activement Jan Akkerman (Focus) aux cordes. Slow blues électrique par excellence, "Down and out" libère une intensité dramatique conséquente. Simplicité et efficacité sont les maîtres mots de cette compo ficelée une nouvelle fois dans l’esprit du grand Gallagher. On épinglera encore la cover du "Next time you see me" de Junior Parker ainsi que "All I want to do is rock'n'roll", une plage particulièrement électrique, acide ; survoltée dans le bons sens du terme, si vous préférez. Et l’elpee d’honnête facture de s’achever par un long blues lent intitulé "Shed one me wrong"…