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Helado Negro

Awe Owe

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Helado Negro (glace noire) est un projet initié par Roberto Carlos Lange, trentenaire d’origine équatorienne qui n’en n’est pas à son coup d’essai. En parallèle de ses nombreux travaux personnels et collaboratifs, Lange peut également se targuer d’avoir coproduit quelques unes des œuvres de Prefuse 73 et Savath + Savalas. « Awe Owe » marque le début de sa collaboration au sein du label Asthmatic Kitty (Sufjan Stevens, My Brightest Diamond, Castanets, etc.) Entouré de pas moins de dix musiciens, parmi lesquels on compte des membres de Bear In Heaven, Stars Like Fleas et Jim O’Rourke Trio, le songwriter s’offre une première œuvre résolument tournée vers le soleil.

« Awe Owe », majoritairement interprété en espagnol, va très souvent chercher du côté le plus enjoué de Savath + Savalas (« Dos Suenos », « Awe »), Panda Bear (« Espuma Negra », « Dahum ») ou El Guincho (« Venceremos »). Les onze morceaux, plus percussifs les uns que les autres, dressent des paysages sonores plutôt bigarrés, généralement exaltants. Lange aurait peut-être gagné à se montrer davantage aventureux mais « Awe Owe » établit une base solide pour ce qui semble constituer un projet qui pourrait en surprendre plus d’un.

 

Jesca Hoop

Hunting My Dress

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Si Jesca Hoop est de plus en plus visible sur la scène musicale contemporaine, ce n’est pas un hasard. Evidemment, les mauvaises langues vont imputer cette situation au coup de pouce accordé par Tom Waits. Et ce n’est pas tout à fait faux. En fait, Jesca était la baby-sitter de ses enfants ; aussi en gage de remerciement, il a fait parvenir la démo de la demoiselle à son producteur. Les relations, ça aide… Mais ne nous contentons pas de raccourcis faciles ; car même si la famille Waits lui a servi de tremplin, le potentiel de Jesca Hoop était plus que prometteur.

Déjà responsable d’une démo en 2004 (« Silverscreen Demos »), d’un album en 2007 (« Kismet ») et d’un Ep en 2008 (« Kismet Accoustic »), elle vient donc d’enregistrer « Hunting my Dress », une œuvre dont la beauté naturelle finit par griser. Affichant des faux airs de Björk, elle lorgne également vers la superbe d’une Kate Bush. Mixant le tout sur une trip hop non conventionnelle et timidement sautillante. Et lorsque ses compos empruntent des chemins de traverse, c’est pour osciller entre folk et rock, tout en prenant soin d’y apporter des arrangements post-prod tout bonnement sublimes.

Si « Whispering Light » semble couler telle une goutte de miel le long de son pot, « Feast of the Heart » libère une énergie et une rage positive plutôt rock. « Tulip » nous plonge dans une ambiance irlandaise, digne de Sean O’ Connor, tandis que « Murder of Birds » arracherait même des larmes à Joan Baez. L’éclectisme est d’ailleurs une des caractéristiques essentielles de « Hunting my Dress ». Et quoique constamment différentes, chaque plage nous procure un même plaisir. De brève durée (40 minutes découpées en 9 fragments), cet elpee n’en demeure pas moins abouti, empreint de charme et de volupté. Aussi je vous conseille vivement d’y goûter, avant d’y succomber…

 

Lightnin' Guy

Live form the heart

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Ex-Smokin' Chillums, Backbone et Maxwell Street, ‘Lightnin' Guy’ Verlinde est belge. Il aime le blues ; et tout particulièrement celui qui nous vient de Chicago et de la Louisiane. Il chante, joue de la slide et de l'harmonica. Ce n’est pas encore un vétéran mais il n'est certes plus un débutant. Il a baptisé son nouveau groupe les Mighty Gators, un combo au sein duquel il a recruté le très jeune espoir Arne Demets à la guitare, Thierry Stievenart aux drums et Stefan Boret à la basse (NDR : deux anciens membres de Maxwell Street). Sans oublier Dominique Vantomme aux claviers (NDR : il avait notamment participé aux sessions d’enregistrement de l’album d’Ana Popovic, "Live in Amsterdam"). Si le combo s’était produit en juillet dernier, dans le cadre du Belgian Rhythm & Blues Festival de Peer ainsi qu'au Gouvy, ce long playing a été immortalisé en novembre 2008, au Link de Sint Eloois Winkel. Depuis, le line up a subi quelques modifications. Apparemment le prometteur Demets a quitté le navire et a été remplacé par Fredeerick Defraeye. Quant à Boret, il a cédé la basse à Dominiek Buyse.

Les Gators ne sont certainement pas des créateurs ; mais manifestement ils constituent des animateurs de premier choix. Car cette bonne heure de spectacle est de la pure dynamite. Lightnin' Guy joue de la slide et de l'harmonica. Une association d’instruments plutôt rare, il faut le souligner. Studebaker John Grimaldi en est probablement le plus bel exemple, cependant. Un blanc. Issu de Chicago, pour être plus précis. Et c’est justement par une reprise de son répertoire que l’opus s’ouvre. Une superbe cover de son "Highway king", au cours de laquelle la slide de Guy rugit sauvagement. Que du bonheur! Fougueuse et très présente elle attaque le "Goin' down" de Don Nix, un classique au cours duquel le jeune Arne s’autorise une sortie autoritaire et de toute grande classe sur ses cordes. Verlinde a également une bonne voix. Et il le démontre tout au long du "Cut you loose" de Mel London. Soutenu par un arrangement R&B, né de la conjugaison de la section de cuivres et de l'orgue de Van Tomme, les cordes se déchaînent une nouvelle fois lors de cet excellent morceau de funk. Le tempo ralentit pour permettre d’adresser un solide clin d'œil au reggae jamaïcain ; en l’occurrence le "Ain't no sunshine" de Bill Withers. Les Gators apprécient la musique issue du Sud des Etats-Unis. Un vent de fraîcheur souffle lorsqu’ils adaptent le répertoire de Sonny Landreth ; et en particulier "Congo square" et "Gone pecan". Guy empoigne enfin son harmonica et son intervention est remarquable tout au long du blues rocker très entraînant, "Automatic". Le voyage se prolonge au cœur de la Louisiane profonde à travers un "Gator bop" (NDR : signé Guy) très remuant ; puis de la quiétude des swamps, lors d’une version d’"Out in the rain" de Tony Joe White interprétée à la manière des Stones époque "Gimme shelter". Après s’être prêté à un nouvel exercice du funk ("Junko partner"), puis du blues ("Nine below zero)", les Mighty Gators mettent finalement le feu aux planches en alignant le "Hip shake" de Slim Harpo, "Do that boogie" et "Bon ton roulet", des morceaux de southern boogie participatifs de toute bonne facture. Un excellent album !

 

The Pastels + Tenniscoats

Two Sunsets

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Indifférents aux sirènes de l’industrie musicale et à tout effet de mode, les deux Ecossais de The Pastels ont traversé douze longues années de silence (NDR : hormis la bande-son instrumentale du long métrage « The Last Great Wildness » sortie en 2003) avant de sortir un nouvel album en collaboration avec leurs amis japonais de Tenniscoats.

Formé au début des années 80 par Stephen Mc Robbie, The Pastels compte parmi ces groupes qui ont surfé sur les différentes vagues de la musique pop-rock depuis 25 ans sans jamais rechercher la célébrité. Ni devenir populaire. Il aura eu néanmoins un impact décisif sur son milieu musical et, a posteriori, sur l’histoire du pop-rock britannique. C’est pourtant au milieu des années 80 que le groupe signe sur le label indépendant Creation Records, fondé par Alan McGee. Ecurie représentée à l’époque par des groupes tels que The Primal Scream, The House of Love, The Jesus & Mary Chain ou encore My Bloody Valentine. Label à l’origine du mariage entre mélodies pop traditionnelle et guitares saturées. Considéré comme l’un des piliers du mouvement ‘Anorak Pop’, The Pastels est rapidement associé par ses pairs à l’ancêtre absolu du noisy-pop. Hissé comme principal acteur de la révolution noisy-pop britannique, les deux musiciens glaswégiens seront régulièrement cités comme influence majeure par des groupes tels que My Bloody Valentine, The Jesus & Mary Chain, Teenage fanClub ou encore Nirvana et Sonic Youth.

Douze années d’absence au cours desquelles les deux piliers du groupe écossais, Stephen McRobbie et Katrina Mitchell, ont abandonné leurs projets musicaux personnels pour se consacrer à ceux des autres sous leur propre label Geographic. Faute d’avoir signé des groupes locaux qu’ils apprécient particulièrement, les deux producteurs se tournent vers le Japon. Cette nouvelle perspective s’ouvre à une collaboration originale auprès des Tokyoïtes de Tenniscoats, frères jumeaux nippons de Belle and Sebastian. Hâtés par ses amis japonais, Stephen Pastel regagne nonchalamment les chemins des studios. Histoire de cœur et d’amitié qui donne naissance à « Two Sunsets ». Deux couchers de soleil brillant sur deux univers culturels divergents qui s’éclaboussent d’une touchante complémentarité (« Song for A Friend »).

Une collaboration transcontinentale étrange, à contre-courant, qui marie habilement les guitares pop pétillantes et les synthés éthérés à la merveilleuse voix cristalline de la femme-enfant Saya dont la plupart des paroles sont chantées en japonais. Une bulle minimaliste qui se promène aux pays des songes et de l’enfance. Lieu où la musique traditionnelle nippone se greffe naturellement aux accents écossais (« Two Sunsets » et « Hikoki »). Contes étranges tendrement naïfs et insidieusement mélancoliques. 

Excepté « Tokyo Glasgow », morceau instrumental d’ouverture qui pourrait facilement habiter le répertoire 70’s de Brian Eno, et « About You », reprise de Jesus & Mary Chain subtilement interprétée par Stephen McRobbie, les aficionados de la première heure risquent d’être fortement surpris. Un elpee qui s’éloigne cruellement du répertoire des Pastels et qui, pour certains, frôle dangereusement les rives de la somnolence. Les mélodies et arrangements délicats sous Xanax, les structures épurées qui fondent sur la galette et ces sons d’un autre monde risquent fort de ne pas ravir toutes les oreilles. Un pop exotique et extatique qui ne parle pas à tout le monde.      

Seule certitude, « Two Sunsets » est une perle rare qui touche l’âme par sa sincérité et sort indiscutablement des sentiers battus. Fidèles à eux-mêmes, les deux artisans de The Pastels ne cherchent décidément pas la popularité et continuent humblement leur chemin musical.

Ajoutons rapidement que le label Geographic éditera prochainement l’album solo de Gerard Love (Teenage Fanclub) et le futur long playing des Pastels.

 

Royal Bangs

Let it Beep

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En 2008, Royal Bangs sortait son premier opus : « We Breed Champions ». Sur Audio Eagle. C'est-à-dire le label indépendant fondé par le drummer des Black Keys, Patrick Carney. Un disque qui sera finalement distribué en Europe, l’année suivante, par City Slang. Un elpee sculpté dans une noisy-pop insolite qui laissait entrevoir un énorme potentiel chez ces Américains de Knoxville (Tennessee). Et si une certaine presse spécialisée avait manifesté un enthousiasme légitime à l’égard de cette musique, on ne peut pas dire que le public ait suivi le mouvement. Depuis, leur line up a subi quelques modifications. Henry Gibson et Brandon Biondo remplaçant Danny Sale et Jason Campbell, respectivement à la basse et à la guitare. Mais le combo n’a pas chômé pour autant. Et pour cause, il a accompli une tournée en compagnie de The Black Keys, participé à différents festivals ; sans oublier le périple accompli par leur frontman, Ryan Schaefer, en Europe.

Et le second album de Royal Bangs est une nouvelle véritable bouffée d’air frais. Un peu comme si The Rapture reprenait du Flaming Lips à la sauce post-punk. Les riffs de guitare se croisent et s’entrecroisent, se tordent même, pour libérer parfois des sonorités improbables (« Brainbow »). Elastique, la section rythmique rebondit constamment. Le tout est nappé de claviers et traversé d’effets électroniques judicieux. Les compos remuent, déménagent, s’aventurent en dehors des sentiers battus. Et pourtant, les mélodies de cette pop bordélique finissent par se fixer dans l’inconscient (« Poison Bells », « 1993 » ou encore «  My car is Haunted »). On pourrait peut-être parfois reprocher au combo un péché de gourmandise. Mais ce n’est guère capital. Car l’écoute de « Let It Beep » est un pur moment de défoulement voire même de bonheur. Il transpire la joie de vivre (« Shit Xmas ») et finalement nous rend de bonne humeur. Un souhait ? Que ces joyeux passent par chez nous lors de la prochaine saison festivalière…

 

The Havana Lounge

Les ‘Cuban Classics’

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Buena Vista. Deux mots qui, rien qu’en les prononçant, nous renvoient aux images incontournables de salsa, cigares et autres déhanchés cubains. Annoncé ‘sold ou’ depuis plusieurs semaines, le concert accordé par l’ensemble latino The Havana Lounge a démontré une fois de plus que rumba, bolero et mambo séduisent toujours autant les aficionados du genre. 

Sur la scène de l’Ancienne Belgique ce samedi 19 janvier, neuf musiciens et trois chanteurs solistes nous ont promenés sur quelques-uns des grands classiques cubains, riches et rythmés. Tous ensembles, ils perpétuent la tradition d’une musique issue du célèbre quartier de Buena Vista District à La Havane.

Parmi les airs connus du répertoire cubain, on reconnaîtra El Cuarto de Tula interprété en duo par la gracieuse Maria Victoria Rodriguez Sosa et Julio Alberto Fernandez Colina, « Dos Gardeñias », « Candela », « Qué Rico el Mambo « et en guise de rappel (et sans prise de risque) le célèbre « Guantanamera ».

Une musique populaire, entraînante qui, cependant, quand on entame la deuxième heure de concert, fait sentir une certaine répétitivité. Un set de plus de 2h où on se serait bien vu assis tranquillement à une table, en sirotant un Cuba Libre.

On retiendra au final, l’enthousiasme et l’énergie inépuisable de Teresa Garcia Caturla. Cette dame –septuagénaire précisons-le– a chanté aux côtés d’Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer dans le projet Buena Vista Social Club. Elle a remarquablement animé l’assemblée par sa présence et son charisme soutenu.

Cuba recèle d’excellents musiciens. Avec l’ouverture progressive du pays, espérons que ces virtuoses des rythmes endiablés continueront de transmettre les secrets de ces percussions africaines mêlées de guitares espagnoles, et de trompettes qui rajoutent ce zeste de mélancolie à la recette originale.

Organisation Greenhouse Talent

(Voir aussi notre section photos)

La fin de LCD Soundsystem ?

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Comme beaucoup l’ont fait avant lui sans vraiment s’y tenir, James Murphy, tête pensante de LCD Soundsystem, a déclaré que la prochaine tournée de sa formation sera probablement la dernière. Cette tournée devrait démarrer dès la publication du troisième essai de la bande, prévue pour le mois d’avril. Murphy justifie sa décision par une ‘envie de passer à autre chose’. Il souligne également que ce 3e et dernier album sera bien meilleur que les deux premiers.

La reformation de Blur en image

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« No Distance Left To Run », un reportage consacré à la reformation éphémère de Blur, sera sur les grands écrans britanniques dès la semaine prochaine. Que les fans se rassurent, ils ne devront pas traverser la Manche pour pouvoir profiter de l’événement puisque ce reportage sera disponible en DVD à partir du 15 février. L’objet sera agrémenté d’une version visuelle du disque live « All The People – Live At Hyde Park » (dont la chronique est disponible depuis cette semaine sur Musiczine).

La bande annonce très prometteuse de « No Distance Left To Run »  : http://www.youtube.com/watch?v=6iYxdghpJZY&

Le feu aux souliers rouges

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Blood Red Shoes publiera son second album ce 1er mars. Il s’intitule « Fire Like This » et devrait être beaucoup plus orienté Pop que le précédent elpee, « Box Of Secrets ». Le premier single a en être extrait sera « Colours Fade ». 15 jours après la sortie du disque, le duo sera en concert à l’Ancienne Belgique..
 
Tracklisting : 
 
'Don't Ask'
'Light It Up'
'It Is Happening Again'
'When We Wake'
'Keeping It Close'
'Count Me Out'
'Heartsink'
'Follow The Lines'
'One More Empty Chair'
'Colours Fade'
 

Le nouvel horizon de Gary Lightbody

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Snow Patrol risque d’hiberner un bon moment puisque le chef de la patrouille des neiges, Gary Lightody, fera deux infidélités à son équipe en 2010. Il s’associe premièrement au producteur Jacknife Lee et Richard Coburn de Belle & Sebastian et d’autres invités, dont le bonhomme ne veut pas encore dévoiler le nom, pour enfanter Tired Pony qu’il décrit comme un projet fortement influencé par LCD Soundsystem. Son second projet, Listen…Tanks, s’annonce comme un mélange d’électro et de musique acoustique.

Lightbody rassure les fans de Snow Patrol en leur assurant que ces deux projets n’impliquent en aucun cas un éventuel split de la formation.

A la santé de Joanna Newsom

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« Have One On Me » est le titre du 3e recueil de Joanna Newsom. Alors que personne ne s’y attendait, la jeune femme à la voix particulière a fait savoir qu’il sera publié le 29 février prochain. En effet, le label et la talentueuse harpiste ont réussi à tenir secrètes les sessions d’enregistrements de la belle. Un nouveau moyen pour enrayer le téléchargement illégal ?


Les inédits du Wu-Tang

Écrit par
Le collectif Wu-tang Clan publiera ce 1er mars une compile d’inédits sous l’intitulé « Return Of The Wu & Friends ». Les inédits couvriront la période de 2000 à 2008.

Tracklist :

Clap 2010 (feat. Raekwon, Ghostface, Method Man & U-God)
Respect 2010
It's What It Is (Masta Kila feat. Raekwon & Ghostface)
Strawberries & Cream (feat. Inspectah Deck, RZA & Ghostface)
Steppin 2 Me (feat. GZA, Masta Killa & Inspectah Deck)
All Flowers (feat. Raekwon, Method Man, Ghostface, Ica da Don & Inspectah Deck)
John 3:16 (Method Man)
Treez (Raekwon)
What It Is (feat. RZA, Streetlife & Buddah Bless)
Iron God Chamber (Masta Killa feat. RZA & Method Man)
Real Nillaz (Masta Killa feat. Ghostface, Buddah Bless, Raekwon & Eyes Low)
Rush (feat. Method Man & GZA)
Da Way We Were (Mathematics)
Early Grave (feat. ODB & Bad Luck)
Keep Pac

Phil à nouveau Oakey…

Écrit par

Après 9 ans d’absence, Human League refait enfin surface. Le succès de La Roux leur aurait-il donné des idées ? Une chose est sûre, la formation de Sheffield publiera son dixième elpee en 2010. Son titre ? “Sign To Wall Of Sound”. Un disque qui paraîtra chez Wall of Sound (The Bees, Propellerheads, Royksopp), leur nouvelle signature. Après avoir vendu plus de 20 millions d’albums dans le monde, le groupe est-il encore capable de flirter avec le sommet des charts ? Seul l’avenir nous le dira ; mais vu le retour en grâce de la new wave, ce ne serait pas une surprise… 

Electro cérébrale

Écrit par

Le duo mythique Autechre a prévu de sortir son nouvel opus le 23 mai prochain. Les fans d’électro cérébrale vont être ravis. Et pour cause, leur dernier album, « Quaristice » date de 2008. Toujours fidèle au label Warp, qui les a lancés, la paire anglaise embraiera ensuite par une tournée qui transitera par l’AB de Bruxelles, le 9 avril prochain.

Tracklisting

01. r ess
02. ilanders
03. known(1)
04. pt2ph8
05. qplay
06. see on see
07. Treale
08. os veix3
09. O=0
10. d-sho qub

11. st epreo
12. redfall
13. krYlon
14. Yuop

http://autechre.ws

 

 

Jay Reatard est mort mercredi à l’âge de 29 ans.

Écrit par

Le rocker de Memphis, qui avait quitté sa tournée américaine à mi-parcours en octobre, a été retrouvé mort à son domicile mercredi. Les causes du décès restent à déterminer. Le label Matador a confirmé l’information dans un communiqué sur son site : ‘Nous sommes dévastés par la mort de Jimmy Lee Lindsay (NDR : le véritable nom de Jay Reatard). Jay était plus plein de vie que quiconque et nous a offert beaucoup de souvenirs mémorables en tant que personne et en tant qu’artiste. Nous sommes honorés de l’avoir connu et d’avoir pu travailler avec lui ; il nous manquera terriblement’. Quelques mois seulement après concocté l’éblouissant « Watch Me Fall », c’est un grand musicien qui nous quitte….

 

 

 

Sanseverino

Les Faux Talbins

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Est-ce vraiment la cause ? Mais à force de fréquenter les voleurs de poules et à traîner dans les roulottes à jouer de la guitare gypsy, Stephane Sanseverino à fini par succomber à l’appel du fric. Plutôt que de se lever à l’aube pour aller vendre ses fruits et légumes, le malotru à préféré aménager sa cave en imprimerie clandestine pour en faire sortir des liasses de faux biffetons. Ou de faux talbins selon l’argot de votre quartier.

L’ami Sanseverino nous revient donc l’esprit gonflé de swing et vêtu d’un costard ‘Hugo Boss’ pour nous présenter son quatrième album (NDR : comptez deux albums live en plus pour sa discographie). Toujours très généreux, le Napolitain d’origine nous aligne dix-sept morceaux (NDR : rien que ça !) sur cette dernière galette. Dès les premiers instants de l’opus, on reconnaît instantanément le cachet inimitable de l’auteur. Un timbre de voix ‘limite’ vient se poser sur des cordes qui semblent interminables d’accords. En se servant de son humour savoureux pour balancer des réflexions existentielles à la JCVD, l’auteur-compositeur-parolier-interprète fait tourner la boutique en chef d’orchestre avisé. Se permettant deux clins d’yeux de taille en osant réinterpréter « La Salsa du Démon » et la traduction fantoche du célèbre morceau de Johnny Cash, « A Boy Named Sue », dans la langue de Molière. Preuve s’il en est, que les références musicales de Sanseverino sont solides.

Si on était de mauvaise foi et complètement démago, on crierait au génie. On saluerait l’artiste pour ses nouveaux faits d’armes et dissimulerions les quelques imperfection sonores dont souffre l’album. Evidemment que ce dernier est à acquérir si vous êtes fan de la première heure. Mais s’il s’agit pour vous d’une découverte, posez votre choix sur un disque antérieur au risque de louper certaines saveurs. « Les Faux Talbins » laisse une impression de précipitation dans la confection ; comme si l’on blanchissait les faux billets avant qu’ils ne soient complètement secs. Pourtant tous les éléments habituels de l’auteur sont bien présents ; mais si la mayonnaise prend, elle ne laisse pas cette saveur délicate sur les papilles, comme les galettes précédentes. On pense même parfois à certaines chansons de Renaud (époque « Putain de Camion »). Peut-être que Sanseverino avait placé la barre un peu haute lors de son dernier essai. Peut-être la maison de disques a voulu battre le fer tant qu’il était un peu trop chaud, mais le résultat est implacable : ça tourne un peu ‘plat’. Ceci dit, on ne m’ôtera pas la joie de compter cet album parmi ma collection.

 

Turbo Fruits

Echo Kids

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Si certains artistes se lamentent sur leur sort ou sombrent dans l’oisiveté, lorsque leur groupe splitte, d’autres se sentent pousser des ailes et parviennent à tirer parti de leur infortune pour rebondir toujours plus haut. A la dissolution de Be Your Own Pet en 2008, Jonas Stein se dit qu’il en faudra plus pour le faire lâcher le médiator. Déjà leader de Turbo Fruits en 2007 et responsable d’un premier album éponyme, Stein décide donc de ne se consacrer exclusivement qu’à ce projet. Après avoir chopé les clefs du vieux garage familial, Jonas et sa bande prennent possession des lieux et comptent bien y monter un rock bien pêchu. De garage il en est fortement question dans le style qu’ils injectent généreusement dans leurs accords. Avec cette odeur d’huile chauffée et de sueur, Turbo Fruits décape tout dans la pièce jusqu’à en faire fuir les araignées qui en squattent les coins. « Echo Kids », leur dernière galette, est un bon gros rock qui tache, qui pète mais ne salit pas.

L’album démarre en trombe par le bruit d’un vrombissement de moteur survitaminé. Si les morceaux « My Stupid Heart » ou « Hold Me » trahissent encore un semblant de douceur, les 10 autres plages affichent une toute autre couleur. Braillard et potache, « Echo Kids » nettoie les oreilles à la vitesse VV’. Fidèles à l’esprit punk-rock, les plages dépassent rarement les 3’30. Un condensé d’énergie qui ramone le conduit auditif assez fièrement. Absolument succulent, « Echo Kids » possède en plus d’une énergie contagieuse quelques perles qui apportent la preuve qu’il ne suffit pas de gueuler sur des barrées distordue, pour se prétendre rockeur. Tout au long de « Mama's Mad 'Cos I Fried My Brain » et « Broadzilla », Turbo Fruits nous prouve qu’il en a sous la pédale et qu’il est capable de gérer son parcours de main de maître. Un bon album qui réveille et rend performant lors d’un spleen hivernal. A conseiller aux audacieux qui n’ont pas froid… aux oreilles !

 

The Wild Specialties

Beautiful Today

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The Wild Specialties est une formation qui nous vient des Pays-Bas. Un quintet dont les balbutiements remonte à une bonne quinzaine d’année. Mais ce n’est qu’en 2009 que paraît leur premier ouvrage, « Beautiful Today ». Et le résultat de ces quinze ans de cogitation a abouti sur une série de douze morceaux soufflant le chaud et le froid. Ainsi, « Giveaway » procure une entrée en matière prometteuse, pas loin d’un Calexico. Suivent quelques morceaux plus ou moins convenables, oscillant entre pop et folk. Mais bien que la production soit assez bien léchée, la formation se casse les dents sur la longueur. Au point de sentir une certaine lourdeur au niveau des paupières, au bout de six ou sept extraits. « Red Sun », morceau semi-instrumental fortement influencé par les premiers travaux d’Air, parvient de justesse à éviter l’étape du sommeil paradoxal. « Beautiful Today » est un recueil de pop-folk chrétien réservé aux inconditionnels du genre. Et même ces derniers devraient faire le plein de vitamines avant d’appuyer sur la touche ‘play’.

 

7 Questions

Air Liquid

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7 questions (NDR : prononcez ‘seven questions’ !) nous vient d’outre-Quiévrain. Et apparemment cette formation française a dû se poser une multitude de questions relatives à la scène hexagonale, avant de se lancer dans cette aventure. Notamment en faisant un inventaire  de la variétoche (NDR : suffit de jeter un œil et une oreille sur le produit de la Star’Ac et de ses dérivés). Alias Kitso, Christophe Blanchet est le fondateur de ce groupe. Un chanteur/guitariste qui a donc préféré s’inspirer de la culture musicale anglo-saxonne. Donc proposée outre-Manche et outre-Atlantique. Alors imaginez, lorsqu’au cours de l’été 2008, le combo a été invité à se produire en tournée, sur la côte est-américaine…

Pour réaliser ce projet, Christophe, vocaliste qui a fait ses premières armes chez La Blanche (NDR : un groupe accueilli très favorablement, à l’époque, par la presse bleu-blanc-rouge ; et en particulier par le Monde et les Inrocks), a reçu la collaboration de Marc Limballe, également impliqué chez Appleshift. Début 2007, le line up s’est élargi au guitariste Manuel ‘Electric Boy’ Laisné, à la bassiste Sue Shea (bassiste) et au claviériste Nico.

« Air liquid » constitue donc leur tout premier opus. Découpé en onze plages, il surfe entre pop, rock, punk et post-punk. Le tout saupoudré d’un chouia de psychédélisme. Des compos aussi énergiques que mélodiques, abordées dans un esprit typiquement ‘british’. Excellents, « 1994 » et « I see you Again » déménagent littéralement, alors que « You are Turning Around » et « The Soldier » nous plongent dans un climat mystérieux, presque ‘pinkfloydien’. Hallucinogène, « Little Boy » est découpé dans des cordes de guitare incisives tout en barbotant dans un flux de claviers psychédéliques. Et l’analyse des titres de cet opus aurait pu déboucher sur une critique dithyrambique, s’il n’y avait la mise en forme. Trop léchée. Et puis il y manque ce grain de folie et ce goût du risque pour s’écarter de la norme. Dans ces conditions, l’écoute de cet « Air Liquid » finit par provoquer un sentiment de lassitude et surtout de déception…

 

Béatrice Ardisson

La Musique de Paris Dernière – volume 7

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Dix ans déjà que la pétillante Béatrice Ardisson passe la plupart des ses soirées à écouter des morceaux célèbres, repris par des artistes inconnus ou non. Tout d’abord destinées à l’ambiance musicale de l’émission ‘Paris Dernière’ sur la chaîne ‘Paris Première’, les compilations de la belle ont fini par atterrir dans les bacs des disquaires et à bien s’y vendre. Ce recueil constitue déjà la septième consacrée à des reprises ; et si l’exercice est toujours cocasse, il à quand même perdu de son originalité. Néanmoins, on prend un malin plaisir à essayer de retrouver les originaux, tant les adaptations sont différentes des compositions originelles.

Pour cette galette, Béatrice à lancé un concours. Le règlement était assez simple, les auditeurs pouvaient être acteurs en envoyant leurs propres compositions via le site officiel. Les morceaux devaient être connus et enregistré de manière correcte. Après délibération du jury (composé exclusivement de Béatrice Ardisson) les 18 gagnants ont vu leur rêve s’exaucer et leur composition gravée dans la rondelle de polycarbonate. Estampillé du logo habituel sur un fond de couleur turquoise, « La Musique de Paris Dernière – volume 7 » remplit une fois de plus son contrat d’album divertissant et ludique. Epinglant des reprises de Britney Spears (« Toxic »), The Korgys (« Everybody's got to learn sometimes »), Michael Jackson (« Beat It »), Gorillaz (« Clint Eastwood »), Ottis Redding (« Sittin' On The Dock of the Bay »), Simon and Garfunkel (« The Sound Of Silence »), The Smiths (« Frankly Mr Shankly ») ou même le King Elvis (« A Little Less Conversation »), l’album privilégie l’éclectisme et communique une belle dose de bonne humeur. On réécoutera d’une autre manière des morceaux mille fois joués qui semblaient inébranlables, tout en se disant immanquablement ‘A ouaiiiis, celle là, fallait oser !!’ Un album rigolo donc, que les habitués ne manqueront pas d’acquérir afin de recruter de nouveaux aficionados pour des ‘blind tests’ entre potes.

 

Aufgang

Aufgang

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La combinaison entre électro et classique est visiblement un style au goût du jour. Jeff Mills en est un pionnier. Et Carl Craig s’est récemment fendu d’une excellente adaptation du « Boléro » de Maurice Ravel. Parue sur le label Deutsche Grammophon, cette recette préparée à la sauce techno ‘detroitienne’, avait bénéficié du concours de Moritz Van Oswald. Côté français, on peut compter sur Agoria et depuis peu, le talentueux trio Aufgang.

Révélé lors du festival Sónar de Barcelone en 2005, Aufgang réunit deux pianistes de formation classique rompus à l’improvisation, Francesco Tristano et Rami Khalifé (NDR : issus de la prestigieuse Julliard School de New York), ainsi que le batteur et producteur de hip-hop Aymeric Westrich. Pour la circonstance, le trio avait interprété une reprise mémorable du « Bells » de Jeff Mills. A la solution sonore texturée par les trois instruments conventionnels, le groupe inocule des tas de bidouillages électroniques. Et le résultat est vraiment surprenant. A contrario du dérapage opéré par Something A La Mode, Aufgang réalise une approche presque divine d’un style quand même couillu. Des plages comme « Channel 7 » ou « Sonar » (NDR : peut-être un clin d’œil ?) sont palpitantes. « Prélude Du Passé » s’écoute les yeux mouillés et « Aufgang » mélange foudre des Dieux de Détroit et accords de piano ténébreux. Enorme pour les dancefloors !

La musique d’Aufgang est propice à l’extase, mais il est conseillé de ne l’écouter qu’à dose homéopathique et d’une oreille fine. Elle est également très riche en influences. Classiques d’abord. Mais surtout de type contemporain. Puisant ses références de Bartok à Varèse, en passant par Boulez. Electronique, ensuite ; y compris la techno. Sans oublier les traces très subtiles de jazz et de funk. Exigeante, ambitieuse mais imparfaite, elle n’est cependant pas facile d’accès ; surtout si vous n’avez pas suivi de formation académique.