Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26654 Items)

Les Stones remasterisés

Écrit par

Toute la discographie des Stones post 70 va ressortir en version remasterisée. Cette initiative va s’opérer en plusieurs phases. Ainsi « Sticky Fingers » (71), « Goat’s Head Soup » (73), « It’s Only Rock’n’roll » (74) et « Black and Blue » (76) paraîtront le 4 mai ; « Some Girls » (78), « Emotionnal Rescue » (79), « Tatoo You » (81) et « Undercover » (82) le 8 juin ; « Dirty Work » (85), « Steel Wheels » (89), « Voodoo Lounge » (95), « Bridges to Babylon » (98) et « A Bigger Bang » (2005) le 13 juillet alors qu’une édition Deluxe d’« Exile On Main Street » (72) devrait sortir fin de l’année 2009, probablement en octobre.

 

Les Nuits Botanique 2009 : jeudi 7 mai

Écrit par

Deux formations américaines se produisaient le deuxième jour, dans le cadre de l’édition 2009 des Nuits Botanique : Grails et Woven Hand. Pas au Bota, mais au Cirque Royal. Un fameux changement de style par rapport à celui que Beirut avait entretenu la veille, en ouvrant le festival. Après le folk réputé pour ses vertus slaves, tsiganes et mariachis de la bande à Zach Condon, Grails et surtout Wovenhand promettaient un climat plus sombre.

A 20h00 pile, le quatuor de Portland monte les planches. Il est venu présenter son dernier album « Doomsdayer’s Holiday ». En tournée, leur line up est complété par un drummer/percussionniste et un claviériste. Ces deux membres subsidiaires rejoignent rapidement le bassiste et les trois gratteurs (NDR : deux électriques et une acoustique). Instrumentale, leur solution sonore trempe dans le post-métal ambiant. A charge pour le claviériste de nous aider à pénétrer dans leur univers, de ses nappes atmosphériques. Car au bout de trois morceaux, le multi-instrumentiste, Emil Amos, passe derrière les fûts. Et il frappe dur. Impressionnant ! Une puissance qui va atteindre son paroxysme lors des trois compos issues de leur dernier elpee. Après un détour par la soul et le rock progressif, le set s’achève dans un climat davantage percussif. Et pour cause, Emil a repris les sticks. 45 minutes pus tard, les Grails peuvent se retirer. Leur prestation a été convaincant ; même si une partie du public ne semblait pas partager mon point de vue. Une chose est sûre, leur spectacle n’a pas laissé indifférent…        

On a à peine le temps de prendre l’air ou/et de se désaltérer que David Eugene Edwards fait son apparition. Sous les acclamations de la foule, il faut le souligner. Chaussé de santiags, il est vêtu d’un jeans et d’une chemise de bûcheron. Il a accroché ses cheveux à l’aide d’un foulard. Ce personnage charismatique s’installe au beau milieu de la scène, sur une chaise. Il n’en décollera, de la soirée, que pour changer de guitare et en fin de parcours, saluer l’audience. Il est soutenu par Pascal Hubert à la basse et Orry Harrison à la batterie. Dès les premières notes du set, on est plongé dans le Sud profond. La voix si caractéristique de l’ex-leader du défunt 16 Horsepower communique déjà le frisson. Elle suscite même parfois une forme d’angoisse. La réverb produite par un de ses micros apporte de la profondeur aux compos. Il chante ses lyrics comme si sa vie en dépendait. Il gesticule tout en demeurant sur son siège, et mimant ce qu’il veut faire ressentir. Les sonorités de sa guitare sont grasses et malsaines. Ce qui n’empêche pas le groupe d’enchaîner les morceaux un à un avec une élégance impressionnante.

Lors de ce concert, Wovenhand a privilégié les compos issues de ses anciens albums, ne réservant finalement que trois titres de « Ten Stones », dont l’excellent « Not one stone ». Après une bonne demi-heure, Hubert et Harrison se retirent en coulisses. Le temps de permettre à Eugene d’attaquer en solitaire, un morceau au banjo ; instrument qu’il reprendra un peu plus tard, mais flanqué de ses deux comparses. Au bout d’une heure de spectacle, le trio vide les lieux ; mais en prenant soin de laisser courir un sample réminiscent de chants indiens d’Amérique (NDLR : des Sioux ?), dont les esprits rôdaient peut-être autour de nous…

De retour assez rapidement, Wovenhand ne va consacrer qu’une seule chanson au rappel. Applaudissements nourris et mérités. Un bémol ? Le volume excessif diffusé par les hauts parleurs. Difficile de bien discerner toutes les subtilités de leur musique, lorsqu’on est noyé sous les décibels ; mais également de savourer pleinement la superbe voix du natif d’Englewood (NDR : c’est dans le Colorado !)…

Grails + Woven Hand

(Organisation Botanique)

Royal Bangs

We Breed Champions

Écrit par

Cet album était paru en 2006. En signant chez City Slang, la formation américaine (NDR : issue de Knoxville, dans le Tennessee) a ainsi pu bénéficier d’une réédition de son premier elpee. Découpé en 10 plages, cet opus s’ouvre par « New scissors », une superbe compo dont le style à la fois harmonieux, riche, hymnique mais capricieux, souligné par des harmonies vocales complexes et falsetto, rappelle instantanément Broken Social Scene ; le final nous plongeant même dans un véritable chaos organisé. Le spectre du collectif canadien plane d’ailleurs tout au long de cet opus. Enfin, quand les bidouillages électro n’envahissent pas trop l’espace sonore. Car c’est souvent ici que le bât blesse. Pas que je sois hostile à l’électronique, mais les bips bips analogiques réminiscents des consoles Atari, trop peu pour moi. Et puis Architecture in Helsinki s’en charge déjà. Et c’est largement suffisant ! Dommage, car le quintet a un potentiel certain. Le guitariste a un fameux toucher de guitare, parfois digne de John Mascis de Dinosaur Jr. Sur « Cat swallow », on se croirait même revenu en pleine période du Paisley Underground, alors que le plus enlevé « Brother » évoque un Built To Spill sous caféine. Plus funkysant, mais dans l’esprit d’un Talking Heads, « Lets get even » met encore en exergue le talent du gratteur ; mais au contact des oscillations à la Aphex Twin et des changements constants de tempi, on perd finalement le fil de la compo. J’épinglerai encore « Japanese cars », un morceau étrange caractérisé par les vocalises aussi éthérées que celles de Robert Wyatt de Schaffer et hanté par des interventions au piano électrique, « Little Switzerland », plus Weezer que nature (NDR : même le timbre me fait alors penser à Rivers Cuomo) et puis le final « Hyundai from Korea » (NDR : faut croire que le combo est obsédé par les voitures asiatiques !) Alimenté par des polyphonies vocales à la Polyphonic Spree, il est imprimé par des percus martiales ; à moins que ce ne soit sur le rythme du chemin de fer. S’il faut reconnaître néanmoins l’audace manifestée par ces Yankees, tout au long de ce disque, il faut regretter que les différents styles en présence parviennent trop rarement à entrer en osmose. Ce sera sans doute le challenge qu’ils s’imposeront lors de la confection de leur prochain elpee…

 

Stratovarius

Polaris

Écrit par

Nous n’allons pas revenir ici sur ces tumultueuses dernières années au cours desquelles Stratovarius faisait  plus parler de lui dans les potins mondains que dans les rubriques musicales. Pour résumer l’affaire en quelques lignes, le combo finlandais, embourbé dans une procédure légale contre son guitariste et compositeur principal, Timo Tolkki, était dans l’impossibilité de sortir un nouvel album. En avril 2008, ce dernier quittait le groupe pour fonder Revolution Renaissance, permettant ainsi aux autres membres de faire ce qu’ils voulaient de Stratovarius. En automne 2008, après avoir recruté  un nouveau guitariste en la personne du jeune Finlandais Matias Kupiainen, le groupe s’attelait à la composition de son treizième opus : « Polaris ».

La perte de son compositeur principal ne semble pas avoir affecté le groupe ; bien au contraire. Il semblerait que ces années de disette musicale aient même boosté l’énergie créative du groupe qui nous sort ici son meilleur album depuis longtemps.

Les compositions, sans être progressives, se veulent toutefois moins immédiates que ce à quoi Stratovarius nous avait habitués jusque là. Comme si le gang, libéré de la dictature musicale de Tolkki, pouvait enfin laisser libre cours à son imagination. Finies les compositions speed relativement linéaire, place aux changements de rythme et d’ambiances. Le style de Kupiainen, radicalement différent de celui de Tolkki et rappelant notamment les escapades solo de Jason Becker, se marie à merveille aux claviers de Jens Johansson. 

Bien sûr, la ‘patte’ de Stratovarius est toujours reconnaissable et des morceaux comme « Forever Today » ou « Higher we go », caractérisés par leur double grosse caisse, leurs riffs speed et leurs refrains mémorisables, pourraient sans problème figurer sur les anciens opus du groupe. L’ensemble de l’album est cependant plus mid-tempo et donne souvent la part belle aux ballades (« Somehow Precious », « Winter Skies », « When mountains fall ») sur lesquelles la voix exceptionnelle de Timo Kotipelto fait toujours mouche. Mention spéciale aussi pour le superbe et ambitieux « Emancipation Suite Part I & II » un morceau quasi-progressif au rythme lourd et arabisant. Magnifique !

Signalons pour terminer, la superbe pochette du Cd, signée Gyula Havancsák (NDR : déjà responsable, notamment, de plusieurs pochettes de Grave Digger et Destruction) et la production toujours impeccable de Mikko Karmila.

Un disque hautement recommandé aux amateurs de heavy metal mélodique.

Youmeatsix

Take Off Your Colours

Écrit par

You Me At Six est une jeune formation punk/pop britannique née en 2005. « Take Off Your Colours » leur premier album est entré directement à la 25ème place dans les charts anglais à sa sortie. Le groupe a été nommé ‘Best British Band’ au Kerrang  Awards de 2008. 

Passons sur le fait que l’association des mots punk et pop soit une aberration. Il faudra m’expliquer comment on peut être punk, (c'est-à-dire, anarchiste, anticonformiste, anti presque tout) et pop, (c'est-à-dire populaire et adoré par les foules) en même temps ?

« Take Off Your Colors » est un bon disque. Il est difficile de lui trouver des défauts. La musique est bien jouée, les vocaux sont biens chantés et agrémentés de chœurs bien travaillés. Le son bien produit. Mais voilà, des groupes de ce genre, il y en a une légion : Green Day, Sum 41, Good Charlotte, Blink 182 ou encore The Offspring pour ne citer que les plus connus. You Me At Six, n’apporte pas grand chose de neuf par rapport à ses collègues. On est très très loin de l’urgence et de la spontanéité des groupes punks de la fin des années 70. 

En conclusion, si vous avez entre 12 et 15 ans, que vous aimez les groupes cités ci-dessus, « Take Off Your Colours » est probablement l’achat de l’été. Sinon, passez votre chemin. 

Big John Bates

Bangtown

Écrit par

Big John Bates est un trio canadien réputé pour ses spectacles délirants. Des spectacles au cours desquels il est rejoint par la troupe néo-burlesque The Voodoo Dolls. Faut dire que la formation s’inspire beaucoup des films de série B et des mythiques dessins animés Looney Tunes. Tiens, quelque part on retrouve la philosophie des Cramps, même si la bande à feu Lux Interior s’intéressait davantage aux films d’horreur, alors que BJB est clairement contaminé par l’hédonisme grivois de Reverend Horton Band. Le décor planté, il ne nous reste plus qu’à savourer les treize plages de ce « Bangtown », dont la solution sonore oscille allègrement du punkabilly au blues, en passant par le rockabilly, le blues, le roots punk, le rock noir, le garage et le surf. Un peu dans l’esprit des débuts du John Spencer Blues Explosion. Et c’est déjà leur quatrième opus ! A mon humble avis, c’est un groupe à ne pas manquer sur les planches…

 

Fischerspooner

Entertainment

Écrit par

Il aura fallu quatre années au duo constitué de Warren Fischer et Casey Spooner pour retomber sur ses pattes après l’échec de « Odyssey », son second recueil. Un raté qui aura valu à la formation son licenciement express de l’écurie EMI. Fischerspooner a depuis trouvé refuge au sein de Lo Recordings, moins réticent à accueillir les expérimentations électronique et visuelles auxquelles la formation est loin d’avoir renoncé. « Entertainment », le troisième recueil, s’inscrit donc dans la droite lignée de ses prédécesseurs.

La véritable plus-value du disque est le soin apporté à la production, qui s’est étalée sur une période longue de deux ans. Chaque son semble minutieusement étudié et, bien que l’on puise reprocher à la formation un manque de spontanéité, l’ensemble se révèle fascinant au bout de quelques écoutes. Le grain de folie théâtral de « Amuse Bouche » et « Danse En France » contrastent avec le sérieux manifesté par Fischer et Spooner pour aborder les radiophoniques « We Are Electric » ou « Supply & Demand », tout en conservant une certaine cohérence.

« Entertainement » ne sera peut-être pas le disque de l’année mais, au moins, il porte bien son titre.

 

The Hoochie Coochie Men Featuring Jon Lord

Danger – White Men Dancing

Écrit par

Le fan de Deep Purple est un collectionneur. L’industrie du disque l’a compris depuis longtemps et les cordons de la bourse des amateurs du Pourpre Profond n’ont jamais l’occasion de rester serrés bien longtemps. e.a.r music/edel a cependant décidé de traiter les inconditionnels du groupe anglais avec le plus grand respect en leur proposant des produits de qualité, agrémentés de nombreux bonus. Après le Cd/Dvd live acoustique « Live in Australia » de Glenn Hughes et le fantastique Cd/Dvd « Live in Anaheim » de Ian Gillan, le label allemand sort fin juin « Danger, White Men Dancing » le premier album studio de The Hoochie Coochie Men Featuring Jon Lord. Cerise sur le gâteau, le Cd est accompagné d’une réédition du premier Dvd du combo : « Live at the Basement » filmé en Australie le 7 février 2003.

Pour ceux qui avaient manqué l’affaire, The Hoochie Coochie Men est un groupe de blues fondé par le bassiste d’origine australienne Bob Daisley (ex. Rainbow, Ozzy Osbourne, Vow Wow, Black Sabbath, Dio, Uriah Heep...) et le guitariste/chanteur Tim Gaze (ex. Rose Tatto, Pete Wells Band, Jimmy Barnes…)  En 2003, lors de sa tournée australienne, Jon Lord rejoint le combo, le temps de quelques concerts, pour interpréter des standards du blues. Leur prestation enregistrée au célèbre club « The Basement » à Sydney est filmée et sort en Dvd.

Celui-ci se vend si bien, que Daisley, Lord et leurs compères décident de continuer l’aventure et d’enregistrer un album studio.

Si « Live at the Basement » était principalement composé de reprises, « Danger White Men Dancing » comporte une grande partie de nouvelles chansons composées par le groupe.

Le titre d’ouverture : « The Blues just got sadder », donne le ton général de l’album. Du blues, transcendé par l’orgue Hammond de Jon Lord. Cependant, certains titres comme « Gotta find me some fire » et « Tell your story walkin » sont de petits joyaux de hard rock anglais classique, dans la lignée de ce que propose encore Thunder aujourd’hui. Si la plupart des plages sont chantées par le Tim Gaze, on note cependant la présence d’invités prestigieux : Jimmy Barnes, la star du rock australienne à la voix râpeuse reprenant « Heart of stone » des Rolling Stones et « The Hoochie Coochie Men » un morceau de Willie Dixon qui fleure bon les marécages et les hôtels de passe du Mississipi. Un tout grand moment de l’elpee.

Ian Gillan prête, lui aussi, sa voix à deux titres, « If this ain’t the blues »  et « Over and over », une des plus belle ballades que le chanteur de Deep Purple ait jamais interprétées, mais qui aurait plus sa place sur son dernier album que sur celui des Hoochie Coochie Men.

Que vous soyez inconditionnels de Deep Purple, fan de blues, de classic rock ou même de hard rock, « Danger White Men Dancing » est un album incontournable. Et enrichi du Dvd « Live at the Basement », il en devient indispensable ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.  

 

The Insomniacs

At least I'm not with you

Écrit par

En 2007, cette jeune formation issue du Nord-Ouest des States avait concocté un premier opus particulièrement séduisant. Intitulé "Left Coast blues", il avait été enregistré dans le living room du bassiste Dean Mueller. A cause de ce disque, le combo avait même décroché une nomination de ‘Best new artist debut’ aux Blues Music Awards, l’année suivante. Depuis, les Insomniacs colportent leur West Coast blues sur les routes des USA. Et à une cadence soutenue. En octobre dernier, ils se sont quand même décidés à passer deux jours en studio. A Brubank, très exactement. Ils vont ainsi mettre en boîte le deuxième chapitre de leur discographie.

Le leader du combo est incontestablement Vyasa Dodson. Chanteur guitariste et compositeur, il est à peine âgé de 27 ans. Le line up est complété par le bassiste Dean Mueller, le drummer Dave Meyan et le claviériste Alex Shakeri. Et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Un opus plus fouillé, varié, conséquent, dont les sessions d’enregistrement ont été rehaussées par la présence de quelques invités de marque.

Outre leurs compos personnelles, les Insomniacs proposent quelques covers. Des choix particulièrement judicieux. Et en particulier les trois premières plages de l’elpee. Tout d’abord une version tonique du "Lonesome" de Memphis Slim, traitée dans un style jump au punch tonique. Vyasa y chante d’un timbre juvénile, mais harmonieux et impeccable. Il décoche un solo à rendre jaloux Junior Watson (NDR : il signe les notes de pochette). Invité notoire, Al Blake se déchaîne à son tour sur l'harmonica. L’ancien membre du Hollywood Fats Band a répondu favorablement à l’invitation du groupe ; et pour cause ce sont des fans invétérés du Fats Band. Le "Broke and lonely" de Johnny ‘Guitar’ nous plonge dans un univers très différent. Proche de la country. A cause de la présence de Joel Patterson à la pedal steel, un personnage qui côtoie régulièrement Carl Sonny Leyland. Responsable de sonorités métalliques sur ses ivoires, Shakeri est intenable. "Directly from my heart to you" est un blues issu de la plume du maître du rock'n'roll : Little Richard. Pour la circonstance, les Insomniacs bénéficient de la participation de Jeff Turmes, aux saxophones ténor et baryton. Un maître dans le style. A cet instant, la densité sonore est à son paroxysme. L’elpee recèle deux excellents longs slows blues. Tout d’abord "Hoodoo man blues", une magistrale reprise du classique de Junior Wells. Cette cover nous entraîne au cœur du Chicago southside, un périple au cours duquel Mitch Kashmar nous réserve une intervention magistrale à l'harmonica. Et puis le "Description blues" de John Willie Henry. Nappé par les sonorités particulièrement agréables et subtiles de l’orgue à la Jimmy Smith, cette compo se complaît dans une certaine douceur. Dernière cover, "Baby don't do it" est signé Lowman Pauling, une chanson qui avait décroché un n°1 en 1953 au sein du groupe de R&B, The Five Royales. On a l’impression que ce morceau sort tout droit d’un jukebox de l'époque ; mais la nouvelle version est tout à fait convaincante. 

On en vient donc au répertoire de Mr Dodson. "Maybe sometime later" est imprimé sur un tempo R&B ; une compo illuminée par une sortie sur les cordes digne d’un Jimmie Vaughan au sommet de son art. Le gamin jouit d’un talent à l’état pur, un talent susceptible de faire pâlir bon nombre de musiciens confirmés. Le titre maître est soutenu par des vocaux généreux. Le sax ténor de Turmes balaie le décor. Parcimonieuse, la guitare libère des sonorités sidérantes. Et la section rythmique porte l’ensemble. Plage instrumentale, "Root beer float" est imprimée sur un tempo boogie rigoureux. Le piano trace allègrement tandis que la guitare virevolte dans l’esprit du grand Fats! Très rock'n'roll, "She can talk" prend son envol sur les ivoires avant de céder le relais aux cordes, sur un rythme similaire. "Angry surfer" autorise un exercice d’impro à la six cordes. Alex Shakery nous rappelle qu’il est un excellent organiste sur le passionnant sur "20/20". Bien reçu! De toute bonne facture, cet elpee s’achève par un nouvel instrumental baptisé tout naturellement "Insomniacs boogie" ; une plage au cours de laquelle tous les acteurs ont droit, successivement, au chapitre…

 

It Hugs Back

Inside your guitar

Écrit par

Manifestement la musique d’It Hugs Back est atmosphérique. La plupart du temps, elle est même paisible, alanguie, douce et visionnaire. Les cordes de guitare flottent. Les drums caressent. Enrobée régulièrement d’harmonies vocales diaphanes, la voix de Matthew Simms chuchote. Et les sonorités d’orgue fluidifient l’espace sonore. Parfois quelques boucles viennent accentuer cette sensation hypnotique. A la limite on pourrait imaginer assister à une rencontre entre Belle & Sebastian et Stereolab. Si on oublie les changements de rythme. Bref, à cet instant, on a l’impression de vivre au ralenti. Pourtant, le quatuor de Kent (NDR : c’est en Angleterre !) est capable d’emprunter des chemins plus torturés, plus vivifiants et surtout plus excitants. Et il le démontre à trois reprises. Tout d’abord sur « Back down ». Une plage majestueuse, shoegaze, mais dans l’esprit de Ride. Toujours shoegaze, mais plus déchiqueté, « Now + again » lorgne davantage vers My Bloody Valentine, mais sans le feedback. Et en finale, le superbe « Rehearsal ». Le morceau s’ouvre en douceur, avant de s’élever en crescendo pour entrer, en fin de parcours dans un univers envoûtant, psychédélique, dévastateur, digne des envolées de Yo La Tengo. Dans le jeu de quilles, on épinglera encore « Work day », dont la pop effervescente navigue quelque part entre Teenage Fanclub et les Lemonheads. Mais pour le reste, malgré la qualité des compos, le risque d’assoupissement est élevé…

Oi Va Voi

Travelling The Face Of The Globe (Ep)

Écrit par

Fondée en 1990, Oï Va Voï est une formation britannique dont le patronyme est tiré d’une exclamation Yiddish utilisée dans l’hébreu moderne, signifiant approximativement « Oh mon dieu! ». Est-ce la réaction attendue, lorsqu’on écoute leur musique ? Ben, pas la mienne, c’est sûr…

Tout en s’inspirant de la pop, des traditions juives (NDR : Ashkénaze et Sépharade) ainsi que de la musique traditionnelle hongroise, la solution sonore a également recours à l’électronique. Programme aussi beau qu’éclectique. Pour décrire leur style, la presse spécialisée n’a pas hésité à parler de world-pop.

Abandonné par sa chanteuse K.T. Tunstall et par sa violoniste Sophie Solomon, à l’issue de la sortie du précédent elpee, le groupe s’est reconstruit une identité en embauchant de nouveaux membres. Leur nouvel album, « Travelling The Face Of The Globe », sortira le 11 mai ; et cet Ep donne une petite idée de ce à quoi il devrait ressembler. Une nouvelle chanteuse, Bridgette Amofah, a été recrutée, ainsi qu’une violoniste, Anna Phoebe. Ce sera le troisième long playing du combo londonien. Il a été enregistré par Kevin Bacon et Jonathan Quarmby, duo de producteurs qui avait permis au très réussi « Laughter Through Tears » de décrocher un Grammy Award.

Après avoir écouté les quatre titres de cette plaque, on cherche vainement l’âme de leur musique. La mise en forme est tellement propre. Lisse même. Ennuyeux pour une solution sonore sensée prendre aux tripes. La nouvelle chanteuse possède une voix dramatique et vulnérable ; mais elle ne parvient pas à faire passer ses émotions. « Waiting » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique. Peu de relief, si ce n’est une très jolie intervention au violon. Anecdotique. Le timbre rauque et puissant de Bridgette Amofah se pose parfaitement sur « I know What You Are » ; mais Dieu seul sait pourquoi, la plage ne décolle pas. « Wonder » est à oublier au plus vite. Reste « S’brent ». Soutenue par la voix d’Agi Szaloki, elle mérite enfin le détour. Interprétée en hébreu, elle est inspirée par les pop-song des années 30 et 40. Elle raconte les horreurs des villes en feu. L’authenticité de la chanson en fait la plus intéressante des quatre.

On signalera quand même l’étonnante participation de Dick Rivers sur un des titres de l’album à paraître. Oï Va Voï produit de la musique de qualité mais dénuée de la moindre aspérité permettant de s’y projeter et de s’y retrouver. Le talent des instrumentistes est indiscutable, mais la voix de la chanteuse ne colle pas aux compos. La folie caractéristique de la musique de l’Est s’est évaporée. La production est parfaite mais cette perfection tue toute émotion. Et comme le dirait un célèbre dicton hébreu : « טוב אבל לא ב.י.פ ! ». Ca n’est pas peu dire…

Ozark Henry

Grace

Écrit par

Ozark Henry est un personnage que j’apprécie beaucoup. Et je ne m’en cache pas. Son nom de scène me plaît pour sa sonorité mais aussi pour sa signification. « Ozark » est une référence à une chaîne de montagne de l’Arkansas et « Henry » incarne un personnage de Junkie, œuvre de l’écrivain William S. Burrough. La classe ! Les autres raisons de mon estime vis-à-vis du chanteur belge sont bien plus terre à terre. Il y a quelques années, lors d’une soirée quelque peu arrosée, j’étais attablé à ses côtés, dans un restaurant asiatique. A Courtrai (NDR : d’où il est originaire). En fin de soirée, j’ai maladroitement et malencontreusement renversé mon verre de vin dans son assiette. L’artiste n’en a pas fait un plat, se contentant d’un sourire et d’un mot sympathique. La classe encore une fois ! En outre, il se procure ses instruments chez le même fournisseur que je fréquentais à l’époque. N’est-ce pas une raison suffisante pour mériter ma considération ?

Ces anecdotes nous éloignent quelque peu du sujet. Piet possède de bons gènes. Il est le fils du compositeur classique Norbert Goddaer. Il a donc été encouragé, très jeune, à se lancer dans la musique. Il a commencé à jouer du piano (NDR : et du saxophone) à l’âge de 6 ans. Ce qui explique sans doute pourquoi il jouit d’une telle maîtrise aux ivoires. Et qu’il est aussi perfectionniste.

« Grace » a été enregistré en studio, mais en prise directe. C’est-à-dire comme un ‘live’. En février 2008. Piet souhaitait réarranger une partie de son répertoire d’une manière plus dépouillée en les focalisant sur le chant et le piano. Et manifestement, à l’écoute de cet elpee, c’est la voix qui impressionne avant tout. Cette voix si caractéristique, empreinte d’une grande pureté domine les compos. Le prince de la pop belge est parfois critiqué pour l’excès de sophistication de ses arrangements ; mais ses versions allégées prennent une toute autre dimension. On y recèle même parfois quelques accents empruntés subrepticement à Coldplay voire à U2. Toutes ses plus belles chansons et tous ses hits sont ici réunis. A l’instar des superbes « Indian Summer » ou encore « Word Up ». Et les plages les moins notoires, comme la bande son du film « To Walk Again », sont aussi réussies. Enfin, sous leur forme épurée, « Vespertine » et « Sun Dance » sont vraiment impressionnants.

Après avoir écouté ce quasi ‘Best Of’, on peut mieux comprendre pourquoi à une certaine époque, David Bowie avait déclaré être devenu fan d’Ozark Henry. Et pas pour rien qu’il est considéré comme un des plus grands mélodistes belge ! Alors, l’état de « Grace » ? Pas tout à fait. A cause de la longueur de certains morceaux. Les sept minutes de « Splinter » finissent même par lasser. Et puis d’une trop grande homogénéité entre les différentes compos. Se farcir l’intégralité de cette œuvre est assez fastidieux. Un brin de folie aurait à coup sûr permis à ce disque de décrocher la timbale. Ce n’est sans doute que partie remise…

 

The Rakes

Klang

Écrit par

The Rakes est une formation anglaise dont le patronyme est inspiré de l'opéra d'Igor Stravinski, ‘The Rake's Progress’. Leur musique est cependant beaucoup moins ambitieuse. C’est la raison pour laquelle on pourrait également traduire ce terme par ‘les râteaux’ ou encore les ‘les libertins’. A vous de choisir, suivant ce que le groupe vous inspire. Fondé en 2004, le combo est rapidement signé par V2. La même année, il joue en première partie de Bloc Party, alors en pleine ‘hype’, lors de leur tournée française. Ce périple légitime ainsi une certaine notoriété acquise hors des Iles Britanniques. Leur premier elpee paraît l’année suivante. Intitulé « Capture/Release », il est bien reçu par l’ensemble de la presse spécialisée ; unanime pour la circonstance. Ce qui va sans doute leur permettre d’assurer le supporting act de la tournée européenne de Franz Ferdinand ! Après avoir commis l’Ep « All Too Human », le groupe décide de tourner pour son propre compte. Et puis de sortir un deuxième opus. Qui déçoit. En fait, il gagne en complexité ce qu’il perd en spontanéité et en évidence mélodique.

« Klang » constitue donc leur troisième long playing. Il a bénéficié de la participation de l’Allemand Chris Zane, personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme de disques de Les Savy Fav, The Walkmen ou la future sensation estivale, Passion Pit, à la production. Mécontent de l’inertie qui gangrène actuellement la scène londonienne et afin de retrouver une certaine inspiration, le groupe a voulu se rendre à Berlin dans l’ancienne partie communiste de la ville. Et même s’y installer. C’est dans le bâtiment d’une ancienne radio à l’architecture Bauhaus que « Klang » a été enregistré. Les musiciens ont même déclaré qu’ils souhaitaient s’imprégner de l’ambiance qui règne à Berlin, de son image, afin de concocter une œuvre brute, excitante, complexe et schizophrène…

En un peu plus de trente minutes, le post-punk mâtiné de britpop des Anglais fait véritablement mouche. On peut même avancer que le résultat est presque aussi probant que celui atteint sur « Capture/Release ». Et pas seulement parce que la voix d’Alan Donohoe et empreinte de lyrisme. Nouveau single, « 1989 » (NDR : un clin d’œil à la chute du mur ?) et ses ‘lalalala’ frondeurs mais surtout le nonchalant « The Light From Your Mac » accrochent instantanément. Plus proches de l’univers d’un Franz Ferdinand, ce sont aussi les titres les plus pop. Caractérisé par ses riffs de guitare discordants, « Muller Ratchet » ne manque pas de charme. Particulièrement contagieux, « That’s The Reason » et « The Woes Of The Working Women » rappellent que le combo est bien britannique. Pas de morceau vraiment inoubliable sur cet elpee, mais dix chansons bien ficelées susceptibles de s’écouter en boucle.

The Rakes ou la version morveuse, petite frappe et nerveuse du gang d’Alex Kapranos !!! Le tout avec une pincée de Blur originel. Après avoir écouté ce « Klang », il est clair que l’air est-allemand leur réussit !

 

Jason Ricci

Done with the devil

Écrit par

Il faut avouer que le team de Delta Groove a eu le nez creux en recrutant le jeune Jason Ricci.  Un musicien hyperdoué qui avait littéralement cassé la baraque lors de la sortie de son premier album "Rocket number 9". Un disque percutant qui était déjà sorti sur Rocket number 9, la filiale rock de Delta Groove. Et la critique n’avait pas tari d’éloges ce prodige. Pourtant, l’artiste a le succès modeste. Dans les notes consignées à l’intérieur du booklet, il rend hommage au collectif New Blood, un quartet qui le soutient et auquel il accorde une grande importance. D’ailleurs, la plupart des compositions sont signées par l’équipe. Ricci a gardé auprès de lui, le superbe gratteur Shawn Starski et Todd Edmunds, à la basse.

Pour enregistrer ce nouvel opus, Ricci a cependant engagé un nouveau batteur : Ed Michaels. En outre, il a bénéficié du concours de Philip Wolfe. Qui cumule ici les fonctions d’ingénieur du son, d’arrangeur et musicien. C’est également au sein de ses studios, dont il est le proprio (NDR : le Shadow Lane à Nashville, dans le Tennessee), que les sessions d’enregistrement se sont déroulées. On peut donc affirmer qu’il est devenu une pièce importante du nouvel édifice imaginé par Jason.

"Done with the devil" ouvre l’opus. Nerveuse, cette plage adresse un clin d'œil manifeste au blues issu du Mississippi. Jason a vécu quelque temps dans les collines de cet Etat. Il y a côtoyé les regrettés RL Burnside et Junior Kimbrough ; et on s’en rend compte immédiatement sur cette compo, au cours de laquelle il étale rapidement toute sa science et sa vivacité. Bercée d’accents ‘soul pop’, la mélodie de "Sweet loving" est très accessible. Wolf siège derrière l’orgue. Shawn tisse des phrases élégantes sur ses cordes. Quoiqu’élaborée, cette chanson reste agréable. Sculptée dans le funk pur, "Holler for Craig Lowler" laisse libre cours à la virtuosité de ses partenaires. Et notamment à l'étonnante intervention de basse opérée par Edmunds, suivie par celle de la guitare et de l'harmonica. Jason chante passionnément et intensément "Broken toy", une superbe ballade lente que Shawn balise de ses cordes, en prenant soin de préserver la ligne mélodique. Et quand Ricci reprend son instrument diatonique, c’est pour atteindre un des sommets de cet opus. Instrumental, "Ptryptophan pterodactyl" est issu de la plume du bassiste. Un chouette morceau teinté de jazz rock. Jason ne renie pas son attitude punk. Et il le démontre sur "I turned into a martian", une compo agressive qu’il chante d’un timbre violent, puissant ; un morceau qui aurait pu relever du répertoire des Ramones voire des Pistols. Cependant, Jason prend un soin particulier à soigner ici la forme. Ricci est susceptible de dispenser autant de notes que le Jon Popper de Blues Traveler, au sommet de sa forme. Souligné par une jolie partie de guitare, la cover du "As long as I have you" de Willie Dixon nous replonge naturellement, directement et sans la moindre fioriture dans le blues. Starski chante son "How it come to be". Un blues de très bonne facture, proche du "Good morning little schoolgirl" de Sonny Boy Williamson I, au cours duquel il joue du dobro et de la guitare acoustique. Longue fresque instrumentale, "Afro blues" permet à Ricci et Starski de s’autoriser de superbes envolées sur leurs instruments respectifs. Ed Michaels a composé "Keep the wolf from my door", en pensant au grand Howlin' Wolf. Il se réserve les vocaux derrière ses drums. Todd Edmunds assure les parties de basse au sousaphone, tandis que Starski est soutenu par un autre gratteur, Shawn Kellerman. "Enlightement" clôture l’album. Un morceau signé Sun Ra, proposé sous la forme d’un divertissement imprimé sur le rythme d'une valse un peu folle. Wolfe y cumule l'accordéon et la slide. « Done with the devil » est une œuvre qui n’est pas toujours facile d’accès, mais dont le principal mérite est de ne jamais susciter l’ennui.

Peaches

Feel The Cream !

Écrit par

Ce 5 mai, la provocante Peaches venait présenter son nouveau pamphlet au public belge. Un rendez-vous que (très) peu de fans ont noté dans leur agenda. Ce qui n’aura pas empêché la Canadienne de mettre le feu à l’Ancienne Belgique.

Le peinturluré Drums Of Death donne le signal de départ de la soirée. Le visage du Londonien est dissimulé derrière un maquillage ‘Tim Burtonien’. Il tente de rallier la petite masse à sa cause en mêlant rap et musique éléctro tapageuse et sans réel intérêt. Le gars s’excite sur sa console et son micro ; mais le public ne suit pas vraiment. Une première partie dispensable.

Triste constat. Peaches n’attire pas les foules. Le concert prévu dans la grande salle de l’Ancienne Belgique est relégué à une ABBox improvisée. Les balcons sont condamnés et le parterre est assez clairsemé. Peut-être aurait-il été plus sage de déplacer le concert dans une salle de moins grande envergure. L’Orangerie du Botanique, par exemple. Mais cette situation n’a pas l’air de perturber la demoiselle qui, dès son entrée fracassante, annonce la couleur. Vêtue d’une espèce d’énorme veste rose taillée pour un sumo et d’un masque S.M., Peaches entame son set par « Show Stopper », extrait de « I Feel Cream ».

Sur scène, elle est accompagnée de Sweet Machine, formation allemande réquisitionnée pour assurer le backing band. Le trio ne se débrouille pas trop mal et parvient à se mettre en évidence, malgré les facéties de la Canadienne qui, tour à tour, s’essaye à un exercice d’équilibriste sur la barrière de sécurité, se lance dans un stage-diving, grimpe sur la batterie de ses collègues et invite une kyrielle de personnages atypiques à défiler sur scène. Le set tourne essentiellement autour de son nouveau recueil dont les moments scéniques les plus forts sont « Mommy Complex », « I Feel Cream », « Talk To Me » et un « Billionaire » interprété en compagnie d’une Shonda K. (Yo Majesty) virtuelle. Les fans de la première heure ne sont cependant pas laissés pour compte grâce aux tubes « Fuck The Pain Away », « Set It Off », « Lovertits » ou un « Boys Wanna Be Her » au cours desquels Sweet Machine va dévoiler toute l’étendue de sa puissance.

Une prestation parfaite que Peaches est invitée à reproduire tout au long des festivals d’été. Chez nous, elle est d’ailleurs déjà programmée à l’affiche des Ardentes et du Pukkelpop. A ne surtout pas manquer si vous passez par là !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique

Separated by the sea…

Écrit par

Reconnaissant pour influences majeures Khanate, SUNN0))) et Electric Wizard, le groupe canado-suédois Culted vient de signer chez Relapse. Juste à temps afin d’y sortir leur nouvel album, « Below The Thunders Of The Upper Deep ». Il sera disponible en juin. Si vous n’en pouvez plus d’attendre, ruez-vous sur les titres « Social Control » et « Gunburn » déjà disponibles sur le MySpace du groupe. Pour info, ce groupe intercontinental ne s’est jamais réuni et communique via Internet !

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/Culted

 

Le diable est de retour !

Écrit par

Le dernier album de The Devil Wears Prada (quel nom!) est sorti ! Un extrait de « With Roots Above And Branches Below » est disponible sur le MySpace du groupe. Paradoxal, mais le metalcore de ces Américains véhicule une philosophie chrétienne… Avis aux amateurs !

Tracklisting

Disc: 1 

1. Sassafras 
2. I Hate Buffering 
3. Assistant to the Regional Manager 
4. Dez Moines 
5. Big Wiggly Style 
6. Danger: Wildman 
7. Ben Has a Kid 
8. Wapakalypse 
9. Gimme Half 
10. Louder Than Thunder 

11. Lord Xenu 

Disc: 2 

1. Bonus Material [DVD][*] 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/tdwp

 

Poor Boy toujours aussi visionnaire…

Écrit par

Deux ans après la sortie de « Moondream », son premier album autoproduit, Poor Boy nous revient avec un nouvel opus ; un disque supposé mêler le folk lo-fi, l’électro, le rock et la pop. « Dreamer, Are You Sad ? » sera disponible dans les bacs dès le 8 juin sur le jeune label parisien YY. Pour la circonstance, le songwriter s’est adjoint les services d’un nouveau guitariste élargissant ainsi le spectre de ses expérimentations. Les 13 titres ont été enregistrés et mixés au studio Black Box par Peter Deimel (Sloy et dEUS

Pour plus d’infos : http://www.yylabel.com/PoorBoy/dreamer.html et http://www.myspace.com/poorboyband

 


 

Cali

Ne pas oublier les lo(Cali)tés…

Écrit par

Lors de la tournée de concerts intimistes, programmée à travers la Wallonie, Cali s’est produit à la Maison de la Culture de Tournai. Une belle occasion pour l’interviewer. Rencontre avec un personnage sincère, réellement sympathique et amoureux de notre Belgique.

Autant l’écrire tout de suite, la plupart des vedettes de la chanson ou de variétés françaises n’accordent (lorsqu’elles vous l’accordent), en général, qu’un temps d’interview très limité. Souvent même minuté. Soit par souhait de l’artiste ou tout simplement par décision de leur management. Et je craignais le pire ce soir, après avoir transité par Live Nation, le label et enfin un attaché de presse… Car finalement, un autre contact m’annonçait vers 16 heures que l’interview prévue à 18 heures serait déplacée à… minuit !

Et pourtant, une fois face à Bruno (alias Cali) et son entourage, tout s’arrête. La générosité dont vient de faire preuve le Français sur scène, ainsi que tout son staff –sa ‘famille’ comme il l’appelle– va se prolonger pendant la bonne demi-heure d’interview. C’est juste à sa sortie de scène que Bruno est attendu. Très affable, il nous demande gentiment de patienter 5 minutes, le temps de prendre sa douche. Mais surprise, une bonne vingtaine de fans féminines ont été autorisées à faire la file devant la loge. Cali est à peine rhabillé que celles-ci se bousculent au portillon pour le rencontrer. Aussi, il me demande toujours aussi poliment d’attendre encore 5 minutes. Et nouveau témoignage de sa générosité, il ne va pas leur consacrer 5, mais 20 minutes, au cours desquelles il va signer des autographes ou se faire mitrailler par les flashes des admiratrices. Son producteur finira quand même par écourter la séance. Juste avant d’entamer l’entretien, je leur demande quand même le temps qu’il me reste pour cette interview. Ils me rassurent tous les deux, en m’invitant à prendre tout le temps nécessaire pour la réaliser. Je n’en croyais pas mes oreilles, et pourtant, c’était la vérité…

Vous vous transcendez toujours sur scène. Où puisez-vous votre énergie ?

Et bien figurez-vous que ces derniers jours j’étais fiévreux. A quelques heures du concert, je me demandais encore comment j’allais me débrouiller pour assurer le spectacle. Mais la scène c’est ma vie. Je me sens plus vieux quand je ne suis pas sur les planches. Et puis il y a ce public. Beaucoup d’artistes commencent d’ailleurs leur tournée par la Belgique pour se mettre en confiance.

Vous prenez également le temps de rencontrer vos fans…

C’est adorable de les rencontrer, et j’en profite. Un concert permet de passer la journée avec ses amis, répéter ; mais aussi, après le spectacle, de consacrer du temps à ses fans.

Après Forest National en 2008, vous avez opté pour la formule de la tournée acoustique et dans des petites salles. Pourquoi ce choix ?

En fait ce n’était pas prévu. Fin octobre 2008 on pensait arrêter après la tournée des grandes salles et des festivals. Et puis j’ai rappelé mes copains. J’avais besoin de rhabiller mes chansons. De les interpréter sous un format plus intimiste. Il est aussi important de se produire un peu partout et pas uniquement dans les grandes villes.

En 2007 vous aviez annoncé vous ménager une trêve. Elle a été de brève durée…

(rires) C’est vrai ! Depuis 2003, je n’ai pas vraiment arrêté. Ma tournée s’achève fin juin et puis je vais m’imposer un gros break. Je vais quand même jouer en compagnie d’un groupe qui s’appellera ‘Les Hyènes’. Seront impliqués le batteur et le bassiste de Noir Désir.

Votre label vous impose-t-il de débattre de votre album ?

Oh non, c’est pas grave, tu es libre de causer de ce que tu veux, tu sais ! Tu peux me poser toutes les questions que tu souhaites...

Merci, mais parlons en quand-même. Un live serait-il en préparation ?

Et oui, je peux même t’avouer que les concerts de Tournai et Mons serviront de ligne de conduite. Mais ce disque sera couplé avec la tournée électrique qui avait visité les grandes salles, en 2008.

Un mot sur notre compatriote Karin Clercq qui vous accompagne en première partie…

Je l’adore. On a partagé des scènes ensemble à nos débuts. Et là je suis content de la retrouver. C’est une artiste qui n’hésite pas à se remettre en question. A changer de formation. Elle m’interpelle beaucoup car elle évolue constamment. Et c’est très important.

Y a-t-il une question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

J’aimerais surtout évoquer notre date du 10 mai aux Nuits du Botanique au cours de laquelle nous partagerons l’affiche avec Matthieu Boogaerts. Je suis très content d’y retourner. Je suis déjà passé par toutes les salles du Bota.

Que manque-t-il encore à votre brillante carrière ?

Je suis fier d’avoir chanté en compagnie de Simple Minds et des Waterboys. Mais aussi de Goeffrey Burton, dont le groupe Hong Kong Dong devrait bientôt percer. Mais lors d’une émission du ‘Grand journal’ de Canal +, j’ai eu la chance de croiser les musiciens de U2 et j’ai demandé une dédicace à Bono. Je rêve d’un duo avec lui. J’adorerai aussi partager l’univers d’Anton Corbijn.

Vous avez du succès auprès du public féminin ?

Ce qui me réjouit avant tout, c’est de voir des familles entières se déplacer pour assister à mes concerts. Quand je vois des grands-parents (NDR : et il y en avait dans la salle) et des petits-enfants qui se côtoient, cela me fait chaud au cœur.

Lorsque je me lève pour remercier Cali et clôturer cette sympathique interview, il n’hésite pas à prolonger la discussion.

Tiens je vois à ton T-shirt que tu es fan des Pogues, j’adore aussi, m’avoue-t-il…

Il me questionne sur l’actualité du groupe, sur la photo. Il revient à nouveau sur le Botanique… Bref la discussion se prolonge encore quelque temps. Cependant, je ne tiens pas à abuser, et quitte les lieux, après l’avoir vivement remercié de son accueil. Sans quoi, j’ai vraiment l’impression que nous en avions encore pour toute la nuit, à discuter…

One Grave of Flavor !

Écrit par

Les natifs de Caroline Sud, Graves Of Valor, ont mis en ligne un second extrait de leur premier album à venir « Salarian Gate ». Les titres « Pestilence » et « Locusta » sont disponibles sur la page MySpace du groupe. L’album a été enregistré au Mana Recording Studios sous la houlette de Brian Elliott. Il sortira le 1er juin prochain. Espérons que leur Death-Core mélodique soit à la hauteur des espérances…

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/fromgravesofvalor

Un bel hommage au cowboy texan !

Écrit par

Un nouvel album de Steve Earle sera bientôt disponible ! Intitulé « Townes », il sera dans les bacs le 12 mai prochain. Tom Morello, Allison Moore (son épouse), les Dust Brothers ainsi que Justin Townes Earle ont participé aux sessions d’enregistrement. Cet opus réunira des écrits par son ami et mentor Townes Van Zandt, rencontré en 1972 lors d’un concert à Houston. Van Zandt est décédé en 1997 à l’âge de 52 ans.

Tracklisting:

1. Pancho and Lefty
2. White Freightliner Blues
3. Colorado Girl
4. Where I Lead Me
5. Lungs

6. No Place To Fall
7. Loretta
8. Brand New Companion

9. Rake
10. Delta Momma Blues
11. Marie
12. Don’t Take It Too Bad
13. Mr. Mudd and Mr. Gold
14. (Quicksilver Daydreams Of) Maria
15. To Live Is To Fly

Pour plus d’infos : http://www.steveearle.com