La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Die! Die! Die!

Promises Promises

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Lorsqu’une revue de presse compare une formation à d’énormes pointures comme Nirvana, Joy Division et Wire, celle-ci a grand intérêt à se montrer à la hauteur de ses prétentions. Die! Die! Die! prend donc le départ en affichant un handicap conséquent. La formation néo-zélandaise publie donc un second recueil supposé faire le lien entre l’intelligence des œuvres de Wire, l’opacité de Joy Division et l’acrimonie d’un Nirvana.

Mais la réalité est toute autre. Bien que « Promises Promises » soit admirablement cathartique, Die! Die! Die! se plonge inexorablement dans une bouillie chronophage aux riffs convenus et aux cantabiles monotones et exacerbés. La plage d’ouverture, « Blinding », donne le ton d’une suite de compositions au style fâcheusement académique et dont aucun extrait ne se démarque. Passons gentiment notre chemin…

 

El Guincho

Alegranza

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Il est à peine âgé de 24 ans ; et pourtant, Pablo Diaz-Reixa, alias El Guincho, semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Promesse de la littérature et hériter du réalisme magique, ce jeune espagnol avait reçu un prix pour ses talents d’écrivain. Après avoir raté un de ses romans, il a été viré par son éditeur.  Pablo décide alors de se lancer dans la musique. Et il commence à gagner sa vie en composant des B.O. pour des documentaires. Il tourne aussi en compagnie de la formation Coconut, avant de s’acheter un sampler et un ordinateur pour concocter des compos plus personnelles.

A l’origine, El Guincho a pressé lui-même « Alegranza » et en a vendu quelques milliers d’exemplaires en Espagne. Intrigués par le phénomène, les messieurs de XL Recordings donnent ensuite à El Guincho les honneurs d’une sortie européenne. Le curieux mélange proposé par notre homme est pour le moins désarçonnant. Pablo sample des boucles de guitares tropicales, des bribes de percussions africaines, pulse le tout avec des beats fracassés et recouvre le tout d’une couche d’étranges harmonies vocales. Le principe de base de l’album s’appuie sur la répétition pour induire la transe. Les mêmes motifs mélodiques sont exploités tout au long d’un morceau. Le tout est traversé par des sonorités dispensées à l’infini, pour donner l’impression d’assister à une cérémonie occulte au fond de la jungle, après avoir bu toute la potion du chamane. Les neuf titres d’« Alegranza » rappellent les travaux des défunts Bentley Rythm Ace (les trentenaires doivent s’en rappeler) ainsi que le psychédélisme rêveur et répétitif de Panda Bear. En beaucoup moins réussi. Et pour cause, l’expression sonore baigne un peu trop dans un tropicalisme un peu toc.

En effet, la formule de Pablo, qui fonctionne très bien sur « Palmitos Park », « Costa Paraiso » et « Antillas », révèle assez vite ses limites sur la longueur d’un album. Les bidouillages prennent le pas sur les mélodies et la forme finit par compter plus que le fond. Gageons que Pablo sera mieux inspiré la prochaine fois ; si toutefois il ne s’invente pas une autre vie entretemps…

 

Rick Estrin

On the harp side

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Très largement inspiré par les légendaires bluesmen de Chicago, Sonny Boy Williamson I et II ainsi que Little Walter, Rick Estrin est considéré comme un des plus grands souffleurs californiens contemporains. Il a accompli une longue et brillante carrière aux côtés de Charlie Baty, au sein de Little Charlie and the Nightcats. Depuis le départ de son compagnon gratteur, il a repris les rennes du combo, soutenu par le même backing group. C’est-à-dire le redoutable guitariste Kid Andersen, le bassiste Lorenzo Farrell et le drummer J Hansen. Il est désormais devenu l'authentique leader de Rick Estrin and the Nightcats.

La paternité de ce nouvel opus lui est cependant attribuée. En solitaire. Rick est peut-être confronté à quelques problèmes contractuels pour pouvoir reprendre le patronyme du combo à son compte. Et comme la demande de ses nombreux aficionados, de le voir sortir un nouvel opus, était de plus en plus pressante, il a probablement décidé de ne plus attendre avant d’éditer cet "On the harp side". Une œuvre qu’il avait, en outre, promis de la focaliser davantage sur le Mississippi saxophone.

Rick ouvre l’elpee par un instrumental issu de sa plume : "Headin' out". Déjà un concentré de son talent, largement inspiré ici par Little Walter. Il enchaîne d’ailleurs par une compo signée par ce dernier, "Tell me mama", en s’appuyant sur une rythmique du chemin de fer. Il n’oublie d’adresser l’un ou l’autre clin d’œil à ses maîtres. Tout d’abord sur la cover du "Fattening frogs for snakes" de Sonny Boy Williamson II, et puis sur celle du "Tell me baby" de John Lee Sonny Boy I, en adoptant une démarche manifestement plus country. Il est particulièrement à l'aise dans le répertoire de Rice Miller, Sonny Boy II. Et incarne, sans aucun doute, l'harmoniciste de ce nouveau siècle, dont le style se rapproche le plus du mythique bluesman. Et c’est d'ailleurs sans surprise qu'il s'attaque encore à d'autres compositions de Miller. A l’instar du saisissant "Don't lose your eye". Tel un fantôme, il souffle de manière saccadée devant la seule basse acoustique de Ronnie James Weber. L'émotion est à son paroxysme. Il transpire une sensibilité à l'état pur. Il est seul pour interpréter les six minutes de "Getting' out of town". L’exercice de style est difficile ; et pourtant, Rick nous en met plein les oreilles. Près de 6' de bonheur ! Avant de reprendre quelque peu son souffle ( ?!?!?) sur le léger shuffle  "Keep it to yourself".

Estrin signe également quelques plages instrumentales. "Blues for Doe", tout d’abord. Un blues lent dominé par l'instrument chromatique. A cet instant, son esprit est manifestement tourné vers George ‘Harmonica’ Smith. Rusty Zinn se réserve alors les parties de guitare. "Porn bred", ensuite. L’approche est résolument contemporaine, légèrement funky, un climat entretenu par le piano électrique ‘Wurlitzer’ de Kid Andersen. "The scissorbill" baigne au sein d’une atmosphère swing jazz, atmosphère alimentée par les cordes du Kid. Tout comme le final "Dog on dog", un morceau entraînant et percutant.

Sa lecture du "Gangster blues" d'Eddie Burns, est excellente ? Il chante d’un timbre distinct. Le tempo est enlevé. Il semble ravi de souffler son bonheur. Il est au sommet de sa forme. "Big and fat" lorgne du côté du Chicago Westside. Sa prestation sur l'instrument chromatique est impeccable. Il accorde, pour la première fois, un billet de sortie à son excellent partenaire, le Norvégien Kid Andersen, aux cordes. A contrario "The lotter blues" macère dans le Chicago southside. Les guitares d'Andersen et de Zinn ainsi que le piano de Welsh le talonnent de près. Andersen est passé à la slide, lorsqu’il s'attaque au répertoire de Muddy Waters. En l’occurrence sur "Too young to  know", la flip side de "Long distance call", un single datant de 1951. On ne peut qu’être admiratif en écoutant le classique "Harlem nocturne". Il y a de l’émotion, de la sensibilité et un plaisir de jouer qui évoquent un certain Toots Thielemans. Il nous réserve, une dernière fois, une compo sculptée dans son blues le plus pur, lors d’un duo acoustique partagé en compagnie d’Andersen, sur "Murmur low", une compo écrite par Arthur ‘Big Boy’ Spires. Un album brillant réalisé par un musicien exceptionnel…

 

Fante

Acqua Alta

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La première impression est plutôt positive. Comment en effet ne pas être séduit par un patronyme inspiré par l’écrivain américain John Fante (NDR : à découvrir absolument) ? En outre, quand on sait que l’immense Charles Bukowski inspire une de leurs chansons, l’a priori est plus que positif ! Cette euphorie passagère passera-t-elle le test de la première écoute ? Elle est en tout cas quelque peu ternie par l’affreuse pochette de l’album…

Quatuor français issu de la région de Lille, emmené par Jean-Christophe Martin, Fante publie son premier album sur le label Desperate Journalists. Le groupe s’est fait connaître, en grande partie, sur la toile ; en outre, il bénéficie du soutien de JD Beauvallet des Inrocks.

Dès la première écoute, l’auditeur est propulsé dix ans en arrière. Chez les groupes phares de la scène indie américaine, nés au cours des nineties. Tout ici pousse à se replonger dans les œuvres fondamentales de Pavement, Violent Femmes ou des Pixies. Production lo-fi comme le demande le genre… Petite impression d’amateurisme pas dérangeante le moins du monde. Les Lillois suivent à la lettre les leçons du parfait petit groupe indépendant Le travail ne peut dès lors que convaincre les fans des groupes susvisés. Pour les autres ça risque d’être plus difficile… La sécheresse des mélodies ainsi qu’une certaine monotonie ambiante ne sont certainement pas des atouts qui parlent en leur faveur… Pourtant, le groupe excelle lorsqu’il s’énerve. « Fumetti » et « Hunter S. Tellar » en sont de parfait exemples. Et le titre maître aurait mérité de se figurer sur le « Brighten the Corners » de Pavement. Une raison suffisante pour justifier l’existence de l’opus…

Aussi, on accordera une mention ‘bien’ pour ces petits frères picards de Stephen Malkmus. Fante ou la preuve qu’en rêvant fort de l’Amérique, il est possible de s’y téléporter, le temps d’un album. Le groupe est à la recherche d’un manager. Avis aux amateurs !  

 

Kim Field

Blue smoke

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Agé aujourd’hui de 57 ans, Kim Field est issu du Nord-ouest américain. De Seattle très exactement. Avant d’opter pour l’harmonica, il était d’abord trompettiste. Chanteur et guitariste, aussi. Une décision qui date quand même de 1968. A l’époque, il avait été impressionné, lors d’un trip à San Francisco, par la prestation de James Cotton et de Paul Butterfield. Un événement qui va orienter son choix.

Il a entamé sa carrière à New York, chez les Sting Rays. Revenu chez lui à Seattle, il s’associe au chanteur noir Isaac Scoot, en compagnie duquel il signe deux albums. Puis au guitariste Louis X Erlanger (NDR : un ancien partenaire de Mink Deville) pour fonder les Slamhound Hunters. Le combo tourne en Europe et aux States et commet deux elpees : "4/1 mind" et "Private jungle". Kim a également écrit un livre consacré à histoire et au rôle joués par l'harmonica dans la musique américaine : "Harmonicas, harps and heavy brothers".

Le Mighty Titans of Tone constitue son dernier projet en date. Le line up implique le guitariste Steve Yonck, le bassiste Brady Millard-Kish (NDR : deux ex-Hudson Blues Band), le chanteur/drummer Billy Spaulding et un second guitariste qui double au chant, Eric Daw. " Blue smoke" est le tout premier opus du combo. Un ‘live’ ! Il a été immortalisé en septembre 2008, au Highway 99 Blues Club de Seattle. Pendant plus d’une heure, le combo alterne compositions personnelles et solides reprises.

Le quintet ouvre les hostilités par le "Texas Hop" de Pee Wee Crayton, un west coast blues très rythmé. Les cordes de Steve Yonck mènent la danse. Steve a manifestement bien intégré les techniques de ses maîtres ; et en particulier Hollywood Fats ou Junior Watson. Autre instrumental, la cover du "Don't lose your cool" d'Albert Collins opère un changement de style. Pour la circonstance, Eric Daw se révèle un excellent élève dans la technique du picking chère au Maître de la Telecaster! Kim Field entre en scène et s’installe derrière le micro pour attaquer une version engagée du "Good good lovin" de James Brown. Il sort enfin l'harmonica de sa poche et souffle aussi vigoureusement que clairement. Il embraie par "The girl that radiates that charm", une composition signée R and J isle, popularisée par Lynwood Slim et Mark Hummel. Et la sienne tient tout aussi bien la route, bénéficiant pour la circonstance d’excellents échanges de soli entre Kim et Steve. Imprimé sur un tempo très lent, le titre maître est ballade instrumentale dont la mélodie est, ma foi, fort jolie. Field est doté d'un fameux organe vocal. Une aptitude qui lui permet de parfaitement s’adapter aux schémas R&B. A l’instar de "It hurts to be in love", du "You're losing me" de BB King ou encore d’"Unchain my heart". Les deux autres vocalistes reçoivent leur instant de gloire. Tout d’abord Eric Daw. En interprétant le blues lent "A fool for you", une compo issue de la plume de Ray Charles et caractérisée par une très bonne sortie sur les cordes. Et puis Billy, le drummer. Il se réserve une version très R&B du "You belong to me" de Magic Sam. Field et son ami local Henry Cooper ont coécrit "Dis pas ça". Rock'n'roll zydeco, ce moment de bravoure se révèle très participatif. Enfin, la reprise du "That's the chance you've got to take" de Johnny Guitar Watson est de toute bonne facture. Pour un travail d'artisan, le résultat est vraiment remarquable…

 

Johnson & Jonson

Johnson & Jonson

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Johnson & Jonson est le fruit de la collaboration du producteur Mainframe (qui a notamment travaillé avec J Dilla) et du jeune emcee Blu, dont c’est le troisième album sorti (à chaque fois avec un beatmaker différent) en à peine deux ans.

Issus de la côte ouest des Etats-Unis, ces deux garçons talentueux nous ont pondu un des meilleurs albums de hip hop entendus cette année. Après plusieurs écoutes de cet elpee déroutant, on se laisse envoûter par le télescopage opéré entre les beats éclectiques et le flow agile de Blu. Mainframe manifeste un talent incontestable pour recycler presque tels quels des vieux titres soul. A l’instar du « See and Don’t See » de Mary Queenie Lyons ou encore un morceau de John Lennon sur l’intimiste « Hold On John ». On n’est pas ici en présence de pompage facile, dans la mesure où les paroles du morceau original complètent et répondent parfaitement aux rimes de Blu. Sur d’autres plages, Mainframe n’hésite pas à aborder différents genres musicaux (rock psychédélique, disco, soul), comme dans la folle intro du disque, « J and J » où une myriade de beats se succèdent pour s’adapter aux paroles de Blu. Bref, un disque riche en surprises et surtout d’excellente facture. Chaudement conseillé !

 

Mitch Kashmar

Live at Labatt

Écrit par

Kashmar est considéré comme un des meilleurs harmonicistes californien. Il est loin d’être un débutant ; pourtant, sa carrière n’a réellement démarré que depuis peu. C’est-à-dire depuis sa signature chez Delta Groove. En 2005. Lors de la sortie de "Nickels & dimes". L’année suivante, il embrayait par "Wake up and worry" ; et en 2007, il rejoignait l’équipe des Mannish Boys pour concocter "Big plans". Mitch avait fait ses premiers pas au début des années 80. A la tête des Pontiax. Cette formation avait même édité un elpee en 98 sur le label belge Blue Sting : "100 miles to go".

Le 24 août 2007, Mitch se produit sur la scène du festival Labatt Blues. C’est à Edmonton, au Canada. C'est ce concert qui a été immortalisé sur cet opus. Pour la circonstance, il est épaulé par le batteur Tom Lackner (NDR : un ex-Pontiax !), le bassiste Steve Nelson, le claviériste Jimmy Calire et le redoutable guitariste de blues et de jazz, John Marx. Ce dernier a longtemps côtoyé feu William Clarke ; et William, appréciait beaucoup Kashmar…

Le quintet ouvre l’elpee par "I got no reason", un titre de west coast blues au cours duquel les musiciens affichent leurs racines jazz. John Marx y est brillant aux cordes. Calire se réserve le piano d'abord, avant de glisser à l'orgue. Dans un style très proche du regretté William Clarke, Kashmar est tout bonnement époustouflant. Une solide entrée en matière pour chauffer ces remarquables musiciens. Cette plage ouvrait d'ailleurs son dernier album studio. Chicago blues shuffle, "Dirty deal" est extrait de son remarquable opus intitulé "Nickels & dimes". Bien en rythme, proche d’un Jimmy Reed, son traitement des tonalités aigues est étonnant. Il dédicace "Whiskey drinkin' woman" (NDR : c'est du vécu assurément) à son ex-compagne. Au cours de ce blues lent, il épanche tout ce qu’il a sur le cœur. Il n'a pas du rire tous les jours auprès de cette épouse alcoolique. John Marx est admirable. Il est imprégné par ce blues jusqu'au bout des ongles. Mieux connu sous le titre "Evil gal blues", "Evil man blues" marque un retour au swing et au rythme. Signée Lionel Hampton, cette compo figurait au répertoire de Bessie Smith. Pour la circonstance, c'est Jimmy Calire qui tire son épingle du jeu. Claviériste, mais également saxophoniste notoire, Calire a milité, au cours des sixties, au sein de Risins Sons, de Raven et surtout d’America. Pianiste de bebop et hard bop, fondateur des Jazz Messengers, Horace Silver a écrit "Song for my father". La version ici proposée se résume à un long exercice de style dans l’univers du jazz ; un exercice destiné à mettre en vitrine les différents solistes. "Sugar sweet" renoue avec le Chicago blues. Une composition de Mel London, qui a aussi écrit "Messin' with the kid". Mitch épouse le style percutant de James Cotton. Calire assure au piano. La plage atteint un très haut niveau. Le "You're the one" de Jimmy Rogers évolue dans un même registre. William Clarke et Kashmar s’appréciaient beaucoup. Il n’est donc pas surprenant que Mitch lui rende un vibrant hommage en interprétant le "Lollipop Mama" de Roy Brown, une compo qui figurait au répertoire du grand Bill. A cette occasion, Marx en profite pour se rappeler ses belles années du passé ; mais le plus surprenant c’est qu’on croirait être en présence de Clarke, tant la voix et le style de Mitch sont proches. Même Calire est intenable lors de ce morceau. Kashmar interprète encore "Wake up & worry", c’est-à-dire le titre maître de son elpee, paru 2006. Enfin, le combo clôture ce remarquable concert par "Castle rock", un instrumental jazz au cours duquel les cinq musiciens se mettent successivement en évidence…

 

L'hymne au vent de Mono

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"Hymn To The Immortal Wind" est le cinquième ouvrage de Mono. Il sera publié le 24 mars prochain et coïncidera avec la commemoration des 10 ans de carrière du quatuor japonais. Produit par Steve Albini, il sera composé des titres suivants:
 
Ashes In The Snow
Burial At Sea
Silent Flight, Sleeping Dawn
Pure As Snow (Trails Of The Winter Storm)
Follow The Map
The Battle To Heaven
Everlasting Light
 
La formation sera en tournée européenne durant les mois de mars et d'avril.
 

Les petits enfers de Marissa Nadler

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Le 2 mars paraîtra "Little Hells", le nouveau disque de Marissa Nadler. Il succédera à l'excellent "Songs III: Bird On The Water", publié en 2007, et est produit par Chris Coady, responsable des gallettes de TV On The Radio, Gang Gang Dance et Grizzly Bear, entre autres.

Les sons de l'univers de Depeche Mode

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Le  nouvel essai de Depeche Mode, "Sounds Of The Universe", sera disponible dès le 20 avril via EMI. Ce disque marque le retour de Ben Hillier à la production. IL sera précédé par le single « Wrong », le 6 avril. Dave Gahan et ses deux accolytes seront sur les planches de Werchter Classics le 20 juin prochain.

Tracklisting

In Chains
Hole To Feed
Wrong
Fragile Tension
Little Soul
In Sympathy
Peace
Come Back
Spacewalker
Perfect
Miles Away / The Truth Is
Jezebel
Corrupt

Pour plus d’infos : http://www.depechemode.com

 

L’étranger de Ramblin' Jack Elliott

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Le légendaire bluesman Ramblin' Jack Elliott publiera un nouvel album (« A Stranger Here ») le 6 avril prochain. Ses 77 ans ne l'ont donc pas empêché de donner un successeur « I Stand Alone » datant de 2006. Produit par Joe Henry (Bettye LaVette, Elvis Costello, Solomon Burke,...), il sortira sur ANTI-Record. Des musiciens notoires comme Van Dyke Parks ou encore David Hidalgo des Los Lobos ont participé aux sessions d’enregistrement.

Pour plus d’infos : http://www.ramblinjack.com et http://www.myspace.com/ramblinjackelliott

  

 

 

Ghinzu, 3e du nom

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Le troisième album de Ghinzu, très attendu, connaît enfin une date de sortie. Le successeur de "Blow" devrait paraître le 16 mars et s'intitulera "Mirror Mirror". Il sera composé de douze morceaux produits par  Christine 'Strawberry Girl' Verschorren et Dimitri Tikovoi. La formation se lancera ensuite dans une nouvelle tournée dont les premières dates sont déjà connues:

27 mars - Esch sur Alzette (Rockhal)
28 mars - Herve / Liège (Bel'zik festival)
29 mars - Charleroi (Eden ) -sold-out-
3 avril - Paris (Bataclan)

 

 



Le Kicks Des 1990's

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Les Anglais 1990's reviendront le 23 mars avec "Kicks", leur second album. Il succède a "Cookies" publié en 2007. Enregistré dans le studio d'Edwyn Collins, ce nouvel ouvrage compte la participation de Bernard Butler (Suede) à la production. "Kicks" promet un mélange détonant de sons à la David Bowie (circa 'Golden Years'), Hall & Oates ou encore Jay-Z. 

Le Capitaine Boogie sous les Trolpics !

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Le nouvel album de The Experimental Tropic Blues Band sera dans les bacs le 2 février prochain. Intitulé « Captain Boogie », il sera également téléchargeable via le net. De larges extraits de cet elpee vous seront présentés le 5 février prochain à l'Ancienne Belgique de Bruxelles (en compagnie de Triggerfinger)! L'ABBOX étant sold out depuis décembre dernier, c'est finalement dans la grande salle de l'AB que ce concert se déroulera!

Vous pouvez déjà découvrir quatre extraits de « Captain Boogie » en vous rendant sur le site Myspace: http://www.myspace.com/theexperimentaltropicbluesband

Côté concerts, la formation se produira un peu partout en Belgique, aux Pays-Bas et en France au cours des prochaines semaines. Et notamment :

14/01/2009 Eurosonic Festival @ De Spieghel – Groningen – NL
15/01/2009 Eurosonic Festival @ Shadrak – Groningen – NL

05/02/2009 Ancienne Belgique – Captain Boogie Release Party - Bruxelles + Triggerfinger + La Fille D'O
27/02/2009 L'Entrepôt - Arlon + Hulkk
28/02/2009 Le Palace - La Louvière + Hulkk & DJ Bronco Billy
13/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
14/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
20/03/2009 La Chapelle – Mons
26/03/2009 Het Depot – Leuven + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
27/03/2009 Minimeers – Gent + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
28/03/2009 CC René Magritte - Lessines + Hulkk + Bob Log III
29/03/2009 Trix – Antwerpen + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
04/04/2009 Les Ecuries de la caserne Fonk - Liège + Hulkk & DJ Bronco Billy

The Experimental Tropic Blues Band devrait également se produire dans le cadre du festival D’Hiver Rock, mais c’est à confirmer.

Les nouveaux concerts à l’AB (update 15/01/2009)

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30.01.09   Aethenor  
20.02.09   Mauro Pawlowski + Bruno …  

26.02.09   Venus In Flames 
28.03.09   Rohff  
02.04.09   Dr. Vroman

23.04.09   Antje De Boeck & Rony Ve …  
08.05.09   Lily Allen

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

 

L’ami Soveigh nous en promet des belles…

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Les zonards de concerts ou de festivals connaissent sa tête. Elle est partout, sur scène ou en coulisses. Il est capable d’être devant ou derrière. Soit en tenant un appareil photo ou une bière. En fait, Lionel Solveigh a le don d’ambiguïté. Ex-guitariste d’Austin Lace, il y a laissé sa marque, quelques cordes de guitare et l’un ou l’autre durillon. Lionel a décidé de faire la route seul et face à la lumière. Plein cadre sur ce songwriter qui semble avoir trois bras et 5 mains, en nous balançant son premier elpee chez Humpty Dumpty Records. Mixé par Mark Rankin (Bloc Party) à Londres, la galette possède ce petit parfum pur beurre susceptible de flatter nos narines. En parfait fan inconditionnel d’Iron & Wine ou d’Elliott Smith, l’ami Solveigh semble tout à fait prêt à suivre leurs traces. Il faudra patienter mi-février pour voir sa création sonore chez les disquaires. En attendant, on pourra s’en enfiler une bonne petite dose à la Boutikrock ou en visitant son Myspace voire son site perso.

Le site dela Boutikrock : http://www.boutikrock.be

Le lien Myspace : http://www.myspace.com/lionelsolveigh

Le site officiel : http://www.lionelsolveigh.be

Un reportage / portrait de l’artiste par moodio : http://www.lionelsolveigh.be/pix.htm

 

 

Les premiers noms pour le D’Hiver Rock

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L’édition 2009 se déroulera, les 19, 20 et 21 février. Et comme d’habitude, à la Maison de la Culture de Tournai. A l’instar des années précédentes, Musiczine s'associe comme partenaire à cet événement, devenu incontournable dans le Hainaut Occidental. Les premiers noms de l'affiche ont été révélés : Experimental Tropic Blues Band (à confirmer !), Washington Dead Cats (Fr), Freaky Age, Skarbone 14, La Ruda (Fr), Adolina, A Brand, Percubaba (Fr) et L'Enfance Rouge (Fr/It/Tn). D’autres noms vous seront révélés prochainement…

 

Un nouveau single pour The Prodigy.

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En 2004, The Prodigy sortait « Always Outnumbered, Never Outguned », un album rapidement tombé dans l’oubli, suite à la mort de la « Big Beat ». Les Anglais refusent de rester sur cet échec et veulent remettre le couvert lors d’un futur opus intitulé « Invaders Must Die ». Sa sortie est prévue pour ce 23 février. En attendant, le 16 février prochain, paraîtra « Omen », premier single officiel et véritable condensé de ce que vous rêviez d’entendre de The Prodigy. Beats dévastateurs, rock explosif, The Prodigy revient en grande forme et prouve que la « Big Beat » n’est pas réellement morte !

Lien du clip vidéo : http://cookingvinyl.com/video/prodigy/omen.html

 

 

Tina Turner - Live 2009 European Tour

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Il y a encore des places pour les quatre dates de concerts qu’accordera Tina Turner au Sportpaleis à Anvers. C’est-à-dire

Les jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2009 – 20h30 

Ainsi que les mercredi 11 et jeudi 12 février 2009 – 20h30

Info & tickets :

Ticketprijs/Prix des tickets : 100 euro (sold out) – 80 euro  – 55 euro (excl. servicekosten - hors frais de réservation)

Les tickets peuvent être réservés dès maintenant via

Proximus Go For Music : 0900 2 60 60 – http://www.proximusgoformusic.be

Un maximum de 6 tickets par commande et par personne sera alors autorisé.

 

Oasis

Manifestement, Oasis n’est pas encore mort et enterré…

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La dernière visite d’Oasis à Forest National remonte à 2005. Après avoir accompli une traversée du désert de plusieurs années, le groupe bénéficie d’un soudain regain d’intérêt depuis la sortie de « Dig Out Your Soul », leur dernier album. Lorsqu’un ami m’offre une place pour assister au concert du célèbre groupe de Manchester, je suis à la fois surpris et dubitatif. Sans cette initiative de sa part, pas de concert… 40 euros… un peu cher pour un admirateur occasionnel. Fan du groupe il y a plus de 10 ans, lors de la sortie de leurs deux premiers et inoubliables opus, le reste de leur répertoire m’est passé totalement au-dessus de la tête. En outre, j’avoue avoir toujours été un ardent défenseur de Blur au détriment du gang des frères Gallagher. A l’époque, pas question en effet de ne pas se positionner par rapport à la guerre médiatique livrée entre Damon Albarn et la fratrie mancunienne. A ma grande satisfaction, mon choix initial a d’ailleurs été confirmé par la carrière des deux groupes. C’est donc en traînant ces quelques a priori négatifs que je me suis rendu à ce spectacle. Et en me frottant les mains, rien qu’en pensant pouvoir descendre en flammes ce groupe totalement passé de mode…

L’absolue méconnaissance des derniers disques du groupe accentue mon manque de motivation à l’heure fatidique. De plus, je ne suis pas un adepte convaincu de la salle bruxelloise. Mais un cadeau ne se refuse pas… Dès 20h, le concert débute. Un groupe relativement méconnu se produit en première partie : Twisted Wheel. Un trio originaire de Manchester, comme ses illustres ainés. Leur set permet de passer agréablement le temps. L’assemblée est encore clairsemée. De facture classique, leur rock doit encore s’affiner, et en particulier leur sens mélodique, si le combo souhaite un jour jouer en tête d’affiche, au sein d’une salle de pareille capacité.

Lors de la montée sur les planches des stars anglaises, il y a 8 000 personnes dans l’hémicycle. C’est d’ailleurs sold out depuis un bout de temps. Difficile d’imaginer pourtant qu’Oasis possède une telle base de fans en Belgique ! Le public est jeune, la relève est donc assurée !

Dès les premières notes, je suis rassuré… si la musique n’est pas à la hauteur de la situation, une chose est sûre, le son est plus que correct. Petite surprise… au fur à mesure des morceaux, que je ne connais absolument pas, la magie opère. Faut dire que le début a été mené tambour battant. Et la présence de l’explosif « Rock n’ Roll Star », dans leur tracklisting, n’y est pas étranger. Les chansons issues de « Dig Out Your Soul » donnent envie de découvrir l’album. Liam chante peut-être nonchalamment mais sa voix possède cette classe naturelle toute anglaise. En retrait, Noël dirige le groupe de main de maître et surclasse son frère lorsqu’il passe derrière le micro. Mon esprit replonge quelques années dans le passé. Certains titres touchent directement leur cible… Oasis joue ce soir devant un public conquis qui le lui rend bien. Visuellement, le show est classique mais efficace.

En fin de parcours, le combo nous dispense alors ses magnifiques hymnes « Don’t Look Back in Anger » et « Supersonic ». La communion avec le public est alors à son paroxysme. En guise de rappel, le gang des frangins Gallagher nous réserve trois titres dont une très belle version de « Champagne Supernova ». Ils quittent la scène, convaincus d’avoir renforcé leur capital sympathie. Et ils on raison. Le duo indomptable ne se limite donc pas de proférer des déclarations excessives et arrogantes…

22h30… les lumières se rallument. Je remercie mon ami pour son invitation. Obligation pour moi de lui renvoyer l’ascenseur ! Tâche qui risque d’être ardue…

 

Britney Spears

Circus

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La cible préférée des tabloïds ne se laisse pas démonter. Britney Spears remonte la pente, lentement mais sûrement. Celle qui s’est pris plus d’une gifle de la part des critiques spécialisés au début de sa carrière a redéfini son public cible et gagné ainsi le respect de ces derniers. « Circus », le successeur de « Blackout », est au même titre que celui-ci un petit plaisir coupable relativement décent et marque les dix ans de carrière de la chanteuse. La pop imprégnée de beats electro de Miss Spears jouit d’une production impeccable et évite, de justesse, la grandiloquence. Des morceaux tels que « Kill The Light », « If U Seek Amy », « Circus » ou l’excellent « Lace and Leather » sont autant de tubes en puissance.

Pourtant, bien que la plupart des compos et les vocalises de la jeune femme soient plus agréables que sur ses premiers travaux, ce sixième opus manque de témérité et n’évite pas la guimauve (« Out From Under », l’irritant « My Baby ») et une certaine platitude (« Shattered Glass », « Unusual You », « Blur »). « Circus » est un bon divertissement dont on ne gardera en mémoire que quelques morceaux choisis. Le reste, on l’a déjà oublié.