Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Les ennemis du Lac des Cygnes

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Swan Lake, l’entité composée de Daniel Bejar (Destroyer, New Pornographers), Spencer Krug (Wolf Parade) et Carey Mercer (Frog Eyes), remet le couvert pour la seconde fois avec « Enemy Mine ». Ce nouvel essai atterrira dans les bacs le 23 mars prochain via le label Jagjaguwar (Bon Iver, Women, Julie Doiron…)

L'emeute selon Birdy Nam Nam

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Les français de Birdy Nam Nam s’apprêtent à publier ce qui sera probablement l’un des incontournables de 2009. Précédé par le single « Worried », « Manual For A Successful Rioting », qui sera dans les bacs dès ce lundi 12  janvier, jouit de la production de Yuksek et Justice.

 

Tracklist :

Red Dawn Rising
TransBoulogne Express
War Paint
Bonne Nouvelle
Love Your Ennemy (Kill Your Friends)
Worried
Manual For Successful Rioting
Space Cadet Apology
Shut Up
Homosexuality
The Parachute Ending

Bénabar squatte MTV

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Bénabar, dont le dernier opus, « Infréquentable » cartonne dans les charts francophones, publie en single « A la campagne ». Il fait suite à « L’effet papillon », gros carton de 2008. A cette occasion, MTV Idol proposera le 24 janvier à 14h une émission intitulée « Version Benabar » dans laquelle l’interprète présentera une série de clips consacrée à ses artistes préférés. Au programme : Alain Bashung, Frank Sinatra, Crowded House ou encore Elton john.

 Bénabar sera en concert an Belgique pour deux dates, le 21 février à l’Ancienne Belgique et le lendemain au Cirque Royal (complets !). Il sera également au programme du festival Couleur Café le 28 juin (préventes déjà dispos !!!).

Kraftwerk, semi-orphelin

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Florian Schneider, l’un des cerveaux du mythique groupe électronique de Düsseldorf, Kraftwerk, a décidé de quitter le quatuor pour s’envoler vers de nouvelles expériences sonores. Il est vrai que les dernières apparitions de la formation allemande étaient réduites à un trio. On se demandait même si les absences du principal intéressé n’étaient pas dues à un problème de santé.   

Ralf Hütter se retrouve désormais seul aux commandes et assurera, malgré ce départ, la première partie de la tournée de Radiohead en Amérique latine, un périple qui débutera le 15 mars à Mexico.

Une nouvelle signature pour Warp.

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Le génial label Anglais Warp vient de signer sa nouvelle recrue 2009. Il s’agit de Hudson Mohawke, un jeune Ecossais originaire de Glasgow. Déjà talentueux, le jeune Hudson mêle des bidouillages électroniques sur une trame hip hop. Visiblement influencé par Grandmaster Flash, ce Briton risque bien de commencer fort cette nouvelle année. Son ep intitulé « Polyfolk Dance » sera disponible le 26 janvier.

http://www.myspace.com/hudsonmo

En concert le 21 janvier à Anvers.

Les Stooges en deuil.

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Le guitariste des Stooges, Ron Asheton, a été retrouvé mort à son domicile d’Ann Arbor, dans le Michigan. La cause du décès n’a pas encore été établie ; mais les rumeurs parlent d’une crise cardiaque. Membre fondateur des Stooges, ce grand bonhomme responsable de riffs meurtriers, manquera cruellement au rock’n roll. Il avait 60 ans.

Parenthetical Girls

Entanglements

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Les illustrations de certaines pochettes sont parfois très trompeuses. Les apparences font alors naître des appréhensions qui se révèlent, par la suite, tout à fait absurdes. Et « Entanglements » en est le plus beau témoignage. Le troisième ouvrage de Parenthetical Girls nous rappelle gentiment à l’ordre. Et pour cause, on imaginait, de prime abord, que sa musique allait osciller entre noise et autres expérimentations. L’habit ne fait pas le moine. Les Washingtoniens le prouvent en réunissant onze titres entremêlant l’ingéniosité des travaux de Beirut ou Final Fantasy et l’élégance d’un Rufus Wainwright ou d’un Divine Comedy.

Quelques notes au piano, quelques accords de violons, une voix plaintive –mais pas trop– et Parenthetical Girls parvient à amadouer l’auditeur en quête de délicatesse, même si l’impression d’avoir déjà entendu telle ou telle mélodie de cet « Entanglements » continue de vous poursuivre, toute la durée de la plaque. Ce qui n’empêchera pas le mélomane d’apprécier pleinement la beauté des arrangements du quatuor et plus particulièrement ceux d’un « Unmentionables » agréablement jazzy et de « Windmills Of Your Mind », très jolie adaptation des « Moulins de mon cœur » de Michel Legrand. « Entaglements » démontre en un peu plus d’une demi-heure que derrière les pochettes les plus laides peuvent parfois se cacher de bien belles surprises…

Shameboy et The Subs nominés.

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Shameboy et The Subs sont les deux groupes électro hyper tendance en Belgique. Leurs albums désormais disponibles communiquent de bonnes sensations et c’est donc logiquement que les Nordistes ont été nominés pour les ‘Music Industry Award’, une initiative mise en place par le Muziekcentrum Vlaanderen et la VRT. C’est donc le 6 février prochain que l’on connaîtra la ou les catégories des nouveaux rois des dancefloors ! L’émission sera diffusée sur la chaîne Een et vous serez bientôt invités à voter pour l’artiste de votre choix sur le site http://www.newsrecords.be

 

The Wave Pictures

Instant Coffee Baby

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Comment aborder le second ouvrage d’une formation décrite par certains critiques anglais comme ‘le groupe le plus fade jamais entendu’ ? Une chose est certaine, il ne s’agit pas ici d’une énième hype. Loin de là. Mais à l’écoute de ce « Instant Coffee Baby », on ne peut s’empêcher de penser que nos amis britons peuvent parfois manifester une sacrée mauvaise foi, quand ils le veulent. Bien qu’il ne risque pas d’établir des records de vente ou de marquer les annales, ce recueil titille gentiment les tympans de ses mélodies simples et abouties. Le genre de ritournelles qui s’écoutent au bureau en bruit de fond, certes, mais qui ont également le potentiel d’abonnir l’exécution du labeur le plus assommant. Le folk bluesy de The Wave Pictures, influencé par The Smiths ou Hefner, évoque, par séquences, les premiers travaux d’Adam Green et Herman Düne ou encore ceux de Stanley Brinks (ex-Herman Düne !) et The Mountain Goats.

« Instant Coffee Baby » n’est pas le type d’album qui subsistera longtemps dans la pile des ‘albums à écouter en boucle’ mais l’harmonie et l’ingénuité des treize morceaux de la galette sont tout simplement irrésistibles.

 

Ben Weaver

The Ax in the Oak

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Auteur généreux, Ben Weaver vient nous présenter sa sixième œuvre répondant au nom de « The Ax in the Oak ». Quand on connaît l’âge de l’intéressé, on est en droit de lui tirer notre chapeau. En effet, à 29 ans à peine, Ben Weaver fait déjà partie des grands, même si la presse et les radios de nos contrées restent discrètes sur son travail. Essentiellement parfumées de folk, les différentes sorties proposées par l’Américain laissent toujours une marque, une trace indélébile de qualité et d’arrangements musicaux particulièrement savoureux. Ce sixième album apporterait-il la même sensation que lors des précédents elpees ? Assurément et sans hésitations : oui et même plus. 

Tout au long de « The Ax in the Oak », Ben manifeste son envie de poursuivre sur cette route qu’il trace sans détour. La grande surprise pour cette galette, se situe dans le style. Non pas que Weaver ait troqué ses mélodies attachantes au profit de sonorités à déhanchements variables, mais il a parsemé cette fois-ci son univers sonore de claviers et de percussions synthétiques, lui confinant une ambiance électrisée de bon aloi. Toujours douces et suaves, les différentes pistes de l’album parviennent à surprendre et nous laisser rêveurs, comme savaient si bien le faire « Paper Sky », « Blueslivinghollerin' » ou « Stories Under Nails ». Les beats discrets et les consoles electro ne prennent jamais le dessus sur la douceur et le bien-être dont l’auteur raffole. Sous ses airs débonnaires, Ben Weaver tente brillamment d’actualiser ses compositions, tout en gardant la véritable profondeur dont il a toujours fait preuve. La casquette vissée, la barbe mal taillée, c’est les mains dans les poches qu’il interprète les 12 titres de l’album. Somptueux, serait le qualificatif qui pourrait résumer le mieux, le travail de cette fourmi de la musique. Nous nous contenterons de génial, par respect pour l’humilité de son auteur.

 

Brett Anderson

Wilderness

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Je dois avouer que la première fois que j’ai écouté cet opus, il m’a plutôt pompé l’air. Et c’est après avoir lu les critiques, parfois dithyrambiques, de la presse internationale, consacrées à ce disque, que j’ai décidé de l’écouter d’une oreille plus attentive. Brett Anderson est donc l’ex-chanteur de Suede. De Tears également ; mais vous avez déjà plus que probablement oublié cet épisode. Et « Wilderness » constitue son deuxième album solo. On connaissait l’artiste pour en remettre trois couches dans la confection des arrangements de ses compos et puis pour ses vocalises grandiloquentes ; mais on n’imaginait pas qu’il aurait été capable de la jouer minimaliste. C’est sans doute la raison pour laquelle les chansons de cet elpee n’accrochent pas instantanément. En fait, découpé en 9 chansons, l’œuvre (NDR : qui ne va pas au-delà des 32 minutes) embrasse un dépouillement extrême : un violoncelle (NDR joué remarquablement par Amy Langley) ; et puis du piano, de la guitare (NDR : surtout acoustique), et quelques percus que se réserve Brett. Sans oublier sa voix qui trame les mélodies. Une voix toujours androgyne, mais dont le timbre peut parfois emprunter un timbre plus grave, déchirant, voire éraillé, comme si Anderson avait décidé de se mettre dans la peau d’un crooner. Seule Emmanuelle Seigner vient apporter sa participation, de sa voix sensuelle, à « Back to you ». Et hormis le plus complexe et audacieux « Funeral Mantra », l’album baigne constamment dans la mélancolie. On a même l’impression que Brett est mal dans sa peau quand nous il ouvre son cœur, dans un élan de sincérité bouleversant. Bref, cet opus de très bonne facture aurait pu mériter le prix d’excellence, si les compos avaient manifesté davantage de relief voire même de rythme…

 

Cornflakes Heroes

Dear Mr Painkillers

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Cornflakes Heroes ? En voilà une idée. Et pourquoi pas Krisprolls Martyrs tant qu’on y est ? Derrière ce patronyme curieux se cache un combo de Caen responsable d’un rock made in France assez surprenant. Epinglant des titres tout aussi farfelus que le dessin qui orne la pochette (« Let Me Be Your Tamagotchi », « Good Morning Naked City », « Sex on Chanell #4 »,…), « Dear Mr Painkillers » a de quoi laisser perplexe. Soit, Cornflakes Heroes ne se prend pas trop au sérieux, soit il s’agit de racolage opéré sur le ton de l’humour ‘nerd’ ; et les monstres qui sont dessinés sur la pochette n’effrayeront que le portefeuille prêt à s’ouvrir pour s’enquérir de la galette. Mais, oh grand surprise, l’investissement que vous pourriez entreprendre en vaut la chandelle. Là où certains groupes de d’jeunes s’autoproclament ‘futur du rock’, d’autres parlent moins, se prennent moins la tête et sont bien plus efficaces. « Dear Mr Painkillers » recèle énormément de qualités. La première sans doute, est de surprendre par son audace. Chanter en anglais sur le territoire français, équivaudrait à jouer au paint-ball tout nu. Les textes sont malgré tout débités avec clarté et maîtrise. Les compos sont également de qualité. Basiques mais pimentées d’éléments biscornus, elles ne tombent jamais dans le prévisible. Les variations de tempo flottent aux confins d’une acoustique folk et enrobée. Ne dansant jamais sur le même pied, toujours prêt à incorporer un ukulélé ou une trompette, « Dear Mr Painkillers » dépote quand il le faut et se calme juste au bon moment. C’est Greed Recording (Action Dead Mouse, Guernica, Moonman,...) qui signe le deuxième album des Français, et qui nous l’espérons vivement, ne sera pas leur dernier.

 

Vincent Delerm

15 Chansons

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Est-ce réellement nécessaire d’introduire le célèbre fils de l’écrivain Philippe Delerm ? De mon collègue de bureau aux copines de ma petite sœur, tout le monde s’est déjà forgé une opinion bien arrêtée sur l’homme, l’artiste et ce qu’il est supposé représenter… parler de sa musique n’est donc pas chose aisée… Car c’est désormais un rituel immuable… chaque nouvel album de Vincent Delerm déclenche une mini-polémique à sa sortie !

Systématiquement rangé aux côtés de Bénabar dans la catégorie ‘nouvelle chanson française pour bobos’, il se permet, en outre, le crime de publier son quatrième album (NDR : en 6 ans) au même moment que celui de son compatriote. Pourtant, pas besoin de l’écouter en boucle pour s’apercevoir que tant au niveau des textes, de l’ambiance que des mélodies, Delerm se distingue et possède son univers propre. Sans hésitation aucune, il est le plus digne successeur d’Alain Souchon (qui apparait d’ailleurs le temps d’une phrase sur le single « Il y a un temps pour tout »).

Ecouter une chanson de Delerm, c’est se retrouver, l’espace d’un instant, témoin d’une tranche de vie. En quelques mots, il parvient à nous transporter dans l’Hollywood des sixties ou à nous donner la place de témoin privilégié d’une rencontre entre deux ex-amants dans un petit restaurant que l’on imagine parisien (« Allan et Louise »). Sans être magnifique de technique, sa voix est douce et plaisante. Toutes les chansons ne sont pas du même niveau mais certaines se détachent du lot. « Tous les acteurs s’appellent Terrence » ou « Il y a un temps pour tout » figurent à coup sûr parmi les plus belles chansons françaises de l’année ! Les orchestrations sont fines et soignées. Les mélodies bien souvent originales et réussies. De plus, de nombreux intermédiaires parsèment le disque lui conférant de ponctuels bols d’air frais sans lui enlever son unité. « Le cœur des volleyeurs » et « Dans tes bras » en sont de parfaits exemples et contiennent de plus des petits exercices de ‘namedropping’ chers à Vincent Delerm. Notons la participation à cet elpee, de la révélation française de 2007, Peter Von Poehl.

En ces temps annuels de classements, « 15 Chansons » est donc élu album de chanson française de l’année ! Cette ultime récompense vous poussera peut-être à aller le découvrir sur scène où sa bonne humeur communicative, son ironie et son contact permanent avec le public font, paraît-il, des ravages.  

 

The Fleshtones

Stocking stuffer

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Apparemment, les Fleshtones ont voulu se payer un album récréatif en hommage au père Noël. Une majorité de titres sont inspirés par la musique surf des 50’s, même si on distingue certains accents empruntés aux débuts des Beatles. Les clins d’œil adressés à AC/DC sur « Six white boomers », Jerry Lee Lewis sur « Christmas with Bazooka Joe » et surtout Johnny B. Goode de Chuck Berry tout au long de « I still believe in Christmas » manquent quand même de subtilité. Aussi, malgré toute l’estime que je porte au groupe newyorkais, il faut avouer que cet elpee est loin d’être indispensable.  

Mist

Period

Écrit par

Mist est un duo originaire d’Amsterdam. Il propose ici « Period », son troisième opus. Ecrit et enregistré entre 2005 et 2008, « Period » fait suite à des « We Should Have Been Stars » et « Bye Bye » passé inaperçus hors de la frontière linguistique. Il est triste de constater que ce nouvel ouvrage, à l’écoute de son contenu en demi-teinte, risque fort de connaître la même destinée. Des morceaux tels que « Born In The Summer Of Love », « Escape Lane », « Going On » et « Grand And Humble » attestent de la recherche d’authenticité et de la volonté de la formation de sortir des sentiers battus. Mais la majorité de ce « Period » se fond inexorablement dans la masse et les influences évidentes et convenues (Radiohead, Coldplay et consorts) de Mist s’étalent de long en large au sein de la plaque. Les quatre morceaux précités valent assurément le détour. Dommage que le reste ne suive pas…

 

Pete Murray

Summer at Eureka

Écrit par

Certaines bios annoncent cet album comme le quatrième de l’Australien. D’autres comme le troisième. En fait, l’intéressé à sorti un elpee sur un label indépendant en 2002. Il s’agit donc bien de son quatrième. L’enregistrement de « Summer at Eureka » a été réalisé au sein des propres studios de Pete, un studio qu’il aménagé tout récemment. Il s’est également chargé de la production. Cet auteur/compositeur australien voue une grande admiration à Nick Drake, Bob Dylan et Neil Young. Et manifestement, sa musique baigne au sein d’un climat très seventies. Sur son dernier elpee, il a accordé davantage de place à l’électricité ; et son toucher de guitare peut même rappeler celui de l’illustre Canadien. Malgré l’énorme succès récolté au pays des kangourous (NDR : il a été nominé 7 fois aux ARIA et de nombreuses de ses chansons ont figuré ou figurent encore dans les charts aussie) et son talent incontestable, Murray vit toujours dans le passé. Illustre, sans doute. Mais passé et dépassé, quand même…

 

The Old Haunts

Poisonous Times

Écrit par

The Old Haunts est au rock ce que Judith Godrèche est au cinéma français : une potiche fadasse et anecdotique, jouant constamment de la même manière. « Poisonous Times » est une œuvre irritante ; et même une écoute ultra rapide n’y change rien. De plus, les tentatives flagrantes de Craig Extine d’interpréter ses écrits de la même manière que Jack White sont, au bout de quelques morceaux, tout à fait risibles. Seules les ballades (« Sunshine », « Hung Up On The Down Side », « In Revolt » et un « Dressed As Thieves » à la Babyshambles) donnent du cachet à l’ensemble, évitant ainsi la nausée à l’auditeur réfractaire. En bref, « Poisonous Times » est un de ces recueils qui finiront par encombrer le fond des bacs de soldes…

 

Outsiders

Keep This Fire Burning

Écrit par

Ecrit par la chanteuse suédoise Robyn, « Keep This Fire Burning » avait déjà fait l’objet d’une adaptation en 2005, signée Beverley Knight. Et puis la Scandinave avait également réalisé une toute nouvelle version de ce titre, lors de la réédition de son album. Aujourd’hui, c’est désormais sur le team Outsiders qu’il faudra compter pour enflammer vos soirées électro les plus pathétiques. Remixé essentiellement par les maîtres de l’écurie Loaded, Freemasons, le disque des Anglais a pourtant bénéficié du concours de la voix sensuelle d’Amanda Wilson. Mais au bout du compte, le morceau est loin de cracher des flammes ; et on a l’impression de l’avoir entendu plus de mille fois. Une plage de dance caractérisée par la ligne de basse ‘rebondissante’ tracée sur fond de beats électro très simplistes. Déjà présent cet été sur les dancefloors moites des plus grosses soirées, ce titre est à fuir si vous êtes pointilleux en matière de clubbing ; car seuls les ringards ont le droit de se déhancher sur cette répétitive rythmique qui n’a rien de jouissive. En outre, cette plaque inclut d’autres versions remixées (WAWA, Christian Fischer, Jean Mawell ou encore Topaz Floored Bassline) dont aucune ne sort du lot. Et vu le style de la chanson, on peut très bien comprendre pourquoi !

Sanseverino

Sanseverino aux bouffes du Nord

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Sébastien Sanseverino aime la musique populaire. Il ne s’en cache pas, et parvient même à y mettre un P majuscule. Ce fan de Django Reinhardt et de la musique manouche, n’a de cesse de s’agiter sur le corps de sa guitare pour inviter les foules à danser. Pour faire monter d’un cran l’ambiance d’un bal ou faire taper du pied en cadence. Notre snobisme urbain, aurait vite fait de ranger l’artiste dans la catégorie des ‘gentils mais on ne va pas en faire des pataquès’. Laissons donc de côté notre soi-disant noblesse musicale, pour essayer de s’imprégner de l’univers de ce farfelu chantant. A peine entré dans le monde du Napolitain d’origine, on se prend l’envie de légèreté et de fiestas impromptues.

Sous la chaleur des cordes, et les alignements de textes comico-satiriques, l’artiste à déjà produit trois albums studio : « Le tango des gens » (2001), « Les Sénégalaises »  (2004) et « Exactement » (2006). Un double album live « Live au théâtre Sébastopol » avait suivi en 2005.

Trois ans plus tard, Sanseverino nous revient, une double galette enregistrée en public dans la sacoche. Cette œuvre épingle des morceaux issus des trois albums studio, ainsi que des reprises des Wampas, d’Yves Montand ou François Béranger. Si en tournée, Sanseverino est accompagné d’une armada de musiciens, il décide ici de déballer sa joie de vivre sur scène, uniquement en trio. Essentiellement jouées à l’accordéon, les 20 pistes (+ 1 vidéo) de « Sanseverino aux bouffes du Nord » apportent un cachet résolument tango, musette et caricoles à gogo, qui propulsent Yvette Horner, Aimable ou André Verschueren au sommet des références. Si la simple vue du piano à bretelles vous horrifie ou que les premiers accords qui en sortent vous filent de l’urticaire, il serait préférable d’éviter l’écoute de ces disques. Si par contre vous n’êtes pas réticents aux flonflons et blagues de potache, ils devraient parvenir à vous faire passer une après-midi fort sympathique. ‘La simplicité décourage. Elle ne s'acquiert qu'à force de détachement’ nous disait Blondeau. Cette citation prend toute sa valeur dans le cas qui nous occupe. Détachement, simplicité et légèreté sont donc les mots clefs à retenir avant de procéder à son écoute.

The Subs

Subculture

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Bien que jouissant d’un statut international (NDR : ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi adulé sur ses terres gantoises), Soulwax a aussi tracé la voie à une scène électro belge bien racée. Les parrains de ce mouvement comptent aujourd’hui parmi leurs héritiers Goose, Shameboy et plus récemment The Subs. Un trio électro hard tech dont le titre du premier album, « Subculture », fait référence au dancefloor populaire ‘Culture Club’ qui a vu naître la génération New Beat. Malheureusement, si la musique des Nordistes ne manque pas d’énergie, les influences sont beaucoup trop manifestes (Philippe Zdar de chez Cassius, Laurent Garnier et Boysnoize évidemment). En outre, ce disque souffre d’une grosse carence en originalité. Beats très lourds, montées en puissance, breaks et à nouveau grosses montées techno. Ce schéma électro a tellement été ressassé depuis les années 80 qu’il risque fort de laisser de marbre les amateurs de techno. Malgré une recherche certaine au niveau de la mise en forme, ce « Subculture » se contente de suivre les traces de Soulwax ou encore Boysnoize. Et le plus bel exemple nous vient de « Papillon ». Les basses y sont tellement lourdes et la rythmique répétitive, que le morceau finit par agacer. Il y a même un remixe de « Breathe » de The Prodigy. Mais il n’arrive pas à la cheville de l’original. Bref trop gratuitement bruyant, cet opus provoque rapidement la lassitude. Dommage !

Pourtant, malgré la critique négative de leur elpee, il faut reconnaître que le combo belge parvient à faire parler la poudre en ‘live’. Et il l’a démontré sur les pistes du Pukkelpop, Dour, le Social Club à Paris ou encore du Razzmatazz à Barcelone, qu’il est parvenu à embraser. Mais, un peu à l’instar de Justice, on a l’impression que The Subs s’égare dans un univers sonore trop impersonnel pour vraiment convaincre. Espérons simplement que leur aventure ne se résume pas à un feu de paille…

 

Venus

Venus Live + Venus Studio

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Vêtu d’un long manteau d’hiver, Venus nous invite à partager un ultime voyage hypnotique à travers un double album exceptionnel. Sobrement intitulé « Venus », il est sorti le 6 décembre 2007. Une œuvre d’adieu composée de deux volets : « Venus Studio » et « Venus Live ». Elle retrace dix ans de carrière et d’aventures de l’un des groupes les plus singuliers de la scène indie belge.

« Venus Live », enregistré le 23 mars 2007 lors d’un concert mémorable à l’Ancienne Belgique, nous livre les derniers souffles de la formation bruxelloise. Accompagné de nombreux invités et amis (Françoise Breut, Lio et Antoine des Girls in Hawaii, John et Mika de Ghinzu, Sacha Toorop…), Marc Huygens revisite l’ensemble de son répertoire et nous convie à partager ses émotions teintées de nostalgie.

A travers ce live, Marc Huygens quitte la planète Venus sous les lumières rouges de la scène et transforme ce dernier concert en une grande fête d’adieu. Tel un narrateur, un maître de cérémonie, il raconte Venus : ‘J’ai quelque chose à vous dire : après 10 années de voyage interstellaire, d’aventures exotiques, de concerts hypnotiques, d’épisodes chaotiques et de fous-rires éthyliques, j’ai choisi de m’éclipser vers d’autres aventures intergalactiques. Mais avant que Venus ne sorte définitivement de son orbite, et pour fêter ces 10 années magiques, nous avons décidé de partager avec vous une dernière nuit très, très électrique…’.

Ce premier volet présente un visage kaléidoscopique composé de 17 fragments. Les multiples facettes du groupe y sont explorées. Passant de compositions calmes et introspectives (« Wanda Wulz », « Mother’s voice, Kallenovsky »...) à des morceaux plus fiévreux et électriques (« Here & Now », « Love & Loss », « Perfect Lover »...), l’émotion traduite en son et vêtue de cette habituelle théâtralité, touche par sa sincérité. Sans oublier des morceaux qui frissonnent encore (« Amsterdam ») ou d’autres qui interrogent sans cesse les diversités musicales (« She’s So Dico », « Bass Shivering Bass »…). Venus nous livre en puissance un large éventail de sa pop-rock baroque et sulfureuse.

« Venus Studio », ultime elpee, se présente sous forme de ‘best of’ et propose dix ans de studio résumé en dix-sept fragments soigneusement choisis par le leader du groupe. De ces fragments, deux prismes : le « Sud » de Nino Ferrer et « Bachelorette » de Björk.

 La révolution Venus se termine alors pour s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Après un an de silence, Marc Huygens, accompagné de Françoise Vidick (batterie, chant) et d’Anja Naucler (violoncelle), nous invite à découvrir son nouveau projet minimaliste Joy. Le trio se produira en première partie d’Elysian Fields le 7 mars prochain sur les planches de l’Orangerie du Botanique.     

Venus Live…Venus Studio : le rideau rouge tombe !