Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26654 Items)

Une centaine de millions de soleil pour Snow Patrol

Écrit par

C’est ce 24 octobre que paraîtra le cinquième album studio de Snow Patrol. Il a été enregistré cet été dans le studio Hansa à Berlin, là où David Bowie a enregistré ses albums ‘Low & Lodger’. L’album a été écrit par Snow Patrol et produit par Jacknife Lee (Bloc Party, REM, U2, etc.) Snow Patrol est un des groupes britanniques qui s’est le mieux vendu cette décennie. ‘A Hundred Million Suns’ est le successeur de ‘Eyes Open’, sorti en 2006, un album qui s’est vendu à plus de 4,5 millions d’exemplaires dans le monde. L’album sort en deux formats dont une édition limitée avec un DVD reprenant 4 titres live + interview + extraits du ‘making of’ de l’album.

(d’après communiqué de presse)

Tracklisting :

1. If There's a Rocket Tie Me To It 
2. Crack The Shutters 
3. Take Back The City 
4. Lifeboats 
5. The Golden Floor 
6. Please Just Take These Photos From My Hands 
7. Set Down Your Glass 
8. The Planets Bend Between Us (For You) 
9. Engines 
10. Disaster Button 
11. The Lightning Strike 

Pour plus d’infos : http://www.snowpatrol.com

 

 

Azymuth rend hommage à Herbie Hancock

Écrit par

En intitulant leur nouvel album « Butterfly », Azymuth a voulu rendre un hommage à Herbie Hancock. Et pour cause, « Butterfly » est une des compos du célèbre musicien de jazz, qu’ils reprennent d’ailleurs sur cet opus.

Azymuth est l'un des groupes les plus influents du Brésil et ils ont donné des concerts dans le monde entier. En mélangeant du funk, de la soul et du jazz avec la samba, Azymuth propose un son très personnel qu'il appelle “Samba Doido” (la samba folle).  Les membres du groupe incluent José Roberto Bertrami (né le 21 février 1946, à Tatui)  aux claviers, Alex Malheiros (né le 19 août 1946, dans Niteroi) à la basse et Ivan Conti (né le 16 août 1946, au Rio de Janeiro) aux percussions.

Influencé par des pianistes tels que Bill Evans et Luiz Eça (du Tamba 4), José Roberto Bertrami travaillé avec Flora Purim et  Robertinho Silva avant rencontre avec Ivan Conti dans un night club de Rio. Lors d’une visite au club Bowling Alley en 1972, ils ont rencontrés Alex Malheiros et ont décidé de former Azymuth. Leur premier album, la bande sonore pour le film O Fabuloso Fittipaldi, est sorti au Brésil en 1973. Après un certain nombre d'années comme musiciens de session pour les studios d'enregistrement de Rio et des tournées en Amérique du Sud, une apparition fructueuse au Festival de Jazz Montreux 1977 les a menés à une tournée américaine 1978 avec Airto et Flora Purim. Un contrat avec le Milestone en 1979 a abouti à une longue série d'albums éclectiques  qui a fait connaitre le groupe aux marchés américains et européens. Tous les trois membres ont aussi enregistré des albums de solo pour Milestone.

Le groupe se reforme dans les années 90. Depuis ils ont enregistré six nouveaux albums: ‘Woodland Warrior’ (1998), ‘Pieces of Ipanema’ (1999), ‘Before we Forget’ (2000), ‘Partido Novo’ (2003) ‘Brazilian Soul’ (2004) et ‘Butterfly’ (2008). Ils ont également été remixés par des artistes de talent comme 4hero, Jazzanova, Mark Pritchard, London Elektricity and Roni Size.

Aujourd’hui avec leur nouvel album ‘Butterfly’ chez Far Out, Azymuth s’inscrit comme un des groupes légendaires qui aura su faire vivre  la scène musicale de Rio sur trois décennies depuis leur début pendant l'ère de bossa-nova. Coproduit par David Brinkworth (Harmonic 33), ce disque parvient à une synthèse des éléments jazz, funk et samba que le groupe a cherchés tout au long de sa carrière. De l’aveu de David, tout l’enregistrement s’est déroulé naturellement : “ils ont tellement d’expérience, ils prennent chaque idée et la transforment en quelques secondes en une piste exploitable. Ils ont acquis une telle connaissance d’eux-mêmes qu’ils se comprennent à la seconde quand ils improvisent.”

(d’après communiqué de presse)

Pour voir la vidéo du groupe en concert cet été à LA avec Madlib en guest
http://www.youtube.com/watch?v=jPpnYHOkH68

et une autre vidéo dans un club de jazz (ambiance surchauffée)
http://fr.youtube.com/watch?v=6W9wrDsCcU4

Tracklisting:

1. Butterfly
2. Os Cara La
3. Meu Doce Amigo
4. Caititu
5. Avenida Rio Branco
6. New Dawn
7. Triagem
8. Hole in One
9. Morning
10. Next Summer in Rio

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/azymuth

 

 

Du camphre et du cuivre pour Melissa Laveaux

Écrit par

En perdant le chèque pour payer ses cours de piano, la toute jeune Mélissa Laveaux s’est forgé un destin. Elle apprendra la musique en autodidacte. A l’oreille et dans les livres. Heureusement, sa mère écoute de la chanson à texte et du jazz haïtien en la coiffant, et son père, musicien à ses heures, a l’idée de lui offrir une guitare d’occasion à 13 ans.

Métissée la musique de Mélissa Laveaux ? Sans doute, comment pourrait-il en être autrement ? Née à Montréal en 1985 de parents haïtiens fraîchement immigrés, elle grandit à Ottawa, Ontario, dans un univers majoritairement anglophone, et doit tenter de s’intégrer à ce nouvel environnement, sans rien abandonner pour autant de sa culture d’origine, créole et francophone.

Au carrefour de ces multiples identités, Mélissa prend très vite conscience de son « décalage » avec le monde alentour. Elle dénote. Adolescente créative, elle se réfugie dans la musique et passe son temps à préparer des mixtapes de chansons à la radio, au grand dam de ses parents, tous deux professeurs, qui la rêvent médecin. Elle découvre pêle-mêle, et dans une sorte de boulimie, le folk indépendant canadien (Joni Mitchell, Feist), le trip hop britannique (Martina Topley-Bird), la musique brésilienne alternative (Adriana Calcanhotto, Os Mutantes), les stars du hip hop et de la nu-soul (Erikah Badu, Common, The Roots, The Fugees…), les grandes voix de la tradition afro-américaine (Billie Holiday, Nina Simone, Aretha Franklin) et les étoiles lointaines de la World Music (Rokia Traoré, Lhasa…).

Brassant toutes ces influences en un mélange de naïveté et d’instinct, travaillant quotidiennement sur sa guitare, Mélissa s’invente très tôt un style d’accompagnement personnel, très rythmique, et se met à écrire ses premiers textes, composer ses premières chansons. De là ce songwriting résolument contemporain, qui intègre tous ses croisements identitaires, mais au lieu de les afficher en un geste militant, choisit la voie de l’intime, de la confidence - l’aventure d’une parole définitivement libre.

Mais la musique n’est pas tout. Comme ses frères et sœurs, elle veut faire des études, avec l’ambition de travailler dans le domaine social, tout en ressentant l’extrême nécessité de s’exprimer artistiquement. « L’un ne va pas sans l’autre. J’ai besoin de musique pour vivre et de vivre pour inspirer ma musique », affirme-t-elle volontiers, avec une sacrée détermination. Etudiante à l’Université d’Ottawa, elle passe et obtient son diplôme de Bachelor en Éthique et Société.

Parallèlement elle participe aux soirées « open mic » organisées dans le pub du campus. Un jeune percussionniste, Rob Reid, la repère, l’encourage à persévérer. Assidue à l’université durant la semaine, elle part sur la route avec Rob chaque week-end et sillonne le Canada pour jouer dans les clubs. A 21 ans, elle autoproduit un album qu’elle diffuse sur myspace. Début 2007, le label No Format! la rencontre à Montréal et la prend aussitôt sous contrat. La même année, elle obtient la bourse Lagardère Jeunes Talents. Elle enregistre dans la foulée son véritable premier album, “Camphor & Copper”, construit sur les fondations de l’album autoproduit deux ans auparavant.

Exceptées deux reprises magistralement réinventées (« Needle in the hay » d’Elliott Smith et « I Wanna be Evil » d’Eartha Kitt) qui posent en quelque sorte les bornes imaginaires de son univers musical, le répertoire de cet album n’est composé que d’œuvres originales, impressionnantes de  ce mélange de maturité et de fraîcheur qui n’appartient qu’aux plus grands. Dans cet album, Mélissa libère d’un coup toute l’énergie créatrice accumulée au long de ces années d’apprentissage et  trouve d’emblée le ton juste. Les arrangements minimalistes privilégient l’énergie et l’impact poétique de ses mots. Sa voix surtout se déploie, majestueuse et fragile, profonde, sensuelle et délicieusement juvénile, creusée de remous intérieurs sous la séduction immédiate, comme travaillée par ce trilinguisme qui marque sa vie, la fluidité rythmique de la langue anglaise, la syncope nonchalante du Créole, la sophistication harmonique du Français.

Nul doute qu’avec un tel album, cette jeune canadienne d’origine haïtienne de 23 ans, fait une entrée fracassante dans le petit cercle des auteurs compositeurs interprètes les plus prometteurs de notre époque.

(d’après communiqué de presse)

L’album paraîtra ce 3 novembre

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/melissalaveaux

 

 

 

C’est sorti de la tête des Kaiser Chiefs…

Écrit par

Révélation britannique pour l’année 2005, les Kaiser Chiefs nous proposent un troisième opus. Il est dans les bacs depuis ce 17 octobre. Lili Allen est venue apporter son concours aux vocaux pour l’une ou l’autre compo.

Tracklisting :

1. Spanish Metal 
2. Never Miss A Beat 
3. Like It Too Much 
4. You Want History 
5. Can't Say What I Mean 
6. Good Days Bad Days 
7. Tomato In The Rain 
8. Half The Truth 
9. Always Happens Like That 
10. Addicted To Drugs 

11. Remember You're A Girl 

Pour plus d’infos : http://www.kaiserchiefs.co.uk et http://www.myspace.com/kaiserchiefs

 

 

Ryan Adams de retour!

Écrit par

Le nouvel opus de Ryan Adams & The Cardinals s’intitule “Cardinology”. Il paraîtra ce 24 octobre et sera précédé par le single “Fix It”.

Tracklisting:

1. Born Into A Light 
2. Go Easy 
3. Fix It 
4. Magick 
5. Cobwebs 
6. Let Us Down Easy 
7. Crossed Out Name 
8. Natural Ghost 
9. Sink Ships 
10. Evergreen 
11. Like Yesterday 

12. Stop 

Pour plus d’infos : http://www.davidryanadams.com et http://www.myspace.com/ryanadams

 

 

Elvis’ Ghettoblaster

L’efficacité avant tout…

Écrit par

Depuis la sortie de « Love Is A Schizophrenic Hungry Monster », Elvis’ Ghettoblaster est de plus en plus présent sur la scène rock belge. Critiques élogieuses à leur égard, présence à quelques festivals dont celui de Dour : il semblait donc évident pour le trio bruxellois de planter leur décor dans l’arène de la Rotonde du Botanique. Une soirée à l’ambiance particulièrement décontractée, très cool si vous préférez, reflétant l’attitude des musiciens aussi habiles un verre en main que sur leurs instruments.

Avant le gros moment rock’n roll de la soirée, Hey Yeah ! tente tant bien que mal de chauffer la salle. Pas facile, car il n’y a pas foule ; même si on peut qualifier l’audience d’encourageante. Le rock de ce jeune trio bruxellois ne manque pas de subtilité. L’influence des Libertines est assez marquée. Leur show souffre quand même d’une carence en relief et se complaît dans une certaine naïveté. Ce qui n’empêche pas une frange de l’assembler de marquer sa satisfaction.

Les trois trublions d’Elvis’ Ghettoblaster débarquent enfin. Ils sont plutôt loquaces et multiplient les traits d’humour. En outre, leur nonchalance leur colle bien à la peau. Visiblement quelques bières ont suffi pour leur assurer une sérénité certaine. Et la formation brise d’entrée un silence embarrassant en balançant une intro instrumentale, histoire de remettre les esprits en place et puis aussi d’entamer le show. « Rockus Porkus », « Stoner » et « Die » préludent une soirée rock en puissance. Il y a bien quelques petits problèmes techniques, mais vu l’expérience des musicos, ces détails ne semblent pas les perturber. Orphelin de leur chanteur, le combo éprouve quand même quelques difficultés à trouver le bon équilibre au niveau des vocaux. Heureusement, le trio compense ces imperfections par un aplomb digne de chevronnés ; et puis affiche un réel plaisir à se donner à fond, propension qu’il va s’évertuer à entretenir tout au long du set. Et comme tout baigne, le groupe n’hésite pas à expérimenter quelques nouvelles variations ; à l’instar d’une version reggae surprenante de « Champagne and Wine ». Un petit bonheur ! Bien sûr, on pourra leur reprocher l’absence de boucles électro qui jalonnent le second opus du trio. Mais difficile d’en demander davantage à notre ami Enzo qui cumule chant, guitare et claviers. Et il faut le souligner, son art à jongler entre les différents instruments est stupéfiant. Au sein de la setlist, j’épinglerai cependant quelques petites pépites comme une superbe adaptation du « Feel Alright » des Stones et puis un nouveau morceau, encore sans titre, bourré d’énergie et d’électro ! Live, Elvis’ Ghettoblaster est sans doute moins pêchu que sur disque ; cependant, au cours de cette soirée il a manifesté un état de forme et une efficacité qui font plaisir à voir et à entendre…

Applaudissements nourris mais sincères de l’assistance peuplée de fidèles aficionados. Dommage qu’il n’y ait pas eu un peu plus de monde. Un bel exemple à suivre ! Chapeau les gars !

Organisation Botanique

 

 

Une menace signée Mongrel

Écrit par

C’est le 5 novembre que paraîtra le premier Ep de Mongrel (NDR: ne pas confondre avec la formation de metal du même nom). Au sein du line up, on retrouve Andy Nicholson (l’ex bassiste des Arctic Monkeys), Drew McConnell des Babyshambles, Joe Moskow et Jon McClure de Reverend & The Makers ainsi que Lowkey, une légende du hip hop britannique. En outre, les sessions d’enregistrement se sont déroulées aux célèbres On U Sound studio du mythique Adrian Sherwood. C’est d’ailleurs lui qui s’est chargé du mixing. Et vous vous en doutez du son dub

Tracklisting :

1. 'The Menace' (feat Lowkey and Matt Helders)
2. 'Barcode' (feat Pariz 1, Tor Cesay, Mpho, Saul Williams and Matt Helders
3.  'The Menace (Adrian Sherwood On-U Sound Dub)’
4.  'Barcode (Adrian Sherwood On-U Sound Dub)’

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/wearemongrel

 

 

Agoria veut faire vite…

Écrit par

« Go fast », c’est le titre du nouvel elpee d’Agoria. Particulièrement notoire dans l’univers de la musique électronique, ce DJ français s’est attaqué à un projet particulièrement ambitieux, puisqu’il a décidé de s’inspirer du long métrage du même nom, réalisé par Olivier Van Hoofstadt (réalisateur du fim culte 'Dikkenek') et au sein duquel on retrouve notamment pour interprètes Roschdy Zem et Olivier Gourmet… Ce disque fait suite à "Blossom" paru en 2003 et "Green Armchair" en 2006. La sortie de l’elpee est prévue pour ce 20 octobre.

Tracklisting  :

01. Tender Storm
02. Altre Voci
03. Memole Bua
04. Dust
05. Pending Between Two Worlds
06. Eden
07. Solarized
08. Last Breath
09. Around The Corner
10. Go Fast
11. Run Run Run

12. Diva Drive

Pour voir son nouveau clip vidéo : http://agoria.differentrecordings.com

 

 

Les Rakes nostalgiques de l’Allemagne de l’Est…

Écrit par

Pour enregistrer leur nouvel album, les Rakes sont partis à Berlin. En ex-Allemagne de l’Est, très exactement. Dans des anciens locaux de radio soviétique aménagés en studio. Mais surtout dans un environnement industriel. Un peu comme si les musiciens voulaient marcher sur les traces de Bauhaus. Ambiance ! Apparemment l’elpee sera éponyme. Il a été enregistré sous la houlette d’un nouveau producteur, Chris Zane (Les Savy Fav, The Walkmen) et sa sortie est prévue pour le printemps 2009.

Pour plus d’infos : http://www.therakes.co.uk et http://www.myspace.com/therakes

 

The Sedan Vault avant-gardiste…

Écrit par

Le groupe de rock expérimental The Sedan Vault sortira son nouvel album « Vanguard »  le 3 novembre. Ce nouvel opus est annoncé comme allant bien au-delà des influences habituelles du punk et du rock. Un beat plus dur, des guitares plus recherchées et des arrangements oscillant de l’électronique aux cuivres ténébreux en passant par des cordes aux teintes de l’Europe de l’Est sont au menu. « Vanguard » chercherait donc à  y combiner les influences passées du groupe à celles d’autres artistes. Aussi bien du passé comme Philip Glass et The Residents. Que plus contemporains comme  The Mars Volta, Battles et Klaxons…

Comme nouvel artiste en résidence de l’AB, The Sedan Vault présentera « Vanguard » en live le 3 novembre dans l’AB Club. Le single « Unidentified flying subjects » est à l’écoute sur leur MySpace et sera en vente à partir du 20 octobre exclusivement sur leur download shop.

(d’après communiqué de presse)

Pour plus d’infos : http://www.thesedanvault.com et http://www.myspace.com/thesedanvault

 

Un troisième album pour Franz Ferdinand

Écrit par

Le troisième opus de Franz Ferdinand paraîtra ce lundi 26 janvier 2009. Il a été coproduit par le groupe et Dan Carey. 

En voici le tracklisting :

1.  Ulysses
2.  Turn It On
3.  Kiss Me
4.  Twilight Omens
5.  Send Him Away
6.  Live Alone
7.  Bite Hard
8.  What She Came For

9.  Can’t Stop Feeling
10. Lucid Dreams
11. Dream Again
12. Katherine Kiss Me

Pour plus d’infos : http://www.franzferdinand.co.uk

 

 

 

The Cranes

Encore en rôdage…

Écrit par

Déjà 3 ans que les Cranes ne s’étaient plus produits en Belgique. Qu’étaient-ils devenus ? La voix d'Alison Shaw était-elle toujours aussi pré-pubère?  Et surtout, les ‘grues’ étaient-elles encore susceptibles de déplacer suffisamment de fans pour remplir le VK ?

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas The Cranes, imaginez un peu la musique de The Cure période « Pornography » voire « Disintegration », si Robert Smith avait été de sexe féminin. Enfin, pas seulement, puisqu’il y a du Tolkien dans l'ambiance. Il y a de l’éther atmosphérique aussi. Bref, un trip au sein duquel il faut oser et être capable de rentrer. La salle de Molenbeek n’était qu’aux trois-quarts remplie. Et en majorité de trentenaires. Dommage ! En fait, à l’instar des Charlatans, qui s’étaient également produits au VK en février dernier, la formation issue de Portsmouth éprouve de grosses difficultés à renouveler son contingent de fans. Evidemment, en n’accordant plus de concert chez nous depuis 2005 (un crochet par le VK et une première partie de Cure à Lokeren), difficile de se rappeler au bon souvenir de ses aficionados.

Début de set, les morceaux manquent carrément de pèche. Et le son est tout à fait catastrophique. Mécontent, un spectateur dit même tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et dans la langue de Molière ! Déjà pas trop à l’aise en début de parcours, la brave Alison n’y comprend rien, imaginant que cette critique lui est adressée. Curieusement, à partir de cet instant –je ne suis pas ingé du son, mais bon je n’ai pas les oreilles bouchées– la qualité sonore est devenue, au fil du temps, de plus en plus nette. Bizarre... Enfin, passons… Bref, à cet instant, la prestation est encore trop inégale pour convaincre. Alison cherche ses marques ; et surtout à poser sa voix. A leur décharge on notera que cette date bruxelloise n'était que la seconde de leur périple (NDR : le combo avait joué à la Maroquinerie de Paris, la veille). Et leur dernière tournée date déjà de trois longues années.

Mais le show s’est bonifié en deuxième partie. Là, la magie a vraiment (et enfin) commencé  à opérer. Carton plein pour "Far away", "Adrift", "Everywhere" et "Paris and Rome", avant une série copieuse de rappels. Soit plus de deux heures de concert. Générosité, tendresse, émotion... ce band est définitivement le genre musique à écouter en boucle pendant un gros câlin. Pas besoin d'un pétard. Leurs mélodies ont toujours eu la formule pour générer des hormones zen, destinées à atteindre directement le cortex reptilien (le plus primaire). Alors, oui, certaines tonalités sont un peu surannées, comme nous le reprochait l’un ou l’autre spectateur lambda. Mais ce côté vintage donne in fine tout son charme à la formation insulaire. Et puis, il y a Alison. Toujours d'une gentillesse, d'une attention rare vis-à-vis de son public. Nous sommes ses invités. Elle ne veut pas nous décevoir… Laissons les enchaîner les dates et rôder encore leur set (leur nouvel album sort cette semaine). Et si pour l’été prochain, des organisateurs de festivals ont suffisamment de flair pour les inviter, ils devraient (comme naguère) casser la baraque.

Setlist :

1 Clear
2 Jewel
3 Vanishing point
4 Future song
5 Worlds
6 Wires
7 Panorama
8 Feathers
9 Sunrise
10 Far away
11 Adrift
12 Here comes the snow
13 Flute song

14 Everywhere
15 Paris & Rome

NB : dans leur élan de générosité, les Cranes ont encore interprété trois titres qui ne figurent pas sur la setlist officielle.

 

Possession

Incarnation

Écrit par

Sous-titré "The songs of Robert Johnson", cet opus rend un nouvel hommage à l'œuvre du mythique guitariste. Et pour cause, les quinze plages sont issues de sa plume. Le line up de Possession implique six musiciens : Tucker Smallwood au chant, Arlen Roth aux guitares, Pat Conte à la guitare acoustique, T.C James aux claviers, Jerry Jemmott à la basse et Herb Lovelle à la batterie. L'enregistrement date de 1995. Il s’est déroulé à New York City. Il vient d'être remixé en 2008. Et c’est Fred James, un musicien notoire issu de Nashville qui s'est chargé de la production de ces bandes.

Smallwood s’est surtout illustré comme auteur et acteur. Notamment pour la télévision. Il est aussi musicien et chanteur intéressant à ses heures. Arlen Roth est un guitariste renommé. Respecté par ses pairs, il compte déjà une carrière de 35 années à son actif. Et huit albums. Dont le dernier, "Toolin' around Woodstock", a bénéficié de la participation d’invités tels que Levon Helm, Sonny Landreth et Bill Kirchen. Il vient d’ailleurs de sortir.

Possession débute par le populaire "Walking blues". La version est assez amplifiée. La voix passe bien la rampe, la guitare et la basse sont bien mises en évidence, mais le son synthétique du clavier gâche toutes les bonnes dispositions en présence. Je préfère nettement le traitement plus acoustique de "Stones in my passway" ; un traitement opéré par Roth au dobro dont la sonorité est très métallique. Cette ambiance traditionnelle est reproduite sur "If I had possession over judgement day" et "Crossroads blues". A l’instar de la plage qui ouvre l’elpee, la version plus électrique de "Terraplane blues" est loin d’être irrésistible. Seule la slide lumineuse de Roth sauve les meubles. Le timbre de Smallwood est assez puissant. Il me fait souvent penser à celui de Jack Bruce. Cette voix guide "Travelling riverside blues" avant de céder le relais aux cordes créatives d'Arlen. Il faut quand même reconnaître que le style de Possession est très personnel, et évolue manifestement à des années-lumière des Anglais Eric Clapton et Peter Green. Même à travers les hommages rendus au maître Johnson. On est ainsi souvent déconcertés, mais aussi déçus. Tout dépend de sa propre sensibilité. Et la manière d'aborder "Sweet home Chicago", quoique très originale, en est une nouvelle illustration. Personnellement, ce sont les adaptations les plus classiques qui me bottent le mieux. A l’instar des blues lents "Mean black spider" ou "When you got a good friend". Le traitement appliqué à "32-20" est plus jazz, quasi manouche ; alors que dynamisé par le piano honky tonk de T C James (autrefois leader du Fist-O-Funk Orchestra), "Phonograph blues" baigne au sein d’un jazz traditionnel. L’adaptation très dépouillée de "Me and the devil blues" nous plonge dans l'atmosphère très cool des cabarets de nuit. Au détour du chemin, une chanson de Robert Johnson est susceptible de se transformer en ballade à la mélodie accrocheuse. Et je pense tout particulièrement à "From fur until late" et "Love in vain", proches de l'ambiance New Orleans de Little Feat.

 

Various Artists

Blues Caravan - Guitars & Feathers

Écrit par

Le label Ruff a monté, voici quelques années, un projet fort intéressant : le Blues Caravan. Une initiative qui permet aux artistes de cette écurie d’opérer une tournée à travers le monde. En 2005 Ana Popovic, Candye Kane et Sue Foley y avaient participé. En 2006, Aynsley Lister, Ian Parker et Erja Lyytinen. Lors de l’édition 2007, la part belle a de nouveau été accordée aux ladies ; et en particulier à Sue Foley, Deborah Coleman et Roxanne Potvin. Enfin, en 2008, ce sont toujours les filles qui se sont taillé la part du lion. Pour la circonstance, on remarque le retour de Candye Kane et de Deborah Coleman ; mais également on assiste à la participation d’une nouvelle figure, Dani Wilde. La ronde californienne Candye Kane est la plus connue. Elle s’est souvent produite chez nous. Une véritable bête de scène à voir et à revoir en ‘live’. Miss Coleman ne jouit pas de la même notoriété. Mais elle n'en est pas moins talentueuse. Originaire de Virginie, c’est une guitariste féline. La surprise ou si vous préférez la découverte nous vient de la très jeune chanteuse/guitariste anglaise, Dani Wilde. Elle a chopé le virus du blues à l’écoute de ses consœurs féminines, Shemekia Copeland, Sue Foley et Susan Tedeschi. La Blues Caravan 2008 est un long périple qui s’étale de janvier à novembre…

Nous sommes à l'Harmonie de Bonn, en Allemagne. Le 27 janvier dernier. Le trio féminin est soutenu par un backing band dirigé par la solide gratteuse américaine, Lara Chavez ; c’est-à-dire la guitariste du Lara Price Band. En ouverture, nos gazelles sont à l’avant-plan pour attaquer une version funky du "Won't leeave" de Ray Charles. La gamine Dani Wilde prend le relais en solo pour interpréter quatre de ses compositions, issues de son elpee "Heal my blues". Sauvage et très offensive, Dani est manifestement très à l’aise sur les planches ; et en particulier lorsque le tempo est enlevé. Son chant est vigoureux, mais elle ne possède pas le potentiel de Miss Kane. Elle donne même l’impression de forcer ses cordes vocales en permanence. Elle est donc certainement perfectible à cet égard. Miss Wilde libère une intensité à peine contenue, permanente. C’est un autre jeune (26 ans), mais un Néerlandais qui se charge des parties d’orgue : Govert Van der Kolm. Dani arrache ses cordes un peu comme elle chante : à l’énergie. Une chose est sûre, cette très jeune britannique est à suivre! L’imposante et toujours souriante Candye Kane a du métier à revendre. Mais la pulpeuse californienne a aussi beaucoup de talent. Elle aligne cinq titres sur ce recueil. Rien que du bonheur ! Dès l’attaque de "You need a great big woman", le son irrésistible du jump blues de la West Coast transpire. Rapidement, une sonorité de guitare insolite s’élève. Légère comme l’air elle émane du doigté de Laura Chavez. Une diablesse, mais probablement la star de l’équipe. Dommage que la section rythmique, pourtant constituée de redoutables musiciens, ne soit pas taillée pour ce swing californien. Et pour cause, Michael Griot se réserve habituellement la basse dans le Blues Mob du New-yorkais Michael Hill tandis que Denis Palatin est un solide batteur lorrain qui bossé aussi pour Ana Popovic et Anthony Gomez. Saluons une nouvelle fois la sortie fulgurante opérée par Miss Chavez sur "I'm lucky". Deborah Coleman est la dernière à monter sur les planches. Elle concède un excellent "Bad boy", un blues très personnel, aux accents R&B. Sa voix profonde est très différente de celle de ses deux complices. Par contre, sa relecture du "I got to  know" de Jimmy Morello me botte moins. A contrario de son adaptation du "Fight" de Luther Allison. Sa voix est majestueuse et prend ici toute sa dimension. En finale, toutes les filles reviennent en bloc pour libérer de la bonne énergie. En l’occurrence pour le très gospel "Somethings got a hold on me", "Whole lotta love" et en toute fin de parcours "Rocking on the Blues Caravan". Quelle ambiance!

 

Fonda 500

Je m’appelle Stéréo

Écrit par

La découverte de Fonda 500 s’est produite, un peu par hasard, en 2005, au cours du festival  ‘D’Hiver rock’, à Tournai. Un set agréable, joyeux, parfois susceptible de glisser dans le délire. Et autant l’avouer de suite, ce nouvel opus réveille en mon fors intérieur, cette sensation.

Cette formation est donc britannique. Issue de Hull, très exactement. Et sa musique évolue quelque part entre Weezer et Belle & Sebastian. Une solution sonore surprenante, amusante même, atmosphérique, caractérisée par des accès d’électro vintage qui semblent sortir de nulle part. L’image qui illustre la pochette de l’album en est d’ailleurs le meilleur témoignage. Un vieux lecteur de cassette récupéré dont ne sait sur quelle brocante. C’est à la fois kitsch et vintage, tout comme le patchwork de photos du booklet.

Un conseil : lorsque vous introduisez le CD dans votre lecteur, zappez rapidement la première plage (« Music should always be played by the hands of the animals »). Son titre est interminable et son écoute plus que dispensable. Vous embraierez ainsi sur l’excellent « Je m’appelle Stéréo ». Un single potentiel ! Enfin presque, puisque Fonda 500 s’est également diverti à brouiller les pistes, en rallongeant le morceau, pour le porter à 6 minutes. Ce titre-phare s’élève en crescendo. Telle une cocotte-minute, elle se met à siffler, puis à imploser (NDR : la boîte à rythmes !), avant d’atterrir en douceur. Et j’épinglerai encore « Electronique Bee 101 », une autre plage qui cogne très sec ainsi que « Meet the bear », une invitation à rencontrer ce plantigrade. Un des membres du groupe prend ainsi un malin plaisir à se déguiser régulièrement en ours, sur scène… Un chouette album que je vous invite à découvrir également.

 

Oasis

Dig out your soul

Écrit par

En consultant le booklet du septième album d’Oasis on ne peut que penser au célèbre « Sergent Pepper’s » des Fab Four. A cause du recours à ce pop art bien spécifique ; même si les moyens technologiques sont aujourd’hui bien plus conséquents. Et bien sûr, des références aux Beatles jalonnent tout l’album ; mais pas seulement. D’abord, il faut reconnaître que la bande aux frères Gallagher s’est rendu compte qu’en continuant dans la lignée de « Don’t believe the truth », elle allait droit dans le mur. On ressent donc, tout au long de cet opus, une véritable volonté de changement, même si c’est toujours Dave Sardy (Dandy Warhols, Marilyn Mansun, Slayer, Cold War Kids) qui se charge de la production. Et il faut reconnaître que le résultat est plutôt convainquant. Un disque qui a été enregistré aux mythiques studios Abbey Road (NDR : ben tiens !) et mixé au Village Recorder de Los Angeles.

Hormis la ballade à l’eau de rose « I’m outta time » et le trop moyen « Ain’t go nothin’ », le reste passe plutôt bien la rampe. Et baigne très souvent dans une électricité vivifiante. A l’instar de « Bag it up », morceau qui ouvre l’elpee et adresse déjà un premier clin d’œil au psychédélisme des Beatles. Ou encore « The turning », dont le groove insidieux, puissant et hypnotique n’empêche pas la mélodie d’être contagieuse. Et soudain, c’est le spectre du Plastic Ono Band qui se met à planer. Tout d’abord sur le swamp rock démoniaque « Waiting for the rapture ». A cause d’une des deux lignes de guitare, aussi cinglante que celle qui survoltait « Cold turkey », même si l’intro semble avoir été pompée au « Five to one » des Doors. Et puis tout au long de « (Get off your) high horse lady ». Un country blues réminiscent du « Double blanc », mais dont le tempo binaire est calqué sur celui du « Give peace a chance » du P.O.B. Quant à savoir si ce sont des portes de garde-robes qui ont été utilisées, c’est une autre histoire. Autre compo très électrique, le single offensif « The shock of the lightning » tisse une bien jolie mélodie, alors que les vocaux épousent des inflexions sinusoïdales. C’est une des rares fois où Liam hulule. Signé Andy Bell, « The nature of reality » campe un boogie ‘hénaurme’ sous tension constante. C’est encore Bell qui balise le groove presque house du raga « To be where there’s life », une plage issue de la plume de Gem Archer, cependant. Mais les deux titres les plus intéressants sont, à mon humble avis, « Falling down ». Une sorte de cocktail entre psychédélisme et new wave, élaboré en crescendo dans l’esprit de Talk Talk. Une sensation accentuée par ce mince filet de clavier vintage. Et puis tout au long du lancinant et tourmenté « Soldier on ». Un titre à l’atmosphère étrange, troublante, traversée par des oscillations de claviers presque floydiens. Et pour en revenir aux Beatles, sachez que c’est toujours Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, qui siège derrière les fûts.

L’édition limitée de l’opus propose un bonus Dvd consacré au ‘making of’ de l’enregistrement du disque et à deux clips vidéo. Une excellente surprise !

Riffs' n' Bips 2008 : samedi 11 octobre

Écrit par

La cinquième édition du Riffs n Bips a donc vécu un gros succès populaire. Plus de 6 000 personnes s’y étaient donné rendez-vous ! Pour parvenir jusqu’au site, pas de problème. Mais pour trouver l’entrée réservée à la presse, fallait une bonne boussole. Et à l’intérieur, on a l’impression de participer à un jeu du labyrinthe. Heureusement, les bénévoles sont extrêmement sympathiques et nous aident à retrouver notre chemin. Finalement, après avoir effectué le même parcours plusieurs fois, on a compris ; et on ne se retrouve plus par hasard derrière le podium.

Entrée en matière réussie pour The Von Durden Party Project, une formation dont les membres sont issus des quatre coins de la Wallonie. Un set musclé, pétillant, énergique au sein duquel les musiciens recrachent élégamment toutes leurs influences qui oscillent de The Subways aux Queens of the Stone Age, en passant par les Infadels, les Kinks et Blur. J’ai même envie d’y ajouter Franz Ferdinand pour le sens mélodique et les Arctic Monkeys pour l’attitude. En gros le combo joue une sorte de stoner/punk/garage balayé par un zeste d’électro, pour faire dansant. C’est bien dans l’air du temps, c’est sympa, mais ce n’est pas nouveau. Responsable d’un album à ce jour « Death Discothèque », la formation doit encore digérer ses influences pour se créer sa propre voie. Et ma foi, elle en a le potentiel.

Starving est un peu la formation locale, puisqu’elle est issue de Dour. Le line up implique un nouveau batteur et une nouvelle claviériste. Par contre, c’est toujours Claudia qui est sous les feux des projecteurs. Son timbre vocal limpide mais argentin continue d’apporter un vent de fraîcheur à une musique plutôt eighties. Faut dire que les synthés vintage n’y sont pas pour rien. Pourtant le groove proposé par le line up est solide. Mais on ne peut se détacher de l’attitude sexy de la vocaliste. D’autant plus qu’elle a opté pour une coiffure plus sobre. Moins chauve-souris. Les textes sont pour la plupart interprétés dans la langue de Molière. Finalement assez sombres. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Claudia est occupée de marcher sur les traces de Jo Lemaire. Carrière en solo en vue ? Seul l’avenir nous l’apprendra.

Dès que White Rose Movement monte sur les planches, mes yeux se focalisent sur le leader/vocaliste, Finn Vine. Non seulement, il porte des lunettes, mais il ressemble à Jarvis Cocker, l’ex-leader de Pulp. Aussi, on imagine forcément se taper une musique très eighties. Pan dans le mille ! Issus de l’Est de Londres, ces jeunes dandys semblent avoir été nourris à la new et à la cold wave. Celle de New Order, tout particulièrement. Mais aussi de Simple Minds circa « Sons and fascination » et Depeche Mode. Synthé glauque. Batterie robotique. Univers plutôt sombre. C’est à la mode, mais quand on a vécu l’époque en direct, on reste perplexe…

Nada Surf est un combo que j’ai toujours beaucoup apprécié. Et il faut reconnaître que sur les planches, ils ne déçoivent jamais. Mais depuis février dernier, époque à laquelle ils s’étaient produits à l’Orangerie du Botanique, leur set n’a pas beaucoup changé. Seul détail, Daniel Lorca, le bassiste, joue assis. D’après les dernières infos, il se serait pété le genou. Ce qui rend leur prestation moins percutante. On aura quand même droit à quelques superbes titres, dont certains repris en chœur par le public, comme les inévitables « Popular », « Inside of love », « Weightless », « Hi-speed soul », « Always love » et « Fuck it », véritable moment de défoulement pour la foule. Et reconnaissons-le, Matthew Caws est toujours aussi sympa !

Formation gantoise, Arid jouit d’une grosse popularité. Aussi bien dans le Nord que dans le sud du pays. Premier atout, les musiciens sont loin d’être des manchots. D’ailleurs, personnellement, j’estime que c’est le groupe qui s’est fendu du meilleur set ce soir. Pas pour rien qu’un rappel lui a été réclamé. Mais instrumentalement parlant. Et pas seulement pour le succès récolté par ses tubes. Ou parce qu’ému par le romantisme ambiant, quelques vieux couples ont entamé un slow. Que ne chante pourtant pas Klaus Meine des Scorpions, même si à cet instant, la voix de Jasper Steverlinck m’y fait beaucoup penser. Pour certains, il possède un très beau timbre. Mais ses inflexions constamment dispensées dans le même registre finissent par agacer. Et la force du groupe devient alors une faiblesse. J’ignore si on lui a un jour reproché. Ou alors, s’il a écouté ces griefs. Car Jasper a suffisamment de talent pour marcher sur les traces d’un certain Jeff Buckley... Pas qu’on lui demande de se jeter dans l’Escaut, mais tout simplement qu’il module son organe vocal. Et Arid pourrait alors passer en division supérieure.

Cali est un extraordinaire showman. Et il l’a une nouvelle fois prouvé ce soir. Il monte sur les planches, coiffé d’une casquette (qu’il jettera dès le second morceau) et enflamme instantanément le public. Il arpente le podium de long en large et entame son premier morceau en criant dans un porte-voix. Ils sont sept sur scène dont deux cuivres : un tromboniste et un trompettiste. Il se prend tout à coup pour un Mc’s, mais surtout enchaîne les tubes et au beau milieu de son concert, nous balance un réquisitoire musclé pour nous rappeler la situation des sans-papiers. Il se souvient de sa famille persécutée par le régime franquiste (NDR : sa famille est d’origine catalane) et ose la comparaison. Moment très émouvant. Le show défile à du 200 à l’heure. Il invite régulièrement le public à participer à la fête. Et avant de reprendre le « Without you » de U2, rythme personnellement une compo sur une caisse claire, qu’on est venu lui apporter. Rappel inévitable. Cali descend dans le public. « C’est quand le bonheur ? ». Il fonce au bout de la salle. Monte sur une table et se laisse porter par la foule jusqu’à la scène. Cali a beaucoup transpiré. Les spectateurs aussi. Un spectacle ‘live’ d’exception. Accordé parfois au détriment de l’aspect musical… Mais c’est sans doute une question de goût…

La tête d'affiche de ce 5ème festival Riffs' n' Bips était bien le collectif bruxellois Front 242. Fondé en 81, ce groupe est une des sources de l'Electro Body Music ; et on pouvait donc rêver d’un show de rêve pour l'organisation. En outre, la formation peut toujours compter sur un contingent de fans fidèles. Tout comme lors du festival FeestInHetPark à Audenarde, leur set s’est révélé très dynamique. Le public a bien réagi à des titres comme "Take-one", "Welcome to Paradise" ou encore le morceau ‘trance’ "Moldavia". Enfin, des compos comme "Religion" et "Headhunter" ont permis de vivre un final étincelant. Côté regrets, on notera la brièveté de la prestation (une heure à peine) ainsi que l’absence de grands classiques. (J.M.)

Et pour clôturer le festival, Dr. Lektroluv était de la fête. Chemise blanche, masque vert, énormes lunettes, combiné téléphonique en main (en réalité un vieux cornet…) il assène ses beats techno et electro. Un pilonnage qu’il va opérer jusqu’aux petites heures pour le plus grand bonheur des nightclubbers… (J.M)

Ah oui, et je vous invite à rejoindre notre rubrique ‘Live photos’ pour y découvrir les superbes clichés réalisés par Sindy…

 

 

Volbeat

Un excellent remède contre la morosité...

Écrit par

Tandis que nous affrontons les embouteillages coutumiers sur le ring d’Anvers, des centaines de headbangers se pressent déjà à l’entrée de la salle Hof Ter Lo pour un concert qui affiche sold out ! Une fois n’est pas coutume, c’est un double évènement qui est proposé aux fans de metal en cette soirée ensoleillée. Le club ‘Trix’, adjacent à la salle bien connue des amateurs de rock puissant, propose un mini festival de death metal. En tête d’affiche : les Hollandais de Goresfest. Maigre consolation pour les fans de Volbeat sans ticket ; mais vu le droit d’entrée à 5€, il aurait été inopportun de faire la moue…

Il est un peu plus de 19h30 lorsque les jeunots de Serum 114 investissent le podium de l’Hof Ter Lo, déjà envahi par les backdrops de Volbeat. Tatoué, chapeau visé sur le crâne, le chanteur blondinet campe un hybride entre Kid Rock et le leader de Green Day. C’est d’ailleurs dans le registre de ces derniers, et plus particulièrement celui de Sum 41 que milite la formation allemande. Anissa me fera d’ailleurs très judicieusement remarquer que si l’on rabote deux lettres au mot Serum, et qu’on bascule le 4 de 114, on obtient Sum 411 ! Il est vrai que le combo n’a rien inventé et qu’il devient vite très ennuyeux.

Même si le chanteur du groupe fusion hardcore Stuck Mojo est soutenu par d’excellents musiciens, nous préférons prendre un rafraîchissement et fouiner dans les bacs à CD’s de l’échoppe de Metalzone. Le chant ‘rapé’ n’est décidément pas notre tasse de thé.

En insufflant un brin de country façon Johnny Cash et quelques touches de rockabilly à son metal lourd, Volbeat est devenu le phénomène à la page ! Comment résister et rester de marbre face à ce cocktail détonnant. On parle même d’‘Elvis metal’ tant l’organe de Michael Poulsen évoque celui du ‘king’, dont il reprend les intonations pour exécuter un metal à la limite du thrash, particulièrement teinté de Misfits et de Metallica.

Dans la salle, l’ambiance est survoltée et ne faiblira pas jusqu’au monumental « Still Counting ». Si la recette était rôdée dès le premier album de ces Danois atypiques, elle est ici encore améliorée ; et le public s’enflamme dès les premiers accords de « Guitars, Gangsters and Cadillac Blood ». Belle entrée en matière ! Le son est monumental. Les lights sobres ; et il est incontestable que l’atout principal du band demeure le timbre vocal de Poulsen. Tandis que « My Believe » s’enchaîne à « Sad Man’s Tongue », le service de sécurité n’en finit pas de réceptionner les nombreux ‘stagedivers’ qui participent joyeusement à cette soirée endiablée aux allures de grande fête du rock’n’roll !

Volbeat s’avère être un excellent remède contre la morosité. Il suffisait d’observer les mines réjouies des spectateurs qui ne sont pas près d’oublier cette prestation incandescente d’un groupe avec lequel il faudra désormais compter.

 

 

Geike Arnaert quitte Hooverphonic

Écrit par

Geike Arnaert a décidé de quitter Hooverphonic d’ici la fin de l’année. La chanteuse assurera encore les concerts planifiés avec Alex Callier et Raymond Geerts. Ceci n’est pas la fin du groupe. Alex et Raymond ayant décidé de continuer l’aventure Hooverphonic.

(suivant communiqué de presse)

 

Un live pour Buena Vista Social Club

Écrit par

Le 1er juillet 1998, Ry Cooder permettait au monde entier de redécouvrir les joyaux de la musique cubaine et de son Buena Vista Social Club. Ce concert s’était déroulé au Carnegie Hall de New York. Ce 13 octobre paraîtra un double cd immortalisant cet événement exceptionnel. Un nouvel hommage, après le film réalisé par Wim Wenders, aux Compay Segundo (18 novembre 1907 - 14 juillet 2003), Ruben Gonzales (26 mai 1919 - 8 décembre 2003), Ibrahim Ferrer (20 février 1927 - 6 août 2005), Omara Portuondo et consorts

Tracklisting :

Disc: 1 

1. Chan Chan 
2. De Camino A La Vereda 
3. El Cuarto De Tula 
4. La Enganadora 
5. Buena Vista Social Club 
6. Dos Gardenias 
7. Quizas, Quizas 
8. Veinte Años

 Disc: 2 

1. Orgullecida
2. Y Tu Que Has Hecho?
3. Siboney 
4. Mandinga 
5. Almendra 
6. El Carretero 
7. Candela 

8. Silencio 

Pour plus d’infos : http://www.worldcircuit.co.uk et http://www.myspace.com/worldcircuit

 

Philip Fankhauser

Love man riding

Écrit par

Philip Fankhauser est suisse. Un chanteur/compositeur/guitariste responsable de onze elpees à ce jour. Son précédent, "Watching for the safe side", remonte à 2006.

Le titre maître ouvre l’opus. Cette plage somptueuse dévoile tout le talent de ce musicien. Compositeur original et créatif, il a un souci constant du sens mélodique. Sa voix est empreinte d’émotion. Ses orchestrations impeccables. Il est vrai que la présence de Dennis Walker, le producteur, y est aussi pour quelque chose. Dennis est également un compositeur prolifique. Mais aussi un solide bassiste. Il a mis en forme de nombreux elpees de Robert Cray, mais aussi le célèbre "Blues summit" de BB King. Et la liste est loin d’être exhaustive. Signée Walker, "I'm finished here" est une ballade soul blues contagieuse. Soutenue par des cuivres et des chœurs, la voix de Philipp est mise bien à l'avant. Les interventions de Michael Vannnice au sax ténor sont lumineuses. "I got a love" est une superbe ballade issue de la plume du regretté Johnny Copeland. Un personnage qui était très lié à Fankhauser. La profondeur et l'expression du chant sont mises en exergue. Son ami et compatriote Stéphane Eicher se charge de la guitare acoustique. "I didn't see" est une autre jolie ballade écrite par Fankhauser. "Lonely in this town" nous entraîne au sein d’un univers sonore coloré et percussif, enfiévré par l’orgue Hammond de Jimmy Pugh. On même parfois l’impression qu’il est hanté par un certain Carlos Santana. Une chose est sûre, il est particulièrement prisé par Philipp. "You caught me off guard" prend une dimension ‘big band’. Le son est très proche du Memphis blues de BB King. Les cuivres sont orchestrés par Tom Peterson. Le front de cuivres refait surface sur le rythmé "Are you outta your head?". "Rio de Janeiro blue" baigne au sein d’un climat cool jazz. Cette samba très cabaret est entretenue par le piano acoustique de Hendrix Ackles, les percussions de l'ami Luis Conte et le saxophone feutré de Vannice. Blues lent aux accents dramatiques, "One of them" est issu de la plume de Walker. Philipp y injecte une sensibilité extrême. Son chant transpire le vécu. Il est proche de la rupture. Le climat est dépouillé au maximum. On y perçoit ainsi davantage les gémissements qui s’échappent des cordes de la guitare d'Alan Mirikitani. Superbe ! R&B lent, "Easy for you to stay" s’appuie sur une mélodie imparable, très Stax de Memphis, proche du célèbre "I'd rather go blind", popularisé autrefois par Etta James et Chicken Shack. Jim Pugh double au piano et à l'orgue. Encore un coup de maître ! De très bonne facture, cet opus s’achève par un autre blues lent dépouillé à l'extrême : "The sundown". Le timbre vocal de Philipp est grave, brûlant, intimiste. Richard et Yosho allient simplicité et efficacité dans leurs interventions. L'orgue Hammond d'Ackles lie la sauce. Un album à découvrir absolument !