La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Euros Childs

Cheer gone

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Probablement excédé par les commentaires des journalistes spécialisés, qui n’ont jamais cessé de comparer sa musique à celle des Super Furry Animals, l’ex-leader de Gorky’s Zygotic Mynci a donc décidé d’emprunter une nouvelle orientation musicale. Laissant tomber, pour la circonstance, ses expérimentations acoustico-psychédéliques, pour embrasser un style davantage inspiré par la folk traditionnelle britannique (NDR : pensez à Steeleye Span plutôt qu’à Fairport Convention) et la country américaine (NDR : celle de Nashville, of course !) Pas étonnant quand on sait qu’il s’y est rendu pour enregistrer son opus, sous la houlette de Mark Nevers, le producteur de Lambchop. Et il faut reconnaître que la mise en forme est raffinée. Elle est même enrichie par quelques subtiles touches d’électro. Cependant, le sens mélodique du Gallois est toujours aussi insulaire. Et puis la voix de crooner, subrepticement médiévale (NDR : il chante aussi parfois en gaëlique) d’Euros est toujours aussi savoureuse et navigue à des années-lumière des vocalistes de roots music ou d’americana. Résultat des courses, les onze plages de cet opus, malgré la présence épisodique d’une steel guitar, d’un banjo, d’un violon, d’un piano, d’un harmonica et même de quelques accords de six cordes judicieusement électrifiés, et une incursion dans l’univers gothique appalachien (« My love is gone ») ou la présence d’un orgue ‘cathédralesque’ (« Medecine head »), émargent toujours à la pop typiquement britannique. 

Gang Gang Dance

Saint Dymphna

Écrit par

Gang Gang Dance évolue à des lieues de tout battage médiatique. Et pour cause, on est en présence d’un groupe expérimental. Fort doué, certainement ; et surtout  très intéressant. En 2005, il avait ainsi sorti un excellent album. Intitulé « God’s Money », il avait été unanimement acclamé par la critique. Et comme leurs concerts recueillent moult échos favorables (NDR : ils se produisent alors en première partie de Sonic Youth, Animal Collective, Black Dice ou encore TV On The Radio), plusieurs labels commencent à s’intéresser à ce phénomène. Finalement, ce sera Warp qui décrochera le deal. Et en lui ouvrant ses portes, cette écurie est peut-être aussi occupée de lui ouvrir celles du succès.

Il leur a fallu quand même trois années avant de concocter un nouvel opus. Bien sûr, entretemps, les musiciens ont bossé dans le domaine de la vidéo (NDR : ils ont sorti un Dvd intitulé « Retina Riddim », en 2007) ou expérimenté de nouvelles techniques de collage. Mais hormis un Ep l’an dernier (« RAWWAR »), on n’a pas eu grand-chose à se mettre dans l’oreille. Ce qui explique sans doute pourquoi les sceptiques attendaient le quatuor newyorkais au tournant. Et le résultat est probant ! Gang Gang Dance vient très certainement de commettre son meilleur elpee, à ce jour. Intitulé « Saint Dymphna » (Sainte Patronne de la ville de Geel en Belgique), c’est une véritable œuvre d’art. Les orchestrations sont superbes. Les sonorités riches et enivrantes. Leur maîtrise instrumentale impressionnante.

L’opus s’ouvre par « Bebey », une compo qui puise manifestement son inspiration chez l’artiste qui est à l’origine du succès de Warp : Aphex Twin. Au menu : minimalisme électronique et percussions orgasmiques. GGD est lâché dans l’arène. Plus rien ne peut les arrêter. Les mélodies s’enchaînent comme des mixes. L’énergie libérée s’amplifie au fil des morceaux. « Blue Nile » rend hommage à la techno 80’s underground, tout en balançant ses gros beats à la tête d’autres courants musicaux ; et en particulier le hip hop et le trip hop. Des beats qui peuvent aussi se révéler plus cérébraux. A l’instar de « Afoot », une plage qui devrait convaincre toutes celles et tous ceux qui doutaient encore du potentiel de Gang Gang Dance. Certains médias n’ont d’ailleurs pas hésité à déjà qualifier ce disque de culte, sur la scène expérimentale. « Saint Dymphna » ouvre la route et le Messie s’appelle désormais Gang Gang Dance !

 

Outrageous Cherry

Wide awake in the spirit world – The best of

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Issue du Michigan, cette formation est née en 1994. Elle compte d’ailleurs plus d’une dizaine d’albums à son actif. Un quatuor dont le line up originel ne recense plus que le chanteur/guitariste Matthew Smith et le soliste Larry Ray. Compilation, « Wide awake in the spirit world » essaye de nous donner un aperçu de l’évolution du groupe. Malheureusement, les notes consignées sur la pochette sont insuffisamment explicites pour pouvoir s’y retrouver. En outre, les morceaux choisis ne mentionnent aucune date et se succèdent sans respecter la moindre logique. Dommage, car il aurait ainsi été plus facile de mieux comprendre la métamorphose de cette formation à l’origine très branchée par le psychédélisme sixties, pour finalement adhérer à une formule plus pop. Un psychédélisme évoquant tour à tour le Floyd circa Syd Barrett (surtout), The Move cuvée 1967, les Electric Prunes ou encore les Pretty Things. Et dans un registre plus contemporain Of Montreal (le légèrement cuivré « Pretty girls go insane »), les Warlocks (NDR : le puissant et indolent « The book of spectral projections) ou les Stone Roses sans la house (le final « See you next time »). Mélodies sinusoïdales, climat orientaliste (« Girl you have magic inside you » et sa remarquable version acoustique), guitares distordues, bourdonnantes, pétillantes, claviers rognés, etc., Outrageous Cherry a goûté à toutes les formes de psychédélisme possible et inimaginable avant d’opter pour un style plus accessible. Toujours inspiré par les sixties, mais davantage par les Beatles (NDR : ses battements de mains !) et surtout les Hollies. Ils ont ainsi parvenus à reproduire des  harmonies vocales aussi limpides et impeccables ; mais également à soigner d’une manière fort semblable le sens mélodique, un sens mélodique terriblement contagieux, presque hymnique. Vous en savez donc un peu plus sur ce groupe dont vous ne connaissiez sans doute même pas l’existence. Soyez rassurés, avant de recevoir cette compile, je n’en avais jamais entendu parler…

 

Primal Scream

Beautiful future

Écrit par

On savait que Gillespie, le chanteur de Primal Scream, avait été le drummer de Jesus & Mary Chain. C’était au début des eighties ; mais je n’imaginais pas qu’un jour, il aurait replongé dans l’univers sonore des frères Reid. Pas tout au long du nouvel opus de sa formation ; mais sur plusieurs compos. A l’instar de l’excellent « Suicide Bomb », un morceau ponctué par des envolées de guitare noisy ‘psychocandidiennes’ ou encore du plus électro (Suicide ?) « I love to hurt (you love to ber hurt) », au cours duquel Bobby échange un duo vocal lubrique en compagnie de Lovefoxxx de CSS. Une chose est sûre, Primal Scream s’est reconverti aux eighties. Parfois sous une forme légère, quelque part entre new wave et disco ; insistant alors sur le rôle des synthés. Parfois aussi dans un esprit plus cold. Comme sur le superbe « Beautiful summer ». Drums martiaux et claviers rognés évoquent alors inévitablement le Joy Division. Quelques compos sont également teintées de glam. Celui de T Rex, pour être plus précis. Et je pense tout particulièrement à « The glory of love » ou au plus bluesy « Zombie man », un morceau balayé par des chœurs gospel. Une constante : les interventions particulièrement judicieuses de la basse. Et dès qu’il en a l’opportunité, Gary ‘Mani’ Mounfield la traduit en groove viscéral. Le single « Can’t go back » ainsi que l’enlevé « Necro hex blues », auquel collabore Josh Homme, le chanteur/guitariste de Queens Of The Stone Age, en sont les plus belles illustrations. En outre, ce dernier morceau est un des rares qui nous rappelle que le « Let it bleed » et « Exile on main street » des Stones ont longtemps hanté les nuits de Primal Scream. On épinglera encore la participation de Linda Thompson sur la reprise ouatée du Fleetwood Mac, « Over & Over » et puis la mise en forme opérée par Björn Yttling et Paul Epworth ; ce dernier mieux connu pour avoir aussi bossé en compagnie de Bloc Party.

TV On The Radio

Dear Science

Écrit par

Les New-yorkais de TV On The Radio sont de ces artistes qui ne cessent d’en imposer. Après avoir délivré des « Desperate Youth, Blood Thistry Babes » et « Return To Cookie Mountain » impeccables, la formation démonte la tronche de ses détracteurs en onze prodigieuses leçons. Tandis que certains s’épuisent à extraire jusqu’à la moelle des mélodies issues de décennies antérieures, TV On The Radio fonce droit devant lui sans ne jamais se retourner. Relativement plus accessible que ses prédécesseurs, « Dear Science » partage pourtant une même production admirablement bien léchée, des mélodies et une écriture d’une sophistication inégalée ainsi qu’une détermination palpable.

Joliment mené par le single « Golden Age », ce troisième ouvrage du quintet redéfinit les fondements de l’indie pop en lui assénant furieusement un coup de neuf à grande dose d’éléments punk-funk et d’effets vaguement electro (« Crying », « Golden Age » ou le grand « Dancing Choose » dont certaines notes ne sont pas sans rappeler une portion infime mais identifiable du « When The Going Gets Tough, The Tough Gets Karazzee » de !!!). Le quintet avait déjà placé la barre à des hauteurs jamais atteintes auparavant lors de leurs travaux précédents. « Dear Science » vient confirmer la tendance et projeter TV On The Radio au rang des groupes cultes.

2 EPs pour Beirut

Écrit par

Zach Condon, alias Beirut, publiera 2 EPs en février prochain. Le premier s’intitulera « March Of The Zapotec ». Le second, « Holland », sera publié sous le pseudo de RealPeople.

La tracklist :

« March Of The Zapotec » (Beirut)

El Zocalo

La Llorna

My Wife

The Akara

On A Bayonet

The Shrew

 

« Holland » (RealPeople)

My Night With A Prostitute From Marseille

My Wife, Lost In The Wild

Venice

The Concubine

No Dice

The Hives poursuivis en justice

Écrit par

Jason Shapiro, leader de Celebrity Skin, poursuit The Hives en justice. Il accuse le groupe de lui avoir fauché la mélodie de son obscur single « Why You » enregistré avec The Roofies. Le titre incriminé est « Tick Tick Boom », premier extrait de leur « Black & White Album ». Un musicologue qualifié aurait confirmé la grande similarité entre les deux morceaux.

Les ‘Singles’ de Free Blood

Écrit par

Free Blood, le nouveau projet de John Pugh, ex-membre de !!!, publiera un premier opus ce 11 novembre aux USA via DFA. L’œuvre est intitulée « The Singles » et sera composé de seulement six morceaux déjà disponibles sur les EPs « EP1 » et « Part 2 ». A ceux-ci viennent s’ajouter 5 remixes. Une date de sortie européenne n’a pas encore été fixée.

 

Tracklist :

Never Hear Surf Music Again
Quick and Painful
Grumpy
Royal Family
Parangatang
Weekend Condition
Never Hear Surf Music Again (Barfly Mix)
Weekend Condition (Scotty Coats and Wes the Mes Mix)
Royal Family (The Brothers Mix)
Grumpy (Greg Wilson Mix)
Parangatang (Tim Love Lee Mix)

 

Carton plein pour AC/DC

Écrit par

Le retour de AC/DC est un énorme succès pour le quintet. En plus d’une tournée déjà sold-out, leur dernier opus, « Black Ice » est désormais #1 dans 29 pays simultanément! La formation détient la pôle position des charts américains, britanniques, belges, français, suédois, japonais, argentins, néo-zélandais ou encore suisses. Un carton plein.

Un Dvd qui risque de rendre les fans de Police, fous à lier…

Écrit par

Pour marquer la fin de leur tournée triomphale, The Police sortent un DVD Live. Et il s’intitule « Certifiable » (trad : fou à lier). Les enregistrements ont été effectués à Buenos Aires en décembre 2007; on y retrouve tous les classiques et les plus grands tubes du groupe: ‘Roxanne’, ‘Every Breath You Take’, ‘Don’t Stand So Close To Me’ et ‘Message in a Bottle’. Un cd reprenant les points culminants du cd show est également joint au DVD.

(suivant communiqué de presse)

Date de sortie: 7.11.2008

Pour plus d’infos : http://www.thepolice.com

 

Un nouveau single pour Björk

Écrit par

Le nouveau single de Björk est disponible via téléchargement depuis ce 20 octobre. Il s’intitule « Nattura ». Ecrite et produite par Björk, cette chanson a reçu le concours de Thom Yorke de Radiohead aux backing vocaux, de Brian Chippendale (Lighting Bolt) aux drums, de Matthew Herbert aux synthés et à la basse et de Mark Bell aux boîtes à rythmes.

Pour plus d’infos : http://www.bjork.com et http://nattura.info

 

La déclaration d’amour de Mathieu Boogaerts

Écrit par

C’est ce 3 novembre que paraîtra le nouvel opus de Mathieu Boogaerts. Il s’intitule « I love you ».

N’y allons pas par quatre chemins : avec «I Love You», Mathieu Boogaerts frappe un grand coup. Avec ce disque tout en punch et en nerfs, qui vous saisit et vous croque avec la sensuelle férocité d’une bête sauvage, l’auteur d’Ondulé ne fait pas seulement voler en éclats cette image de chanteur lunaire qui, depuis trop longtemps, lui colle injustement à la peau. Tournant le dos à son passé, il s’offre surtout un aller sans retour vers un autre monde musical, un autre pays, dont il invente avec une volupté palpable la langue, les lois et les coutumes. Un pays qui, comme aux plus grandes heures du rock, du rap ou du funk, prônerait la révolution permanente.

Le changement est si radical qu’on pourrait le croire motivé par bon gros coup de sang (mais quelle mouche l’a donc piqué ?) ou par une très sévère crise existentielle (mais par quelles affres est-il donc passé pour en arriver là ?). Sauf que c’est tout le contraire : si Boogaerts a ainsi remis en cause tous les acquis d’une carrière entamée il y a près de quinze ans, c’est parce que, pour la première fois, il a connu le sentiment du devoir accompli. "Avec Michel, mon album précédent, j’ai eu l’impression d’avoir bouclé quelque chose. Je n’ai jamais été aussi peu frustré à la fin d’un disque. D’habitude, j’avais l’impression d’avoir raté quelque chose et je me disais que j’allais devoir faire mieux la fois d’après. Là, j’ai eu la sensation que s’il s’arrêtait avec Michel, mon parcours aurait une certaine légitimité. Du coup, j’ai ressenti une liberté que je n’avais jamais éprouvée – ou alors au tout début, avant mon premier disque, quand tout semblait possible."

C’est toute la beauté des fins de cycle : elles vous permettent de goûter à nouveau à la fraîcheur des commencements. Après les chansons de Michel, qui dans leur subtil dépouillement exprimaient la quintessence de son art, Mathieu est donc reparti de zéro. Premier geste fort : exit la guitare sèche, cette compagne fidèle avec laquelle il avait l’habitude de saisir à la volée de belles idées tombées du ciel. Et place à la batterie, un vieux flirt (“Ça a été mon premier instrument, quand j’avais dix ans“) avec lequel il a éprouvé le besoin d’entamer une relation enfin sérieuse.

Changer d’outil pour mieux se refaire la main et se changer les idées : tel est le pari que s’est lancé Mathieu. Pour le relever dans les meilleures conditions, il lui restait à trouver un cadre dans lequel il pourrait expérimenter sans contrainte. A Bruxelles, où il a vécu un an et demi, le Français a déniché le lieu rêvé : un ancien stand de tir de la police, spacieux, bon marché et insonorisé, aussitôt transformé en home-studio. C’est là, à raison de cinq journées de travail par semaine, qu’il a ainsi jeté les bases de chansons aux contours totalement inédits. “Au lieu d’être des suites d’accords à la guitare, mes premiers jets étaient des rythmes de batterie que je faisais tourner en boucle. C’était très ludique et spontané : en une demi-heure, j’avais l’essence d’un morceau. Ensuite, je trouvais une espèce de mélodie, une ligne de basse, et j’arrivais à un embryon de structure et à une poignée de phrases, dont le sens découlait directement du son. Pendant deux mois, j’ai fait comme ça un ou deux morceaux par jour. Puis j’ai commencé à filtrer, à ne retenir que les meilleurs.

Partisan de la simplicité, Boogaerts a choisi d’enregistrer toutes les parties instrumentales en solitaire, à l’exception de quelques cuivres et chœurs, assurés par des amis musiciens rencontrés à Bruxelles. Et il a volontairement réduit la voilure sonore, n’utilisant en tout et pour tout qu’une batterie, une basse, une guitare électrique et un synthé. “Ce genre de contrainte me stimule beaucoup plus que si j’avais huit batteries à ma disposition… Quand j’ai peu d’options, j’arrive plus facilement à l’essentiel.

L’essentiel, ici, saute aux oreilles dès Come to me, première flèche d’un album qui décoche une grêle de traits rythmiques, sonores et vocaux. Sans esbroufe, mais avec une intensité de tous les instants, les chansons d’»I Love You», comme tendues par les forces du plaisir, ne visent qu’un but : provoquer – au sens le plus charnel et électrique du terme – l’auditeur, embraser tous ses sens, le ramener à sa condition première d’animal désirant. “Avec Michel, je voulais réaliser un album beau, profond et introspectif. Pendant un an et demi, je me suis appliqué à rendre cette beauté sur scène, mais j’ai ensuite eu envie de passer à autre chose. Aujourd’hui, je n’ai pas envie qu’on me dise que la musique d’ «I Love You» est belle, mais qu’elle est sexy.

Ô combien sexy, oui, et dotée d’un charme incendiaire qui n’a que peu d’équivalents dans la faune musicale actuelle. Tout au plus pourrait-on lui trouver quelque cousinage avec l’electro-rock (Fais gaffe, Game over) ou encore avec ce funk-rock mutant né dans les ruines fumantes du punk, qui fit les beaux jours du label new-yorkais Zé Records (Chape de béton, Bandit). C’est à New York, d’ailleurs, que Boogaerts a finalisé les paroles de ses chansons. Lesquelles, autre surprise de taille, adoptent souvent les fiévreuses pulsations de la langue anglaise pour mieux explorer l’un des thèmes de prédilection du Français : les troubles du cœur amoureux. “Dès le début, les textes sont arrivés spontanément en anglais, alors que ça n’avait jamais été le cas avant. C’est un anglais un peu naïf, approximatif, avec des fautes que je n’ai pas cherché à faire mais qui sont venues naturellement et que j’ai assumées comme telles. Là encore, l’instinct a vraiment primé.

N’en disons pas plus : s’épancher davantage sur les qualités d’ «I Love You», ce serait trahir le propos d’un disque qui, en trente-trois minutes menées tambour battant, célèbre les noces de l’esprit de concision et de l’esprit d’invention. “J’ai toujours été à la recherche d’une musique qui soit à la fois évidente et originale, dit Mathieu Boogaerts. J’adorerais qu’en écoutant ce que je fais, quelqu’un dise : “Ah mais oui, bien sûr, il fallait y penser !““. Qu’il soit rassuré : ce sont précisément les mots qui nous viennent en tête à chaque fois qu’on se prend de plein fouet les chansons d’ «I Love You».

(communiqué de presse)

Pour voir le clip vidéo d’I Love You

http://www.youtube.com/watch?v=rOfcb_VPl5I
http://www.wat.tv/video/mathieu-boogaerts-love-you-10ybv_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYlpZ.html
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x75pj8_mathieu-boogaerts-i-love-you_music

Tracklisting :

1) Come to me
2) All I wanna do

3) Chape de béton
4) Jambe
5) Fais gaffe
6) Chaque fois
7) Do you feel OK
8) Bandit
9) Corinne
10) Allez
11) Game over
12) I Love you

Pour plus d’infos : http://www.mathieuboogaerts.com

 

Abd Dal Malik philosophe

Écrit par

Après l’immense succès de l’album ‘Gibraltar’ véritable pont jeté entre les générations et les milieux sociaux. Abd Al Malik enfonce le clou, spirituellement, musicalement, éthiquement.

Pour son troisième album solo, Abd Al Malik réussit la prouesse de fédérer les genres et d’offrir aux amateurs de musique une fois de plus un album d’une très grande qualité, ‘Dante’. Abd Al Malik signe l’ensemble des textes de ce conte urbain, porté par les arrangements soyeux, acoustiques aux accents jazz de Régis Ceccarelli. Gerard Jouannest, et Bilal écrivent les mélodies sur lesquelles Malik a posé ses mots. Puis Alain Goraguer, arrangeur orfèvre des albums historiques de Serge Gainsbourg, a écrit des arrangements enregistrés ‘à l’ancienne’: tout l’orchestre dans le studio, Jouannest au piano et Malik devant le micro et tout le monde enregistre ensemble, en deux prises au maximum.

13 titres somptueux, mixés par Gary Noble (Amy Winehouse, Nas, Kanye West, etc.)

(communiqué de presse)

Date de sortie: 4.11.2008

Tracklisting

01 Roméo Et Juliette (avec Juliette Greco)
02 Gilles écoute un disque de rap et fond en larmes
03 Paris mais... (avec Wallen)
04 Circule petit, circule
05 Lorsqu'ils essayèrent
06 Césaire (Brazzaville via Oujda)
07 C'est du lourd
08 Le marseillais
09 Le faquir
10 Conte alsacien
11 Raconte moi Madagh (avec Wallen)
12 HLM Tango
13 Noces à Grenelle

Pour plus d’infos : http://www.abdalmalik.fr

 

Une édition deluxe pour le dernier album de Bryan Adams

Écrit par

La légende rock canadienne a sorti son 11e album studio le 14 mars dernier. Une tournée acoustique intime a suivi dans 11 pays dont la Belgique où Bryan Adams a donné un showcase inoubliable. Les premiers singles ‘I Thought I’d Seen Everything’ et ‘Tonight We Have The Stars’ ont très bien marché en radios. Le 30 septembre, il a ajouté une couche supplémentaire à sa fameuse réputation live avec un concert sold out au Sportpaleis à Anvers. Découvrir Bryan Adams en plein travail en studio est aujourd’hui réalisable de votre fauteuil avec cette édition deluxe CD/DVD de son dernier album.

(suivant communiqué de presse)

Date de sortie: 7.11.2008

Pour plus d’infos : http://www.bryanadams.com

 

13 titres sur le 13ème opus studio de Cure

Écrit par

Après avoir vendu 30 millions d’albums, The Cure revient avec un nouvel album studio, « 4:13 Dream », qui est déjà le 13e à leur actif. Mené par le chanteur/guitariste, Robert Smith, le line-up du groupe comprend également les anciens membres Simon Gallup à la basse, Jason Cooper à la batterie et le guitariste Porl Thompson. Avant la sortie de cet opus, 4 singles ainsi qu’un EP ont été commercialisés depuis le mois de mai.

(d’après communiqué de presse)

Date de sortie: 24.10.2008

Tracklisting:

1. Underneath The Stars 
2. The Only One 
3. The Reasons Why 
4. Freakshow 
5. Sirensong 
6. The Real Snow White 
7. The Hungry Ghost 
8. Switch 
9. The Perfect Boy 
10. This. Here And Now. With You 
11. Sleep When I'm Dead 
12. The Scream 

13. It's Over

Pour plus d’infos : http://www.thecure.com

 

 

Lily Allen décline sa responsabilité

Écrit par

Le second album de Lily Allen paraîtra ce 9 février 2009. Il sera précédé par le single « The fear ». Lors de sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Robbie Williams, Mark Ronson, Common, Dizzee Rascal, Jamie T et de la formation Kaiser Chiefs.  

Tracklisting :

1) Everyone’s At It
2) The Fear
3) It’s Not Fair
4) 22
5) I Could Say
6) Go Back To the Start
7) Never Gonna Happen
8) Fuck You
9) Who’d’ve Known
10) Chinese
11) Him
12) He Wasn’t There

Pour plus d’infos : http://www.lilyallenmusic.com ethttp://www.myspace.com/lilymusic

 

Asian Dub Foundation

Asian Hot Foundation !

Écrit par

Actif depuis 1993, Asian Dub Foundation est un véritable caméléon. Non seulement il change constamment de visage, mais aussi de label. Après avoir sorti « Tank » chez EMI, en 2005, disque dont l’accueil est resté plutôt mitigé ; et un premier ‘best of’, publié en 2007, les sept membres actuels reviennent aujourd’hui sous la houlette du label indépendant Naïve (distribué en Belgique par Pias). Le fruit de cette première collaboration s’intitule « Punkara », un septième ouvrage studio toutes guitares en avant. Ce 30 octobre, ils venaient présenter leur dernier opus au public d’une Orangerie comble et comblée.

Evitant à son public la case ‘première partie’, Asian Dub Foundation débarque sur scène à 20h30 sous sa nouvelle mouture. Rejoint par Al Rumjen, ex-membre des regrettés King Prawn, ainsi que par Aktav8r, qui avait quitté les rangs de la fondation en 2004 pour les réintégrer l’an dernier, le combo revient plus puissant que jamais. Après une petite intro pour chauffer la salle, les six membres présents sur scène font la part belle aux morceaux de leur deux derniers opus. Le public se laisse prendre au jeu. Rien n’est plus beau qu’une Orangerie secouée dans ses entrailles par la réviviscence d’une frénésie vécue bien trop rarement dans les salles de concerts. « Buzzin’ », « Speed Of Light », « Burning Fence », « Flyover », « Oil », « Take Back The Power », « S.O.C.A. », « Superpower » ou le très bon « Living Under The Radar » sont autant de titres qui enflamment le parterre et couvre celui-ci d’épaisses gouttes de sueur. Après une petite pause bien méritée, Asian Dub Foundation finit d’achever son public par « Takbir », une excellente reprise d’Ali Khan et son énorme « Fortress Europe ». Même si la formation a snobé ses travaux les plus antérieurs, elle aura démontré une fois de plus toute sa puissance scénique à un public sur les genoux après 1h30 de secousses corporelles.

Organisation : Botanique.    

Various Artists

Full Body Workout Volume 4

Écrit par

Déjà tout auréolé des succès de M.A.N.D.Y. ou encore de Matthew Dear, le label berlinois Get Physical confirme son statut de bonne forme, en présentant sa nouvelle compilation électronique « Full Body Workout Volume 4 ». Un peu à l’image du Kitsuné en France, Get Physical propose de nouveaux artistes issus majoritairement de la scène deep house, mais comble aussi ce volume par la présence d’électroniciens déjà réputés tels que Lopazz ou encore Elektrochemie. La musique dispensée sur cette quatrième galette se décline sous une forme minimaliste. Et dès Jona et son « Blackened » aux beats exotiques, on en a une belle illustration ; même si cette plage reflète bien l’image dansante de cette compile. Comme bien souvent chez les labels allemands, la perfection est de mise, à l’instar du très technique « Baléa » de Einzelkind vs Meat. Beats racés, profonds et soutenus, les titres s’enchaînent jusqu’au très carnavalesque « Downtown » des Italoboys, évoquant ici une image de Gilles de Binche sous acide. Excellent ! Et la suite ne suscite jamais l’ennui. On atteint même le sommer de l’elpee lorsque Ida Engleberg  & David West nous balancent leur « The Giant From Nibiru », une perle qui risque fort de faire chavirer les dancefloors. Nuances rythmiques, gros synthés et énergie alimentent ce morceau absolument splendide.

 
 

Grâce à ce « Full Body Workout Volume 4 », le label Get Physical se pose autoritairement comme une des meilleures écuries électro du moment. Au fil des années il a démontré son engagement auprès des artistes et sa rigueur dans le travail. Aussi, ce recueil est une juste récompense de leur investissement ; un disque qui régalera, j’en suis certain, tous les amateurs de clubbing !

The Vines

Melodia

Écrit par

Il aura fallu six ans à Craig Nicholls et ses collègues de The Vines pour se remettre de l’échec critique et public de « Vision Valley ». Depuis, le quatuor a quitté les quartiers généraux de EMI pour se réfugier au sein d’une structure indé, Cooking Vinyl. Plus inspiré que l’essai précédent, « Melodia » présente la formation australienne sous son meilleur jour depuis l’admirable « Highly Evolved ». Le côté ‘propret’ de « Winning Days » et « Vision Valley » laisse place à une production un peu plus bordélique, donnant ainsi du cachet aux morceaux les plus rock du disque (« Merrygoround », le psyché « Manger » ou le terrible « Scream »).

Dans l’ensemble, Nicholls & Co délivrent néanmoins un The Vines pur jus, contenant des mélodies ‘viniennes’ reconnaissables les oreilles bouchées. En témoigne un « Get Out » qui essaie sans succès d’envoyer aux oubliettes le génial « Get Free » ainsi qu’un « A.S. III » qui tente le prolongement d’une série débutée sur « Highly Evolved » (« Autumn Shade ») et laissée en suspend sur « Winning Days » (« Autumn Shade II »). « Melodia » est en quelques mots un sensiblement bon retour aux sources. Mais sa facture classique risque probablement de ne pas convaincre ceux qui ont abandonné The Vines en cours de route. 

 

Joe Bonamassa

Live from nowhere in particular

Écrit par

Au sein de la génération blues/rock contemporaine, Joe Bonamassa est sans doute celui qui récolte le plus de succès. Le célèbre magazine ‘Guitar Player’ le clame! Et reconnaissons que ce jeune chanteurs/guitariste possède plus d’une corde à son arc. Sa technique de gratteur est irréprochable. Sa voix taillée pour son répertoire. Il est bon compositeur. Il est capable de mêler du heavy blues au rock carré, sans oublier d’y injecter, circonstanciellement une certaine douceur, notamment lors des plages lentes et acoustiques. Son blues rock est hanté par l'esprit du british blues boom. Un mouvement qui remonte déjà à quatre décennies. Il a recueilli une part de l’héritage abandonné par les Jeff Beck, Jimmy Page et consorts pour aujourd’hui en récolter les fruits. A l’instar de plusieurs musiciens blancs, il a reçu, au cours de son parcours musical, le parrainage du vieux BB King. Ce dernier l’avait d'ailleurs embarqué en 2005, dans le cadre de sa tournée célébrant ses 80 piges.

A trente et un balais, le gamin vient de concocter son huitième elpee. Un disque immortalisé sur les planches. Son premier opus, "A new day yesterday", était sorti en 2000. C’était déjà un ‘live’. Et "A new day yesterday live" paraît déjà deux ans plus tard. Le tracklisting de son nouvel essai enregistré en public fait la part belle aux compos issus de ses deux derniers albums studio : "Sloe gin" et "You and me". Ce qui ne la pas empêché de conserver trois morceaux qui figuraient sur le ‘live’, édité en 2002.

Joe est soutenu par le bassiste Carmine Rojas, le drummer Bogie Beales et le claviériste Rick Malick. "Bridge to better days" ouvre les hostilités. Cette plage donne bien le ton à l'heure et demie de concert. Un rockin' blues puissant, qui me rappelle furieusement ici Mountain, un trio américain drivé par l'imposant (NDR : et le mot est faible !) Leslie West. Depuis ses débuts, Joe s'évertue à reprendre le "Walk in my shadow" du Free. Un titre issu du tout premier elpee de la formation londonienne. Alors encore jeune à l’époque, il faut le souligner. Malheureusement, j’estime que Joe ne parvient pas à faire oublier la voix de Paul Rodgers (aujourd'hui associé à Queen) ; et pas davantage le style minimaliste de Paul Kossoff. Sa reprise du grand classique "So many roads" est plus convaincante. Ce blues lent libère une énorme intensité dramatique, malgré l’exercice de style tout en dextérité qui suit. J’apprécie tout particulièrement le medley "India/Mountain time". L'introduction est majestueuse. L'artiste réussit à nous plonger au sein d’une atmosphère indienne. On y rencontre toute la richesse sonore qui peuple les palais des maharajas, avant de glisser progressivement vers un climat southern rock. Celui de "Mountain time", ponctué d'une sortie exceptionnelle sur les cordes. C'est bien dans ces circonstances que l’empreinte des grands se manifeste. Bonamassa appartient bien à la planète rock. Son "Sloe gin" n'est pas mal ficelé dans le genre. L’elpee recèle quelques reprises. J’épinglerai ainsi une bonne version du "One of these days" de Ten Years After, une autre d’"Another kind of love" de John Mayall, l'excellent "Ball Peen hammer", une compo signée par le regretté artiste texan Chris Whitley mêlant judicieusement cordes acoustiques et claviers ainsi qu’une cover kilométrique du "Just got paid" de ZZ Top. Introduite par l'instrumental "Django", cette adaptation épingle un long intermède au cours duquel le bon Joe se prend pour Jimmy Page. Issu de la plume de Warren Haynes (Allman Brothers Band/Govt Mule), "If heartaches were nickels" est une reprise qui va comme un gant à Bonamassa. Joe chante autoritairement cette version lente et mélodique. Il s’attaque victorieusement au "High water everywhere" de Charley Patton. A cet instant, il est très proche du Georgien Tinsley Ellis ; et démontre qu’il excelle dans ce style très sudiste. Et avouons que notre jeune artiste est capable de varier son répertoire. Sa voix est puissante pour chanter "Woke up dreaming", un morceau au cours duquel il s’accompagne à la sèche. Il termine ce set par la reprise du "A new day yesterday" de Ian Anderson du Jethro Tull, un titre fétiche qu'il fond au passage dans une adaptation du "Starship trooper" de Yes. Quel showman!

 

Burst

Lazerus Bird

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Définir le style musical du quintet suédois Burst n’est pas la tâche la plus aisée que l’on puisse confier à un chroniqueur de metal. Autant dire que « Lazerus Bird » est un voyage initiatique, une immersion dans un postcore brumeux, mais riche d’une très large palette de sons et d’émotions. Burst navigue presque à la limite du prog, si l’on occulte l’aspect ‘hyper technique pour le principe’. Burst est évolutif, c’est un terme qui lui convient davantage.

A la façon d’un Opeth qui joue sur les contrastes, en mélangeant des sonorités death metal à des influences folk et progressives, le combo nordique célèbre la rencontre entre riches harmonies et riffs heavy metal et hardcore. Le chant clair alterne avec des hurlements death, et de nombreux breaks, tendant aussi bien vers le surf rock que vers le psyché, viennent émailler ces huit titres où l’inventivité règne de la première à la dernière note. Pas pour rien que des formations aussi imaginatives qu’Isis, Mastodon ou Opeth ont jeté leur dévolu sur Burst pour les accompagner sur les routes européennes. La liberté créative du combo est telle qu’elle nous laisse pantois, un peu comme après la première écoute d’un « Damnation » ou d’un « Images and Words ». Fort !