Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Those Dancing Days

In our space hero suits

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La Suède, terre bénie de la pop, n’en finit plus de nous sortir des nouveaux groupes. Et en parlant de fraîcheur, la transition est facile quand on connaît l’âge des protagonistes de Those Dancing Days. 18 ans à peine pour la plupart. Ce quintet féminin a donc la ferme intention de ne pas attendre les années de décantation pour nous faire boire jusqu’à la lie, le vin issu de leurs jeunes pousses. Pour un trentenaire (bien tapé) de mon acabit, c’est se prendre un coup de vieux supplémentaire, quand on entend avec quelle énergie les donzelles se lancent dans l’aventure.

Relativement bien arrangé, « In our space hero suits » possède ce petit charme innocent, ce cachet acidulé, comme le sucre au fond d’un sachet de bonbon. Par contre, dans le domaine de l’originalité, la différence de génération est très marquante. Le son est très eighties. J’avoue qu’à cette époque, j’éprouvais déjà beaucoup de mal à l’assimiler. En outre, l’elpee ne scie pas un barreau de chaise. Les compos légères et naïves répercutent cet écho répétitif comme celui qui résonnait à l’époque. Cette période ou le fluo était signe de bon goût et d’originalité ; et où le brushing masculin rendait beau Kajagoogoo. Il y a fort à parier que les cinq Suédoises ont dû réécouter de vieilles cassettes audio de leurs grands frères ; et y trouver l’univers à leur gré. La voix entraînante de Linnea Jönsson ressemble, à s’y méprendre, à celle de Kate Jackson, vocaliste chez The Long Blondes, un groupe encore influencé par les années fuseaux et jambières… Avouer que la galette est tannante serait un mensonge. Beaucoup de charme en émane ; et la volonté de vouloir faire rebondir l’auditeur est indéniable. Il plaira certainement aux plus jeunes auditeurs ; mais à des ancêtres comme nous, on ne la fait plus. Qui a dit vieux con ?

 

Mercury Rev

Le monde dans sa main, le public dans sa poche...

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En se plongeant dans la musique électronique lors de leurs deux albums parus le même jour, c'est-à-dire ce 29 septembre (« Snowflake Midnight », sous une forme matérielle, et le second, « The Strange Attractor », uniquement téléchargeable via leur site), on se demandait comment Mercury Rev allait transposer cette nouvelle orientation en ‘live’. La réponse en Belgique était donc attendue pour ce 24 novembre. A l’AB de Bruxelles. Et honnêtement, après avoir écouté ces deux opus, j’imaginais un spectacle réduit à des synthés, des boucles, boîtes à rythmes et autres gadgets électroniques. Le tout, bien sûr balayé, par la voix de Jonathan Donahue. En fait, hormis les parties vocales assurées Jonathan, c’est le reste de mes préjugés qu’il a fallu balayer…

Un zeste d’électro à la Terry Riley envahit l’espace sonore, et le supporting act monte sur les planches : Howling Bells. Un quartet impliquant une très jolie chanteuse. A la chevelure couleur de jais : Juanita Stein. Douée d’une très belle voix, pure, cristalline, évoquant tantôt Karen O des Yeah Yeah, Yeahs, tantôt Polley Harvey, tantôt Nina Persson des Cardigans. Egalement préposée à la guitare rythmique. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un drummer. La formation est de nationalité australienne, mais s’est établie en Angleterre. Eponyme, leur premier elpee est paru en 2006. C’est même le producteur de Coldplay, Ken Nelson, qui l’avait mis en forme. Le prochain opus est prévu pour l’an prochain. Plutôt britock, mais dans l’esprit shoegazing, leur musique ne manque pas de charme, même si les mélodies sont plutôt mélancoliques, voire ténébreuses et inquiétantes. Plutôt doué, le soliste s’autorise l’un ou l’autre périple dans un psychédélisme rappelant Wedding Present ; et en fin de parcours, la chanteuse vient apporter sa contribution percussive sur un tom basse. Régulièrement, le bassiste et le guitariste enrichissent la solution sonore de claviers (ou de synthés, selon !) ; quant au tempo il est souvent susceptible de se convertir à la new wave. On a même droit à une compo hypnotique, réminiscente d’« I want you (she’s so heavy) » des Beatles (NDR : si, si, le dernier et long morceau de la première face d’« Abbey road »). En une petite demi-heure, le quartet a ainsi démontré un potentiel particulièrement ample, même si les enchaînements manquaient parfois de fluidité. Probablement les risques inhérents à une première partie. Signe qui ne trompe pas, quand même, le combo assure ce supporting act pour toute la tournée mondiale du Rev…

20h55, les lumières s’éteignent et les premières images sont projetées sur l’écran, sis à l’arrière du podium. On annonce l’un ou l’autre test. Puis soudain, un film en noir et blanc (NDR : pas d’époque, mais bien imité), sonorisé par une musique charleston nous est proposé. Et dans la foulée, alors que les hauts parleurs diffusent le « Lorelei » de Cocteau Twins (NDR : qu’on a envie de reprendre en chœur), défilent devant nos yeux des reproductions de pochettes (Nico, Dylan, Drake, Cohen, Elliot Smith, etc.) ; mais également des images de maîtres de la littérature (Kerouac, Miller), de films culte (« Paris, Texas ») ou encore des clichés immortalisant le passé du groupe. Et sous les acclamations, Mercury Rev entre en scène. Outre le trio de base, on y retrouve la solide et très efficace section rythmique qui les accompagne en tournée depuis maintenant quelques années.

A première vue, en matière d’innovation instrumentale, on ne remarque la présence que d’une batterie électronique fixée au dessus des claviers. Jonathan porte une écharpe autour du cou et déjà lampe une gorgée de la bouteille de vin rouge qu’il a emportée avec lui, avant de la ranger soigneusement près des drums. Et à laquelle il viendra s’abreuver régulièrement. Le son et puissant. Très puissant même. Ce n’est pas nouveau, mais j’ai l’impression qu’il l’est encore plus que la dernière fois. Et je dois avouer que dès le premier morceau, « Snowflake in a hot world », un extrait du dernier opus, j’ai été littéralement scotché sur place. Et que dire de cette explosion presque atomique produite au milieu du set. Les murs de l’AB doivent encore en trembler. Pendant tout le show, les images vont défiler. Souvent relatives à l’univers, à l’atome, aux océans ou à la nature. Parfois ponctuées de citations. Entre autres d’Aldous Huxley, de Vincent Van Gogh et bien d’autres. Dès le deuxième titre, Jonathan empoigne sa guitare. Et vivifiante, l’électricité se met déjà à crépiter. Chaque fois qu’il va reprendre la râpe pour conjuguer ses échanges avec Grasshopper, les morceaux vont littéralement cracher des flammes. Une lueur brille constamment dans les yeux de Jonathan. Son falsetto fragile, caressant, limpide est susceptible de vous plonger dans un océan de mélancolie douce. Il allie le geste à la parole, caricaturant le rôle d’un chef d’orchestre, le vol d’un oiseau, d’une ballerine, d’un bodybuilder ou encore mime celui d’un humain qui aurait le monde dans sa main… Enfin, ce soir, c’est plutôt le public qu’il a mis dans sa poche… En outre, lorsque la foule applaudit, Donahue sourit. Aux claviers, Jeff Mercel se réserve l’une ou l’autre intervention jazzyfiante, plusieurs interludes ‘ambient’ et puis dynamise de ses interventions aux drums électroniques le percutant et hallucinant, « Dream of a young girl as a flower », un morceau sculpté sur un tempo post house/techno. Impressionnant ! L’ovation en fin de set l’est tout autant. Le groupe applaudit pour remercier son auditoire et quitte les lieux en laissant un fond sonore couvrir les acclamations.

Quelques minutes plus tard, le quintet revient sur le podium et nous livre une fin de parcours somptueuse : « Diamonds », « Goddess on a hiway », le symphonique et intense « The dark is rising » ainsi que l’obsessionnel « Senses of fire ». Nouvelle clameur monstrueuse et nouvelle marque de gratitude de la part de la formation. Qui ne reviendra plus. Heureux, mais assommé, on décide alors de reprendre la route. Il est 22h20. L’horaire a été scrupuleusement respecté. Vu les conditions météorologiques, la prochaine fois, on pourra peut-être emprunter les services des chemins de fer…

Organisation Live Nation

 

Róisín Murphy

Chapeau bas !

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On se les gèle. La Belgique a enfilé son manteau blanc pour la première fois depuis longtemps. Par conséquent, les transports de cette chère Stib sont encore plus à la bourre que d’habitude (un exploit !) A l’arrêt de bus donc, une horde de fans de l’ex-Moloko attendent impatiemment un transport qui n’arrivera jamais. C’est donc frigorifiés de la tête aux pieds que les compagnons d’infortune débarquent dans la grande salle bruxelloise, moins peuplée que de coutume.

A 20h précises, Hercules and Love Affair fait une entrée discrète mais acclamée par un public plutôt parsemé. La formation entame son set par « First Class », un nouveau morceau, et embraie par « True/False, Fake/Real », deux titres qui font très rapidement fondre la neige collée aux baskets de l’assistance. Andrew Butler enchaîne le meilleur du recueil éponyme, dont « Raise Me Up », « You Belong », « Athene » et « Blind » ainsi que quelques nouveautés interprétées par la petite Kim Ann Foxman et une Nomi Ruiz à la robe ultra-courte. C’est par ailleurs toujours un grand plaisir d’observer les machos de la sécurité baver devant le déhanché de la jolie créature dont ils ignorent probablement la biographie.

Il faudra attendre une bonne heure (décidément…) après la fin du set de Hercules And Love Affair pour voir enfin débarquer sur le podium l’extravagante Róisín Murphy. Dissimulée derrière de larges tentures blanches, l’ex-interprète de Moloko entame son set par « Overpowered », affublée, comme de coutume, d’un chapeau original. Celui-ci va glisser le long du visage de la star. Ce qui ne va pas l’empêcher de s’égosiller, comme si de rien n’était. Bien que la salle ne soit pleine qu’aux trois quarts de sa capacité, le public est manifestement motivé et danse de toutes parts. D’autant que la demoiselle aligne d’une traite ses morceaux les plus entraînants, tels que « Let Me Know », « You Know Me Better » ou « Checkin’ On Me ».

Quelques changements de costumes et une petite session acoustique plus tard, Mademoiselle Murphy se permet un entracte (si si !) d’une petite dizaine de minutes. Le temps de reprendre son souffle et de revenir en force. Elle balance alors un « Movie Star » extraordinairement bien remanié qui transforme définitivement la salle en une discothèque géante. La transcription ‘live’ du morceau renvoie même la version faiblarde du disque au rang de démo. Durant près d’1h40, Róisín Murphy est parvenue à ravir aussi bien les fans de son dernier opus que ceux de la première heure. Elle n’a, en effet, négligé ni son « Ruby Blue » ni sa période Moloko, puisqu’elle a interprété quelques titres tirés du répertoire de son ancienne formation.

Si vous n’avez pas pu assister à cet exceptionnel défilé chapeauté, rendez vous sur son site officiel. Le concert a été filmé et sera proposé en streaming sur son site officiel d’ici quelques jours !

Organisation : Live Nation  

Un best of pour fêter les 10 ans d’existence de Vive La Fête

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Vive La Fête travaille sur un nouvel album qui devrait paraître l’an prochain. Mais ce 8 décembre paraîtra un best of contenant 18 chansons dont un inédit, « Les artistes ». Il s’intitulera tout simplement « 10 ans de fête ».

Tracklisting :

1.Quatsch  
2. Nuit Blanche  
3. Touche Pas  
4. La Vérité  
5. Machine Sublime  
6. Maquillage         
7. Noir Désir  
8. Liberté  
9. Schwarzkopf  
10. Hot Shot  
11. La Route  
12. Elle est là  
13. Merde à l’amour  
14. Tokyo  
15. Je ne veux pas  
16. AAA  
17. Mon Dieu  
18. bonus track : Les Artistes

Pour plus d’infos : http://www.vivelafete.be et http://www.myspace.com/VIVELAFETE1

 

Un rêve a traversé l'esprti de Bruce Springsteen…

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C’est le 27 janvier que paraîtra le nouvel elpee de Bruce Springsteen. Intitulé « Working on a Dream”, il a été enregistré en compagnie de E Street Band et a ne nouveau bénéificié (NDR: c’est la quatrième fois!) du concours de Brendan O'Brien, à la production et au mixing. IL s’agit de son 24ème opus.

Tracklisting :

1. Outlaw Pete
2. My Lucky Day
3. Working On a Dream
4. Queen of the Supermarket
5. What Love Can Do
6. This Life
7. Good Eye
8. Tomorrow Never Knows
9. Life Itself
10. Kingdom of Days
11. Surprise, Surprise
12. The Last Carnival

Bonus tracks:

The Wrestler
A Night with the Jersey Devil

Pour plus d’infos : http://www.shorefire.com et http://www.brucespringsteen.net

 

 

 

Victoire de Triggerfinger au premier Red Bull Soundclash

Écrit par

Triggerfinger a remporté le premier Red Bull Soundclash qui s’est déroulé ce 22 octobre au Democrazy à Gand. Il a vaincu son adversaire du jour, Absynthe Minded. Ce prix a été décroché grâce à une première manche fracassante de la bande à Mario du "Mercy" de Duffy. Pour la circonstance, Triggerfinger avait invité Selah Sue à les accompagner. En voici la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=GdgBPM2ram0

Doc Gyneco pacifiste

Écrit par

C’est ce 24 novembre que paraîtra le nouvel album de Doc Gyneco alias Bruno Beausir. Intitulé « Peace Maker » il touche aussi bien au hip hop, funk, rock, trip hop, ragga, reggaeton qu’à la pop, pop. Le Doc a été influencé par le Monde qui l’entoure et sait parler avec justesse et humour de toutes ces tranches de vies qu’il a pu observer au gré de ses déambulations.

(d’après communiqué de presse)

Tracklisting

1 · A cœur ouvert
2 · Ma route
3 · L'incompris
4 · A mes côtés
5 · Céleste
6 · Comme d'hab
7 · Numéros
8 · Ma bourgeoise
9 · A nos héros
10 · La Rue (avec Johnny Hallyday)
11 · Toxico
12 · Le Souffle
13 · Changer le monde

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/docgyneco

 

 

Sortie du nouvel Ep retardée pour Isobel Campbell & Mark Lanegan …

Écrit par

Prévue pour le 27 octobre, la sortie du nouvel Ep d’Isobel Campbell & Mark Lanegan, “Keep me in mind sweetheart” a été repoussée au 15 décembre. 

Tracklisting:

1. Keep me in Mind Sweetheart 
2. Fight Fire with Fire 
3. Asleep on a Sixpence 
4. Violin tango 
5. Rambling Rose 
6. Hang On 

http://www.myspace.com/isobelcampbell

 

Le soleil du soir de Dick Annegarn

Écrit par

« Soleil du soir », le nouvel opus de Dick Annegarn, est dans les bacs depuis ce 3 novembre. Il est le fruit de sa rencontre avec le guitariste Freddy Koella, un Alsacien émigré en Californie qui a accompagné Bob Dylan et Willie Deville. Il s’agit du 18ème elpee en 35 ans de carrière.

Pour voir le clip vidéo de « D’abord un verre »
http://fr.youtube.com/watch?v=hyh-j0GbOUE
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x7bmxw_dick-annegarn-dabord-un-verre_music
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-abord-verre-12ahe_iedf_.html

Pour voir le clip vidéo de « Jacques »
http://fr.youtube.com/watch?v=dtuZYPf3KtA
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x7bmjs_dick-annegarn-jacques_music
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-jacques-129fz_iedf_.html

 

Pour voir le clip « Soleil du Soir », dernière réalisation de Michel Gondry, fan avoué de Dick Annegarn :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soleil%2Bdu%2Bsoir/video/x7ilxc_dick-annegarn-soleil-du-soir-par-mi_music
http://fr.youtube.com/watch?v=N1S3TC7ElMA
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-soleil-soir-147bw_e5le_.htm


Tracklisting :

1. D'abord un verre
2. Jacques
3. Quelle poule pond tant
4. Le dernier village
5. Soleil du soir
6. Bluesabelle
7. Sans famille
8. Le blues de Londres
9. Théo
10. Soldat
11. Décadons

Pour plus d’infos : http://annegarn.free.fr

 

Prenez garde au prochain album de Bonnie ‘Prince Billy’!

Écrit par

Le 16 mars 2009, paraîtra l’album le plus ambitieux à ce jour de Bonnie ‘Prince’ Billy. Intitulé « Beware », il a reçu la participation d’une multitude de collaborateurs, dont Josh Abrams, Jennifer Hutt, Emmett Kelly et Michael Zerang et d’invités prestigieux comme Dee Alexander, Leroy Bach, Jim Becker, Robert Cruz, DV DeVincentis, Jon Langford, Greg Leisez, Rob Mazurek, Nicole Mitchell and Azita Youseff.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/princebonniebilly et http://www.bonnieprincebilly.com

 

Un 32ème album pour Marianne Faithfull

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A 63 balais, Marianne Faithfull vient de sortir son 32ème opus. Un album de reprises dont vous trouverez le tracklisting ci-dessous. Enregistré à New York, sous la houlette du fidèle Hal Willner, il a bénéficié du concours de grosse pointures telles Keith Richards, Marc Ribot, Cat Power, Nick Cave, Anthony Hegarty ou encore Rufus Wainwright.

Disque 1

Down From Dover (Dolly Parton)
Hold On Hold On (Belitsky - Case - Dean - Good & Good)
Solitude (Ellington - De Lange & Mills)
The Crane Wife (Colin Meloy)
Easy Come, Easy Go (W. Jackson - E. Brown)
Children of Stone (Espers)
How Many Worlds (Brian Eno)
In Germany Before The War (Randy Newman)
Ooh Baby Baby (Smokey Robinson - Pete Moore)
Sing Me Back Home (Merle Haggard)

Disque 2

Salvation (Hayes - Turner & Jago)
Black Coffee (Paul Webster & J. Burke)
The Phoenix (Judee Sill)
Dear God Please Help Me (Morrissey)

Kimbie (Traditionnel - arr. Jackson Frank & Marc Ribot)
Many A Mile To Freedom (Winwood & Capaldi)
Somewhere (A Place For Us) (Leonard Bernstein - Stephen Sondheim)

Flandyke Shore (Traditionnel - arr. Gil Goldstein)
Exclusive Audio Comment by Marianne Faithfull

Pour plus d’infos : http://www.mariannefaithfull.org.uk, http://ww.myspace.com/mariannefaithfullofficial et http://www.easycomeeasygothealbum.com

 

Un album live pour Orange Goblin

Écrit par

Orange Goblin a enregistré son prochain album en live, lors du Roadburn Festival, ce 14 novembre 2008. Il paraîtra le 23 avril de l’année prochaine en vinyle et sous une édition limitée. Cet elpee fera suite à "Healing through Fire", sorti en mai 2007.

Pour plus d’infos : http://www.orange-goblin.com et http://www.myspace.com/theorangegoblin

Kanye West

(Ego) Trip dans l’espace

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Quelques mois après avoir effectué un premier passage à Forest National, dans sa mouture Club, Kanye West s’est arrêté une seconde fois au même endroit. Pour être précis, ce vendredi 21 novembre. Le rappeur le plus ‘humble’ des Etats-Unis a pris d’assaut la salle ‘forestoise’, dans sa configuration originelle, afin d’y présenter un nouveau show annoncé comme spectaculaire.

 
 

Et pour ne rien gâcher à la fête, le businessman a emmené dans ses bagages une première partie de taille. En l’occurrence Santogold. Accueillie tièdement par un public manifestement venu pour assister au spectacle de Kanye West –et personne d’autre– la jeune femme s’est démenée dignement. Soutenue par ses deux inséparables danseuses, elle a ainsi interprété une large partie de son disque éponyme. De quoi faire vibrer la salle de ses tubesques « You’ll Find A Way » dans la version remaniée par Switch & Sinden, « Unstoppable », « Shove It », « Say Aha », les vrombissants « Creator » et « Starstruck » ou l’incontournable « L.E.S. Artistes ». Bien que son set soit totalement identique à celui présenté au Pukkelpop l’été dernier, Santi White peut se targuer d’avoir réussi à chauffer un auditoire qui, au départ, semblait peu enclin à apprécier son mariage des genres.

 
 

A 20h40, les lumières se rallument et un large rideau noir coulisse de manière à dissimuler les préparatifs sur scène. La salle est pleine à craquer et le public, surexcité. Si bien qu’il est impossible d’accéder à la fosse. Quelques groupies poussent des hurlements au moindre pixel apparaissant sur les écrans ornant les extrémités du podium. On aura même droit à un bon quart d’heure de ‘Ola’ dans les gradins. Mais il faudra une bonne heure aux roadies, pour tout mettre en place.

 
 

21h40. Le show peut enfin commencer. L’ouverture des tentures dévoile lentement une installation impressionnante mais moins spectaculaire qu’imaginée. Trois écrans ornent la scène. L’un, gigantesque, décore l’arrière-scène. Le second, mobile, se tient juste au dessus du rappeur, allongé tranquillement sur le troisième. Le parterre, en relief, est incliné de manière à permettre à toute l’assistance d’admirer le ‘grand’ Kanye. Après tout, si les gens ont payé, c’est pour le voir, lui... Les premières notes de « Good Morning » s’échappent des baffles et, déjà, c’est la folie. Même le public assis dans les gradins se lève comme un seul homme…  

 
 

Kanye West invite l’assistance à un voyage à travers la galaxie. L’écran mobile, seul élément à interagir avec le rappeur, constitue son système de géo-positionnement intergalactique. Il est animé par une voix féminine suave. L’homme aimerait faire du cinéma et ça se voit. Très théâtrale, la mise en scène le propulse à travers des contrées arides et menaçantes, au son de ses trois premiers opus, « The College Dropout », « The Graduation » et « Late Registration », sans oublier des extraits de « 808’s & Heartbreak », son tout dernier elpee, paru officiellement le jour de ce concert. Les terribles « Heard ‘Em Say », « Diamonds From Sierra Leone », « Love Lockdown », « Welcome To Heartbreak », « Jesus Walks » s’enchaînent lors d’un show renvoyant ceux de P. Diddy aux oubliettes.

 
 

En près de deux heures, Kanye West est parvenu à parcourir l’entièreté de la voie lactée, allant jusqu’à combattre une espèce de ver des sables géants aux yeux rouges –un monstre mécanique un peu ridicule mais amusant– sur un « Can’t Tell Me Nothing » surpuissant. Et un concert de rap n’en étant pas un sans la présence de ‘biatches’ sur scène, la gentille voix du GPS propose à l’interprète de lui donner un coup de main lorsque celui-ci s’exclame être en manque. La forme mécanique déployée sur l’écran mobile laisse soudain apparaître virtuellement les formes voluptueuses d’une sulfureuse jeune femme au corps enduit de peinture dorée. Très vite rejointe par une ‘copine’, elle se met alors à faire valoir ses charmes sur un « Gold Digger » qui mettra définitivement le feu aux fesses du public.

 
 

Incontestablement, Forest National a accueilli un des meilleurs concerts de rap de son histoire, même si le show de Kanye West a tout de même souffert de l’ego du bonhomme. Et pour cause, il a gentiment relégué son orchestre au devant de la scène mais un niveau plus bas, même si un système d’élévation a permis à son band de montrer le bout du nez une ou deux minutes. Et la choriste n’a pas davantage été mise en évidence. Si elle a pu s’égosiller quelques secondes au vu de tous, aucun spot ne lui a permis de profiter de son instant de gloire avant que 'l'ascenseur ne la refasse disparaître, en même temps que l'orchestre. « Touch The Sky » constituera l’un des meilleurs moments d’un concert que le public ne risque pas d’oublier de sitôt. Kanye West a beau avoir le melon, sa réputation de showman-prodige se confirme tranquillement…

 
 

Organisation : Live Nation.

 

The Swell Season

Un shoot de mélancolie positive

Écrit par

« The Swell Season », c’est le titre de l’album éponyme composé et interprété par Glen Hansard et Marketá Irglová. C’est également le patronyme choisi par ce duo. Ainsi que la BO du film « Once », parue en 2007. Un film musical dans lequel nos deux musiciens sont les protagonistes. Ma première écoute de cet album remonte à cet été. Un ami attentif m’avait alors envoyé un lien pour écouter « When Your Mind’s Made Up », morceau qui m’a littéralement scotché à l’écran de mon portable!

J’ai repassé le clip au moins trois fois. Quand la musique vous submerge et vous procure de telles sensations d’envoûtement, on a cette impression d’avoir des ailes qui vous poussent dans le dos. A ma surprise, en écoutant les autres plages de l’opus, le plaisir s’est prolongé. Il ne se limitait pas à un seul single susceptible de me faire vibrer ! Non, parce que la majorité des plages sont un appel à la douceur et à la relaxation de l’esprit.

Quel enchantement ! Quelques clics plus tard, je me procure donc une place pour le concert. L’opportunité de me rendre au Handelsbeurs à Gand. Salle splendide, propice à la rencontre de Glen et Marketá.

Juste avant de m’y rendre, j’appréhendais un peu ce concert. Peur d’être déçue et que le concert soit court. Qu’ils s’en tiennent uniquement aux plages de leur album. Il revenait à Mark Geary de chauffer la salle. Ce troubadour dégage un sacré ‘capital sympathie’, sans même devoir gratter sa guitare ! Quelques enchaînements, une belle dose d’humour et 40 minutes plus tard, la salle n’attend qu’une chose, l’arrivée du binôme tchéco-irlandais.

L'entrée en scène de The Swell Season est discrète. Les titres s’enchaînent facilement. Glen prend soin d’introduire chacun d’entre eux. Il est plutôt bavard et aime l’échange avec son public. Un public qui, au fur et à mesure, se lèche les babines de plaisir… Le mélange des deux voix caresse nos oreilles… Assise derrière son piano, Marketá envoûte. Sa guitare autour du cou, Glen captive et anime.

Evidemment, ils n’ont pas oublié d’interpréter les inévitables « When Your Mind’s Made Up et « Falling Slowly », ainsi que d’autres titres de l’elpee. Membre du groupe The Frames, Glen nous a également réservé quelques tubes issus de leur répertoire. Un set qui, rappel compris, aura duré 2h.

Rares sont les concerts aussi longs ! Ce soir, j’ai pris une dose de folk-rock de qualité premium. C’était du très bon ! D’ailleurs, la soirée s’est terminée au bar, où Mark, Glen et le batteur sont venus se mêler aux assoiffés que nous étions tous.

Organisation Handelsbeurs

 

Bleeding Through

Un goût de sang dans la bouche…

Écrit par
Il y a déjà un bout de temps que le concert de Bullet For My Valentine était annoncé à l'AB. Je suis toujours sous le charme de leurs deux albums. Et j’avais eu la chance d’assister à leur set accordé à Paris. A l'Olympia, très exactement. Aussi, comme je les avais loupés au Graspop cette année, il n’était pas question de manquer leur prestation de ce mercredi, en Belgique. Au départ l’affiche était libellée ‘Bullet For My Valentine (AKA B4MV) + Lacuna Coil & guests’. Lacuna Coil est une formation dont je ne connaissais que le nom. Et en mon for intérieur, je craignais fort devoir me farcir un ensemble du style Within Temptation ou autre Nightwish, deux combos dont les envolées lyriques des chanteuses et les riffs plutôt lents et basiques ne me bottent pas trop.

Deux jours avant la date du concert, le détail du programme est enfin dévoilé. Il y aura donc quatre groupes : Black Tide, Bleeding Through, Lacuna Coil et B4MV. Dès l’ouverture des portes, à 17h30, une horde d'ados se précipite pour pénétrer dans l’AB. Honnêtement, je dois avouer, qu’à cet instant j’ai pris un coup de vieux. Mais en même temps, j’étais rassuré de voir qu’une nouvelle génération d'‘headbangers’ était dans la place.


Il est 18h45 lorsque les premiers accords de Black Tide retentissent. A cet instant, la salle est à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, si vous préférez). Oscillant entre heavy metal et hard rock, les morceaux proposés par ce band issu de Miami ne sont pas très originaux. Mais je suis frappé par le jeune âge de ces musiciens. Et vu la maîtrise de leurs instruments, ils méritent le respect. Gabriel a commencé à chanter et jouer de la guitare vers l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, il en a quinze. Et tant sur son manche que de la voix, il impressionne. Une question me traverse quand même l’esprit : ‘Gamin, y'a pas école?’. Zakk, le plus âgé, vient de fêter ses vingt printemps. Lors de cette tournée, justement. Leur périple, ils l’accomplissent en compagnie de B4MV. Sur scène, ils libèrent une énergie très contagieuse. Entre ados (les artistes et le public), le courant passe instinctivement. Honnêtement, j’estime quand même que leur musique manque d’originalité et d’inspiration. Bref, ce n’est pas génial ! Bien sûr, très souvent, un premier groupe souffre de l’approximation des balances. En outre, il faut avouer que le son manque singulièrement de puissance. Maintenant, il est aussi possible que mes capacités auditives se soient encore détériorées. Alors, Black Tide, un groupe prometteur ? Certainement. Pourvu que ses musicos n'attrapent pas le melon et se forgent un style vraiment personnel.  

C’est en parcourant leur page MySpace que je me suis quelque peu familiarisé avec la musique du deuxième combo, proposé à l’affiche de la soirée : Bleeding Through. Dès les premiers accords dispensés sur cette plateforme du net, j'avais déjà envie d'ôter les écouteurs de mes oreilles. A cause de l’omniprésence des synthés couvrant les riffs et la voix hardcore. Pas que je sois allergique aux synthétiseurs ; mais il est rare qu’un tel instrument apporte un plus chez un groupe de métal. A la limite pour soutenir une rythmique ou enrichir la solution sonore de samples. Un sentiment de déception m’a même envahi ; car finalement, le reste était quand même de bonne facture. Ce qui explique pourquoi, je n’ai même pas pris la peine de consulter la bio de la formation. M’enfin, comme le jour du concert, c’était compris dans le prix, je ne me suis pas trop tracassé. Et puis, fallait quand même jeter un œil sur le set, pour pouvoir en relater un commentaire. Finalement, j’ai pris une bonne décision en ne restant pas accroché au bar. A contrario des titres issus de l'album "Declaration", proposés en écoute libre, le synthé est bien moins présent. Résultat des courses, les compos passent beaucoup mieux la rampe. Attention, c’est le son du clavier qui est moins présent. Pas la claviériste. Car visuellement, Marta Peterson en impose… Tatoué et ne tenant pas en place une seule seconde, Brandan Schiepati s’est procuré la panoplie full-option du vrai chanteur hardcore : gueulante et rythmique magistrale… Les sonorités consommées par Brian & Jona sont puissantes. Tantôt véloces, tantôt lourdes, elles véhiculent des accents ‘Dimebagdarelliens’ (Pantera - R.I.P.) ou ‘Kerrykingiens’ (Slayer). A charge de la rythmique, constituée par Ryan (basse) et Derek (drums) de solidifier l’ensemble. Au sein du public, c’est l’affolement. Les spectateurs commencent à se bousculer. Un ‘circle pitt’ –débonnaire– se forme. Mais un type plus âgé, vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Hardcore Championship’ entame des mouvements de boxe/savate française. Le public plus jeune s’interroge et s’écarte du personnage, craignant de se prendre un ‘high kick’ dans la mâchoire et de devoir justifier l'hématome quand papa viendra les chercher… Personnellement, j’estime que ce groupe californien était la première bonne surprise de la soirée.

Juste le temps, d'étancher sa soif en compagnie de mon pote Bernard (NDR : allez donc jeter un coup d’œil sur ses superbes clichés !) et d'assouvir un besoin en nicotine (ouais je sais…) et c'est déjà l'heure de Lacuna Coil. Hormis Cristian et Andrea –les vocalistes portent une chemise blanche et un gilet noir– tous les autres musiciens sont vêtus de la couleur des ténèbres. Le son est excellent. Et dès l’ouverture de leur show, on se rend compte que la machine est bien huilée. Les oreilles commencent à siffler. Le sextet milanais épingle quelques titres de son dernier opus "Karmacode". Il enchaîne par « Swamped », « Our Truth, Within Me » et s’offre un petit break en s’autorisant une excellente cover du "Enjoy the Silence" de Depeche Mode. Les spectateurs chantent et commencent à manifester davantage d’animation. Faut dire que la petite Cristina parvient, à elle seule, à occuper tout le poidum. On en oublierait presque le rôle de sa partenaire aux vocaux, Andrea. Les autres musiciens assurent. Que ce soit Cristiano et ‘Maus’ aux guitares, CriZ à la batterie ou Marco à la basse. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Et dans les amplis…  A cet instant, une réflexion me traverse l’esprit : ‘VinZzzz t'es un vrai loser…’ Parce que mes préjugés venaient d’être complètement balayés. Lacuna Coil ne se le limite pas à une soprano qui chante sur 4 accords de guitare et un rythme ternaire (genre valse). Ce qu’il propose, c'est du bon ; du très bon même ! L’aspect gothique ne noie jamais l’ensemble. Leur métal tient la route. Il est contagieux et repose sur une rythmique sans solo.

Après avoir savouré la prestation des rossignols milanais, j'étais donc impatient de revoir enfin Bullet For My Valentine. Ce jeune groupe gallois jouit d’une excellente réputation chez les médias spécialisés (Kerrang, Metal Hammer,…) C’est même devenu un nouveau symbole dans l’univers du metal insulaire. Pourtant, à leurs débuts (NDR : c’est-à-dire vers 1997), ils se contentaient d’adapter des standards de Metallica et Iron Maiden. Leur premier opus, "The Poison", paraît fin 2005. Il est suivi par un Dvd live, l’année suivante. Un Dvd immortalisant un concert accordé au sein du mythique Brixton Hall de Londres. Notons encore qu’ils ont assuré la première partie d'Iron Maiden lors de leur périple opéré outre-Atlantique et de Metallica pendant leur tournée européenne. Et puis, début 2008, ils gravent leur second opus, "Scream, Aim, Fire". Paradoxalement, les influences de Metallica et de Maiden sont beaucoup plus évidentes que sur leur premier essai. A la limite, je me demande même si Metallica n’aurait pas eu intérêt à leur demander quelques conseils avant de concocter son dernier opus. (NDR : ne pas frapper, ne pas frapper !) Entretemps, signe de reconnaissance, Matt Tuck, le charismatique chanteur/guitariste a vu son talent de guitariste récompensé par la marque Jackson. Et pour cause, elle a créé un modèle de râpe portant sa signature! Lors de leur prestation accordée l’Olympia, j’avais quand même déploré leur manque de contact avec le public. Et puis une carence en énergie scénique.

Les portes de la salle sont encore grandes ouvertes. Et on entend les premiers accords consacrés à l'intro du groupe. Le temps d’arriver sur les lieux et on peut observer la mise en scène. Les draps noirs ont cédé leur place à un énorme backdrop représentant la couverture de leur dernier album. La batterie est au centre du podium. A chaque extrémité, se dresse un mur d'enceintes de marque Mesa Boogie. Vu le matos, je m’attendais à être propulsé au fond de la salle, dès le premier accord de guitare. L'intro exécuté par Moose à la batterie prélude "Scream, Aim, Fire" (NDR : le morceau d'ouverture du dernier album). Et surprise, le son est réduit à sa plus simple expression. On entend à peine chanter Matt et les gueulantes de Jay. La ligne de basse est plus présente ; mais l’emprise de la section rythmique nous fait presque oublier que Matt et Padge tricotent comme des fous sur leur gratte. Il faudra attendre le troisième morceau ("The Poison") pour retrouver l’intensité du son, conforme à nos attentes. Faut croire que l’ingé avait enfin retiré retirer les croquettes enfoncées dans ses oreilles. Entre chaque colonne de haut-parleurs, des lignes de ‘leds’ lumineuses alimentent un light show tout bonnement exceptionnel. Les musiciens se libèrent. Le public est réceptif. Et on le sait, au plus le public donne, au plus le groupe restitue. Parmi cette équipe de showmen, Matt se réserve le premier rôle. Les soli de guitare de Padge sont parfaits ; et lorsque Matt vient le soutenir à la quinte ou à la tierce, on ne peut s'empêcher de penser aux exercices de style pratiqués par Maiden. Les morceaux s'enchaînent. Les ‘circle pitts’ aussi. Lorsque Matt annonce "Tears Don't Fall", le premier hit single du groupe, l’audience se déchaîne et reprend le refrain en chœur. Décidément, ce concert n'a rien à voir avec celui de l'Olympia. Ils sont dans leur trip. Leur énergie est communicative. Un véritable régal ! Paris n’était donc qu’un passage à vide. Après avoir opéré un périple européen, terminé des sessions d’enregistrement, sur une période de trois mois, le groupe était donc sur les rotules. En outre, et pour une fois, soyons un peu chauvin, le public belge s’est montré ce soir à la hauteur de sa réputation. On n’ira pas jusqu’à prétendre que le public hexagonal était un peu mou. Quoique… Une chose est sûre, l’audience de ce soir est parvenu à faire la différence ; et le groupe l'a bien senti. Le show s'est achevé par "Forever & Always", c'est-à-dire le dernier titre de l’elpee, "Scream, Aim, Fire", encore une fois repris en chœur par le public…

Organisation AB

Lacuna Coil

Chasser ses préjugés…

Écrit par

 

Il y a déjà un bout de temps que le concert de Bullet For My Valentine était annoncé à l'AB. Je suis toujours sous le charme de leurs deux albums. Et j’avais eu la chance d’assister à leur set accordé à Paris. A l'Olympia, très exactement. Aussi, comme je les avais loupés au Graspop cette année, il n’était pas question de manquer leur prestation de ce mercredi, en Belgique. Au départ l’affiche était libellée ‘Bullet For My Valentine (AKA B4MV) + Lacuna Coil & guests’. Lacuna Coil est une formation dont je ne connaissais que le nom. Et en mon for intérieur, je craignais fort devoir me farcir un ensemble du style Within Temptation ou autre Nightwish, deux combos dont les envolées lyriques des chanteuses et les riffs plutôt lents et basiques ne me bottent pas trop.

Deux jours avant la date du concert, le détail du programme est enfin dévoilé. Il y aura donc quatre groupes : Black Tide, Bleeding Through, Lacuna Coil et B4MV. Dès l’ouverture des portes, à 17h30, une horde d'ados se précipite pour pénétrer dans l’AB. Honnêtement, je dois avouer, qu’à cet instant j’ai pris un coup de vieux. Mais en même temps, j’étais rassuré de voir qu’une nouvelle génération d'‘headbangers’ était dans la place.


Il est 18h45 lorsque les premiers accords de Black Tide retentissent. A cet instant, la salle est à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, si vous préférez). Oscillant entre heavy metal et hard rock, les morceaux proposés par ce band issu de Miami ne sont pas très originaux. Mais je suis frappé par le jeune âge de ces musiciens. Et vu la maîtrise de leurs instruments, ils méritent le respect. Gabriel a commencé à chanter et jouer de la guitare vers l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, il en a quinze. Et tant sur son manche que de la voix, il impressionne. Une question me traverse quand même l’esprit : ‘Gamin, y'a pas école?’. Zakk, le plus âgé, vient de fêter ses vingt printemps. Lors de cette tournée, justement. Leur périple, ils l’accomplissent en compagnie de B4MV. Sur scène, ils libèrent une énergie très contagieuse. Entre ados (les artistes et le public), le courant passe instinctivement. Honnêtement, j’estime quand même que leur musique manque d’originalité et d’inspiration. Bref, ce n’est pas génial ! Bien sûr, très souvent, un premier groupe souffre de l’approximation des balances. En outre, il faut avouer que le son manque singulièrement de puissance. Maintenant, il est aussi possible que mes capacités auditives se soient encore détériorées. Alors, Black Tide, un groupe prometteur ? Certainement. Pourvu que ses musicos n'attrapent pas le melon et se forgent un style vraiment personnel. 

C’est en parcourant leur page MySpace que je me suis quelque peu familiarisé avec la musique du deuxième combo, proposé à l’affiche de la soirée : Bleeding Through. Dès les premiers accords dispensés sur cette plateforme du net, j'avais déjà envie d'ôter les écouteurs de mes oreilles. A cause de l’omniprésence des synthés couvrant les riffs et la voix hardcore. Pas que je sois allergique aux synthétiseurs ; mais il est rare qu’un tel instrument apporte un plus chez un groupe de métal. A la limite pour soutenir une rythmique ou enrichir la solution sonore de samples. Un sentiment de déception m’a même envahi ; car finalement, le reste était quand même de bonne facture. Ce qui explique pourquoi, je n’ai même pas pris la peine de consulter la bio de la formation. M’enfin, comme le jour du concert, c’était compris dans le prix, je ne me suis pas trop tracassé. Et puis, fallait quand même jeter un œil sur le set, pour pouvoir en relater un commentaire. Finalement, j’ai pris une bonne décision en ne restant pas accroché au bar. A contrario des titres issus de l'album "Declaration", proposés en écoute libre, le synthé est bien moins présent. Résultat des courses, les compos passent beaucoup mieux la rampe. Attention, c’est le son du clavier qui est moins présent. Pas la claviériste. Car visuellement, Marta Peterson en impose… Tatoué et ne tenant pas en place une seule seconde, Brandan Schiepati s’est procuré la panoplie full-option du vrai chanteur hardcore : gueulante et rythmique magistrale… Les sonorités consommées par Brian & Jona sont puissantes. Tantôt véloces, tantôt lourdes, elles véhiculent des accents ‘Dimebagdarelliens’ (Pantera - R.I.P.) ou ‘Kerrykingiens’ (Slayer). A charge de la rythmique, constituée par Ryan (basse) et Derek (drums) de solidifier l’ensemble. Au sein du public, c’est l’affolement. Les spectateurs commencent à se bousculer. Un ‘circle pitt’ –débonnaire– se forme. Mais un type plus âgé, vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Hardcore Championship’ entame des mouvements de boxe/savate française. Le public plus jeune s’interroge et s’écarte du personnage, craignant de se prendre un ‘high kick’ dans la mâchoire et de devoir justifier l'hématome quand papa viendra les chercher… Personnellement, j’estime que ce groupe californien était la première bonne surprise de la soirée.

Juste le temps, d'étancher sa soif en compagnie de mon pote Bernard (NDR : allez donc jeter un coup d’œil sur ses superbes clichés !) et d'assouvir un besoin en nicotine (ouais je sais…) et c'est déjà l'heure de Lacuna Coil. Hormis Cristian et Andrea –les vocalistes portent une chemise blanche et un gilet noir– tous les autres musiciens sont vêtus de la couleur des ténèbres. Le son est excellent. Et dès l’ouverture de leur show, on se rend compte que la machine est bien huilée. Les oreilles commencent à siffler. Le sextet milanais épingle quelques titres de son dernier opus "Karmacode". Il enchaîne par « Swamped », « Our Truth, Within Me » et s’offre un petit break en s’autorisant une excellente cover du "Enjoy the Silence" de Depeche Mode. Les spectateurs chantent et commencent à manifester davantage d’animation. Faut dire que la petite Cristina parvient, à elle seule, à occuper tout le poidum. On en oublierait presque le rôle de sa partenaire aux vocaux, Andrea. Les autres musiciens assurent. Que ce soit Cristiano et ‘Maus’ aux guitares, CriZ à la batterie ou Marco à la basse. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Et dans les amplis…  A cet instant, une réflexion me traverse l’esprit : ‘VinZzzz t'es un vrai loser…’ Parce que mes préjugés venaient d’être complètement balayés. Lacuna Coil ne se le limite pas à une soprano qui chante sur 4 accords de guitare et un rythme ternaire (genre valse). Ce qu’il propose, c'est du bon ; du très bon même ! L’aspect gothique ne noie jamais l’ensemble. Leur métal tient la route. Il est contagieux et repose sur une rythmique sans solo.

Après avoir savouré la prestation des rossignols milanais, j'étais donc impatient de revoir enfin Bullet For My Valentine. Ce jeune groupe gallois jouit d’une excellente réputation chez les médias spécialisés (Kerrang, Metal Hammer,…) C’est même devenu un nouveau symbole dans l’univers du metal insulaire. Pourtant, à leurs débuts (NDR : c’est-à-dire vers 1997), ils se contentaient d’adapter des standards de Metallica et Iron Maiden. Leur premier opus, "The Poison", paraît fin 2005. Il est suivi par un Dvd live, l’année suivante. Un Dvd immortalisant un concert accordé au sein du mythique Brixton Hall de Londres. Notons encore qu’ils ont assuré la première partie d'Iron Maiden lors de leur périple opéré outre-Atlantique et de Metallica pendant leur tournée européenne. Et puis, début 2008, ils gravent leur second opus, "Scream, Aim, Fire". Paradoxalement, les influences de Metallica et de Maiden sont beaucoup plus évidentes que sur leur premier essai. A la limite, je me demande même si Metallica n’aurait pas eu intérêt à leur demander quelques conseils avant de concocter son dernier opus. (NDR : ne pas frapper, ne pas frapper !) Entretemps, signe de reconnaissance, Matt Tuck, le charismatique chanteur/guitariste a vu son talent de guitariste récompensé par la marque Jackson. Et pour cause, elle a créé un modèle de râpe portant sa signature! Lors de leur prestation accordée l’Olympia, j’avais quand même déploré leur manque de contact avec le public. Et puis une carence en énergie scénique.

Les portes de la salle sont encore grandes ouvertes. Et on entend les premiers accords consacrés à l'intro du groupe. Le temps d’arriver sur les lieux et on peut observer la mise en scène. Les draps noirs ont cédé leur place à un énorme backdrop représentant la couverture de leur dernier album. La batterie est au centre du podium. A chaque extrémité, se dresse un mur d'enceintes de marque Mesa Boogie. Vu le matos, je m’attendais à être propulsé au fond de la salle, dès le premier accord de guitare. L'intro exécuté par Moose à la batterie prélude "Scream, Aim, Fire" (NDR : le morceau d'ouverture du dernier album). Et surprise, le son est réduit à sa plus simple expression. On entend à peine chanter Matt et les gueulantes de Jay. La ligne de basse est plus présente ; mais l’emprise de la section rythmique nous fait presque oublier que Matt et Padge tricotent comme des fous sur leur gratte. Il faudra attendre le troisième morceau ("The Poison") pour retrouver l’intensité du son, conforme à nos attentes. Faut croire que l’ingé avait enfin retiré retirer les croquettes enfoncées dans ses oreilles. Entre chaque colonne de haut-parleurs, des lignes de ‘leds’ lumineuses alimentent un light show tout bonnement exceptionnel. Les musiciens se libèrent. Le public est réceptif. Et on le sait, au plus le public donne, au plus le groupe restitue. Parmi cette équipe de showmen, Matt se réserve le premier rôle. Les soli de guitare de Padge sont parfaits ; et lorsque Matt vient le soutenir à la quinte ou à la tierce, on ne peut s'empêcher de penser aux exercices de style pratiqués par Maiden. Les morceaux s'enchaînent. Les ‘circle pitts’ aussi. Lorsque Matt annonce "Tears Don't Fall", le premier hit single du groupe, l’audience se déchaîne et reprend le refrain en chœur. Décidément, ce concert n'a rien à voir avec celui de l'Olympia. Ils sont dans leur trip. Leur énergie est communicative. Un véritable régal ! Paris n’était donc qu’un passage à vide. Après avoir opéré un périple européen, terminé des sessions d’enregistrement, sur une période de trois mois, le groupe était donc sur les rotules. En outre, et pour une fois, soyons un peu chauvin, le public belge s’est montré ce soir à la hauteur de sa réputation. On n’ira pas jusqu’à prétendre que le public hexagonal était un peu mou. Quoique… Une chose est sûre, l’audience de ce soir est parvenu à faire la différence ; et le groupe l'a bien senti. Le show s'est achevé par "Forever & Always", c'est-à-dire le dernier titre de l’elpee, "Scream, Aim, Fire", encore une fois repris en chœur par le public…

Organisation AB


 

 

 

Black Tide

Contaminé par le métal dès le berceau…

Écrit par
Il y a déjà un bout de temps que le concert de Bullet For My Valentine était annoncé à l'AB. Je suis toujours sous le charme de leurs deux albums. Et j’avais eu la chance d’assister à leur set accordé à Paris. A l'Olympia, très exactement. Aussi, comme je les avais loupés au Graspop cette année, il n’était pas question de manquer leur prestation de ce mercredi, en Belgique. Au départ l’affiche était libellée ‘Bullet For My Valentine (AKA B4MV) + Lacuna Coil & guests’. Lacuna Coil est une formation dont je ne connaissais que le nom. Et en mon for intérieur, je craignais fort devoir me farcir un ensemble du style Within Temptation ou autre Nightwish, deux combos dont les envolées lyriques des chanteuses et les riffs plutôt lents et basiques ne me bottent pas trop.

Deux jours avant la date du concert, le détail du programme est enfin dévoilé. Il y aura donc quatre groupes : Black Tide, Bleeding Through, Lacuna Coil et B4MV. Dès l’ouverture des portes, à 17h30, une horde d'ados se précipite pour pénétrer dans l’AB. Honnêtement, je dois avouer, qu’à cet instant j’ai pris un coup de vieux. Mais en même temps, j’étais rassuré de voir qu’une nouvelle génération d'‘headbangers’ était dans la place.

Il est 18h45 lorsque les premiers accords de Black Tide retentissent. A cet instant, la salle est à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, si vous préférez). Oscillant entre heavy metal et hard rock, les morceaux proposés par ce band issu de Miami ne sont pas très originaux. Mais je suis frappé par le jeune âge de ces musiciens. Et vu la maîtrise de leurs instruments, ils méritent le respect. Gabriel a commencé à chanter et jouer de la guitare vers l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, il en a quinze. Et tant sur son manche que de la voix, il impressionne. Une question me traverse quand même l’esprit : ‘Gamin, y'a pas école?’. Zakk, le plus âgé, vient de fêter ses vingt printemps. Lors de cette tournée, justement. Leur périple, ils l’accomplissent en compagnie de B4MV. Sur scène, ils libèrent une énergie très contagieuse. Entre ados (les artistes et le public), le courant passe instinctivement. Honnêtement, j’estime quand même que leur musique manque d’originalité et d’inspiration. Bref, ce n’est pas génial ! Bien sûr, très souvent, un premier groupe souffre de l’approximation des balances. En outre, il faut avouer que le son manque singulièrement de puissance. Maintenant, il est aussi possible que mes capacités auditives se soient encore détériorées. Alors, Black Tide, un groupe prometteur ? Certainement. Pourvu que ses musicos n'attrapent pas le melon et se forgent un style vraiment personnel.  

C’est en parcourant leur page MySpace que je me suis quelque peu familiarisé avec la musique du deuxième combo, proposé à l’affiche de la soirée : Bleeding Through. Dès les premiers accords dispensés sur cette plateforme du net, j'avais déjà envie d'ôter les écouteurs de mes oreilles. A cause de l’omniprésence des synthés couvrant les riffs et la voix hardcore. Pas que je sois allergique aux synthétiseurs ; mais il est rare qu’un tel instrument apporte un plus chez un groupe de métal. A la limite pour soutenir une rythmique ou enrichir la solution sonore de samples. Un sentiment de déception m’a même envahi ; car finalement, le reste était quand même de bonne facture. Ce qui explique pourquoi, je n’ai même pas pris la peine de consulter la bio de la formation. M’enfin, comme le jour du concert, c’était compris dans le prix, je ne me suis pas trop tracassé. Et puis, fallait quand même jeter un œil sur le set, pour pouvoir en relater un commentaire. Finalement, j’ai pris une bonne décision en ne restant pas accroché au bar. A contrario des titres issus de l'album "Declaration", proposés en écoute libre, le synthé est bien moins présent. Résultat des courses, les compos passent beaucoup mieux la rampe. Attention, c’est le son du clavier qui est moins présent. Pas la claviériste. Car visuellement, Marta Peterson en impose… Tatoué et ne tenant pas en place une seule seconde, Brandan Schiepati s’est procuré la panoplie full-option du vrai chanteur hardcore : gueulante et rythmique magistrale… Les sonorités consommées par Brian & Jona sont puissantes. Tantôt véloces, tantôt lourdes, elles véhiculent des accents ‘Dimebagdarelliens’ (Pantera - R.I.P.) ou ‘Kerrykingiens’ (Slayer). A charge de la rythmique, constituée par Ryan (basse) et Derek (drums) de solidifier l’ensemble. Au sein du public, c’est l’affolement. Les spectateurs commencent à se bousculer. Un ‘circle pitt’ –débonnaire– se forme. Mais un type plus âgé, vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Hardcore Championship’ entame des mouvements de boxe/savate française. Le public plus jeune s’interroge et s’écarte du personnage, craignant de se prendre un ‘high kick’ dans la mâchoire et de devoir justifier l'hématome quand papa viendra les chercher… Personnellement, j’estime que ce groupe californien était la première bonne surprise de la soirée.

Juste le temps, d'étancher sa soif en compagnie de mon pote Bernard (NDR : allez donc jeter un coup d’œil sur ses superbes clichés !) et d'assouvir un besoin en nicotine (ouais je sais…) et c'est déjà l'heure de Lacuna Coil. Hormis Cristian et Andrea –les vocalistes portent une chemise blanche et un gilet noir– tous les autres musiciens sont vêtus de la couleur des ténèbres. Le son est excellent. Et dès l’ouverture de leur show, on se rend compte que la machine est bien huilée. Les oreilles commencent à siffler. Le sextet milanais épingle quelques titres de son dernier opus "Karmacode". Il enchaîne par « Swamped », « Our Truth, Within Me » et s’offre un petit break en s’autorisant une excellente cover du "Enjoy the Silence" de Depeche Mode. Les spectateurs chantent et commencent à manifester davantage d’animation. Faut dire que la petite Cristina parvient, à elle seule, à occuper tout le poidum. On en oublierait presque le rôle de sa partenaire aux vocaux, Andrea. Les autres musiciens assurent. Que ce soit Cristiano et ‘Maus’ aux guitares, CriZ à la batterie ou Marco à la basse. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Et dans les amplis…  A cet instant, une réflexion me traverse l’esprit : ‘VinZzzz t'es un vrai loser…’ Parce que mes préjugés venaient d’être complètement balayés. Lacuna Coil ne se le limite pas à une soprano qui chante sur 4 accords de guitare et un rythme ternaire (genre valse). Ce qu’il propose, c'est du bon ; du très bon même ! L’aspect gothique ne noie jamais l’ensemble. Leur métal tient la route. Il est contagieux et repose sur une rythmique sans solo.

Après avoir savouré la prestation des rossignols milanais, j'étais donc impatient de revoir enfin Bullet For My Valentine. Ce jeune groupe gallois jouit d’une excellente réputation chez les médias spécialisés (Kerrang, Metal Hammer,…) C’est même devenu un nouveau symbole dans l’univers du metal insulaire. Pourtant, à leurs débuts (NDR : c’est-à-dire vers 1997), ils se contentaient d’adapter des standards de Metallica et Iron Maiden. Leur premier opus, "The Poison", paraît fin 2005. Il est suivi par un Dvd live, l’année suivante. Un Dvd immortalisant un concert accordé au sein du mythique Brixton Hall de Londres. Notons encore qu’ils ont assuré la première partie d'Iron Maiden lors de leur périple opéré outre-Atlantique et de Metallica pendant leur tournée européenne. Et puis, début 2008, ils gravent leur second opus, "Scream, Aim, Fire". Paradoxalement, les influences de Metallica et de Maiden sont beaucoup plus évidentes que sur leur premier essai. A la limite, je me demande même si Metallica n’aurait pas eu intérêt à leur demander quelques conseils avant de concocter son dernier opus. (NDR : ne pas frapper, ne pas frapper !) Entretemps, signe de reconnaissance, Matt Tuck, le charismatique chanteur/guitariste a vu son talent de guitariste récompensé par la marque Jackson. Et pour cause, elle a créé un modèle de râpe portant sa signature! Lors de leur prestation accordée l’Olympia, j’avais quand même déploré leur manque de contact avec le public. Et puis une carence en énergie scénique.

Les portes de la salle sont encore grandes ouvertes. Et on entend les premiers accords consacrés à l'intro du groupe. Le temps d’arriver sur les lieux et on peut observer la mise en scène. Les draps noirs ont cédé leur place à un énorme backdrop représentant la couverture de leur dernier album. La batterie est au centre du podium. A chaque extrémité, se dresse un mur d'enceintes de marque Mesa Boogie. Vu le matos, je m’attendais à être propulsé au fond de la salle, dès le premier accord de guitare. L'intro exécuté par Moose à la batterie prélude "Scream, Aim, Fire" (NDR : le morceau d'ouverture du dernier album). Et surprise, le son est réduit à sa plus simple expression. On entend à peine chanter Matt et les gueulantes de Jay. La ligne de basse est plus présente ; mais l’emprise de la section rythmique nous fait presque oublier que Matt et Padge tricotent comme des fous sur leur gratte. Il faudra attendre le troisième morceau ("The Poison") pour retrouver l’intensité du son, conforme à nos attentes. Faut croire que l’ingé avait enfin retiré retirer les croquettes enfoncées dans ses oreilles. Entre chaque colonne de haut-parleurs, des lignes de ‘leds’ lumineuses alimentent un light show tout bonnement exceptionnel. Les musiciens se libèrent. Le public est réceptif. Et on le sait, au plus le public donne, au plus le groupe restitue. Parmi cette équipe de showmen, Matt se réserve le premier rôle. Les soli de guitare de Padge sont parfaits ; et lorsque Matt vient le soutenir à la quinte ou à la tierce, on ne peut s'empêcher de penser aux exercices de style pratiqués par Maiden. Les morceaux s'enchaînent. Les ‘circle pitts’ aussi. Lorsque Matt annonce "Tears Don't Fall", le premier hit single du groupe, l’audience se déchaîne et reprend le refrain en chœur. Décidément, ce concert n'a rien à voir avec celui de l'Olympia. Ils sont dans leur trip. Leur énergie est communicative. Un véritable régal ! Paris n’était donc qu’un passage à vide. Après avoir opéré un périple européen, terminé des sessions d’enregistrement, sur une période de trois mois, le groupe était donc sur les rotules. En outre, et pour une fois, soyons un peu chauvin, le public belge s’est montré ce soir à la hauteur de sa réputation. On n’ira pas jusqu’à prétendre que le public hexagonal était un peu mou. Quoique… Une chose est sûre, l’audience de ce soir est parvenu à faire la différence ; et le groupe l'a bien senti. Le show s'est achevé par "Forever & Always", c'est-à-dire le dernier titre de l’elpee, "Scream, Aim, Fire", encore une fois repris en chœur par le public…

Organisation AB

Bullet For My Valentine

Une énergie communicative…

Écrit par

Il y a déjà un bout de temps que le concert de Bullet For My Valentine était annoncé à l'AB. Je suis toujours sous le charme de leurs deux albums. Et j’avais eu la chance d’assister à leur set accordé à Paris. A l'Olympia, très exactement. Aussi, comme je les avais loupés au Graspop cette année, il n’était pas question de manquer leur prestation de ce mercredi, en Belgique. Au départ l’affiche était libellée ‘Bullet For My Valentine (AKA B4MV) + Lacuna Coil & guests’. Lacuna Coil est une formation dont je ne connaissais que le nom. Et en mon for intérieur, je craignais fort devoir me farcir un ensemble du style Within Temptation ou autre Nightwish, deux combos dont les envolées lyriques des chanteuses et les riffs plutôt lents et basiques ne me bottent pas trop.

Deux jours avant la date du concert, le détail du programme est enfin dévoilé. Il y aura donc quatre groupes : Black Tide, Bleeding Through, Lacuna Coil et B4MV. Dès l’ouverture des portes, à 17h30, une horde d'ados se précipite pour pénétrer dans l’AB. Honnêtement, je dois avouer, qu’à cet instant j’ai pris un coup de vieux. Mais en même temps, j’étais rassuré de voir qu’une nouvelle génération d'‘headbangers’ était dans la place.

Il est 18h45 lorsque les premiers accords de Black Tide retentissent. A cet instant, la salle est à moitié pleine (NDR : ou à moitié vide, si vous préférez). Oscillant entre heavy metal et hard rock, les morceaux proposés par ce band issu de Miami ne sont pas très originaux. Mais je suis frappé par le jeune âge de ces musiciens. Et vu la maîtrise de leurs instruments, ils méritent le respect. Gabriel a commencé à chanter et jouer de la guitare vers l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, il en a quinze. Et tant sur son manche que de la voix, il impressionne. Une question me traverse quand même l’esprit : ‘Gamin, y'a pas école?’. Zakk, le plus âgé, vient de fêter ses vingt printemps. Lors de cette tournée, justement. Leur périple, ils l’accomplissent en compagnie de B4MV. Sur scène, ils libèrent une énergie très contagieuse. Entre ados (les artistes et le public), le courant passe instinctivement. Honnêtement, j’estime quand même que leur musique manque d’originalité et d’inspiration. Bref, ce n’est pas génial ! Bien sûr, très souvent, un premier groupe souffre de l’approximation des balances. En outre, il faut avouer que le son manque singulièrement de puissance. Maintenant, il est aussi possible que mes capacités auditives se soient encore détériorées. Alors, Black Tide, un groupe prometteur ? Certainement. Pourvu que ses musicos n'attrapent pas le melon et se forgent un style vraiment personnel. 

C’est en parcourant leur page MySpace que je me suis quelque peu familiarisé avec la musique du deuxième combo, proposé à l’affiche de la soirée : Bleeding Through. Dès les premiers accords dispensés sur cette plateforme du net, j'avais déjà envie d'ôter les écouteurs de mes oreilles. A cause de l’omniprésence des synthés couvrant les riffs et la voix hardcore. Pas que je sois allergique aux synthétiseurs ; mais il est rare qu’un tel instrument apporte un plus chez un groupe de métal. A la limite pour soutenir une rythmique ou enrichir la solution sonore de samples. Un sentiment de déception m’a même envahi ; car finalement, le reste était quand même de bonne facture. Ce qui explique pourquoi, je n’ai même pas pris la peine de consulter la bio de la formation. M’enfin, comme le jour du concert, c’était compris dans le prix, je ne me suis pas trop tracassé. Et puis, fallait quand même jeter un œil sur le set, pour pouvoir en relater un commentaire. Finalement, j’ai pris une bonne décision en ne restant pas accroché au bar. A contrario des titres issus de l'album "Declaration", proposés en écoute libre, le synthé est bien moins présent. Résultat des courses, les compos passent beaucoup mieux la rampe. Attention, c’est le son du clavier qui est moins présent. Pas la claviériste. Car visuellement, Marta Peterson en impose… Tatoué et ne tenant pas en place une seule seconde, Brandan Schiepati s’est procuré la panoplie full-option du vrai chanteur hardcore : gueulante et rythmique magistrale… Les sonorités consommées par Brian & Jona sont puissantes. Tantôt véloces, tantôt lourdes, elles véhiculent des accents ‘Dimebagdarelliens’ (Pantera - R.I.P.) ou ‘Kerrykingiens’ (Slayer). A charge de la rythmique, constituée par Ryan (basse) et Derek (drums) de solidifier l’ensemble. Au sein du public, c’est l’affolement. Les spectateurs commencent à se bousculer. Un ‘circle pitt’ –débonnaire– se forme. Mais un type plus âgé, vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Hardcore Championship’ entame des mouvements de boxe/savate française. Le public plus jeune s’interroge et s’écarte du personnage, craignant de se prendre un ‘high kick’ dans la mâchoire et de devoir justifier l'hématome quand papa viendra les chercher… Personnellement, j’estime que ce groupe californien était la première bonne surprise de la soirée.

Juste le temps, d'étancher sa soif en compagnie de mon pote Bernard (NDR : allez donc jeter un coup d’œil sur ses superbes clichés !) et d'assouvir un besoin en nicotine (ouais je sais…) et c'est déjà l'heure de Lacuna Coil. Hormis Cristian et Andrea –les vocalistes portent une chemise blanche et un gilet noir– tous les autres musiciens sont vêtus de la couleur des ténèbres. Le son est excellent. Et dès l’ouverture de leur show, on se rend compte que la machine est bien huilée. Les oreilles commencent à siffler. Le sextet milanais épingle quelques titres de son dernier opus "Karmacode". Il enchaîne par « Swamped », « Our Truth, Within Me » et s’offre un petit break en s’autorisant une excellente cover du "Enjoy the Silence" de Depeche Mode. Les spectateurs chantent et commencent à manifester davantage d’animation. Faut dire que la petite Cristina parvient, à elle seule, à occuper tout le poidum. On en oublierait presque le rôle de sa partenaire aux vocaux, Andrea. Les autres musiciens assurent. Que ce soit Cristiano et ‘Maus’ aux guitares, CriZ à la batterie ou Marco à la basse. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Et dans les amplis…  A cet instant, une réflexion me traverse l’esprit : ‘VinZzzz t'es un vrai loser…’ Parce que mes préjugés venaient d’être complètement balayés. Lacuna Coil ne se le limite pas à une soprano qui chante sur 4 accords de guitare et un rythme ternaire (genre valse). Ce qu’il propose, c'est du bon ; du très bon même ! L’aspect gothique ne noie jamais l’ensemble. Leur métal tient la route. Il est contagieux et repose sur une rythmique sans solo.

Après avoir savouré la prestation des rossignols milanais, j'étais donc impatient de revoir enfin Bullet For My Valentine. Ce jeune groupe gallois jouit d’une excellente réputation chez les médias spécialisés (Kerrang, Metal Hammer,…) C’est même devenu un nouveau symbole dans l’univers du metal insulaire. Pourtant, à leurs débuts (NDR : c’est-à-dire vers 1997), ils se contentaient d’adapter des standards de Metallica et Iron Maiden. Leur premier opus, "The Poison", paraît fin 2005. Il est suivi par un Dvd live, l’année suivante. Un Dvd immortalisant un concert accordé au sein du mythique Brixton Hall de Londres. Notons encore qu’ils ont assuré la première partie d'Iron Maiden lors de leur périple opéré outre-Atlantique et de Metallica pendant leur tournée européenne. Et puis, début 2008, ils gravent leur second opus, "Scream, Aim, Fire". Paradoxalement, les influences de Metallica et de Maiden sont beaucoup plus évidentes que sur leur premier essai. A la limite, je me demande même si Metallica n’aurait pas eu intérêt à leur demander quelques conseils avant de concocter son dernier opus. (NDR : ne pas frapper, ne pas frapper !) Entretemps, signe de reconnaissance, Matt Tuck, le charismatique chanteur/guitariste a vu son talent de guitariste récompensé par la marque Jackson. Et pour cause, elle a créé un modèle de râpe portant sa signature! Lors de leur prestation accordée l’Olympia, j’avais quand même déploré leur manque de contact avec le public. Et puis une carence en énergie scénique.

Les portes de la salle sont encore grandes ouvertes. Et on entend les premiers accords consacrés à l'intro du groupe. Le temps d’arriver sur les lieux et on peut observer la mise en scène. Les draps noirs ont cédé leur place à un énorme backdrop représentant la couverture de leur dernier album. La batterie est au centre du podium. A chaque extrémité, se dresse un mur d'enceintes de marque Mesa Boogie. Vu le matos, je m’attendais à être propulsé au fond de la salle, dès le premier accord de guitare. L'intro exécuté par Moose à la batterie prélude "Scream, Aim, Fire" (NDR : le morceau d'ouverture du dernier album). Et surprise, le son est réduit à sa plus simple expression. On entend à peine chanter Matt et les gueulantes de Jay. La ligne de basse est plus présente ; mais l’emprise de la section rythmique nous fait presque oublier que Matt et Padge tricotent comme des fous sur leur gratte. Il faudra attendre le troisième morceau ("The Poison") pour retrouver l’intensité du son, conforme à nos attentes. Faut croire que l’ingé avait enfin retiré retirer les croquettes enfoncées dans ses oreilles. Entre chaque colonne de haut-parleurs, des lignes de ‘leds’ lumineuses alimentent un light show tout bonnement exceptionnel. Les musiciens se libèrent. Le public est réceptif. Et on le sait, au plus le public donne, au plus le groupe restitue. Parmi cette équipe de showmen, Matt se réserve le premier rôle. Les soli de guitare de Padge sont parfaits ; et lorsque Matt vient le soutenir à la quinte ou à la tierce, on ne peut s'empêcher de penser aux exercices de style pratiqués par Maiden. Les morceaux s'enchaînent. Les ‘circle pitts’ aussi. Lorsque Matt annonce "Tears Don't Fall", le premier hit single du groupe, l’audience se déchaîne et reprend le refrain en chœur. Décidément, ce concert n'a rien à voir avec celui de l'Olympia. Ils sont dans leur trip. Leur énergie est communicative. Un véritable régal ! Paris n’était donc qu’un passage à vide. Après avoir opéré un périple européen, terminé des sessions d’enregistrement, sur une période de trois mois, le groupe était donc sur les rotules. En outre, et pour une fois, soyons un peu chauvin, le public belge s’est montré ce soir à la hauteur de sa réputation. On n’ira pas jusqu’à prétendre que le public hexagonal était un peu mou. Quoique… Une chose est sûre, l’audience de ce soir est parvenu à faire la différence ; et le groupe l'a bien senti. Le show s'est achevé par "Forever & Always", c'est-à-dire le dernier titre de l’elpee, "Scream, Aim, Fire", encore une fois repris en chœur par le public…

Playlist.

Scream, Aim, Fire
Eye of the Storm
Breaking the Demon
The Poison
Take It Down On Me
Last To Know
4 Words
Say Goodnight
Tears Don't Fall
Last To Know
All This Things I Hate
Forever & Always  

Organisation AB 

 

Soldout

Cuts

Écrit par

Le 6 juin 2004, Charlotte Maison et David Baboulis publiaient un « Stop Talking » qui imposera instantanément Soldout comme la formation d’électro à la belge incontournable. Le message était simple : ‘Ta gueule et danse’. Un ordre que l’on se faisait un plaisir de suivre au son des imparables « I Don’t Want To Have Sex With You » ou « Man On The Radio ». Le duo aura ensuite délaissé le micro et les platines pendant un peu plus de quatre ans, laissant derrière lui un vide relatif. En 2008, Soldout se réinvite enfin aux réunions électroniques nocturnes.

Toujours résolument tourné vers le dancefloor, « Cuts » marque le retour d’une formation manifestement plus sûre d’elle et ancrée dans le moment présent. Ce second ouvrage est sans conteste le disque « adulte » de Soldout. A la fois riche, professionnel et réfléchi ainsi qu’un chouïa plus sombre que « Stop Talking », « Cuts » contient autant de pépites que son prédécesseur. « One Word And The Next », « Come On (Part 1) », « Mysteries », « The Call » ou le second single « Build Ip Up / Knock It Down » sont autant de tubes aux inéluctables poussées d’adrénaline propices à des nuits blanches interminables. Pas nécessairement évident à apprivoiser lors des premières écoutes, « Cuts » s’avère être, à long terme, une jolie réussite.

 

CSS

Donkey

Écrit par

La grande bestiole brésilienne Cansei de ser sexy, plus connue de ses initiales CSS, montre les crocs au reste de la planète pour la seconde fois. Lors de sa première apparition, celle-ci avait injecté une bonne dose d’adrénaline dans le sang de ses proies et disséminé sur son passage une foule de corps frénétiquement remués. Depuis, l’animal fabuleux a perdu un membre, ses couleurs et quelques dents. Moins menaçant, il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.

Effrayée par les terres ardentes qu’elle a pourtant un jour parcourues spontanément, la bête limite ses allers et venues aux espaces les plus peuplés et les moins aventureux qui se présentent à elle. Autrefois prisée, elle provoque désormais l’indifférence générale et se fond progressivement dans le décor. Pour retomber sur ses pattes, on lui conseille donc vivement un petit tour chez le dentiste et une bonne leçon de courage.

 

P!nk

Funhouse

Écrit par

Elle en a fait du chemin la fillette aux cheveux roses qui faisait ses armes au sein de la scène R’n’B sans rien n’y apporter. Alecia Beth Moore alias Pink (ou P!nk pour les intimes) s’est depuis tournée vers le Pop-Rock, à nouveau sans rien n’y apporter de plus sinon un groove indéniable et une sacrée dose de fun. Aujourd’hui, la Rock Chick publie un cinquième ouvrage intitulé « Funhouse » s’inscrivant dans la continuité de « I’m Not Dead », son prédécesseur. Le recueil s’ouvre sur « So What », le premier des singles de la jeune femme à avoir atteint la pôle position des charts américains. Elle y clame haut et fort un « So What ? I’m Still A Rock Star… » que confirment les sympathiques morceaux « Sober », « Funhouse », « It’s All Your Fault », « Bad Influence » et d’autres plus accessoires tels que « Ave Mary A », « Mean » et « This Is How It Goes Down », un duo en compagnie de Travis McCoy (Gym Class Heroes).

Fidèle à elle-même, Pink entrecoupe ses délires à la guitare de ballades gentillettes aux textes marqués par son récent divorce. Faute d’innovation, Pink s’amuse et communique agréablement sa bonne humeur à travers ses mélodies légères et hautement radiophoniques. « Funhouse » n’est certainement pas le produit du siècle ou même le meilleur ouvrage de la donzelle mais il vaut toujours mieux qu’un déchet d’Avril Lavigne et consorts.