La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The Long Blondes compile ses singles

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The Long Blondes publieront le 20 octobre une compilation composée de leurs quatre premiers singles et des B-Sides qui les accompagnaient. Ces simples avaient connu une sortie sous forme de vinyls uniquement. « Singles » comptera également deux nouveautés intitulées « Peterborough » et « Autonomy Boy ».

 

Tracklist :

New Idols
Long Blonde
Autonomy Boy
Giddy Stratospheres
Polly
Darts
Appropriation (By Any Other Name)
My Heart Is Out Of Bounds
Lust In The Movies
Separated By Motorways
Big Infatuation
Peterborough

La fin de Vincent Vincent & The Villains ?

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Quelques mois à peine après la sortie de « Gospel Bomb », Vincent Vincent & The Villains ont annoncé que le concert qu’ils donneront le 13 septembre à Londres sera le dernier. La formation Rockabilly n’a cependant pas indiqué si sa carrière s’en arrêtait là ou si elle continuerait son travail en studio.

Un Dvd live pour Avril Lavigne

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Ce 9 septembre paraîtra “The Best Damn Tour”, un Dvd consacré au concert accordé par Avril Lavigne le 7 avril dernier à l’Air Canada Center de Toronto et réalisé par Wayne Isham (Avril Lavigne, Simple Plan, Sheryl Crow).

Pour plus d’infos : http://www.avrillavigne.com et http://www.myspace.com/avrillavigne

 

Jack White et Alicia Keys invités à composer la bande sonore du prochain James Bond.

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Jack White (White Stripes, Raconteurs) et Alicia Keys ont été sollicités pour composer le thème principal de la bande sonore du prochain film de James Bond, « Quantum Of Solace ». On suppose qu’ils ont dû passer des nuits blanches pour y parvenir…

Les rêves nébuleux de Kiss The Anus of A Black Cat

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C’est ce 23 septembre que paraîtra le nouvel opus du Kiss the Anus of A Black Cat. Il s’agit de leur troisième. Intitulé « The Nebulous Dreams », il ne contient que trois titres. Evoluant au sein d’un univers écartelé entre métal, folk, doom et psychédélisme, cette formation belge partage des visions aussi apocalyptiques que Current 93, Woven Hand, Richard Youngs ou encore Comus…  

Tracklisting :

1. Between Skylla And Charybdis 
2. Dyptich 
3. Miserere

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/conspiracyrecords

 

Un album maison pour Dido …

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Le nouvel elpee de Dido sera dans les bacs ce 3 novembre. Il s’intitule « Safe Trip Home ». Et c’est son troisième concocté en studio. Enregistré à Los Angeles et Londres, il a reçu le concours de Jon Brion (Fiona Apple, Kayne West, Rufus Wainwright, The Eels) à la production. Une composition de l’opus a été coécrite en compagnie de Brian Eno.

Pour plus d’infos : http://www.didomusic.com

 

Shearwater

Rook

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Quelle est la véritable ambition de Shearwater ? Pousser l’auditeur au cœur d’une inextricable dépression ou le libérer d’un insoutenable poids qu’il porterait sur ses épaules ? Dans un cas comme dans l’autre, la formation vise dans le mille. D’une beauté troublante, « Rook », le cinquième essai de Jonathan Meiburg, ex-Okkervil River, s'enfouit dans une mélancolie d’une profondeur déroutante. « Rook » est manifestement tout sauf un disque joyeux. Il ne s’agit pas non plus d’un disque se prêtant à la séduction. « Rook » est de ces œuvres que l’on écoute seul, enfermé chez soi, lorsque tout va mal et que les larmes ne peuvent être retenues plus longtemps.

Shearwater délivre dix compositions remarquablement asthéniques, sur lesquelles on peut se laisser aller à exprimer ses peines les plus viscérales. Meiburg n’hésite pas exprimer les siennes de la plus poétique des manières sur les somptueux « Home Life », « I Was A Cloud », « The Snow Leopard » l’abrupt « Century Eyes » ou l’intriguant « South Col ». L’absence de Will Sheff, leader d’Okkervil River et membre originel de Shearwater, s’avère libérateur pour Meiburg qui exploite ici son potentiel au maximum. « Rook » est à déconseiller aux dépressifs chroniques mais devrait octroyer aux autres une délivrance salvatrice. 

Stereolab

Chemical Chords

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« Chemical Chords » constitue le onzième album studio de Sterolab. Par contre, ne me demandez pas combien de disques ils ont enregistré à ce jour, c’est un véritable casse-tête chinois. A cet égard, je vous invite à vous tourner vers les sites spécialisés dans le genre. Encore, qu’après consultation, on se rend compte qu’aucun d’entre eux n’est sur la même longueur d’ondes (NDR : voir quand même sur le site officiel : http://www.stereolab.co.uk/discography/?no=79. En outre, si vous vous souhaitez compliquer la situation, on peut aussi évoquer les œuvres des projets parallèles… et bonjour la prise de tête. Bref, Stereolab n’avait plus enregistré de véritable album depuis 2004. « Margerine Eclipse », très précisément. Deux ans après le décès d’une des vocalistes, Mary Hansen. Encore que de nombreux chroniqueurs considèrent cet elpee comme un recueil de chutes de bandes. A vous de juger. Mais revenons à nos moutons…

Le nouvel essai est découpé en 14 plages. 16 pour l’édition limitée. Et il faut reconnaître que les influences ‘krautrock’ des débuts se sont évaporées. Plus de titres longs et hypnotiques, comme « Refractions in the plastic pulse » ou « Metronomic Underground » non plus. En fait, Stereolab épouse ici une formule presqu’exclusivement pop. Faut dire que le remplacement de Jim O’Rourke par Sean O’Hagan (NDR : après avoir milité chez Stereolab, il a fondé les High Llamas), à la production, y est pour quelque chose. Le morceau le plus long, et aussi le titre maître, dépasse à peine les 5 minutes. La mise en forme est particulièrement soignée, riche en arrangements de cuivres et de cordes, dans l’esprit de Scott Walker. Et s’il n’y avait cette construction élaborée des morceaux, on parlerait peut-être ici de lounge. D’ailleurs, on vous conseille d’écouter ce disque, installé confortablement dans une chaise ‘lounge’, sur le patio d’une villa espagnole, en bord de mer… Plus sérieusement, les compos ont été construites sur les claviers : synthés, moogs, vibraphone, clavecin, xylophone, etc. Ce sont même parfois ces claviers qui impriment le tempo. Un concept qui correspond davantage aux nouveaux desseins sonores du groupe. Les beats ont été ajoutés par la suite. Ce qui explique sans doute pourquoi, ils paraissent plus sinueux, plus capricieux. Par contre, pas de changement pour la voix de Laetitia Sadier. Son timbre éthéré, cristallin, est un véritable enchantement, même s’il faut bien tendre l’oreille pour comprendre ses lyrics obliques, exprimés tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans celle de Shakespeare.

D’excellents morceaux donc sur ce « Chemical Chords », mais également quelques plages dispensables, parce qu’apparemment construites sur un schéma identique. N’empêche des compos comme « Three women » caractérisée par son rythme ‘motownesque’, le faussement grandiose « One finger symphony », hanté par le spectre de Serge Gainsbourg (NDR : ses débuts, of course !), « Cellulose sunshine », petite perle de pop de chambre (ces flux et ces reflux d’arrangements de cordes !) ; et sur l’édition limitée, le semi tribal/semi carnavalesque « Magne-Music », méritent une mention toute particulière. Et apparemment cet elpee ne serait que la première partie d’un dyptique, dont la sortie d’un deuxième volet est prévu pour dans quelques mois.

Anti-Flag

The Bright Lights of America

“The Bright Lights of America” constitue le huitième album d’Anti-Flag, mais le second pour une major. Pour le réaliser, la formation a décidé de faire confiance –et c’est une surprise– au producteur Tony Visconti (David Bowie, T-Rex). Loin des racines ‘punk rock’ des précédents essais, cet elpee tire parti des expérimentations forgées lors du précédent opus. Exit les chansons punk de cent vingt secondes, les nouvelles compositions, oscillant entre trois et cinq minutes et dans un style beaucoup plus varié, impliquent tantôt une chorale d’enfants, un piano, un violoncelle et d’autres instruments atypiques pour un tel genre musical.

Que la musique ait changé ou non, le message du groupe quant à lui est resté pareil. Il tente de dénoncer les abus de pouvoir. Malheureusement, en se contentant de dénonciations ‘faciles’ ou en pointant trop vaguement du doigt ses cibles, son message n’a plus gère d’impact sur l’auditeur. De plus, la ‘dilution’ de la puissance musicale atténue la véhémence du slogan. En outre, il est plus difficile de prendre au sérieux un refrain soulignant une injustice quand celui-ci est chanté de manière presque joyeuse.

Bien sûr, ce « The Bright Lights of America » reste plaisant à écouter ; mais en changeant de style, Anti-Flag a perdu une grande partie de son efficacité. Conclusion, si le groupe pourrait fort bien séduire de nouveaux aficionados, il risque surtout de perdre le noyau dur de ses fans.

Lien iTunes :  http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D129819162%26id%3D129817950%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

Dirty Pretty Things

Romance At Short Notice

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Tandis que les rumeurs à propos d’une éventuelle reformation des Libertines vont bon train, Carl Barat et sa bande publient « Romance At Short Notice », quelques dix mois après la sortie de l’excellent « Shotter’s Nation » de Babyshambles. Difficile évidemment de ne pas comparer les œuvres des deux fers de lance de la formation culte. Loin des excès de son ancien partenaire, Barat présente une deuxième œuvre posée, déterminée mais également trop lisse. Exit la spontanéité de « Waterloo To Anywhere ». Dirty Pretty Things est plutôt du genre poli. Dans l’antre du quatuor, on dit ‘Bonjour’, ‘Au Revoir’ ou ‘Merci’. On ne dépasse personne dans les files et on s’excuse lorsqu’on bouscule quelqu’un.

Une retenue mal placée qui assassine les efforts de la formation dans leur quête d’authenticité. Les tubes se comptent sur les doigts d’une demi-main (« Kicks or Consumption », « Best Face », le single « Tired Of England ») et le reste de l’ensemble est d’une fadeur sans fin. Alors que Barat avait une longueur d’avance sur son ancien camarade, la situation semble manifestement s’inverser. Face au triomphe du « Shotter’s Nation » d’un Babyshambles qui a fini par trouver ses marques, « Romance At Short Notice » est une œuvre bien pâlotte. Bonjour, au revoir et merci…

 

Edgar (animo)

Tendre savane

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Edgar (animo) éveille sur ce premier album un univers post-rock toujours en mouvement, discipliné par un travail d’esthète. Purement instrumentales, les compositions se fondent sur des rappels rythmiques et mélodiques savamment construits; parfois mathématiques –à la manière d’Autechre– parfois simplement réfléchies. Rien ne semble laissé au hasard et c’est un défi renouvelé que de sonder chaque morceau pour en ressentir la trame, les détours, diversions et les moments-charnières ; y deviner les boucles rythmiques, les références incessantes, l’alternance de sons simples et échevelés ; surtout, y explorer les conditions délicates de cet équilibre, toujours sur la corde raide mais jamais définitivement rompu. L’horizon est toujours à portée de vue, malgré les trompe-l’œil, les interludes expérimentaux, les cuivres surgis de nulle part et l’étrange moog, un synthé analogique au caractère bien trempé.

De cette humeur versatile traversant tout le disque, « Dolores Animo » donne le ton ; un premier morceau où le moog impose son empreinte avant d’acheminer une guitare saturée et grave, finalement évacuée par une accalmie presque chaleureuse ; à l’image de ce morceau d’entrée,  les breaks ne cesseront plus de scander les atmosphères les plus diverses, évacuant tant la complaisance que l’érosion. De quoi comprendre la sortie tardive d’un album qui, jamais, ne se repose sur ses acquis. Les crescendo de l’épuré au saturé vont et viennent sans se figer.

Les ambiances se donnent la réplique et font la part belle à chacun des instruments ; tous sont successivement mis à l’honneur et c’est là peut-être la richesse principale d’Edgar ; à travers la liberté d’expression qui est laissée à chacun des musiciens, on ressent la complicité, autre que purement musicale, qui relie les amis de longue date. Les enchaînements respectent les solos de chacun et même lorsque la machine s’emballe sans crier gare (comme sur « Nous esturgeons »), la rupture n’est jamais ni purement narcissique ni irréversible. La formule, en tout cas, ne demande qu’à faire ses preuves, le quatuor bruxellois se rendant disponible pour des concerts tout au long de l’année.

 

El Perro Del Mar

From The Valley To The Stars

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Sous le pseudonyme du “Chien de la Mer” se cache la Suédoise Sarah Assbring. Elle nous entraîne au cœur de la question existentielle. En fait, elle nous invite à réfléchir sur la rédemption et le voyage tant espéré censé nous emmener tout droit au paradis après notre mort. « From The Valley To The Stars” est une succession de petites symphonies pop, moelleuses et éthérées. Seize titres très répétitifs qui tentent de créer une atmosphère particulière. Et il faut reconnaître que l’objectif est parfois atteint et de manière fort convaincante. On est cependant loin de la pop insouciante développée sur le précédent album de la Scandinave (NDR : le guilleret « Somebody’s Baby » constituant l’exception qui confirme la règle). L’ambiance est plutôt ténébreuse. Ce qui peut paraître paradoxal pour un disque destiné à nous montrer la voie vers le paradis. Les arrangements vocaux audacieux de Sarah Assbring ne sont pas toujours très heureux et tendent peut-être à uniformiser le propos. Malgré tout, ce « From The Valley To The Stars” reste une œuvre originale, qu’on appréciera mieux à petites doses, surtout pour les très beaux arrangements instrumentaux parsemés tout au long de l’œuvre…

Jackie Payne Steve Edmonson Band

Overnight sensation

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« Overnight sensation » est le fruit de la réunion entre le vocaliste Jackie Payne et le guitariste Steve Edmonson. Ils nous y proposent un excellent cocktail de blues, soul et rythm & blues. Jackie s’est longtemps illustré au sein du Johnny Otis Show. Comme chanteur. Edmonson cite volontiers Jimmie Vaughan, Duke Robillard et Ronnie Earl, comme influences majeures. Il a régulièrement soutenu Syl Johnson, James Cotton et Luther Tucker. La section rythmique jouit d’une solide expérience. Le bassiste, Bill Singletary, a côtoyé Jackie et Steve au sein des Dynatones. Le drummer, Nick Otis, n’est autre que le fil de l’illustre Johnny Otis. Le line up est épaulé par les Sweet Meet Horns. En l’occurrence Carl Green aux saxophones et Lech Wierszynski à la trompette.

Jackie et Steve ont opéré leurs débuts discographiques chez Burnside. En 2003. Pour l’elpee "Partners in the blues". Un disque réunissant des reprises d'Albert et de Freddie King, ainsi que de Johnny Copeland, Little Milton et Willie Dixon. Cet opus leur avait permis de décrocher un contrat auprès du label Delta Groove. Et "Masters of the grame", paru en 2006, ouvrait la voie à cette écurie chargée de promesses dans l’univers du funk et du R&B. « Overnight sensation » se consacre essentiellement à des compos signées par le duo. David Z en a assuré la mise en forme. Et puis, parmi les invités, on relève la présence de Gail Deadrick aux claviers, Mitch Kashmer à l'harmonica et Jeff Turmes au sax baryton.

Le titre maître ouvre les hostilités. Une solide plage funky R&B. Le timbre vocal de Payne est ample. Une voix de soul shouter respectant la tradition des meilleurs du genre. Pensez à Wilson Pickett. Edmonson dispense ses notes parcimonieusement, à la manière d'Albert King. Nous ne sommes pas loin des productions immortalisées par le label Stax, à Memphis. "Can I hit it again" glisse vers le pur funk bien rythmique. L'orgue de Deadrick enrichit le décor sonore. Les cuivres sortent de leur réserve : Carl ‘Maestro’ Green sur son sax ténor et Lech à la trompette. Le blues pur est également au menu. Jackie chante magistralement et d’un timbre particulièrement expressif le "Mother in law blues" de Gene Barge. Superbe compo, "Take a chance on me" lorgne vers la quintessence d'Otis Redding. Notre shouter est idéalement appuyé par le piano électrique, les cuivres sobres mais efficaces et des chœurs féminins. Une formule judicieuse reconduite sur "Midnight friend". Le blues du big band est susceptible de s’inspirer du Chicago des fifties. A l’instar d’"I got a mind to go to Chicago". Une plage dont les références oscillent de Muddy Waters à Howlin' Wolf en passant par Buddy Guy. Mitch Kashmar est à l’harmo. Il est dans son fief. Ses interventions sont remarquables. Dans le style, Edmonson se sent comme un poisson dans l’eau. Kashmar participe également au nerveux "No money, no honey", un morceau qui respecte toujours l'axe Chicago Memphis. L’opus continue d’expérimenter les styles. "Uptown woman downtown man" nous plonge dans un univers jazz et swing. La voix de Payne est toujours aussi envoûtante. "Bringin' me right back" baigne au sein d’un climat jazz. Les cuivres s'animent pendant que l'orgue Hammond de Gail tapisse le décor sonore. Signé Jackie Isaac Hayes/David Porter, "Your good thing" est bouleversant d’émotion. Mais le meilleur reste encore à venir. Notamment lors de "Bag full of doorknobs", au cours duquel Edmonson s’autorise une sortie à haut niveau, dans ce registre tant inspiré par Albert King qu'il maîtrise parfaitement! Medley, "She's looking good/I’ve never found a girl" démontre que Payne a parfaitement assimilé le style Stax R&B. On a même parfois l’impression qu’il réincarne Eddie Floyd. D’excellente facture, cet elpee s’achève par une merveilleuse cover du "I feel like going home" de Charlie Rich. L’émotion est à nouveau à son paroxysme. Jackie Payne chante comme un dieu. L'ombre d'Otis Redding se met à planer. Un frisson nous parcourt l’échine…

Kaki King

Dreaming Of Revenge

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Kaki King est talentueuse, certes. Mais également frustrante. La jolie demoiselle excelle au maniement de la guitare, qu’elle gratte aussi bien avec délicatesse (« Open Mouth ») que guidée par un soupçon de détermination (« Bone Chaos In The Castle »). « Dreaming Of Revenge », son quatrième essai, est un exemple de sophistication. Parfois bouleversant, souvent fascinant, ce nouveau recueil souffre pourtant d’une faiblesse. Et pas des moindres. Excellente musicienne, Kaki King veut nous faire croire qu’elle sait également pousser la chansonnette. Elle s’égosille alors sur quatre morceaux, dont le single « Pull Me Out Alive » ; mais le résultat est des moins probants et ses interventions vocales détériorent légèrement l’ambiance instaurée par les superbes compositions instrumentales.

A condition d’ignorer les quatre erreurs de parcours, « Dreaming Of Revenge » fait la part belle aux fantasmes et autres rêves éveillés par son exquise fusion de pop éthérée (« Montreal », « Air And Kilometers »), de prog folk (« Zeitgeist ») et de post-rock galvanisant (l’excellent et très judicieusement intitulé « Can Anyone Who Has Heard This Music Really Be A Bad Person ? »). Plus mature que « …Until We Felt Red » (2006), « Dreaming Of Revenge » pourrait établir Kaki King comme l’une des figures de proue du Progressive Folk. Il faudrait néanmoins pour y parvenir qu’elle cesse de chanter...

 

Los Fabulocos

Los Fabulocos

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Los Fabulocos sont des Chicanos. Des Mexicains établis du côté de Los Angeles. Ils chantent tantôt en anglais ou en espagnol. Leur Cali-Mex n’est franchement pas tellement éloigné du tex-mex. Faut dire que le Texas n’est pas loin de la frontière mexicaine. A la base, Los Fabulocos est un trio. Une formation drivée par le chanteur/accordéoniste Jesus Cuevas. Mike Molina siège derrière la batterie et James Barrios se réserve la basse. Pour concocter leur premier opus, le combo nous a réservé une surprise de taille. Il a reçu la collaboration du guitariste notoire Kid Ramos. Et le groupe est tellement ravi de sa participation, qu’il n’a pas hésité à mentionner sur la pochette ‘Featuring Kid Ramos’. Jesus et Mile ont milité chez les Blazers, un latino roots rock band originaire de l'est de L.A. Mais le timbre de Jesus ainsi que l'ambiance joyeuse et festive qui règne tout au long de l’opus évoquent immédiatement d'autres Chicanos issus de L.A. Tout d’abord le Los Lobos des débuts ; mais aussi les Texas Tornados et Doug Sahm.

L'entrée en matière ne manque pas de punch. Une compo issue de la plume de Huey Piano Smith. En l’occurrence "Educated fool". Elle évoque la musique zydeco issue de Louisiane. Richard ‘El Paton’ Innes (NDR : oui, oui celui du Hollywood Fats Band) assure le tempo. Un véritable maître des percussions. Il a participé à l’enregistrement de la moitié des titres. Kid Ramos essaime déjà des phrases flamboyantes sur ses cordes. Jesus chante son "If you know". L’expression sonore est largement inspirée du folklore mexicain. A cause des interventions à l’accordéon. Mais Ramos la personnalise par ses échanges. Excellent blues, "Crazy blues" est imprimé sur un tempo lent. Réminiscente d’Eddie King, cette compo macère dans les swamps louisianais. Un morceau composé par les frères Dorsey et Johnny Burnette. Ramos en profite pour explorer les chemins qu’il apprécie le plus. Les accents de sa gratte sont reverb. L'accordéon entretient ce climat relaxant. Une recette reproduite sur "Just because". Un morceau concocté par Lloyd Price. En 1958. Le Kid injecte une fameuse dose d’écho dans ses cordes. "Lonesome tears in my eyes" opère un changement de style. Plus latino. Voire ibérique. Kid Ramos se charge des vocaux. On a parfois l’impression de revivre un épisode de la vie d’Elvis Presley, à Hawaii. Il se réserve également la guitare. Acoustique. Dont les sonorités sentent bon le soleil de l’Espagne. Et vibrent face aux percussions des invités, Ron Felton et Eddie Baytos. L'ambiance allègre très caractéristique du Mexique est susceptible de nous rattraper à tout instant. Même au détour du chemin. L'accordéon en bandoulière, Jesus chante le "Un mojado sin licencia" de Santiago Jimenez, la finale "Mexico Americano", mais aussi "Como un perro", une douce ballade à la mélodie bien affûtée. Et cet elpee recèle d’autres bons moments. A l’instar de "Day after day", un chicano boogie bien nerveux, emporté par l'accordéon et les cordes déjantées. On a cependant droit à deux interventions musclées dans le répertoire zydeco. Tout d’abord le "You ain't nothing but fine" de Rockin' Sidney et ses Dopsies. Cuevas y est intenable au piano à bretelles. Et puis le "All night long" de Clifton Chenier. Tout au long de ce zydeco blues participatif, on assiste, sans doute, aux plus beaux échanges de cet album ; le tout ponctué par les chœurs. ‘All night long’ est ainsi répété inlassablement pour soutenir la voix de Jesus. Et sur "You keep drinkin'", Jesus réussit sans la moindre difficulté à faire rocker son accordéon. "Burnin' the chicken" est une plage instrumentale signée Dave ‘Kid’ Ramos. Une tranche de cali-mex surf très métallique. Un excellent premier opus pour ces Chicanos !

 

New Blood

The Secret Life

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Dans le genre expéditif, les filles de New Blood font fort. 11 morceaux pour à peine 23 minutes. Et le moindre que l’on puisse dire c’est que l’on n’a pas trop le temps de s’emmerder. Le trio originaire de Portland s’offre un premier recueil plutôt intéressant. Pas très accrocheur aux premiers abords, « The Secret Life » est l’un de ces disques qui s’apprivoise lentement mais sûrement. Les trois demoiselles ont une approche post-punk assez captivante. Elles offrent une toute autre dimension au genre en n’usant que d’une batterie et une basse auxquelles s’additionne un violon plutôt impromptu. Les premiers morceaux ne retiennent pas forcément l’attention mais l’intérêt de cette plaque va crescendo, jusqu’à atteindre son climax sur des plages comme « Oh, Deadly Nightshades! », « Eyes », « The Cycle Song » ou « No.17 ». Une tracklist inversée aurait peut-être été plus judicieuse. Ce qui n’enlève rien à la fraîcheur de l’ensemble.

« The Secret Life » est un premier essai intelligent, inventif et sans prétention, qui change radicalement de toute la daube pop FM féminine dont les radios semblent friandes ces derniers mois. Gageons que l’on n’entendra jamais les filles de New Blood sur les ondes. Mais elles méritent amplement qu’on leur laisse une petite chance. A ne pas manquer.

 

PVT

O Soundtrack My Heart

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Fondée à la fin des années 90, cette formation est australienne. A l’origine, elle était réduite aux frères Laurenz et Richard Pike, deux frangins qui avaient déjà participé à d’autres aventures ; et notamment à celles de Triosk, Savath Y Savalas ou encore Prefuse 73. Leur premier elpee remonte à 2005. Et s’intitule “Make Me Love You”. Pas un excellent souvenir, car à peine sorti, le combo décide de splitter. En fait, la paire s’était rendu compte qu’il manquait une pièce au puzzle. Elle viendra d’Angleterre sous la forme de Dave Miller. La collaboration –à distance– porte rapidement ses fruits ; et dès 2008, le label Warp signe ce trio de choc, qui dans la foulée pond un maxi intitulé “In The Blood”. Et “O Soundtrack My Heart” constitue leur premier opus, un disque enregistré sous la houlette de John McEntire (Tortoise).

Pivot est régulièrement comparé à l’ensemble newyorkais Battles. Si son univers sonore est expérimental, il est aussi empreint de mélancolie. En ne négligeant ni les saturations, ni les montées en puissance. Le tempo peut même devenir orgasmique et les cordes de guitare se mettre à grincer. Le tout est entretenu par des beats aussi excellents qu’efficaces. Leur musique concède, bien entendu, de multiples influences. Parmi les plus éloquentes, on citera Jean Michel Jarre ainsi que Brian Eno ; et les plus contemporaines, Aphex Twin et Boards of Canada. On est littéralement sur le cul à l’écoute de petites perles comme “In The Blood”, “Sweet Memory” ou encore “Love Like I”. Pivot pourrait devenir la grande révélation de l’année et peut-être même bien le buzz 2008. Après leur passage au Pukkelpop, le trio sera présent à l’AB le 29 septembre. Un groupe à suivre de très près!  

 

Patrice

Free PatriAtion

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Patrice est parvenu à installer l’Allemagne sur la carte internationale du reggae. Pourtant, il ne s’est jamais contenté de cultiver le reggae sur ses disques. Il a aussi souvent mélangé les sons jamaïcains au folk, au rock ou encore au funk. Réalisé en compagnie de Commissioner Gordon (Lauryn Hill, KRS-One), « Free PatriAtion » applique la  recette déjà éprouvée sur les précédents disques du bonhomme. L’influence de Ben Harper et Bob Marley est très palpable sur la majorité des titres (« Praise His Name », « Clouds »), un peu trop gentillets pour susciter autre chose qu’un intérêt poli. On est par contre plus convaincu par les compos plus sombres et denses comme « Is it me » et « Same Ol’ Story » (NDR : sa compagne Ayo y apporte son concours), le dub acoustique de « He Don’t Answer » et le reggae rocailleux de « No Screwface », où les cuivres ‘eastern’ de Cedric ‘Im’ Brooks et la voix de Seun Kuti font merveille. En bénéficiant d’un tel casting (Sly & Robbie sont aussi de la partie) et vu la qualité musicale de l’ensemble, on regrettera le côté trop lisse de son quatrième elpee ; surtout que certains titres très réussis laissaient entrevoir un bijou noir bien plus envoûtant…

La glace noire d’AC/DC

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Après huit années d’attente, AC/DC a enfin décidé de sortir un nouvel album. Il s’intitule « Black ice » et paraîtra ce 20 octobre. Le premier single, "Rock 'N' Roll Train", sera lui dans les bacs ce 28 août. L’album a été produit par Brendan O'Brien au sein des studios Warehouse à Vancouver, au Canada (NDR : ceux de Bryan Adams, pour être plus précis). Enfin, un Dvd consacré à un set historique accordé par la formation australienne, le 10 juillet 1996, à Madrid, sera mis en vente dès ce 8 septembre. Et pour clôture les bonnes nouvelles AC/DC a également décidé de repartir en tournée.

Tracklisting :

1) Rock 'n Roll Train
2) Skies on Fire
3) Big Jack
4) Anything Goes
5) War Machine
6) Smash 'n' Grab
7) Spoilin' For a Fight
8) Wheels
9) Decibel
10) Stormy May Day
11) She Likes Rock 'n' Roll
12) Money Made
13) Rock 'n' Roll Dream
14) Rocking All the Way
15) Black Ice

Lien Youtube :  http://www.youtube.com/user/acdc?ob=1

Pour plus d’infos : http://www.acdcrocks.com

 

Annie Lennox opérée !

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Annie Lennox a subi une intervention chirurgicale à la colonne vertébrale. L’opération s’est parfaitement déroulée et l’ex-Eurythmics entame sa convalescence. Conclusion, la sortie de son album rétrospectif, prévu pour le 15 septembre, est reportée au printemps 2009.

Pas malin le Bono

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Pas très futés, les membres de U2. Il y'a quelques années, lors d'un voyage au Sud de la France, The Edge se faisait chaparder une copie de "How To Dismantle An Atomic Bomb" plusieurs semaines avant sa sortie. Cette fois-ci c'est au tour de Bono de permettre le piratage de leur prochain opus, "No Line On The Horizon" dont la sortie est prévue pour novembre. Le colporteur anglais "The Sun" indique qu'un touriste allemand aurait enregistré 4 morceaux de cet album avec son portable alors que le leader de la formation les écoutaient à plein tube dans son jardin à Nice. Le Sud de la France ne semble pas leur porter chance.
 
Ces morceaux devraient donc être disponibles illégalement dans tous les bons p2p. Un comble pour le producteur Paul Guiness, allérgique au piratage. Gageons cependant que la qualité du son ne sera pas au rendez-vous.