Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Eric Earley élit domicile dans son studio…

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Le quatrième elpee de Blitzen Trapper sera dans les bacs le 22 septembre. Il fera suite à “Wild Mountain Nation”, paru l’an dernier. Son titre ? « Furr ». Les compos ont été écrites lors de leur dernière tournée et les sessions d’enregistrement se sont déroulées –pour la plupart– dans les studios du groupe. Et c’est le compositeur/producteur Eric Earley qui s’est chargé de la mise en forme. Il lui est même arrivé de dormir sur place…

Tracklisting :

1) Sleepytime in the Western World
2) Gold for Bread
3) Furr
4) God & Suicide
5) Fire & Fast Bullets
6) Saturday Nite
7) Black River Killer
8) Not Your Lover
9) Love U
10) War on Machines
11) Stolen Shoes & a Rifle
12) Echo/Always On/EZ Con
13) Lady on the Water

Pour plus d’infos : http://www.blitzentrapper.net et http://www.myspace.com/blitzentrapper

Les offenses faites à Maggie de Deerhof

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Dix-huit mois après la sortie de “Friend opportunity”, Deerhoof  sortira un nouvel album. Il s’intitulera 'Offend Maggie' et paraîtra ce 6 octobre. Il contiendra 14 chansons et sera découpé en deux actes. IL aurait été enregistré ‘live’.

Tracklisting

Act 1 :

1. Offend Maggie
2. Fresh Born
3. Chandelier Searchlight
4. The Tears and Music of Love
5. Buck and Judy
6. Don’t Get Born
7. My Purple Past

Act 2 :

8. Basket Ball Get Your Groove Back
9. Numina
10. This Is God Speaking
11. Eaguru Guru
12. Snoopy Waves
13. Jagged Fruit
14. Family of Others

Pour plus d’infos : http://deerhoof.killrockstars.com et http://www.myspace.com/deerhoof

 

Les Uglysuit mal fringués…

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The Uglysuit, ce sont six amis issus d’Oklahoma City, dont l’âge oscille entre 20 et 23 ans. Ils jouent ensemble depuis leur tendre jeunesse. Ils sont six. Et leur premier elpee devrait paraître chez nous en septembre. Il sera éponyme. La formation pratiquerait de l’indie folk psychédélique. A suivre de très près, donc…

Tracklisting

1. Brownblue's Passing 
2. Chicago 
3. Brad's House 
4. ...and We Became Sunshine 
5. Elliot Travels 
6. Anthem of the Arctic Birds 
7. Everyone Now Has a Smile 
8. Happy Yellow Rainbow 
9. Le It Be Known 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theuglysuit

 

 

Un projet solo pour Anna Bronsted d’Efterklang…

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Anna Bronsted, la chanteuse/pianiste du collectif Efterklang a monté son propre projet : Our Broken Garden. Un premier opus est prévu pour ce 8 septembre. Il s’intitule « When your blackening shows ». Ce 27 août, Efterklang participera au Feeëriënfestival à Bruxelles, un événement auquel participera également Peter Broderick, responsable, voici quelques semaines de l’album « Float ».

Tracklisting

1) Watermark
2) The blinding
3) Anchoring
4) When your blackening shows
5) The rock collector
6) La Sagitaire
7) The Samaritan
8) Cardia
9) My Kinship

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/ourbrokengarden

Nneka plus à l’aise

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La sortie officielle du nouvel opus de Nneka a été fixée au 5 septembre. Il s’intitule « No longer at ease ». Pour le produire, elle a de nouveau reçu le concours de son collaborateur de longue date et ami, DJ Farhot ; mais également du Français Jean Lamoot (Salif Keita, Noir Desir etc.).

Tracklisting

1. Death Intro    
2. Heartbeat    
3. Mind Vs Heart    
4. Suffri    
5. Come With Me    
6. Gypsy    
7. Halfcast    
8. Something To Say    
9. Streets Lack Love    
10. Niger Delta    
11. From Africa 2 U    
12. Running Away    

13. Focus    
14. Kangpe    
15. Deadly Combination    

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/nnekaworld et http://www.nnekaworld.com

 

O’Death confronté à la mort…

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Le prochain album de O’Death paraîtra fin août. Il s’intitule « Broken Hyms, Limbs and Skin ». Il est annoncé comme assez sombre, suite au décès de la fiancée de Rogers-Berry, fin 2007. Il a été produit par le vétéran Newport. “It was a hard winter,” a declaré Rogers-Berry, “but this record saved my life.”

Tracklisting : 

01 Lowtide
02 Fire on Peshtigo
03 Legs to Sin
04 Mountain Shifts
05 Vacant Moan

06 A Light That Does Not Dim
07 Grey Sun
08 Home
09 Leninger
10 Crawl Through Snow
11 Ratscars
12 On an Aching Sea
13 Angeline
14 Lean-To

Pour plus d’infos : http://odeath.net et http://www.myspace.com/odeath

 

Le guitariste et le drummer de System Of A Down montent un nouveau projet

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Daron Malakian et John Dolmayan, respectivement guitariste batteur de System Of A Down ont décidé de monter un projet parallèle : Scars On Broadway. Eponyme, leur premier elpee est déjà dans les bacs depuis quelques jours…

Tracklisting:

1. Serious 
2. Funny 
3. Exploding/Reloading 
4. Stoner-Hate 
5. Insane 
6. World Long Gone 
7. Kill Each Other/Live Forever 
8. Babylon 
9. Chemicals 
10. Enemy 
11. Universe 
12. 3005 
13. Cute Machines 
14. Whoring Streets 

15. They Say
16. They Say 
17. They Say 

Pour plus d’infos : http://www.scarsonbroadway.com et http://www.myspace.com/scarsonbroadway

 

 

Il y a des traîtres chez Misery Index…

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Misery Index sortira son nouvel album, “Traitors” ce 6 octobre. Il fait suite à "Discordia", et a été enregistré en mai, aux studios Godcity Studios à Salem, dans le Massachusetts. Il a été mixé et produit par Kurt Ballou (Converge); et Tomas Lindberg (At the Gates / Disfear a.o.) ainsi que Guy (The Red Chord) font de brèves apparitions comme ‘guests’. Enfin, vous pouvez l’écouter en intégralité sur le lien suivant : http://fairtilizer.com/playlists/5493

Tracklisting

1. We Never Come in Peace (Intro)
2. Theocracy
3. Partisans of Grief
4. Traitors
5. Ghosts of Catalonia
6. Occupation
7. Thrown Into The Sun
8. Black Sites
9. American Idolatry
10. Ruling Class Cancelled

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/MiseryIndex

 

 

 

 

 

 

LCD Discosystem

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James Murphy et Pat Mahoney rangent LCD Soundsystem et leurs autres projets au placard pendant quelques mois pour jouer aux DJs et se lancer dans une tournée mondiale sous le pseudonyme de Special Disco Version. Leur but : ranimer la flamme disco. Lors de cette tournée, ils mixeront des morceaux disco rares des 70s à quelques remixes ainsi que du disco des années 2000. Aucune date belge n’est encore à l’ordre du jour.

http://www.lcdsoundsystem.com

Muse et The Streets s’amusent ensemble

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Muse et Mike Skinner de The Streets viennent d’enregistrer un morceau ensemble, juste pour le fun. Cette collaboration inattendue s’intitule « Who Knows Who ». Skinner y prête sa voix tandis que le trio s’occupe de la partie instrumentale. Le titre circule librement sur le net. A vos souris.

Un Kings Of Leon nocturne

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Les Kings Of Leon publieront leur nouveau disque ce 23 septembre. Intitulé « Only By The Night » et précédé du single « Sex On Fire », il contiendra 11 morceaux dont voici la tracklist :

01. Closer
02. Crawl
03. Sex On Fire
04. Use Somebody
05. Manhattan
06. Revelry
07. Seventeen
08. Notion
09. I Want You
10. Be Somebody
11. Cold Desert

Plus dinfos:  http://www.kingsofleon.co

N.B. : le morceau “Crawl” est téléchargeable gratuitement sur leur site, pour une période limitée.

Them Junko King Hats

Dance party take out

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John Lee Williamson a enregistré cet album en 1998. A Venture/Los Angeles. Pour la circonstance, il a été épaulé par le guitariste/chanteur Bobby Bragg, le pianiste David Morgan, le chanteur harmoniciste ‘Primordial Slim’ Rick Germond, le bassiste David Chamberlain et le drummer Rich Diamond.

Canalisée par la slide de Bobby et l'harmo de Rick, l'entrée en matière est d'excellente facture. Ce "The Crave (Night and day I crave for you)" est d’ailleurs digne des meilleurs titres d'Elmore James. "Ain't that sad" campe un blues lent, désenchanté. Bobby ‘King Hat’ Bragg le chante d’un timbre empreint de soul. David dispense un minimum de notes sur son piano électrique. Invité, Del Franklin met au service des Hats son saxophone ténor saturé d'émotion. "Hustler" est imprimé sur un tempo particulièrement indolent. Un slow blues chargé de feeling, brûlant. John Lee chante face à l'harmonica de Germond dont l’inspiration est manifestement puisée chez Little Walter. Le rythme reprend des couleurs pour "Jelly Roll". Il est même contaminé par une bonne dose de swing. Les accès d'harmo sont détonants. "Niagara Jr light" épouse une ligne de conduite allègre tout en lorgnant vers le Chicago blues urbain. Bobby, John Lee et Rick chantent en chœur. Manifestement ils prennent beaucoup de plaisir lors de cet exercice vocal. La guitare et le piano laissent échapper leurs flots de notes. Dommage que la finale de cette plage soit aussi abrupte. Tonique, "Rhythm gladiator" rend incontestablement un hommage au grand Bo Diddley, une légende qui nous a malheureusement quittés depuis peu. Le sax nous confie de bien jolies confidences sur un autre blues lent intitulé "Watch her to trust her". "That's my baby" persiste et signe dans un registre Chicago primaire mais efficace. Deux titres on été immortalisés ‘live’. Ils démontrent le potentiel de ces musiciens sur les planches. Tout d’abord, le notoire "Flip, flop & fly". Ensuite "Fishtail cars". Un morceau caractérisé par la présence de Bobby Joe Holzman à l'harmonica. Cet elpee de bonne facture s’achève par le récréatif "TV 's the thing".

 

Beck

Modern Guilt

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A l’écoute du boulot impeccable que Danger Mouse a apporté au dernier travail des Black Keys, on était plus qu’impatient de découvrir le traitement qu’il avait réservé aux compositions de Beck. La confrontation des deux bidouilleurs nés, dont on aurait pu s’attendre du résultat qu’il soit chaotique, a donné naissance à une huitième plaque étonnamment lo-fi. Produit d’une main de maître par les deux hommes, « Modern Guilt » ajoute une corde à l’arc déjà bien complet de Beck. Entre sonorités rétros (« Profanity Prayers », évoquant un Beck circa « Mellow Gold ») et modernes (les synthés discrets sur « Youthless », les bidouillages de « Replica »), l’interprète ne se limite plus qu’à quelques rares tubes dans un océan d’inintérêt (Cfr. « The Information », « Guero »). Les choeurs de Chan Marshall, alias Cat Power, sur les titres « Ophans » et « Walls » ajoutent par ailleurs du cachet à l’ensemble.

Quant à la patte de Danger Mouse, elle est évidemment indéniable et, surtout, omniprésente (la très Gnarls Barkley « Gamma Ray »). Même s’il ne semble pas gérer la collaboration aussi efficacement que les Black Keys, Beck ne se laisse pas complètement bouffer par le producteur en imposant quelques unes des sonorités caractéristiques de sa discographie. Le tout sans réellement innover. Au final, « Modern Guilt » est un Beck en bonne et due forme, peu surprenant mais qui vaut tout de même la peine de s’y attarder.

 

Bobby and Blumm

Everybody Loves

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De toute évidence, Morr Music a le nez creux pour dénicher des artistes talentueux. Tout récemment, nous vous avons avoué tout le bien que nous pensions des dernières sorties du label allemand : Borko, Electric President, Seabear, etc. Duo germano-suédois, Bobby and Blumm n’échappe pas à la règle. Sous ce patronyme se cachent deux larrons, soucieux d’apporter leur eau au moulin berlinois : Ellinor Blixt aka Bobby Baby et Frank Schültge aka F.S. Blumm. Ils incarnent, pour la circonstance, le rôle de meuniers.

De nationalité allemande, Frank Schültge Blumm n’est pas un débutant. Il compte déjà une vingtaine d’albums à son actif. Huit concoctés en solo et une douzaine nés de différentes collaborations. Si on y ajoute les multiples plaques (Eps, etc.), nées d’expérimentations en tout genre, la hotte de ce dernier a de quoi peser lourd. Ellinor Blixt, est un transfuge suédois de Liepãja, un groupe aux accents plus rock. Baptisé « Everybody Loves », leur projet est apatride. Il foule à la fois les terres de l’electronica, la tourbe jazzyfiante –entretenue par la voix suave de Mademoiselle Blixt– et le terreau folk candide. Un trio d’éléments lénitifs destiné à ravir les pavillons ouverts à ce type de solution sonore.

Une rivière traverse la forêt, elle dessine treize courbes, emportant au passage feuilles, mousse et brindilles. Un parcours exaltant dessiné depuis sa source à son port. On le contemple. On s’en imprègne. Si bien qu’il finit par nous envoûter et en même temps influer sur notre humeur. Euphorique ou triste, elle est accentuée. Les sens sont exacerbés. Si vous êtes mélancolique, « Everybody Loves » ne vous rendra pas le sourire. Il amplifiera même votre mal être. En touchant les endroits sensibles, jusqu’à la limite du supportable. Avant d’entamer l’écoute de cet opus, je vous conseille d’être bien dans votre tête. Sans quoi, vous risqueriez bien d’être débordés par les émotions, et catapulté dans les méandres de la réflexion ultime. Cependant… il est parfois bon de se faire du mal.

 

G. Love & Special Sauce

Superhero Brother

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Fidèle à lui-même depuis ses débuts, Garret Dutton alias G.Love, retrouve la compagnie de ses Special Sauce après deux escapades solos (le rafraîchissant « The Hustle » datant de 2004 et le dispensable « Lemonade » en 2006). Les Philadelphiens signent un sixième recueil plutôt attendu. Absolument rien de neuf dans leur son. La formation fait un pas en arrière et donne l’impression d’être coincée dans une certaine routine. Comme s’ils avaient refilé toute leur inspiration à leur pote Jack Johnson. Des morceaux tels que « Communication », « Wiggle Worm » ou « Grandmother », pour ne citer que ceux-ci, auraient tous pu être extraits d’un G. Love & Special Sauce circa « Philadelphonic ».

L’homme et ses musiciens cherchent manifestement à réitérer l’énorme tube de 2004, « Cold Beverage », sans y parvenir. Il subsiste dans l’ensemble quelques ‘feel-good hits’ estivaux, tels que « City Livin’ », « Crumble » et « Georgia Brown ». Mais le reste n’étant que peu mémorable, il n’y a aucune bonne raison de s’attarder sur ce « Superhero Brother » anecdotique.

Green Day

Transmissions

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Au début des années 90, les fantômes du punk font grise mine. Des géants comme les Sex Pistols ou les Clash ont tellement balayé la pierre, qu’il ne reste plus grand chose à se mettre sous la ‘ranger’. L’époque est triste pour le style, et on se demande bien s’il va survivre. Au même moment, en France, c’est le gros boum du rock alternatif et ça pogote sec dans les hangars. C’est alors que surgissent, du pays de l’Oncle Sam, des groupes comme Green Day. Tatoués et forts en gueule, ces mauvais garçons deviennent le moteur d’un nouveau style frémissant : le punk rock juvénile. Quoique fondée en 1989, la maison Green Day devra cependant attendre cinq ans avant d’obtenir la reconnaissance auprès du grand public. 1994, « Dookie » fait son entrée dans les charts, et offre son interprétation démantibulée du punk US. Depuis, le combo n’a de cesse de se produire tous azimuts en live, afin de rassasier les oreilles de ses ouailles. Une apparition remarquée et remarquable à Woodstock, au cours de la même année finira de confirmer la notoriété des Californiens.

« Transmissions », est une énième compilation des meilleurs morceaux du trio. Elle réunit quelques titres des trois premiers albums (« Smooth » de 1990, « Kerplunk » de 1991, « Dookie » de 1994), des bonus live et extraits videos en tout genre. Présenté sous un format collector, la pièce est belle. Habillée d’un booklet généreux qui retrace la carrière et l’esprit général du groupe, elle ravira le collectionneur qui voit s’empiler les multiples compiles que le combo balance chaque année. Rien de bien neuf donc, à l’horizon, mais il est toujours agréable de se remettre entre les portugaises, les morceaux issus de la meilleure période du groupe. Un cadeau à s’offrir, et que l’on pourra partager avec quelques vieux potes,… comme au bon vieux temps.

 

Hiawata !

They Could Have Been Bigger Than Hiawata !

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Hiawata ! sonne comme un cri de guerre. Un appel à se rassembler, tel Hamster Jovial rameutant sa troupe. Hiawata ! c’est surtout un combo norvégien, venu tout droit d’Oslo. Derrière ce cri se cache cinq lascars, tout aussi farfelus les uns que les autres. Responsables d’une pop énergique et positive, ces nouveaux venus sur la scène musicale ne se gênent pas pour profiter de l’espace qui leur est accordé afin d’y déverser des mélodies entraînantes.

Dès les premières notes de « They Could Have Been Bigger Than Hiawata ! », on sent que la mayonnaise a de fortes chances de prendre. On perçoit la bonne complémentarité entre les différents éléments, et qu’il ne faudra pas longtemps pour les assembler. Dès qu’ils carburent à la bonne vitesse, ils en deviennent même succulents. Malheureusement, à mi-parcours, le soufflé retombe. Et les huit dernières plages nous restent sur l’estomac. La fraîcheur et la puissance cèdent le relais à la mièvrerie et à l’ennui. Leur pop/indie devient même de plus en plus décousue et les mélodies ont un goût de déjà entendu. On en vient même à décompter les secondes voire à zapper pour pouvoir aller jusqu’en fin de parcours. Il y a bien quelques effets disséminés sur les derniers morceaux ; mais ils ne parviennent pas à gommer cette sensation d’insuffisance, tout en nous procurant un sentiment de déception. Espérons que Hiawata ! puisse se ressaisir dans le futur. Dans le style de ce qu’il nous a pondu en début d’album. Dans ces conditions, on pourra à nouveau croire en eux…

 

Mercury Blues Band

Live from ‘The Amp House’

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Conjure Root est un petit label monté par John Williamson. Objectif présenter ses différentes expériences. Flashback ! John vit à Atlanta, en Georgie. Nous sommes en 1993. Il fonde d’abord Crossfire, puis Buick 59, avant de diriger les Southside Jukes en compagnie de l'harmoniciste Joe Lee Bush. Chez Williamson, rien n'est jamais simple ou au contraire, tout est d’une simplicité enfantine. Cet enregistrement n'est pas d’un très grand niveau technique. Il est simplement (!?!?) le fruit de la rencontre entre des musiciens déterminés à recréer des sonorités susceptible de dater d'avant 1940. Des premiers enregistrements occasionnellement électriques. Rien de hi-fi, bien entendu. Pas de performances hors norme. Mais de la sobriété et d'excellentes vibrations.

Ces personnages se sont donné rendez-vous dans un infâme joint du Nord d'Atlanta. Ils entament leur set. Felix Reyes (NDR aujourd’hui il drive encore ses Cats) se réserve la six cordes. Le Dr Mighty Paul Linden (NDR : il a milité au sein du band de Sean Costello) souffle dans son harmonica ou siège derrière le piano. Ron Logsden est préposé aux drums, Matt Sickles à la basse, Eddie Tigner aux ivoires (quand Paul joue de l'harmonica) ; et, enfin, notre serviteur, John Lee cumule le chant et la gratte rythmique. Tigner est pianiste. Il est âgé de plus de 80 balais. Il a sévi au sein des Ink Spots, un groupe vocal de R&B qui s’était illustré par une version originale du classique "Route 66", un morceau qui figure d’ailleurs sur cette plaque. Il s’en était même servi pour intituler son premier opus solo. Un disque paru en 2001, chez Music Maker. Pour la circonstance, il avait reçu la collaboration du groupe Chicken Shack (rien à voir avec le blues band anglais), au sein duquel militait Reyes, Linden, Logsden et Sickles ; mais pas Williamson (NDR : le monde est petit!) Le tout est enregistré ‘Switch blade style’ comme ils le confessent! Pour créer les effets d’une chambre d'écho, ils ont utilisé un bocal rempli d'eau comme filtre. En fait, ils cherchent à restituer le son des premiers disques du label Trumpet, une époque au cours de laquelle le blues n'était encore qu'aux prémisses de sa popularité. Cette session n'a pas bénéficié d’un matos performant ; et, malgré le travail opéré sur les bandes, un souffle permanent altère le confort d’écoute. Ces acteurs de cette rencontre unique ont choisi pour patronyme celui de Mercury Brothers.

Le concert s’ouvre par le "Garden hose boogie" de Paul Linden. Le piano barrelhouse est excellent. Manifestement les musiciens s'amusent. Ils le démontrent notamment sur le saignant "No more doggin'", au cours duquel piano, cordes et voix se mêlent dans une même allégresse. Le piano de Tigner canalise le band vers un blues lent et ensoleillé. Il chante "Help me make it thru the nite", un morceau au cours duquel la guitare de Reyes et l'harmonica de Linden sont bien inspirés. De très bons moments émaillent cette grosse heure de blues d'une autre époque. J’en épinglerai cependant "Lickin' gravy", un slow blues chargé d'émotion. John Lee est aux vocaux, Felix se réserve les cordes et l'harmo de Paul monte dans les aigus. "Wait for me", ensuite. Une plage caractérisée par son dépouillement extrême. "Chop top car", encore. A cause de son swing et de son style inspiré par BB King. Et enfin "Mama stop breakin' down", une compo empreinte d’émotion et de mélancolie…

 

The Morlocks

Emerge

Écrit par

Dans le film de science-fiction réalisé par George Pal, « La Machine à explorer le temps » (1960), les Morlocks élèvent les Élois comme du bétail afin de s’en servir comme nourriture. Un long métrage inspiré du roman de H.G. Wells du même nom. C’est également une formation née en 1984. A San Diego, en Californie. Elle va se séparer en 1987 avant de se reformer en 1999. Pourtant, à cette époque, des rumeurs concernant le décès de son leader, Leighton Koizumi, avaient commencé à circuler auprès de certains médias spécialisés. Et le groupe semble depuis remis en selle, même si du line up originel, il ne reste plus que le seul Koizumi.

« Emerge » constitue le tout premier elpee des Morlocks. Il est paru en 1985. Le groupe, à l’époque, reconnaît pour influences majeures, le garage punk des sixties. Et en particulier les compiles ‘Peebles’ et ‘Nuggets’. Mais après avoir écouté les huit titres de cet opus, il est clair que la formation était avant tout inspirée par les 13th Floor Elevators de Roky Erickson ainsi que les Troggs. Des références incontournables de ce courant issu des 60’s. Le son est sale et âpre, les pulsations rythmiques sont animales et Koizumi hurle plus qu’il ne chante. C’est suffisamment bien ficelé pour s’y intéresser, mais de là à les considérer comme une légende, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas ; même si ce mini elpee à été produit par Jordan Tarlow, un personnage qui a milité quelque temps chez les Fuzztones…

Pacific!

Reveries

Écrit par

Nouvelle sensation made in Sweden, Pacific! s’offre une jolie entrée en matière à l’aide de ses exquises « Reveries ». Prenez une bonne dose de pop estivale, ajoutez-y une pincée d’electronica aux accents eighties ainsi qu’une très légère nappe de French Touch à la Sébastien Tellier et vous obtenez une délicieuse brise d’air frais. A l’écoute de ce premier essai, force est de constater que Daniel Högberg et son acolyte Björn Synneby ne s’y sont pas trompés en utilisant un pseudonyme invoquant les vagues, le ciel bleu et toutes ces choses qui nous font rêver lorsqu’il pleut des trombes trois semaines d’affilée en plein été sur nos tristes contrées.

Une force tranquille se dégage de ces douze compositions évoquant des Beach Boys ou des Supertramp qui seraient passés sans transition de leurs sonorités caractéristiques à des sons plus synthétiques, influencés par Air. « Reveries » comprend une succession de tubes oniriques à s’envoyer d’une traite en fermant les yeux et s’imaginant sur les plages du Pacifique (évidemment !) sirotant le plus délicieux des nectars disponible au bar. Le premier essai de Pacific! est de ceux qui portent leur nom à merveille et vous transportent dans les airs en moins de temps qu’il n’en faut pour appuyer sur la touche Play. Ce serait con de passer à côté.

Russian Circles

Station

Écrit par

Comme son nom ne l’indique pas Russian Circles est une formation issue de Chicago. Le trio n’en est pas à son coup d’essai, « Station » constituant apparemment son deuxième essai. N’ayant jamais entendu parler de Russian Circles, c’est avec une certaine appréhension que l’on aborde cet opus. Mais ce que l’on pensait être une énième farce pseudo Post-Rock, terme aujourd’hui utilisé pour décrire aussi bien le caviar que le cheeseburger, s’avère être des plus efficaces. Le Post-Rock des Chicagolais, trempé dans un Métal tranchant, parvient à insuffler une nouvelle vie à ce genre musical. Les trois hommes se montrent aussi bien capables d’utiliser intelligemment une structure classique (un « Verses » à la Explosion In The Sky) que de surprendre en balançant un bon petit prog-rock de derrière les fagots entre deux moments de quiétude (un « Station » digne des meilleurs morceaux de Tool ou un « Youngblood » rappelant Isis). Russian Circles redéfinit avec justesse la hargne, la fureur et leurs antonymes. Une seule envie subsiste après s’être envoyé les six morceaux épiques de la plaque : celle de se procurer au plus vite le premier essai du trio (« Enter ») et de reprendre les choses depuis le début, comme il se doit.