L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Various Artists

One Night At Momo´s Kemia Bar

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Le Kemia Bar n’est pas une rade située dans la banlieue de Casablanca, mais bien un club tendance de Londres situé dans le sous-sol d’un restaurant tout aussi branché qui s’appelle ‘Momo’s’. Fidèles à la persistante mode de la compilation dédiée aux bars, les tenanciers du Kemia se sont fendus de ces trois galettes pour réunir des morceaux qu’ils aiment dans des genres aussi divers que la world, la lounge, la house ou l’électro eighties. Le « Night cd » est une compilation savamment mixée par Boris Hovel agrégeant des fragments calibrés pour les dancefloors. Entre house et électro(clash), cette sympathique collection est rehaussée par la présence de quelques pointures (Mocky, Scratch Massive, Gus Gus) parmi lesquelles se détachent Jérôme Pacman sur le titre « I Like You » et Alter Ego pour « Rocker ». Bref, une plaque qui devrait plaire aux clubbers. Le volume « Before Midnight » est une collection non mixée de plages oscillant du hip hop anglais (Ty) aux espagnolades arabisantes de Radio Tarifa en passant par un remix du défunt Suba commis par le Belge Buscemi. Intitulé « After Midnight » (NDR et également non mixé), le troisième volet de ce recueil est peut-être le moins intéressant. Comme son titre l’indique, il a été conçu pour être programmé à une heure où les popotins ressentent l’envie de remuer, un peu comme les morts vivants dans l’historique « Thriller » du bon vieux Michael. Entre house et techno, ce dernier compact-disc épingle notamment un remix de Cesaria Evora accompli par l’illustre Carl Craig ; mais cet exercice de style est un peu trop ‘passe-partout’ pour vraiment susciter l’intérêt. Tout à fait respectable dans le style, ce « One Night At Momo´s Kemia Bar » devrait s’imposer sans problèmes dans l’impitoyable monde de la compilation ‘lounge’.

Various Artists

Rock, Pop, Metal,… Compilation Concours Circuit

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Il est toujours chouette de découvrir les noms de la scène belge de demain. Enfin, de découvrir la scène francophone belge de demain. Attention : nous n’avons jamais soutenu qu’il soit désagréable d’écouter les nouveaux talents de la partie néerlandophone du pays, bien au contraire. Mais aujourd’hui, nous sommes réunis pour évoquer cet échantillon de musiques ‘contemporaines’ en Communauté française. Bref, pas question de monter cette malheureuse chronique en conflit communautaire. Ici, L’ASBL Court Circuit nous propose un tour de piste en compagnie des participants de l’édition 2004 de leur célèbre ‘Concours Circuit’ et ce, par l’entremise de cette double compilation. Au sommaire, deux disques inégaux où les genres se serrent poliment la poigne sans jamais se mélanger. Ainsi, le premier disque est dédié aux ‘vilains métalleux diaboliques’. Les méchants sauvageons vivent en autarcie sur un seul disque et semblent se suffire à eux-mêmes en se spécialisant dans d’honteuses contrefaçons. Depuis longtemps, la Belgique demeure une terre d’accueil fertile pour le métal et ses fans transis. Par contre, pour ce qui est de la production nationale, ce n’est franchement pas folichon ! Trop souvent, nos compatriotes ont les dictaphones braqués sur les réalisations des copains ricains. Du coup, mademoiselle ‘Originalité’ n’est pas conviée à ce rendez-vous guttural où F.A.K.E, Dollsex, Catarrhal et Bombshell Crew s’acharnent à rendre un hommage communautaire aux exploits de Sepultura, de Korn, de Biohazard, de Dimmu Borgir et autres Morbid Angel. Néanmoins, au cœur de cette grande messe, les Liégeois de Seasick tentent de sauver leur peau en invitant les guitares à découvrir l’héritage décharné de Jesus Lizard. Pourquoi pas ? Ceux-là ne lâcheront pas facilement le morceau… De leur côté, pop, rock, rap et électro se partagent la maigre place qui leur est impartie sur le deuxième disque. La compilation légitime ici son intérêt. En guise d’entrée en matière, le collectif Jaune-Orange nous balance ses nouveaux protégés : Malibu Stacy. Rock’n’roll attitude, vitalité et nervosité. La tension est palpable, les riffs sont percutants, les refrains tranchants, Malibu Stacy débarque. La formation nous invite à taper du pied sur ces deux titres coincés entre power-pop et électro-pop. C’est cool ! Vient ensuite le tour de Minérale. Et glou et glou et glou, on se ressert un verre de pop belge polie et bien sentie qui devrait une fois de plus convaincre les aficionados de Girls in Hawaïï et séduire nos voisins Français. Le rap est laissé à la charge de Bienvenu-N-Sonar. Le duo se surpasse et paraphrase ses idées noires, ses peurs et ses contradictions. Un vent d’air frais souffle sur l’herbe verte de nos rappeurs. Nul doute que Bienvenu-N-Sonar profitera de cette pression atmosphérique favorable… Et puis, sonne l’heure de Carton et de son bricolage électro en papier mâché. A l’écoute, un chouia d’exotisme transpire de ce bidouillage un rien convenu. Animo soustrait son post-rock aux règles de base de la pop mais peine néanmoins à imposer ses vues. L’aventure se termine sur les deux morceaux pop-rock ‘FMisé’ de Championship Manager. Chansons formatées, scrutant vers les ondes radios US. Une fin de Circuit en roue libre mais qui sur la traversée de cette compilation aura encore prouvé que nos artistes connaissent parfaitement l’itinéraire à suivre.

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Southern Autumnal Killer Megamix

C’est l’automne, déjà l’hiver, et voilà que Southern a pensé à remplir nos longues soirées obscures de musique qui l’est encore plus. Près de la Baraque Fraiture, un type échappé de ‘La Colline a des yeux’ de Wes Craven fait un boucan de tous les diables : il est coincé dans un cercueil et beugle d’outre-tombe ( Sun O))) ). Le drone, ce larsen qui s’étire jusqu’à ce qu’il claque : même mort, Earth existe encore… Neurosis aussi est de la partie, en version forestière : ça s’appelle Harvestman (alias Steve Von Till), et c’est de la country on ne peut plus crépusculaire. Il fait froid dans les Ardennes, même quand le rock s’en mêle pour réchauffer tout le monde (Altamont, Partyline, Made Out of Babies). « Au loup ! », crient Why ? et Alias, en plein naufrage hip hop… Mieux vaut rester groupés, ça sent trop le sapin. Quelqu’un survivra-t-il à cette compile qui ‘tue’ ? La suite, au prochain épisode.

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Switch 7

Chaque trimestre l’émission Switch de Studio Brussel se fend d’une belle compile, à destination des clubbers et des DJ’s en herbe. On l’a déjà dit et on le répète : il s’agit sans doute d’une des meilleures et des plus éclectique à sortir sur notre petit marché.
 
‘Grooves/Breaks/House/Electro/Techno/Drum’n’Bass’ : le spectre musical ratisse large, pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos jambes. Cette fois encore, la sélection se révèle impeccable : Mylo, Recloose, Ada, Out Hud, Shameboy (du belge !), Riton, Silicone Soul, Jamie Lidell, Tiefscharwz, John Tejada, Michael Mayer,… Deux tendances se font tout de même fort ressentir : celles, à la mode, du beat minimaliste et du retour d’acide. Un petit kick mélancolique, des nappes stridentes qui vrillent la tête et le bassin : le corps s’oublie dans une belle masse anesthésique, sur le dancefloor mais aussi dans le salon. Questions tubes qui ont rythmé nos derniers mois psychédéliques, ce nouveau « Switch » met donc encore une fois les bouchées doubles… « Let me be your magmaaaaa ! », ânonne triomphalement la Berlinoise Ellen Allien : on la suit volontiers dans sa liquéfaction, avant que le jour ne se lève. Et son aveuglement.

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The Pet series - Volume 4

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La série des animaux (de compagnie) marque son grand retour ! Cette compilation élaborée par Minco Eggersman (maître à penser du groupe At The Close of Everyday) laisse à nouveau entrevoir ses affinités et son appétence pour les préciosités pop. La première édition, marquée par les aboiements d’un gros toutou, avait déjà révélé l’existence des Danois de Diefenbach et l’acharnement de Scout Niblett. La patte du chat recouvrait la seconde livraison et délivrait la magnificence de The Low Frequency In Stereo. Petit à petit, l’oiseau faisait son nid et s’installait de plein droit sur le troisième volume. Cette édition présentait, entre autres, la douceur urbaine de Cheyenne. Aujourd’hui, le rock des Pet Series se teinte d’écailles et découvre des fonds marins apaisants, conciliants et intenses. Comme pour chacune des précédentes compilations, on retrouve 12 titres, tous originaux, souvent inégaux. The Pet Series, c’est comme une lutte entre un requin et un poisson rouge, une course entre un cabillaud et un dauphin ou un choc frontal entre le commandant Cousteau et le capitaine Haddock. Une fois encore, la volonté de découvrir de nouveaux spécimens est là. Mais involontairement, ce disque souffre des envergures contrastées des différentes espèces collectées. Les inestimables hallucinations de Giardini Di Miro (« René ? This is a melancholic Hip-Wop ») ne font qu’une bouchée du maigre plancton offert par Me (« It’s Been Awhile »). Plus loin, les solides tentacules de Thomas Denver Johnsson (« First In Line »), accompagnés des élucubrations vocales de Damien Jurado et de Rosie Thomas, paralysent les maigres sardines de Multi-Panel (« Near The Sea ») de leur puissante étreinte. La morale de cette histoire : ne jamais mélanger les aquariums de salon et l’immense profondeur des abîmes océaniques. N’empêche, ce quatrième volume mérite certainement une ballade en mer. Qu’on se le dise : la pêche est ouverte !

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The very best of Salsa

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Musique née au cœur de New York dans les années soixante, la salsa a depuis essaimé l’Amérique du Sud et conquis la majeure partie des pays hispanophones de la région. Festive et grave, clinquante et brute, elle est devenue le véhicule numéro un des aspirations des populations latino-américaines. Les deux disques de cette collection s’attachent à faire connaître quelques grands noms du genre (Tito Puente, Hector Lavoe, Celia Cruz, Willie Colon) qui s’illustrent ici dans des chansons souvent enregistrées au cours des années 70-80 pour le compte du légendaire label Fania. L’autre partie est consacrée aux nouveaux artistes du genre (Yuri Buenaventura, Spanish Harlem Orchestra) ; mais force est de constater que ces derniers n’apportent rien de neuf au genre et se contentent d’appliquer les recettes mises au point par leurs illustres aînés. En bref, cette compile recèle son lot de bons morceaux, mais s’adresse davantage aux néophytes qu’aux mordus du genre.

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Velvet Lounge Compilation 2

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Second volume dédié à un restaurant à la mode à Anvers, cette énième compilation de musique de salon (première sortie du label What If) ne déroge pas à la règle en vigueur dans le genre. Plus de deux heures de musique compilée en deux cd (un à tendance world, l’autre soul) sensées représenter l’ambiance qui règne dans ce resto. Le premier volume réunit les travaux d’artistes comme Antonio Carlos Jobim, Dj Cam, Blaze, Gigi ou encore Thievery Corporation. Tous flirtent avec des éléments des musiques du monde (reggae, bossanova, etc.) mais prennent bien soin de les incorporer à des rythmes électroniques. Des morceaux mid tempo, où la production prend le pas sur la mélodie, bref de la musique qui s’entend plus qu’elle ne s’écoute. Le second cd séduira davantage les amateurs de chansons. C’est une certitude. Car il contient quelques chouettes morceaux signés Amp Fiddler et Roy Ayers. Mais en général, la soul dispensée ici ne convoite pas les moiteurs de Marvin Gaye ou de James Brown ; elle reste plutôt sage et se mélange beaucoup avec un jazz classieux.

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Where blues meets rock VI

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Au fil du temps, le label Provogue a manifesté un intérêt croissant pour le rockin' blues, le plus souvent de nature hard. La promotion de ses artistes a entraîné la sortie de toute une série de collections baptisées "Where blues meets rock", dont le sixième volume vient de paraître.
 
L'album s'ouvre par une compo de celui qui a sans doute vendu le plus d'albums chez Provogue : Walter Trout. L'ancien gratteur des Bluesbreakers de John Mayall et de Canned Heat se réserve un "Put it right back" qui souligne bien le potentiel de l'artiste. Le jeune guitariste prodige Joe Bonamassa a enregistré un nouvel album pour Provogue ainsi qu'un opus en public intitulé "Live in Europe". Le label a réédité ses trois premiers albums. Deux plages lui sont ici consacrées : "Reconsider baby", un long slow blues signé Lowell Fulsom et "Walk in my shadow", une reprise ‘live’ d'un titre issu du répertoire du groupe anglais Free. Dans le domaine du blues, je retiendrai surtout la présence du chanteur/guitariste néo-zélandais Dave Hole. Sa slide métallique hante "Keep your motor running", une plage issue de son elpee immortalisé en public, "The Live one". Joe Louis Walker est le seul musicien noir représenté sur ce recueil. Il est vrai que Joe Louis est capable de virer au hard. Pourtant, nonobstant sa voix caractéristique et ses cordes perçantes, son "Ain't that cold" évolue dans un tout autre registre. Pour le reste, j’épinglerai une version explosive de "Baby please don't go" opérée par le chanteur guitariste Leslie West, ex Mountain et ex West, Bruce & Laing. West n'a rien perdu de sa puissance vocale ni de son attaque virulente sur les cordes. Chez les techniciens, on retrouve Carl Verheyen et surtout le virtuose Greg Koch, pour un "Bored to tears" qui démontre l'étendue de son talent. Bien rythmée, cette plage adopte un profil nettement plus blues. Et puis il y a les durs, les hard rockers. Le Stoney Curtis Band tout d’abord. Et puis Jay Hooks et Michael Katon. Ce dernier a cependant déjà été mieux inspiré ; en effet, son "Rock'n'roll, whiskey, blood 'n guts" fait un peu pâle figure dans l’ensemble. Paul Gilbert & Jimi Kidd, la blonde Jan James et les Barrelhouse Brothers sont davantage bercés par la mélodie et la quiétude. Injustement mésestimés, ces derniers impliquent pourtant des vétérans anglais parmi lesquels militent Eric Bell (ex Thin Lizzy, ex Experience et Noel Redding,), Colin Earl et Paul King (deux anciens de Mungo Jerry). Faites votre choix!

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World Psychedelic Classics 3, Love’s A Real Thing

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Le troisième volume de cette série (qui s’attache à documenter les influences de la musique occidentale - rock, soul, funk - sur le reste du monde) pose ses valises en Afrique de l’Ouest. Epinglant les travaux de formations originaires du Nigeria, du Bénin ou encore de la Guinée, ces chansons enregistrées à cheval entre les années septante et soixante témoignent de la liberté et l’imagination en vogue à l’époque. Inspirés par le rock psychédélique, le funk, la soul et la musique latine, les musiciens compilés ici ne se contentent pas d’imiter les rythmes en vogue en Occident mais y apportent leurs influences et recyclent en mode ‘pop’ leurs musiques traditionnelles. Les amateurs de ce genre de musique reconnaîtront quelques morceaux déjà parus sur la compilation « Nigeria 70 » dont le phénoménal « Better Change Your Mind », transe funkoïde de William Onyeabor. On convie en tout cas les esprits curieux à jeter une oreille sur ces morceaux qui malgré leurs inévitables imperfections conservent un enthousiasme et une énergie communicatifs.

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Ze Records presents : Mutant Disco vol.3 : Garage Sale

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Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco. Le ton est ici à la musique de danse : on part du disco latino de l’impayable Coati Mundi, on passe par le funk synthétique et psychédélique de Was (Not Was) en faisant quelques haltes du côté de l’électro pop pour finir par la ballade sous amphétamines de Suicide, la bien nommée « Dream Baby Dream ». Même si certaines de ces chansons ont pris quelques sérieuses rides, la liberté d’esprit et l’attitude punk qui se dégagent d’elles inspirent la plus grande admiration. Du côté des morceaux excellents citons le « Sey Hey » de Coati Mundo, le funk « Jamesbrownien » de Snuky Tate, le futuriste « Techno-Frèqs » de l’ancien Funkadelic Junie Morrisson, le remix opéré par Larry Levan du « Something Wrong in Paradise » de Kid Creole, le pré-techno « What a Girl To Do » de Cristina et enfin Suicide qui nous enjoint de garder nos rêves vivants.
On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises... On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre...

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Ze Records presents : Undercover

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Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco...

On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises. Quelques prometteuses nouvelles recrues du label s’y collent. La talentueuse Miss OD (voix magnifique) et Gentleman League signent une belle version du « Dindi » de Jobim ; de la bossa new age qui évoque les productions de Crammed Discs. Bohemians vs Cowboys se fendent d’un très réussi « Money ». Parmi les anciens, le fou furieux James White signe un « Tropical Heatwave » dissonant et groovy à la fois. Les Français de Suicide Romeo signent une belle version de « Needle in Camel Eye » de Brian Eno, qui, si elle sortait aujourd’hui, ferait un malheur. Cristina réalise une belle cover de « La poupée qui fait non ». Mais celle du « Tropical Hot Dog Night » de Captain Beefheart par Coati Mundi est vraiment la plus originale. Côté massacre, les adaptations horribles de « The Beat Goes On », de « Let’s Get It On » et de « My Boy Lollipop » font amèrement regretter les versions originales. On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre...

Various Artists

Ze Records presents : Xmas Record Reloaded 2004

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Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco...

On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises. Quelques prometteuses nouvelles recrues du label s’y collent...

On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre. Lisi (une autre nouvelle recrue du label) signe un joli « Silent Night » qui semble avoir été enregistré dans les eighties et Alan Vega un très beau « No More Christmas Blues », fortement déconseillé aux dépressifs. August Darnell (a.k.a. Kid Creole) se fend d’un très bon « Christmas on Riverside Drive ». Le plus drôle nous vient de James White. Il beugle « Christmas with the Devil must be a hell of a party » sur un tapis de cuivres qui n’est pas sans rappeler le free jazz d’Albert Ayler. Et on termine par le désespéré « Hey Lord » de Suicide, à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Sûrement la compilation la moins pertinente des trois, même si elle recèle tout de même ses bons moments.

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10 Days Off – The Soundtrack # 6

Chaque année au mois de juillet, pendant les ‘Gentse Feesten’ (prononcez « Fiiiisten »), se déroulent au Vooruit les fameuses « Ten Days Off », sans doute le meilleur festival électro de notre plat pays. Cette compile rend hommage aux DJ’s et autres producteurs bookés pour l’occasion : Miss Kittin, Tiga, Nathan Fake, Mu, Munk, Whitey, Chloe, Lopazz ou encore Vitalic. Des tubes : « Prototype » de Rex The Dog (retenez ce nom), « Louder Than a bomb » du sieur Tiga, et le « Flat Beat » de Who Made Who, la nouvelle sensation allemande (chez Gomma). De quoi largement se la péter en feignant de mixer, à une boum ou une soirée privée.

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A celebration of New Orleans Music

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Fin août dernier, l’ouragan Katrina, dévastait la "Crescent City" de New Orleans. L’amplitude des dégâts a sensibilisé une grande partie de l’opinion publique ; et tout particulièrement les milieux musicaux. Cette catastrophe a ainsi touché les responsables du label Rounder, une boîte qui distribue une foultitude d’artistes issus de cette Louisiane meurtrie. Les bénéfices de la vente de cette compile sont donc destinés au "Musicares Hurricane Relief". Une collection qui ne recèle pas de nouveaux enregistrements, mais uniquement des fragments issus du catalogue Rounder. Si le patrimoine musical de la Nouvelle-Orléans est inestimable, c’est parce qu’on y rencontre une multitude de styles : depuis le jazz au funk, en passant par le blues, le R&B et le gospel. Mais aussi parce que la musique se veut avant tout festive. Sans oublier d’être savoureuse. Quelques particularités de cette culture ont ici été bien mises en évidence : brass bands, pianistes, etc.
 
New Orleans fut longtemps la capitale du jazz et les brass bands sont restés populaires. Pas étonnant dès lors que le Dirty Dozen Brass Band ouvre cet elpee par le célèbre "Mardi Gras in New Orleans" de Professor Longhair. Un line up qui implique six cuivres et deux percussionnistes. Cinq et deux chez le ReBirth Brass Band qui s’acquitte de "Do whatcha wanna". Et sept et deux pour les New Orleans Nightcrawlers. Faites vos comptes ! Plusieurs pianistes figurent également au menu. En solitaire ou sous une forme collective. Deux légendes, tout d’abord. Des chanteurs/pianistes. En solo. Jelly Roll Morton se réserve "I'm Alabama bound" et Professor Longhair", Cuttin' out". Davell Crawford une version du "Something you get" de Fats Domino, James Booker une excellente adaptation du "Lawdy Miss Clawdy" de Lloyd Price. Sans oublier Eddie Bo. Et puis il y a les autres. Dont un tandem de jazz classique partagé entre Harry Connick Jr aux ivoires et Branford Marsalis au sax ténor pour "Good to be home". Et lorsque le même Marsalis revient à la clarinette, il et soutenu par son quartet pour interpréter "B's Paris blues", une plage très cool rehaussée par la participation de l’excellent guitariste Doug Wamble, responsable d’une intervention gypsy. Irma Thomas chante en public un medley très R&B. Superbe, balayé par la trompette de Frank Parker et égratigné par la slide largement amplifiée et râpeuse de Jeff Raines, "Ike Iko" est hanté par la présence du chanteur insolite Theryl De'Clouet with Galactic. Les diverses célébrations du carnaval n’ont pas été omises. Al Johnson enfièvre "Carnival time", Bo Dollis and the Wild Magnolias le percutant et ‘indien’ "Meet de Boys on de Battlefront". Cet opus s’achève par un funk blues signé Walter Wolflan Washington et ses Roadmasters ; mais les cinq dernières minutes sont réservées au merveilleux chant a capella partagé entre Johnny Adams, Aaron Neville et quelques autres. Que chacun verse une larme sur la tristesse et la désolation de cette extraordinaire cité et pose un geste! La musique de la Nouvelle Orléans est intemporelle. Puisse-t-elle survivre!

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Beginner’s Guide to Africa

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La collection « Beginner’s Guide » propose d’aller à la rencontre, en trois compacts et à prix réduit, de musiques issues des quatre coins du monde. C’est l’Afrique qui est à l’honneur sur ce box, pour une sélection qui se divise en « African Legends », « African Classics » et « African Future ». Le volume consacré aux légendes recèle quelques très bons morceaux comme la rumba hantée des excellents Orchestra Baobab, les fascinants arpèges d’Ali Farka Touré, le boogie rock des Manhattan Brothers, le blues de Boubacar Traore ou encore les Kekele avec leur hit « Lolita ». Assez étrangement, c’est le volume consacré aux classiques qui contient le moins de bonnes choses. Et en particulier quelques morceaux produits dans les années 80 souffrant d’une production qui a singulièrement vieilli. A retenir tout de même, le magnifique « Deli » de Ballake Sissoko et le funk pop des Orchestra Super Mazembe. Le volume consacré au futur se concentre sur les artistes en devenir ; et dont vous entendrez sûrement parler. Vous pourrez ainsi découvrir le garage sans concession des anglo-nigérians de JJC & 419 Squad. Mais également Cheikh Lo s’illustrer dans un « Ne La Thias » dont la mélodie fait étrangement penser à « L’italiano » de Toto Cutugno (lasciatemi cantare…). J’épinglerai également les excellents Mabulu (entre le rap et les rythmes traditionnels), la chorale Abantu (incluant le meilleur morceau de leur album sorti l’an passé) et la mélancolie contagieuse de Rokia Traore. En bref, une solide introduction pour toute personne cherchant un point d’entrée dans l’univers de la musique africaine.

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Bande Originale Espace Detente

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L'exercice de style qui consiste à composer une bande originale pour un film ‘grand public’ résulte trop souvent d'une suraccumulation simpliste et imbuvable. Directement adapté de leur série télé à succès ‘Caméra Café’, "Espace Détente" se présente comme la suite logique et cinématographique des aventures ‘plans-séquences’ de Bruno Solo (alias Hervé Dumont) et d'Yvan Le Bolloc'h (alias Jean-Claude Convenant). Grâce à "Espace Détente", le Septième Art inscrit un nouveau navet dans la longue liste de ses films beaufs, vulgaires et affligeants. Heureusement, l'objet de ces quelques lignes n'est pas la production mais la chanson. Le disque s'ouvre ainsi sur une odieuse relecture de "L'Amérique", chanson immortalisée dans l'esprit de nos parents par feu Joe Dassin. Pour l'Amérique, on se demande parfois ce qui est le pire: le terrorisme ou les reprises abrutissantes ? Eject ! Eject ! Obnubilés par cette pensée unique, il nous faut un courage sans faille pour résister à l'appel intransigeant de la pauvre touche. Elle nous dévisage. Et pendant "3'42" nous appelle et supplie: ‘Vire ce disque ! Pitié vire ce disque !". Stoïque, nous résistons à ce calvaire sonore. Notre détermination se voit finalement récompensée par une élogieuse entrée dans le music-hall intimiste de Pascal Comelade. L'éminent multi-instrumentiste Catalan guide cette bande originale vers des cieux plus radieux où l'ironie côtoie le minimalisme de ses courtes compositions visionnaires. Sans parole, les piécettes instrumentales proposées par l'artiste se succèdent joliment au gré des subtils entrelacs d'un violon lancinant, d'un piano passionné, d'un accordéon foldingue ou d'un xylophone prématuré. Inlassablement, les mélodies se construisent et remplissent leur devoir, comme autant de petites réminiscences de jazz, de valses, de tangos et d'airs de fanfare. Entre musique classique et post-modernisme, Pascal Comelade trace une ligne atypique entre ciel et terre, un véritable espace de détente.

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Burn To Shine Dvd / Washington DC 01.1.2004

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Filmé en 9 heures dans une bâtisse vouée à la destruction, « Burn to shine » compile des prestations live de 8 groupes. Qui dit Washington, dit Fugazi. Musicalement en ‘stand by’ depuis 2001, c'est-à-dire depuis la confection de « The argument », les papes du hardcore américain n’en restent pas moins actifs. Tout d’abord en initiant ce projet original (le ‘curateur’ du film est le batteur de Fugazi), mais aussi en y participant grâce à The Evens, nouveau groupe de Ian MacKay et French Toast, autre side project. Les participants s’y réservent chacun un titre, filmé en équipe réduite, sans public. Outre les 2 noms précités nous retrouvons les agités de Q and Not U, les punks dandys de Weird War (ex Make-up), Garland of Ours, Ted Leo, Medications et l’ex Sugar Bob Mould. Cette nouvelle approche amorcée par la série « In the fishtank », mais aussi « Music with latitude » chez Southern semble trouver écho aux States. En effet le nouveau volume de « Burn to shine » semble déjà en boîte. Au programme : Wilco, Shellac et Tortoise... Amis européens, si vous connaissez un bâtiment voué à la destruction, contactez Trixie. Qui sait ???

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Calypso @ Dirty Jim´s

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Le Dirty Jim était un club de Trinidad à la mode dans les fifties. Les ténors du calypso s’y produisaient devant les touristes américains, les politiciens locaux et plusieurs femmes aux mœurs légères. Histoire que les chanteurs qui électrisaient ces nuits d’il y a quarante ans ne soient pas totalement oubliés, on les a rassemblés en studio pour qu’ils chantent quelques uns de leurs morceaux et quelques reprises de classiques du genre (dont « Matilda »). Syndrome Buena Vista oblige, un documentaire sur l’opération de dépoussiérage sortira dans la foulée du disque. Musicalement, l’entreprise est une franche réussite et Bomber, Relator, Mighty Sparrow et leurs autres comparses tiennent plutôt bien la forme. Le groove naturel qui émane de la musique et la nonchalance vocale des chanteurs donnent à ces chansons ironiques une vitalité contagieuse. Parmi les plus franches réussites, citons « Shame and Scandal » (une histoire de cocufiage), « Ugly Woman » (qui essaie de nous convaincre d’épouser une femme plus laide que soi), le mélancolique « Memories » et la reprise de « Bam Bam », le classique de Toots & The Maytals. Ceux qui ont apprécié la compilation « Mento Madness » trouveront sûrement leur bonheur dans ces chansons aux textes pour le moins rock’n’roll.

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Checking The Skies For Taikonauts. A Label Compilation

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Il n’est jamais trop tard pour se faire de nouveaux amis ! Parfois, les rencontres sont inattendues. Et souvent, ne tiennent qu’à peu de chose. Une promenade sur une compilation dédiée à l’excellent label Transolar, par exemple. Les nouvelles connaissances sont enthousiasmantes. Viva l’American Death Club est vraiment très chouette. Une personnalité très forte, coincée entre Supergrass et Jon Spencer Blues Explosion. Une formation à découvrir de toute urgence. Tout comme les Espagnols de Tokyo Sex Destruction. D’autres se présentent comme des clubbers invétérés : Kid And Khan ou Quintron. Et il y a ceux qui se la jouent rockers. Rayban noires coincées sur le nez, perfecto sur les épaules et bottes en croco, Kid Congo And The Pink Monkey Birds tient la guitare bien haut. Charmante, c’est le seul qualificatif qui peut convenir à musique de Monochrome. Déclination pop couchée de petites touches électro multicolores : un délice. Et la balade se termine en compagnie de New Idea Society, ouvertement pop et sincère. Une compilation élégante, belle porte d’entrée sur l’univers (trop) confidentiel d’un label intéressant.

Various Artists

Dr. Lektroluv presents : Elektrik Planet

La pochette de la sixième compile du Géant vert de l’electro eighties est un pastiche : celui de l’affiche du fameux film de Fred McLeod Wilcox, « Forbidden Planet » (1956), une adaptation futuriste de « La Tempête » de Shakespeare. Pas un hasard, puisque la BO de ce film est souvent considérée comme la première à avoir été composée entièrement à l’aide d’instruments électroniques. Hommage donc à Louis et Bebe Barron, ces précurseurs en la matière… Même s’il est vrai que les bleeps qu’on entend dans le film ont été tout simplement créés à l’aide de générateurs de fréquences. Selon les spécialistes la vraie distinction reviendrait donc plutôt à Robert Wise et à son film ‘The Andromeda Strain’ (1971), pour lequel Gil Mellé inventa une pléthore de sons synthétiques, qu’il combina avec une musique concrète faite de bruits de boules de bowling heurtant un jeu de quilles, de scies circulaires et de trains. Il n’empêche, même Autechre avec son ambient « Nomina » s’est emparé du mythe Barron… Néanmoins, cette compile nous ressert encore une fois la même popote eighties, comme à son habitude : Bangkok Impact, Savas Pascalidis, Mikkel Metal, David Caretta,… Même le fermier Plastic Bertrand – et son insupportable « Tout petit la planète » - est de la partie… Mais rendons à César ce qui lui appartient : ce bon vieil « Headhunter » des frelatés Front 242 – ce qui vaut toujours mieux qu’un Tiefschwarz tête à claques.

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Elizabethtown / Music from the motion picture

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Depuis le réussi “Almost Famous”, on pensait Cameron Crowe capable de grandes choses. Se mettant indirectement en scène, il apparaissait en personnage critique, passionné et donc touchant. Un film serti d’une B.O. à son image (produite par ses soins), charriant le meilleur comme le pire d’une époque riche en contrastes. Cette fois, seul le pire est au rendez-vous. Une collection de titres aussi plats que ce pays qui est le nôtre. Un parfait patchwork de musique américaine javellisée, ressassée et surannée. Folk bouseux, F.M. ringarde, pas grand-chose à sauver pour dire vrai. Evitent le naufrage de justesse, l’introspectif “It’ll All Work Out” de Tom Petty et le “Where To Begin” des fantastiques My Morning Jacket. Pour une bonne B.O. d’amerloque music, allez plutôt faire un tour du coté de « Forest Gump » compilation suintant le bayou, la soul et le rock’n’roll.