Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Riamiwo

Quench

Écrit par
“Run into a mindworm”, en abrégé Riamiwo, est le projet solo de l’Allemand Oliver Gräfen. A l’instar de ses compatriotes The Notwist ou encore Console, Oliver aime marier paysages synthétiques et petites mélodies à six cordes. Parfois il tente même d’y poser sa voix atone et fluette (“Confidence” et “I Should Know”). Les huit titres de ce deuxième album “Quench” manifestent ainsi une discrétion extrême, diffusant une ambiance de cuisine froide au petit matin (“Mourn”). Une sensation de vide que Riamiwo n’entend ni combattre ni combler. Juste en souligner les contours, en caresser le vertige. Bref, de l’électropop neurasthénique.

Richmond Fontaine

The Fitzgerald

Écrit par
Ne perdons pas de temps, autant annoncer la couleur, le nouvel album de Richmond Fontaine est une claque. Willy Vlautin s’est isolé un mois dans une salle de casino d'hôtel à Reno afin de dépeindre exactement les joueurs, les alcooliques et les pécheurs qui occupent ces lieux d’espoirs déchus. En résulte un tableau effarant de réalisme, dont on ressort agonisant, les tripes à l’air. Chaque chanson est une implacable chronique et une tentative d’explication de notre inéluctable autodestruction. Le talent d’auteur de Vlautin est depuis longtemps centre des attentions. Rien d’étonnant au fait qu’il vienne de signer un contrat pour publier son premier livre. Il possède le timbre de voix désabusé qui nous fait immanquablement croire son récit et qui attire sur ses personnages notre sincère sympathie, plutôt que pitié ou condescendance. Débarrassé de ses oripeaux country, le groupe livre des comptines folk, que Willy Vlautin semble interpréter seul dans la plupart des cas. Des compositions parsemées de délicates notes de piano, empruntant quelques ambiances à Nick Drake ou Calexico, toujours graciles et d’une profondeur triste. « There’s no one else I can talk to… » conclut-il. Paradoxalement, il semble s’adresser à chacun d’entre nous, nous plongeant dans la confidence. Et nous buvons ses mots, ivres mais comblés.

Queens of the Stone Age

Lullabies to paralyse

Écrit par
Responsable en 2003, de l’album incontournable ‘Songs for the deaf”, Q.O.T.S.A. nous revient avec un quatrième opus. Trop absorbé par ses Foo Fighters, Dave Grohl n’est plus de la partie. Nick Olivieri, non plus. Viré comme un malpropre, le bassiste charismatique du groupe californien a décidé d’embrasser une carrière solo. Seul aux commandes, Josh Homme a quand même réussi à convaincre quelques artistes de gros calibre de venir participer à l’enregistrement de ce « Lullabies to paralyse ». Et en particulier Marc Lanegan. Son timbre fantomatique, grave et pénétrant hante ainsi la première plage de l’opus, une ballade paradoxalement glacée et envoûtante. Le calme avant la tempête. Car dès le deuxième titre on retrouve ce style si caractéristique, sombre, saignant, électrique, musclé, exacerbé par la voix possédée de Homme. Malheureusement, les compos paraissent moins explosives. Les guitares rugissent, mais elles ne claquent plus. Et au fil de l’elpee, elles deviennent plus complexes, plus élaborées même, s’égarant même parfois dans une sorte de prog rock lorsqu’elles ne se repaissent pas des dépouilles de Smashing Pumpkins. Et ce n’est pas la présence d’autres invités de marque qui y change quelque chose. Celles de Shirley Manson (Garbage) et de Brody Dale (Distillers), sur le fragment maléfique « You got a killer scene there man… », passent totalement inaperçues. Quant à Chris Gross et Jack Black, il faut se référer aux notices de la pochette pour se rendre compte de leur participation. Seul le bon vieux Billy Gibbons de ZZ Top marque l’excellent boogie « Burn the witch » de son empreinte. Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de Q.O.T.S.A., vous risquez fort d’écouter ce disque en boucle. Pour les autres, ce sera une petite déception…

Robert Plant

Mighty rearranger

Écrit par
Robert Plant a toujours été fasciné par le Moyen-Orient ; une civilisation qui a d’ailleurs énormément influé sur son inspiration musicale. A l’âge de 57 ans, il continue à expérimenter, à chercher de nouvelles sonorités, à marier différentes cultures ou différents styles ; alors que de nombreux pairs tentent de ressusciter artificiellement (NDR : et surtout lucrativement) des symboles du passé. Pensez aux Doors ou à Queen. Pour Bob, remonter le Led Zeppelin sans John Bonham n’a jamais eu aucun sens. Et s’il a accepté de retravailler quelque temps en compagnie de Jimmy Page, c’était pour se ressourcer. En l’occurrence à travers la rencontre entre orchestre égyptien et symphonique. Et en ‘live’ de surcroît. « Mighty rearranger » a été concocté dans des conditions difficiles pour l’artiste. Et pour cause, à l’époque des sessions d’enregistrement, son père était occupé de rendre son dernier souffle. Un disque pour lequel il a, bien sûr, reçu le concours de son nouveau groupe Sweet Sensations. Mais aussi de musiciens de Portishead et de Massive Attack. Pour deux titres. Les plus trip hop, vous vous en doutez : « Shine it all around » et « The enchanter ». Le reste de l’opus oscille entre folk pastoral typiquement britannique, world music (NDR : surtout marocaine et malienne), blues, jazz et métal ; lorsqu’il ne mêle pas toutes ces tendances. « Tin pan valley » réussit même à transporter votre âme comme sur les compos les plus exaltantes du dirigeable (NDR : pensez à « Kashmir », « Black Dog », etc.), dans un registre mystique que cultive si bien aujourd’hui un certain Tea Party ; alors que « Dancing in heaven » et « All the kings horses » auraient pu figurer sur le « LZ III ». Et si la voix de Robert n’a plus la puissance d’antan, elle libère une telle sensibilité qu’elle n’en est que plus touchante. En outre, la richesse et l’originalité des percussions confèrent à l’œuvre une intensité constante. Enfin, les lyrics de qualité ainsi que les arrangements soignés et très contemporains posent en quelque sorte la cerise sur le gâteau. L’elpee recèle en bonus track un remix de « Shine it all around ». Ou si vous préférez un morceau caché. Il aurait mieux valu qu’il soit bien caché… N’empêche, cet opus constitue une excellente surprise. Un disque cependant pas facile à assimiler. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant de pouvoir s’en imprégner…

Ana Popovic

Ana ! Live in Amsterdam

Écrit par
Ana Popovic est originaire de Belgrade. Agée de 29 ans, cette charmante jeune femme s’est surtout forgée une notoriété au cours des cinq dernières années. Soit après son expatriation. En 1999. Aux Pays-Bas. Qu’elle va ensuite quitter pour l’Allemagne. Elle avait bien concocté un opus avant son exil ; mais il est totalement passé inaperçu. C’est Thomas Ruf qui la remarque et l’entraîne à Memphis pour enregistrer "Hush". En 2001. Puis "Comfort to the soul", en 2003. Sa rencontre avec Bernard Allison sera aussi importante pour sa reconnaissance internationale. L’artiste serbe est revenue aux Pays-Bas fin janvier dernier. Au Melkweg d'Amsterdam très exactement. Pour se faire prendre ‘live’. La coquine!
 
Son backing group ouvre le feu lors de l’intro : Fabrice Ach à la basse, Denis Palatin aux drums (NDR : l’invité du soir) et Dominique Vantomme aux claviers. Bien en rythme, l’assise musicale épouse une forme funky, avant qu’Ana Popovic n’entre en scène. La vedette du jour fait déjà résonner sa guitare de notes d’électricité bourrées d’effets. Ana n’a pas une voix naturellement puissante. Son timbre s’adapte raisonnablement à son répertoire. Elle peut se faire douce un instant, féline le suivant. A l’instar de "Don’t bear down on me". La guitare ne fait pas dans le détail. La longiligne Ana aime faire vibrer ses cordes ou les entendre déraper dans un bain de décibels. "Sittin’ on top of the world" est beaucoup plus séduisant, bien qu’à des années-lumière de l'original interprété par Howlin' Wolf. Vantomme est un excellent claviériste. Il injecte du rythme et du tonus dans son orgue Hammond. Ana écrase ses pédales pour torturer la sonorité. Un geste qui nécessite une certaine maîtrise. Qu’elle affiche incontestablement tout au long de cette plage. "Love me again" est bien le type de compo sur lequelle Ana peut s'éclater tout en maîtrisant son style personnel. Pour la circonstance, la guitare est bien sentie et mélodique. Ana crie plus qu’elle ne chante. On évolue ici manifestement dans un style rock. Notre diva trouve alors qu'il est grand temps de se rapprocher du blues. Une tentative qu’elle opère sur "Comfort to the soul". Mais dès que l'opportunité se présente, elle torture sa râpe jusqu’à l’épuisement, dans un torrent de notes acerbes. Et très souvent, la mayonnaise prend ; car les musiciens s'entendent fort bien. Ana ne s’est pas contentée d’écouter des gratteurs rockers. Elle confesse même une préférence pour Stevie Ray Vaughan et Ronnie Earl. Et nous le démontre tout au long du paisible "Navajo moon" ; un instrumental qui s’ouvre sur les accents du premier avant de glisser progressivement vers les climats jazzy du second ! Une chose est sûre, Ana ne manque pas de talent. Elle adapte l'excellent titre de Steely Dan, "Night by night", un fragment qu'elle avait déjà repris lors de son album précédent. Un bottleneck au doigt, elle nous démontre avoir assimilé la technique de la slide sur "Big town playboy". Lors de son séjour aux Pays-Bas, elle s’est perfectionnée dans la technique du jazz. Des leçons qu’elle semble avoir bien assimilées. "Won't let you down" en est la plus belle illustration ; une plage au cours de laquelle un Vantomme très affûté est passé au piano électrique. Enfin, en développant certains climats expérimentaux sur "Jaco", elle veut nous faire partager l'étendue de ses passions instrumentales…

Porcupine Tree

Deadwing

Écrit par
Bien que distribué par une Major, Porcupine Tree ne renonce en rien à sa liberté créatrice. Cet album en est une grandiose démonstration. On pourrait un peu parler de repli sur soi-même, puisque le groupe se lance à nouveau dans de longs développements volontiers psychédéliques peu propices à une diffusion radiophonique. Les plus vieux fans du groupe y trouveront donc leur compte. Mais sans que les admirateurs de la dernière heure n'aient à se sentir lésés pour autant. Car la bande à Wilson a l'art de brasser ses propres pulsions créatrices tout en enrichissant son propos d'ingrédients hérités de différentes collaborations et parfaitement ajustés au background du combo. Composante métal, chansons naïves et flottements ‘space’ contribuent à l'édifice. Sinon, que dire encore d'un groupe qui, peu à peu, devient une référence incontournable pour tant de nouveaux venus, voire de plus anciens en maturation. Tout est parfait, évident, fluide, ensorcelant, séduisant, magique,… Cet album, qui comptera parmi les meilleurs d'une discographie jusqu'ici sans faille, est en toute simplicité un des incontournables de l'année. Si vous connaissez le groupe, vous le savez déjà. Sinon, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Pornorama

Better Off Dead

Écrit par
Prélude à un album prévu pour septembre, le single « Better Off Dead » a été magistralement produit par Allan Muller (Metal Molly) et investit déjà les playlists de Studio Brussel. Un boogie rock au son énorme (surtout la batterie) dont la mélodie pop à souhait, les chœurs et les guitares en avant nous font immanquablement penser à… Metal Molly, mais aussi aux moments les plus pop d’Evil Superstars. Bref, une mise en bouche sympathique qui laisse augurer le meilleur pour le long format à venir.

Portal

Waves and echoes

Écrit par
Projet protéiforme structuré autour de Scott Sinfield, Portal sort son cinquième album, justement intitulé « Waves and Echoes ». Composé de 11 plages électro minimalistes, l’opus explore une longue suite d’ambiances et de textures sonores. Pas ou peu de ‘morceaux’ si l’on excepte « 1862 » ou « Bloodline », agrémentés d’une discrète voix féminine. Pour le reste, on assiste à un empilement de couches et de beats crépusculaires relativement agréables même si on n’est jamais loin des tracks new age que l’on peut trouver sur les CD’s vendus chez ‘Nature et Découverte’ entre le patchouli et la boussole fantaisie. L’ensemble reste malgré tout de bonne tenue, particulièrement en cette saison propice aux musiques contemplatives…

Fred Poulet

Milan Athletic Club

Écrit par
Fred Poulet continue de surfer dans le creux de la nouvelle vague de la chanson française. Mais il est mille fois plus attendrissant que le reste de toute la clique clinquante aux dents blanches et bien lissées. L’univers du Français demeure confidentiel tel un secret bien gardé. Les temps forts de la carrière de Fred Poulet ne sont pas encore venus. Pourtant, il est déjà le poète déchu d’une époque révolue. Le nom de l’album se décline en rouge et noir comme le maillot de l’équipe du Milan AC. Il voit rouge et broie du noir dans une atmosphère plongée dans les fumigènes de tiffosi imaginaires. Sur sa pochette, le garçon digère les résultats sportifs de la ‘Gazzetta Dello Sport’ sous un ciel bleuté. Fred s’est exilé en Italie. L’héritage de Gainsbourg dans ses bagages, il a pris la fuite et tente d’oublier que sa patrie lui tourne (toujours et encore) le dos. Alors, il se barre et les gains de ses performances littéraires rejoignent d’autres cieux, résolument plus cléments. Pour notre part, nous prenons l’avion et rejoignons son petit coin de paradis…

Daniel Powter

Daniel Powter

Écrit par
Songwriter, pianiste et chanteur canadien, Daniel Powter s’inscrit dans le mouvement lancé par David Gray et plus récemment par Keane. Une pop music ‘middle of the road’ élaborée à partir des touches blanches et noires du clavier. Ce premier album ne s’avère pourtant pas indispensable, livrant sans imagination dix chansons down et mid tempo, desservies par une production – Mitchell Froom nous avait habitué à beaucoup meilleur! - plus FM que ça tu changes de station. Et si à la rigueur on écoutera volontiers à la radio “Song 6” ou “Suspect”, on renverra le gentil Canadien à la voix un peu nasillarde et au bonnet de laine aller faire un tour dans les parcs de Vancouver, histoire de trouver l’inspiration (bon qu’est-ce que je vais faire comme boulot maintenant ?)

President Chirac

Surfing The Volcano

Écrit par
Le premier album de ce duo français se pose en héritier de l’électro ‘jouette’ pratiquée en son temps par Roudoudou ou encore Bentley Rythm Ace : des samples aux sons incongrus ou puisant dans les musiques traditionnelles, un abus des gimmicks sonores (sons de jeux vidéo, etc.), des programmations rythmiques complexes. Ajoutez-y des voix sous la stricte influence de la pop anglaise (Stone Roses) et vous aurez un tableau plus ou moins fidèle de la solution dispensée tout au long de ce disque. De l’électro pas vraiment taillée pour les dancefloors mais qui devrait facilement servir de fond sonore lors de vos soirées entre amis. Anecdotique donc, même si on décèle chez nos gaillards un certain talent pour la mélodie et les beats susceptibles de faire mouche sur le prochain album. En attendant ce premier essai souffre d’une production un peu lisse et d’un abus de gimmicks sonores.

Principles Of Geometry

Principles Of Geometry

Écrit par
Ce duo lillois pratique la musique électronique telle qu’elle plaît aux esthètes et aux intellectuels : bourrée d’accidents rythmiques, de gros sons de synthés analogiques, de bleeps divers et de bruit blanc. Pas exactement de la musique de danse mais plutôt une musique d’atmosphère qui évoque un film d’anticipation pessimiste où des méchants cyborgs domineraient le monde. A rapprocher des Boards Of Canada pour leur amour des grosses rythmiques et des mélodies épiques, cet album plaira donc aux inconditionnels du catalogue Warp. Malgré la qualité du travail fourni, on regrettera l’absence d’originalité de l’ensemble, tant il reste fidèle aux clichés et aux codes en vigueur dans cette niche musicale. A l’arrivée on s’ennuie un peu et on cherche en vain un point d’entrée au sein de cet univers un peu hermétique.

Psycho Lemon

A Mouse and John

Écrit par
Stop les gars ! Attention les filles ! J’ai votre disque pour l’été, la parfaite bande son pour de longues après-midi au soleil, l’univers musical rêvé pour accompagner vos bains de minuit. Psycho Lemon se fend d’un premier opus où la quintessence de la pop britannique additionnée d’échantillons solaires californiens, s’égraine le long de ses 11 titres. Rem Austin, Anglais et anglophile exilé dans la rose Toulouse, trousse d’imparables mélodies sucrées et légèrement psychédéliques. Au-delà des clins d’oeil plus ou moins appuyés aux références du genre, des Kinks à Grandaddy, de Dylan à Love, en passant par toute la collection pop anglaise (Beatles, Pink Floyd première époque, Pale Fountains, Moose, Morning Star…), Psycho Lemon nourrit sa pop mélancolique d’orgues, de mellotrons et de voix charmantes (le délicieux chant d’Ann Lake). Pas d’intellect ici, juste des sentiments, un brin de sensualité… Tout ce qu’il nous faut pour un été 2005 réussi.

Roy Paci & Aretuska

Parola d’Onore

Écrit par
Surtout connu pour sa participation au Radio Bemba Sound System de Manu Chao, Roy Paci est pourtant une des figures majeures de l’underground italien depuis plus d’une dizaine d’années. On ne compte d’ailleurs plus les albums transalpins et internationaux où le talentueux trompettiste sicilien est venu souffler… Troisième album enregistré en compagnie d’Aretuska, « Parola d’Onore » continue dans la lignée des deux précédents. Roy ne se contente pas de jouer de la trompette, mais il chante aussi en sicilien, italien, espagnol et en anglais ‘macaroni’. Il élargit le spectre musical exploité sur « Tuttaposto ». Le ska est certes toujours présent, mais les influences des musiques latines, africaines, ragga ou drum and bass se font de plus en plus sentir. A l’arrivée on obtient un très un bon elpee empli de chansons à l’énergie positive et aux textes ironiques sur la nouvelle Italie de Berlusconi… A cet égard, la reprise de « Malarazza » de Modugno, les ballades « Boca Dulza » (aux cordes renversantes) et « Anna », les pêchus « Up and Down » et « Shock Politik » sont des compos particulièrement réussies. Bref, du tout bon, à découvrir d’urgence.

David Pajo

Pajo

Écrit par
Aucune trace de dédicace… Non, définitivement, cet album de Pajo, le premier de David Pajo sous son vrai patronyme, n’est pas un hommage vibrant au regretté Elliot Smith. Pourtant, la forme et le contenu de ce disque s’agitent comme un dernier mouchoir blanc ballotté au vent à la mémoire de ce dieu vivant, étoile filante charcutée en plein cœur. Qu’importe… L’album de Pajo est magnifique. Il s’inspire des mimiques harmoniques des groupes pop estampillés sixties : Simon & Garfunkel (période « Bookends »), Beatles, Nick Drake. Les références sont banales, faciles. Ce disque, lui, ne l’est pas. Un remarquable numéro, où la voix de Pajo, à l’étroit sous d’autres cieux (Aerial M, Papa M), trouve un juste équilibre entre le chant et le chuchotement. C’est tellement vrai que toutes les compositions s’esquissent comme autant de délicieuses chansons, habillées d’une mélancolie enchantée. Les cordes de la guitare folk s’étalent dans l’atmosphère, épousant parfaitement les prouesses vocales du gaillard. David Pajo s’est lancé en solo, désespérément seul. Et bizarrement, on ne l’a jamais autant apprécié. Un disque de plus à emporter sur une île déserte ?

Panico

Subliminal Kill

Écrit par
La prestation accordée par Panico, lors des récentes Nuits du Botanique, n’avait pas laissé une énorme impression ; et leur noisy rock-disco n’avait pas convaincu grand monde… C’est dire si cet album est plutôt une bonne surprise. Le mélange de disco, d’électro, de rock garage, de bruitages psychédéliques et la gouaille du chanteur Eduardo font de cette plaque une des choses les plus originales entendues récemment. Ces Chiliens (en activité depuis 10 ans) refusent les compromis et accouchent de dix morceaux certes inégaux mais tellement barrés qu’ils en deviennent immanquablement attachants. Les très accrocheurs « Transpiralo » et « Anfetaminado » tiennent le haut du pavé, mais « Lupita » (de Perez Prado), « Make It 3 », « Santiago Song » et le délirant « Iguana » valent largement le coup d’oreille. Un disque qui devrait réunir les fans des Cramps et d’ESG.

Paradise Lost

Paradise Lost

Écrit par
Le superbe digipack de l’album éponyme des seigneurs anglais n’est pas l’unique raison qui justifie l’achat de la nouvelle œuvre du « paradis perdu ». L’opus, et les douze plages qui le composent (15, si on compte les bonus), offrent un savoureux cocktail d’ambiances automnales et de mélodies imparables. Dans la droite lignée de l’excellent « Symbol of Life », la nouvelle plaque marque cependant un retour plus prononcé des guitares du duo Mackintosh/Aedy. Et ceux qui avaient délaissé Paradise Lost à la sortie de « Host », opus marqué du sceau Depeche Mode, vont sans aucun doute se réconcilier avec le combo, tant les ambiances développées et le son évoquent à plus d’une reprise la période bénie de « Draconian Times ». Bien sûr il reste ça et là quelques traces des influences électros, mais celles-ci se font discrètes, contribuant à créer des atmosphères évanescentes et embrumées. Inspirée autant que musclée, cette cuvée 2005 dégage un sentiment très positif, malgré l’aspect particulièrement sombre de la musique de Paradise Lost. Dès la plage d’ouverture « Don’t Belong », et son intro mélancolique, on sait que le combo visionnaire se positionne à nouveau comme le chaînon complémentaire entre Sisters of Mercy et Type O Negative. Incandescentes, vertigineuses, les compos sont toutes dotées de superbes lignes mélodiques et coulent tel un fluide inaltérable. Le single « Forever After » apporte une nouvelle preuve de la volonté du groupe de prouver à son public qu’il vit à son époque, et pas 20 ans en arrière ; enfin la plage finale, « Over the Madness », est probablement un des titres les plus émouvants jamais écrit dans la carrière de cette formation atypique. Un must !

Renaud Papillon Paravel

Subliminable

Écrit par
Une fois de plus, le ‘renouveau de la chanson française’ se renouvelle. Et pour la circonstance, c’est Renaud Papillon qui s’y colle. Alors, oublions le piano bcbg du timide Vincent Delerm, écartons les gentils textes à la nicotine de Carla Bruni et gommons la bouille de gendre idéal de Bénabar. Mais diable, que nous reste-t-il ? La réponse est à chercher du côté de Toulouse où sévit Renaud Papillon Paravel. « Subliminable », nouvel album de ce drôle de personnage, se décline en deux chapitres. Deux disques aux tempos lents, deux actes inséparables comme l’évolution de la chrysalide Paravel, entre le stade chenille et le stade Papillon. Dans cet univers, les mélodies sont enfermées dans un cocon de soie et ne sortent que pour frôler l’insatiable voix-off de Renaud Papillon Paravel. Cet ancien graphiste, dessinateur de pochettes de disques et d’affiches de concerts, signe un deuxième album insaisissable, une œuvre complexe. D’une part, « Subliminable » contient suffisamment de mots, d’idées et d’histoires pour s’assimiler à l’ouvrage d’un écrivain saoulé par la littérature, ensorcelé par la douce melody (Nelson ?) d’une pièce musicale. D’autre part, les textes de Renaud Papillon Paravel survolent allégrement leurs accompagnateurs sonores, laissant une inextricable sensation dans l’oreille du mélomane. Mais comme le résume si bien l’artiste, sur « Chanter sous la douche » : ‘J’ai pas de chansons à chanter sous la douche. Alors supportez-moi comme je suis !’. Pour son album, Renaud a opté pour un titre annonciateur : une contraction entre la ‘sublime’ maîtrise d’une langue française totalement réinventée et la parure mélodique ‘minable’ qui habille ses compositions. Entre sublime et minable, il lui restera à choisir la meilleure des voies et de ne jamais oublier que souvent, la vie ne tient qu’à un battement d’aile… de Papillon.

Sean Paul

The Trinity

Écrit par
Sean Paul appartient à cette catégorie de rares deejays jamaïcains (avec Shabba Ranks et Shaggy) à avoir réussi à accéder au statut de star internationale, en restant fidèle aux sonorités du dancehall. Gageons qu’il ne ratera pas le coche avec cette collection de morceaux taillée pour les pistes de danse. Moins minimaliste que le dancehall habituel et un œil rivé sur la mélodie, l’ami Sean Paul fournit un effort ‘crossover’ honorable sans américaniser trop son propos. Impossible à écouter d’une traite tant elle est uniforme, cette plaque se résume à une grosse machine à tubes (« We Be Burnin’ », « Send It On », « Give It Up To Me », « Straight Up »). Hormis « Yardie Bone » et « Never Be The Same » (les seules chansons plus classiquement reggae), ce copieux délire up-tempo (18 morceaux) est difficile à écouter dans un salon tant il est peu surprenant. For the dancefloor only.

Pendragon

Believe

Écrit par
Pour son septième album, Nick Barrett avait annoncé du changement. Et, passé l'intro, le premier morceau marque effectivement une modification de ton. Il est carré et dansant, même si l'on est encore très loin de tout métal ou de toute musique pour discothèque. C'est agréable et un peu surprenant, sans plus. Par la suite, on a bel et bien l'impression de retrouver le Pendragon familier. Quoique, en écoutant plus attentivement, jamais la guitare acoustique n'avait été aussi dominante et riche en sonorités : ses cordes en nylon passent d'arpèges très classiques à une ferveur agile typiquement espagnole. Quant à la râpe électrique, elle est devenue bien avare de soli. De leur côté, les claviers sont cantonnés dans un rôle secondaire : ils assurent l'habillage final par bruitages, nappes, chœurs spectraux, ponts planants… D'autres innovations plus discrètes parsèment cet opus : sonorités orientales, chant celtique, vocalises féminines, incantations indiennes… Enfin Nick expérimente de nouvelles tonalités avec sa voix et s'amuse à la trafiquer (vocoder, talk-guitar). En définitive, la volonté d'évoluer est donc bien matérialisée. Et comme elle est toujours au service d'une musique inspirée, émotionnelle et mélodique, le résultat final s'avère à nouveau superbe. Pendragon nous livre donc une fois de plus une oeuvre fine, simple, accessible et épidermique, un œuvre dont la musique évolue quelque part au confluent de Supertramp, Barclay James Harvest et Pink Floyd. Cepdendant, ce 'Believe' ne doit rien à personne et porte avant tout la marque de fabrique 'Pendragon', soit un label de qualité. Aucune révolution donc, mais un bien bel album au parfum de renouveau.

Phallus Uber Alles

Iron Woman

Écrit par
Les mecs, nous avons du souci à nous faire. Notre suprématie touche à sa fin. La révolution vient de Berlin, comme souvent. Et fracasse les tympans. Menée de mains de maîtresse, elle tonnera sous la forme d’un ‘digital hardcore’ à l’ancienne. Type Atari Teenage Riot, of course. Peaches peut aller se raser les dessous de bras, son discours laissera maintenant de marbre les plus virulentes des activistes. Si vous êtes de ceux qui ont été soufflés par l’énergie de cette scène voici presque 10 ans maintenant, il n’y a pas de raison de bouder votre plaisir. Alles uber Phallus ?