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Boss Hog

Boss Hog

Jonathan Spencer et Christina Martinez sévissaient autrefois chez la formation new-yorkaise Pussy Galore. Ce qui doit vous donner une petite idée du style pratiqué par Boss Hog depuis 1989. Enfin presque. Puisqu’avant de fixer leur choix sur Mrs Hollis Queens aux drums et sur l'ex-Swans, Jens Jurgensen à la basse, le duo de base a vu défiler une kyrielle de musiciens. Bref revenons à ce quartette qui pour enregistrer cet opus éponyme a bénéficié du concours de Steve Fisk (Nirvana, Afghan Whigs, Wedding Present) à la production. Boss Hog y cabriole à travers une série vertigineuse de styles différents. Punk, country, metal, blues, funk. Mais aux contrastes viscéralement austères (Sonic Youth), à l'intensité grinçante (Big Black) et au climat sordide, marécageux, malsain (Beefheart). Faut dire que la présence de Christina n'y est pas étrangère. Après avoir pavané une image ‘sexploitée’ au sein de Pussy Galore, elle manifeste aujourd'hui une attitude plus glam, sophistiquée, bien que subversive et ambiguë, libérant à travers ses lyrics outrage et anomie. Un album fort intéressant ponctué de trois petites perles. Le venimeux "White Sand" avec ses chuchotements à la Polly Harvey. Le post no-wave (Swans?) "Walk in", à cause des inflexions vocales de Christina qui épousent celle de Jarboe. Et enfin le spectral "Texas" lacéré d'accès de violon et de violoncelle à la manière de la bande sonore du "Psychose" d'Hitchcock!

 

Boris & His Bolshie Balalaika

Psychic Revolution

Début des années soixante, ce fils de diplomate russe passe à l'ouest. Il accompagne sa famille qui se fixe alors en Suède, pour fuir le régime soviétique. Dès 1967, Boris assiste aux prestations légendaires de Jimi Hendrix, à Stockholm. Ce sera le déclic. Il quitte son domicile en emportant la balalaïka de son père. Expérimente le théâtre rural, lorsqu'il n'accorde pas d'aubades aux passants. Cette situation le pousse à militer en faveur des opprimés. Et notamment des victimes du totalitarisme. Quoi de plus normal. Si bien qu'en 1985, il se retrouve en Hongrie aux côtés des étudiants qui se battent pour être libérés du joug de l'Est. Vu ses antécédents, Boris se retrouve au goulag. Jusqu'en 1978. Il retrouve alors sa famille en Angleterre pour y mener une vie plus conventionnelle. Mais en 1983, le virus de la musique le reprend. Il participe au festival de Stonehenge l'année suivante où il fait un véritable tabac. Bien que multipliant les prestations scéniques, Boris n'accepte d'enregistrer son premier album qu'en 1992, "Psychic Revolution". Un disque qui vient enfin d'être distribué chez nous. Pendant plus d'une décennie, il s'est évertué à fignoler son mélange de folk song traditionnel russe et de space rock improvisé. Et cet opus est le résultat de son travail. On y retrouve, bien sûr, deux covers d'Hendrix, "Purple Haze" et "Voodoo Chile", et puis sept fragments néo psychédéliques du meilleur acabit.

 

Boo Radleys

Wake Up

A force de vouloir approcher l'esprit pop le plus pur des Beatles, les Boo Radleys vont finir par se faire taxer de plagiaires. Bien sûr le combo est issu de Liverpool. Mais comment parvient-il à vampiriser la moelle des Fab Four et en particulier les globules responsables du spectorien "Let it be", du "Double Blanc" à l'existentialisme dérangeant, de l'audacieux "Revolver", du psychédélisme satiné de "Magical Mystery Tour", de la sophistication opulente d' "Abbey Road" et de l'indispensable concept "Magical Mystery Tour", sans pour autant vendre son âme. C'est à la fois un mystère et une performance. Car les chansons de ce "Wake up" sont tout à fait conventionnelles. Ambitieuses, mais à des années lumière de la vision noisy pop ‘mybloodyvalentinesque’ manifestée sur les premiers elpees. La pop parfaite? Sans doute! Mais qui doit affronter un énorme handicap. Celui de ne pas avoir été réalisé par les Beatles eux-mêmes...

 

Bone Thugs N Harmony

E 1999 Eternal

Ce quatuor californien (LA) ne figure certainement pas parmi les plus rigolos de la planète. Rien qu'en observant la pochette, on attrape déjà des frissons dans le dos. Des crânes, des squelettes, des os et autres vestiges cadavériques nous plongent virtuellement dans le monde des trépassés. Vous êtes donc mis au parfum! (NDR : qui à parlé d'encens?) On a même droit, en guise d'épilogue, à une oraison funèbre écrite à la mémoire de feu Eric-E-Wright (Rip). Hormis toutes ces considérations morbides, Bone Thugs-n-Harmony est probablement ce que nous avons entendu de mieux dans le domaine du hip hop depuis Cypress Hill. Evidemment, la musique est sombre, glaciale, oppressive. Mais les samplings rares. Et la recherche mélodique excellente. Enfin les jacassements habituels font ici place à des effets vocaux dont les harmonies sont du plus bel effet...

 

Boneclub

Bellow

Boneclub est un quintet yankee (Minneapolis St Paul) dirigé par les frères Arashiba. Dacey, guitariste. Et Andrew, chanteur. Ce dernier secrétant des inflexions vocales proche d'Eldritch. Autre Andrew, mais sensiblement plus célèbre. Ce qui pourrait expliquer pourquoi cet ensemble issu d'outre-Atlantique conduit une mission (!) dont le Cult (!) promet le Nirvana (!). Question d'explorer un gisement métallique enclavé entre le post punk et le grunge. Un minerai précieux, mais sombre dont la puissance crépitante et l'intensité dramatique se dissout dans la mélodicité des riffs de guitares...

 

Bomb The Bass

Clean

En 1989, Tim Simenom commettait un premier album de hip hop revu et corrigé par la technologie, vision qui s'élargissait à la pop deux ans plus tard avec "Unknown territory?". Une nouvelle dimension qui allait lui permettre de remixer des compositions de Neneh Cherry, Depeche Mode, Björk ou même de Gavin Friday, pour lesquel il allait d'ailleurs s'investir en collaborant à la confection d'un album. Aujourd'hui Bomb The Bass se veut plus éclectique. Invite une pléiade d'artistes, parmi lesquels on retrouve Sinnead O' Connor, Jah Wobble et Keith Leblanc. Mais ne parvient finalement qu'à glisser vers l'ambient. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le nouveau single "One to one religion". Il est clair (!) que l'ensemble du CD est de la même trempe.

 

Bly

Winch Electric Pop

Maxi CD pour cet ensemble hexagonal (Courrières, près de Lens) qui avait remporté en 93 l'‘All Access Aeronef’, concours qui regroupait la bagatelle de 80 groupes issus du Nord de la France. Un ensemble particulièrement contaminé par la noisy pop et même le noisy rock. De My Bloody Valentine, Slowdive et de Dinosaur Jr pour ne rien vous cacher. Une électricité pop mélodique, hypnotique, mordante, conduite par des guitares en distorsion permanente, mais en harmonie constante. "Winch Electric Pop" est plutôt bien fichu, mais pas révolutionnaire. N'en déplaise aux révoltés du Bounty. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l'album...

 

Belly

King / Now they will sleep

Responsable d'un chouette premier opus en 93, la bande à Tanya Donnelly ne pouvait obtenir qu'une confirmation de ses excellentes dispositions sur "King". Pourtant, en écoutant le single, "Now they'll sleep", nous nous sommes quelque peu inquiétés. Pas tellement à cause du titre maître, mais des trois morceaux complémentaires. Enfin, comme il ne s'agissait que d'un EP, nous supposions que l'album allait remettre les pendules à l'heure. Il a malheureusement fallu se rendre à l'évidence. "King" souffre du même mal. Problème de production? Difficile à croire, lorsqu'on sait qu'elle a été assurée par Glynn Johns, dont la réputation passe par la mise en forme d'œuvres des Beatles, des Stones, du Who et même de Clash. Problème d'ingénieur du son alors? Pas sûr, mais probablement. Jack Puig a surtout eu l'habitude de travailler pour des groupes plus revivalistes, comme les Black Crowes. Et à notre humble avis il s'est évertué à rendre le son plus filandreux, plus étouffé, opération davantage adaptée aux groupes des seventies qu'aux groupes de popcore. Résultat des courses, hormis "Red", "Seal my fate", "Now they'll sleep" et le titre maître, la musique de Belly a perdu une grosse partie de sa spontanéité. Une preuve irréfutable? L'extra CD de trois démos qui accompagne l'opus. En édition limitée, il faut le souligner. Pas de production. Mais un feeling incroyable qui donne aux compositions une toute autre dimension. Acérées, pétillantes. Comme on les aime. Dommage, car avec une finition plus judicieuse, "King" aurait pu figurer parmi les albums de l'année. Ce qui n'empêchera, bien sûr, pas celui-ci de bien se vendre, puisqu'il a déjà atteint le top 5 en Belgique...

 

The Beatles

Anthology I Free as a bird

Écrit par

Qui donc n'a pas encore entendu parler, en bien ou en mal, du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fabulous Four? Pas question cependant de nous transformer en serviles encenseurs ni en dénigreurs aveuglés de principes. Pas la peine, non plus, de vous raconter cent fois les mêmes salades biographiques mille et une fois rabâchées. Ce n'est pas notre rôle. Allons donc à l'essentiel. Que vaut ce box ‘compilateur’ ? Quel est son véritable intérêt? Une chose est sûre, si vous êtes un ‘beatlemaniaque’, vous ne pouvez passer à côté de ce double CD, parce qu'il recèle 60 fragments partagés entre versions inédites, démos, "live", bootlegs (enregistrements pirates, si vous préférez), raretés, sessions de radio ou TV, extraits de collections privées et commentaires des artistes. Une véritable aubaine pour les inconditionnels. Mais une petite déception pour monsieur tout le monde. Reste donc cette chanson qui fait déjà fait couler tellement d'encre: "Free as a bird". Composée par John en 77, elle n'était demeurée qu'au stade de projet. Et sous la houlette de John Martin, de Geoff Emerick et de Jeff Lynne (ELO), elle a été retravaillée par Paul, George et Ringo, non pas dans les célèbres studios d'Abbey Road, mais dans ceux de Mc Cartney. Une chanson qui devrait être suivie par deux autres, conçues dans le même esprit et suivant la même technique. Deux inédits dont la sortie est prévue pour l'année prochaine. Programmés en même temps que les deux autres "Anthology". Faut pas rêver! "Free as a bird", n'en déplaise aux censeurs, est une composition au feeling unique, une petite perle de pop song hymnique, contagieuse dont seuls les Beatles ont  gardé jalousement le secret. A croire que lors des sessions d'enregistrement, l'âme de John était présente... Et si vous n'avez pas encore eu le loisir de découvrir la vidéo, tournée par Jo Pytka, réputé pour la qualité de ses tournages publicitaires (Nike et Pepsi, pour ne pas les citer), sachez que ce remarquable clip épingle la bagatelle de plus de 80 références à l'histoire des Beatles. Un véritable puzzle!

 

B. Connection

Don´t butt in line

Achille Succi est italien, Thomas Gromaire français, Mark Zubek canadien, Chris D. Fluek suisse et Stéphane Mercier belge. Respectivement clarinettiste, guitariste, contrebassiste, drummer et saxophoniste/flûtiste. Ils se rencontrent à Boston lors de jam sessions impromptues. Puis décident de s'associer pour continuer de prendre leur pied lors des concerts. Dans la logique des choses, le quartette finit par graver un premier elpee. Sous la houlette de Dan Lacksman. Son titre? "Dont butt in line". B.Connection s'y libère dans un jazz moderne mâtiné de funk, de rap et de samba ; un style très personnel, mais un peu trop passéiste à notre goût...

Björk

Post

Deuxième album solo pour Björk. Dans la lignée de "Debut", probablement. C'est à dire avec ses moments très forts et ses moments plus faibles. Curieusement parcourus en decrescendo. Le sommet en intro avec le single pulsant, viscéral "Army of me", l'astucieux "Enjoy" commis en compagnie de Tricky, l'ode à Marilyn Monroe "It's oh so quiet", le presque symphonique "Isobel", le captivant "Possibly maybe", caractérisé par les samples pirates du mini album de Scanner, "Man observation" (NDR: qui a parlé de royalties?)... Mais au fil du sillon, l'expression devient de plus en plus intimiste, parfois terne, voire claustrophobique, un peu comme si l'artiste voulait souffler après avoir réalisé un superbe effort; ce qui n'empêche pas cet opus de déflorer de nouvelles perspectives sonores. Technologiques bien sûr, mais aux confins de l'excentricité de l'érotisme et de l'exotisme.

 

Bivouac

Full size boy

Bien qu’issu de Derby, ce trio pratique une musique fondamentalement yankee. Inspirée par Sugar, Hüsker Dü, Buffalo Tom et Dinosaur Jr.. Bivouac aurait d'ailleurs mieux fait de naître à Boston ou à Minneapolis plutôt que dans ses brumes du Yorkshire. Pour enregistrer "Full size boy", il a en outre bénéficié de la production de John Agnello, surtout célèbre pour avoir mené une collaboration fructueuse avec l'irascible John Mascis. Le même Agnello qui s'était illustré sur le deuxième et formidable opus de Cell. "Full size boy" transpire inévitablement une intensité électrique. Mais aux sonorités limpides, nonobstant la combinaison sauvage, féroce et fragile des cordes de guitare distordues, agitées, stimulantes, des accès de basse malveillants et du timbre vocal languissant, délicatement entortillé de Paul Yeadon. Un disque très agréable à l'écoute, mais qui ne laisse guère de place à l'originalité. M'enfin, l'essentiel ici n'est-il pas de prendre son pied?

 

Martin Bisi

See ya in tia juana

Écrit par

Descendant de la tribu Guarani, Martin Bisi est avant tout un drummer de formation. Dans un passé, plus ou moins récent, il a travaillé en compagnie de Lee Ranaldo (Sonic Youth), de Fred Frith et de Sandra Seymour pour concocter un album composé exclusivement de covers, "Creole mass". C'est d'ailleurs par une reprise que s'ébroue ce "See ya in tia juana", "Susie Q", popularisée par le célèbre Creedence Clearwater Revival. A travers sa musique, Martin tente de ressusciter l'âme et la poésie de l'Amérique du Sud, née de la rencontre entre la culture indienne et espagnole. Ce qui explique pourquoi la plupart de ses chansons sont interprétées dans la langue de Cervantès. Hormis l'entrée en matière, les trois autres fragments de cet album ont été enregistrés "live". Bisi y est entouré de quatre filles. Las Cochinas, parmi lesquelles on retrouve Sandra Seymour. Une sorte de noisy punk revu et corrigé par le psychédélisme de la West Coast du début des seventies. Pensez à Jefferson Airplane et à Quicksilver Messenger Service. Une trame mélodique qui devient au fil du sillon envoûtante, nonobstant le dialogue soutenu échangé en espagnol entre Martin et Sandra Hamburg.

 

Birdy Num Nums

62-92 to be continued

Ce combo allemand pratique, le plus souvent, un noisecore inspiré par Buffalo tom, Dinosaur Jr, Nova Mob et Green Day. Voix limite du chanteur. Guitares rampantes, pétillantes, chargées de feedback. Rythmes rageurs. Mélodies pop contagieuses. Etc.. Mais en phase acoustique, les Birdy Num Nums se repaissent des mêmes sources country pop que les Scabs. "62-92 to be continued" n'est cependant pas un nouvel album de ce quatuor, mais une compile qui épingle, en outre, une cover de Joe Walsh, "Walk away" et une autre d'Emerson Lake & Palmer, "Lucky man"...

 

Big Sandy & His Fly Rite Boys

Swingin´ west

Revoici Dave Alvin dans le rôle de producteur pour mettre en forme l'opus de Big Sandy & his Fly-Rite Boys. Un quintette de musique traditionnelle américaine qui épingle sur ce "Swingin'west" treize compositions originales et deux covers ("Let me in there, baby" et "A healer like time") d'un parfait mélange de rockabilly de western swing et de hillbilly. De country & western, dans un langage plus profane...

 

Bettie Serveert

Lamprey

En 1992, cet ensemble batave nous avait agréablement surpris en gravant "Palomine", un premier elpee qui allait recevoir un écho très favorable dans la très protectionniste Grande Bretagne. "Lamprey" constitue donc son deuxième opus. Un morceau de plastique qui nous a laissé sur notre faim. En fait, hormis l'excellente entrée en matière, "Keepsake", dont la passion électrique évoque le Crazy Horse de Neil Young, les trop rares lueurs d'intensité ne parviennent pas à extraire les chansons d'un climat mélancolique, presque morose. Et dans ce contexte, la voix gémissante, lacrymale de Carol Van Dijk accentue davantage cette impression de vague à l'âme. Dommage!

 

Better Than Erza

Deluxe

Du très bon, mais également du moins bon sur le premier elpee de ce trio louisianais. Médiocre lorsqu'il s'abandonne dans la romance moelleuse et languissante, il se révèle autrement efficace lorsque sa pop se couvre d'accents new wave, punk, rock, folk ou même hardcore... Produit par Dan Rotchild, fils de l'illustre Paul, rendu célèbre pour avoir sculpté le son des Doors, "Deluxe" exprime des sentiments de traumatisme, de douleur, mais également de maturité acquise par ces pénibles expériences, à travers de petites histoires romancées à la manière d'un William Faulkner. Des chansons dont l'énergie rappelle Paul Westerberg, les nuances marécageuses Replacements et le sens mélodique REM; alors que le timbre vocal de Kevin Griffin est capable d'épouser tantôt les inflexions vocales de Peter Garrett (Midnight Oil), Mike Pinder (Moody Blues), Peter Murphy (Bauhaus) ou même Neil Diamond. Deux titres, et probablement les meilleurs, s'écartent cependant du climat général. D'abord "The killer inside me". Contaminé d'accès de violon jazzyfiant et hanté de cordes de guitares sinistres, il égratigne la lo-fi de Smog. Enfin "Southern girl". A cause de cette électricité statique diffusée un peu à la manière d'un David Crosby lorsqu'au sommet de son art, il avait commis son magnum opus "If I could only remember my name"...

 

Chris Bailey

Encore

Cet album aurait dû sortir lors de la célébration du quinzième anniversaire de New Rose. Malheureusement, la firme de disque parisienne a déposé son bilan, voici déjà quelques mois, laissant par ailleurs une volées d'artistes sur le carreau... Aussi, lorsque Patrick Mathé est parvenu à remonter un nouveau label, la première chose qui lui est venue à l'esprit, c'est de repêcher Bailey. Un témoignage d'amitié qui lie les deux hommes. Faut dire qu'en 1980, Patrick avait réussi à convaincre Chris de signer chez New Rose, alors que le label n'existait pas encore... Une initiative qui permettra sans doute de rappeler à notre bon souvenir cet ex Saints, trop peu prolifique, au contraire de son ex acolyte Ed Kuepper. Mais rien de bien neuf à l'horizon, puisque hormis cinq raretés, ce disque se contente de réunir des extraits du mini elpee "Do they come from you", des opus "Savage Entertainment", "Casablanca" et "What we did on our holiday", ainsi que de deux fragments de l'album anniversaire "Live at the Kremlin" paru en 1990. Une œuvre ponctuée de deux covers. "Amsterdam" de Brel et "Suspicious Mind" de Presley. Evidemment, même si l'ensemble tient la route, ce n'est pas "Encore" avec cette compile que Chris va sortir du plus profond anonymat, au sein duquel, il semble depuis quelques années déjà, se complaire...

 

Big Audio Dynamite

Higher Power

Evidemment, il y a toujours la voix de Mick Jones, mais on ne peut pas dire que l'ex-Clash et ses potes se soient décarcassés pour concocter cet "Higher Power". On a même l'impression que le groupe éprouve de plus en plus de difficulté à se renouveler.  Pourtant les premiers titres de cet opus affichent un dynamisme plutôt réconfortant.  Et puis la production est toujours aussi soignée. Mais au fil du sillon, on ressent une certaine lassitude, voire un certain agacement provoqué par un recours trop systématique aux samplings puérils. Le disque s'achève même sur un ragtime ‘cartoonesque’, à la limite du grotesque (ça rime!).

 

Baby Chaos

Safe Sex. Designer Drugs and the Death of Rock’n’Roll

Baby Chaos existe depuis deux bonnes années. Et son premier single, "Sperm", a reçu un excellent écho dans la presse insulaire. La formule? Un punk-rock bien dans l'air du temps avec des guitares très en avant, féroces, gloutonnes, déferlantes ‘offspringiennes’. Mais très mélodique. Un peu comme chez Manic Street Preachers ou Smashing Pumpkins. Le timbre vocal de Chris épousant même régulièrement les inflexions tantôt de Richey James tantôt de Billy Corgan. Et puis les lyrics sont fracturés, irascibles, presque nihilistes. Le son est très clair. La production irréprochable. Les arrangements bien huilés comme au sein d'un groupe soudé depuis plus de dix ans. Hormis deux fragments dispensables, "Safe Sex. Designer Drugs and Death of Rock 'n Roll" implique neuf pop songs solides, décapantes, et un diamant à l'état brut: "Superpowered". Sachez en plus que Baby Chaos possède le même aplomb et la même ambition (pour ne pas dire l'arrogance) que Stones Roses, Suede ou Oasis. Et que dans ces conditions on peut déjà parler de future révélation. Suffit simplement qu'elle puisse continuer à se révéler...

 

Babes In Toyland

Nemesisters

C'est vrai qu'au cours de ces deux dernières années, les bruits les plus alarmistes ont alimenté une hypothétique séparation du trio de Minneapolis. Pas seulement à cause des projets menés à l'extérieur du groupe. Mais surtout à cause des nouvelles résidences respectives des trois filles. Pensez donc, elles ont aujourd'hui élu domicile aux trois coins des States! M'enfin, le problème semble provisoirement résolu, puisque le combo est reparti en tournée... Venons en à "Nemesisters". Onze titres taillés dans le granit punk metal tourmenté et viscéral (ça rime!). Mais, aussi trois covers totalement imprévisibles. Une de Billie Holliday, "Deep song", chantée a cappella par la "drummeuse", Lori Barbero. "All by myself", standard d'Eric Carmen. Et beaucoup plus surprenant, le hit disco de Sister Sledge, "We are the family"...