Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

« Fête foraine », le 4ème album de The Apartments, réédité…

Écrit par

« Fête foraine », le 4ème opus de The Apartments, le projet de Peter Milton Walsh, sera réédité ce 17 novembre 2017. Paru de manière confidentielle, en 1996, ce elpee coûtait un pont sur le marché de l’occasion. Et pour cause, à l’époque, il avait été gravé à 3 000 exemplaires. Le label français Microcultures a donc eu l’excellente idée de le rééditer.

Tracklist

What's The Morning For?
Knowing You Were Loved
Not Every Clown Can Be In The Circus
On Every Corner
Sunset Hotel
End Of Some Fear
Thank You For Making Me Beg
Things You'll Keep
Paint The Days White
(silence)
Great Fool

Pour la précommande, c’est ici

Et pour écouter « On every corner », extrait de cet LP, c’est


 

Un deuxième opus solo pour le leader de Smashing Pumpkins

Écrit par

William Patrick Corgan a publié son deuxième elpee solo, « Ogilala », ce 13 octobre 2017. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Rick Rubin à la mise en forme. L’artiste y privilégie les mélodies au sein d’un univers sonore riche d’une belle palette de cordes acoustiques, de piano et d’arrangements symphoniques. Le single « Ogilala » est en écoute ici

 

 

Un ‘live’ pour Jeff Lynne !

Écrit par

Le concert accordé par Jeff Lynne (ELO) et sa troupe à Wembley, ce 24 juin, fera l’objet d’un box réunissant cd et dvd. Intitulé « Wembley or Bust », il paraîtra sous de multiples formats ce 17 novembre 2017.

Tracklisting:

1. Standin' In The Rain
2. Evil Woman
3. All Over The World
4. Showdown
5. Livin' Thing
6. Do Ya
7. When I Was A Boy
8. Handle With Care
9. Last Train to London
10. Xanadu
11. Rockaria!
12. Can't Get It Out Of My Head

13. 10538 Overture
14. Twilight
15. Ma-Ma-Ma Belle
16. Shine A Little Love
17. Wild West Hero
18. Sweet Talkin' Woman
19. Telephone Line
20. Turn To Stone
21. Don't Bring Me Down
22. Mr. Blue Sky
23. Roll Over Beethoven

http://www.jefflynnes

 

 

Tim Gibbons

Swamp Rock Country Blues

Écrit par

Issu d’Hamilton, dans l’Ontario, TG, de son véritable nom Tim Gibbons, est chanteur, guitariste et compositeur. Il a baptisé son backing group du patronyme Swampbusters. Soit une section rythmique constituée du bassiste Swampy Jo Klienfeltr et du batteur Patch. Le blues/rock du trio macère au sein des marais louisianais. Le combo avait publié un premier opus en 2015, "Swamp Tooth Comb". L’expression sonore n’a recours à aucun artifice et ne s’embarrasse guère de subtilités techniques. Elle privilégie l’impact direct. Et volontairement décontracté !

TG souffle dans son harmonica avant d'emprunter paisiblement les trois accords basiques du blues, avant de hausser le rythme pour aborder "Honky Tonk song", un swamp blues proche du style de Jimmy Reed. Sa voix est persuasive. Manifestement, il a de l'expérience ; d’ailleurs, Swampy et Jo n'ont plus qu'à suivre leur leader! Blues lent très donwnhome, "Five minutes past midnight" est introduit par des notes fluides. Nonchalant, le vocal reflète le climat lourd du Sud profond. Rock implacable, "One hundred proof blues" est balisé par une rythmique stonienne. On imagine même la silhouette de Tim se dodelinant frénétiquement derrière son micro, tel un Mick Jagger envoûté. Récréatif, "She always ate her crackers in bed" nous replonge dans le delta. Un blues/roots primitif entretenu par les cordes acoustiques et l’harmo. Une rythmique lourde et puissante domine "Pitching a tent". Le spectre du ZZ Top originel se met à planer et nous entraîne sur les pistes poussiéreuses du Texas. Et quoique proches du boogie, "Twist my rubber arm" et "Cranberry corners" sont également hantés par le célèbre trio de Houston. La basse de Swampy Joe pilote "Whiskey woman", une plage hypnotique qui baigne dans les swamps. Et c’est plutôt le fantôme de Tony Joe White qui se met ici à rôder. Enigmatique, "The devil gets his due" se singularise par un vocal flemmard. A contrario, enthousiaste, Tim force la voix sur le southern rockin' blues "Georgia rollin' stone", face aux cordes dédoublées. Blues particulièrement basique, "Baby sin" s’enfonce une dernière fois dans les marais tout en libérant un maximum d'énergie. Le long playing se referme par "She gave me the blues", un delta blues paisiblement acoustique…

 

Joan Shelley

Joan Shelley

Écrit par

Deux ans après avoir publié le paisible « Over and Even », Joan Shelley nous propose déjà son sixième elpee ; et il est éponyme. Première constatation, la native de Louisville (NDR : c’est dans le Kentucky) n’y réserve pas vraiment de bouleversement notable. Lors des sessions d’enregistrement, elle a d’ailleurs encore reçu le concours du guitariste Nathan Salsburg et du pianiste James Elkington. Pourtant, elle a quand même bénéficié de la collaboration de Jeff Tweedy (Wilco) à la production et de son fils, Spencer, à la batterie. Du beau monde, manifestement…

Minimaliste, l’instrumentation est cependant parfaitement calibrée ; et tout particulièrement les lignes de guitare. L’écriture est subtile. Les musiciens sont talentueux. Et la songwritrice parvient à insuffler aux compos un supplément d’âme, grâce à des variations parfaitement maîtrisées. Si certaines mélodies accrochent instantanément, à l’instar de « Where I’ll Find You », d’autres nécessitent plusieurs écoutes avant d’être appréciées à leur juste valeur. 

Dépouillé et authentique, le folk de Joan Shelley se savoure au coin du feu, lors des longues nuits d’automne…

 

Penguin Cafe

The Imperfect Sea

Écrit par

En 1974, Simon Jeffes fonde le Penguin Cafe Orchestra. Son concept ? Simplement réunir des artistes issus d’horizons divers et les inviter à se produire ensemble. A l’époque, Brian Eno tombe sur le charme du projet et décide de prendre l’orchestre sous son aile en les signant sur son label. Grâce à son mélange de jazz, de world et de folk anglo-saxon, fruit d’une belle ouverture d’esprit, Penguin Café Orchestra va alors se forger une solide notoriété.

Après 20 ans de carrière, soit en 1997, Simon Jeffes décède des suites d’une tumeur au cerveau. Il lègue alors le projet à son fils, Arthur. C’est en 2009 que le fiston décide de reprendre le flambeau qu’il baptise alors Penguin Cafe. Presque 40 ans plus tard, Jeffes reçoit, tout comme son père, le concours d’un autre artiste avant-gardiste. En l’occurrence, Nils Frahm. Il le soutient et lui permet de signer chez Erased Tapes.

Arthur Jeffes pérennise ainsi le projet imaginé par feu son paternel. De nombreux artistes sont venus lui apporter leur collaboration. D’une plage à l’autre, les univers sonores se métamorphosent. L’opus s’ouvre par « The Imperfect Sea », une ballade allègre rythmée par des interventions de contrebasse et de piano, et sur laquelle des violons viennent virevolter. Toujours aussi intense, « Cantorum » adopte un ton plus sombre. On est alors assez proche de Go Go Penguin (NDR : à ne pas confondre !) Dépouillées, plusieurs plages baignent au sein d’un climat davantage paisible. Un simple mélodica illumine le très beau « Half Certainty ». « Protection » évoque le folk anglo-saxon du P.C.O.. A contrario, « Rescue » adopte un profil futuriste. Et le long playing de s’achever dans un élan lyrique, traduit par des cordes bien mises en exergue… 

Ce que Simon a laissé en héritage, Arthur l’a parfaitement respecté à travers ce Penguin Café ; mais il l’ouvre en même temps à de nouvelles perspectives. De quoi pointer fièrement du bec, vers le ciel ! 

 

Pashmak

Indigo (Ep)

Écrit par

Bien loin des quasi-caricaturaux Eros Ramazotti ou Tiziano Ferro, la scène transalpine regorge de formations ‘indie’ aux profils différents…

Pashmak est un patronyme inspiré d’un bonbon iranien. Pas étonnant quand on sait que le chanteur est d’origine perse. C’est donc également le nom choisi par cette formation italienne dont la musique oscillant entre electronica, post-rock et folk baigne au sein d’un climat dark voire new wave. Tourmentée, la voix de Damon Arabsolgar rappelle quelque peu celle de Dave Gahan (Depeche Mode). Et les nappes de claviers ainsi que les rythmiques tribales, dispensées tout au long des 4 titres de cet Ep intitulé « Indigo », communiquent le plus souvent à l’ensemble une dimension indus. A suivre de très près !

 

Mercy John

This ain't New York

Écrit par

Mercy John est néerlandais. Il pratique une forme de roots qu’il a baptisé ‘Dutch americana’. Chanteur et guitariste, il compose son propre répertoire. Pour enregistrer ce "This ain't New York", il a reçu le concours de Gabriël Peeters, à la production et aux claviers. Des sessions qui se sont déroulées au studio Uncle Gabe's Sound. John se revendique volontiers de Tom Petty, Bruce Springsteen et Ryan Adams. Enfin pour l’esprit !

L’elpee s’ouvre par le titre maître, une ballade country/folk, qu'il interprète d'une voix à la fois belle expressive. Elle est soutenue par les ivoires de Kirsten Boersma, alors que Rolf Verbaant soigne la mélodie à l’aide de sa pedal steel. Fermez les yeux, ouvrez grandes vos oreilles, "Don't leave me now", "Better to be safe" et "Shock" sonnent plus Tom Petty que nature. Excellent ! "Back home" met bien en exergue les cordes de Verbaant. Ballade country, "Break apart with me" atteint le parfait équilibre entre cordes acoustiques et réverbérées produites par la guitare baritone à l'écho étonnant ; alors que la voix de John n’a jamais été aussi proche de celle de Ryan Adams. "God made an awful mistake" emprunte son intro à Joe Cocker, même si le timbre vocal est plus clair ; un blues lent amplifié dominé par la pedal steel. La fin de parcours foisonne de douces ballades. Dont le dépouillé et raffiné "The rain", que Rolf souligne de ses interventions harmonieuses, à la guitare. "Lost" ensuite. "Endless summer" encore. Un titre tapissé par l’orgue et le piano. Et enfin, la longue finale, "Strangers". Abordée dans l’esprit de Neil Young, elle se singularise par sa guitare enchanteresse. John et Kirsten chantent en duo "Alcohol and rage", une piste americana, illuminée par les sonorités métalliques de la pedal steel.

 

Bonnie Prince Billy

Best Troubador

Écrit par

Lorsqu'il ne compose pas son propre répertoire, Will Oldham, mieux connu sous le pseudo de Bonnie Prince Billy, prête sa voix à d'autres auteurs ou rend hommage à des légendes. En publiant "Best Troubador", l'Américain a voulu honorer la mémoire de Merle Haggard (NDR : il est décédé en avril 2016), une légende de la musique country qui a surtout marqué les seventies. Sur ce double elpee, Oldham n'a pas choisi les titres les plus notoires mais s'est davantage focalisé sur ceux qui reflètent la vie sentimentale du Californien. Pour enregistrer cet opus, il s’est entouré de musiciens rencontrés sur la route ; et en particulier Mary Feiock, Emmett Kelly, A.J. Roach ou encore Matt Sweeney. Une équipe qu’il a baptisée The Bonifide United Musician.

A travers seize morceaux, tour à tour allègres ou mélancoliques, Will nous invite donc à revisiter l’univers de cet artiste… sur le ton de la country la plus traditionnelle. La sèche et le violon sont bien sûr mis en exergue. Quelques pistes lorgnent parfois vers le blues ou le folk. Et dans le style, le résultat est vraiment brillant. Bien sûr, ce disque ne révolutionnera pas la discographie de Bonnie Prince Billy. Il prend son pied et ne se soucie guère de l’éventuel succès que pourrait rencontrer cet LP. Il y a longtemps que l’homme fait ce qui lui chante et chante ce qu’il veut. Comment critiquer cette philosophie implacable ?

 

Wicked

Crawling back

Écrit par

Si ce trio breton s’inspire du blues, on peut affirmer que sa démarche est fondamentalement rock. Le line up implique le chanteur/guitariste/compositeur Robin Millasseau, son frère Mathias à la basse et Klet Beyer à la batterie. En avril 2015, le trio avait publié "Wicked", un Ep éponyme autoproduit. Depuis, la formation tourne sans cesse afin de se forger une expérience mais également une propre identité. Au cours de cet hiver, les trois musicos se sont enfermés au sein du studio Near Deaf Experience, afin de composer un nouveau répertoire destiné à alimenter un nouvel Ep 6 titres. Et de toute évidence, Wicked a sensiblement progressé.

Le titre maître ouvre la plaque. Fort rythmique et très présente, la sonorité de guitare évolue le plus souvent sur le fil du rasoir. La voix s’intègre parfaitement dans un ensemble à la fois homogène et percutant. Tapissé par l’orgue de Thomas Schaettel, "You can die" baigne au sein d’un climat hypnotique, une piste au cours de laquelle la ligne de basse profonde favorise les envols de gratte relativement déjantés voire acides. Paisible, l’intro d’"Everyday" met en relief la voix expressive de Robin avant qu’il ne cède le relais aux acteurs du rythme. Et si l’orgue de Thomas s’intègre harmonieusement à l'ensemble, les cordes réverbérées de Robin finissent par déraper dans un délire fuzz et trash. La combinaison entre la guitare et l'orgue est savoureuse, et nous replonge parfois dans l’univers d’Iron Butterfly, une formation californienne qui à surtout marqué la fin des sixties. Dès que le vocal a libéré "Back in town", les musiciens s’enfoncent au cœur d’un climat chaotique et impitoyable. Mais hantée par le Robert Fripp rouge, la guitare de Millasseau finit par émerger. Des riffs lourds et menaçants s’invitent au sabbat noir de "Colors". "Be your slave" clôt le long playing. Un titre plus blues mais aux accents power pop. La section rythmique étale toute sa richesse. Et les harmonies vocales célèbrent une forme de mariage, plutôt énigmatique…

 

King Child

Néo-prog et dansant à la fois…

Écrit par

Pas plus d’une centaine de personnes pour assister à la release party du premier elpee de King Child, « Meredith », une formation drivée par le compositeur et multi-instrumentiste Jean Prat. Pour la circonstance, le combo franco-belge se produit au Théâtre Marni, et plus exactement au bar. Et c’est au sein de ce lieu insolite et particulièrement cosy et convivial que le combo est venu présenter cet album.

Lyonnais, Prat n’est pas un inconnu, puisque avant de se lancer dans ce nouveau projet, il a milité comme drummer au sein du backing group de Joe BeL, qu’il a quitté, il y a déjà deux ans. Chez King Child, il se consacre également au Therevox (NDR : un clavier/synthétiseur analogique) et au piano électrique. Bruxellois, Quentin Hoogaert se réserve le micro et la gratte semi-acoustique. Ce n’est pas la première fois que ces deux musicos partagent une même aventure, puisque ils avaient déjà collaboré à celle de Leopold Tears et, plus tard, de Redrocks, un combo neo prog lyonnais.

Le line up de King Child implique également le bassiste David Kostman (ex-Morpheus Secrets et Dario Mars and The Guillotines), le guitariste Philip Bolten (ex-We Stood Like Kings, il a également côtoyé Elia Fragione, Denis K et Magy Tyson) et le pianiste de jazz Camille Mouton (il milite chez le Honey Jungle Trio ou au sein de son propre quartet). Les trois musicos se consacrent également aux synthés.  

Après une petite intro, le band entame le set par le morceau maître du long playing, « Meredith ». Couvrant plusieurs octaves, la voix de ténor de Quentin évoque tour à tour Ozark Henry, Thom Yorke et surtout Matthew Bellamy. Et on est parti pour un périple d’une bonne heure au cœur d’un univers atmosphérique, presque prog rock, qu’illuminent claviers ou ivoires et que caressent des cordes de gratte vaporeuses…

Synthé/pop, « Bending Time » nous plonge plutôt dans les eighties, mais dans l’esprit de Crowded House, même si on y décèle des traces d’XTC. Dominé par les ivoires, « 23 Février » aborde le sujet des violences causées aux femmes. Entretenus par le therevox, « Grief » et « Butcher » sont manifestement contaminés par la prog des 70’s, et en particulier le « Mechanical Moonbeams » de Machiavel ainsi que le « Trespass » voire « Wind And Wuthering » de Genesis. Abordé dans l’esprit de Queen, malgré les quelques touches électro, « True Romance » auraient pu figurer au répertoire de Beautiful Badness, le vocal se révélant alors très proche de celui de Gabriel Sesboué… « Monsters » retrouve sa Muse. « Opal » est taillé pour la bande FM ou le dancefloor, selon…

Un premier inédit : « Maxiliary Disfunction ». Egalement dansant « Ghost Dance » entretient une forme de mystère, comme si la musique explorait les fjords nordiques à la recherche des elfes et des fées. Et changement radical de climat pour « Désert » que l’auditoire est invité à danser jusqu’à plus soif.  

En rappel le combo va de nouveau proposer « 23 Février », mais en format piano/voix et puis un autre inédit, « One Last Ride », une plage empreinte d’émotion…

(Organisation : Urban Invaders + Théâtre Marni)

 

Airbourne

De la bière et du rock n roll

Écrit par

Alors que l’été vient de rompre son bail, Airbourne débarque à point dans la ville estudiantine de Louvain (NDR : Leuven en nl !) afin de propager une ondée de chaleur australienne, gorgée d’un Hard Rock explosif. Démarré à Santiago à la fin du mois d’août, ce ‘Breakin Outta Hello Tour’ affichait pour le coup sold out dans le plat pays. Fidèles à leur réputation, les musiciens ont mis le feu aux planches et ont arrosé généreusement leur public autant de houblon que de bonne humeur…

Il est un peu plus de 20h lorsque la salle Het Depot ouvre ses portes. Peu à peu une file constituée de métalleux, dans l’attente d’un contrôle, se forme. La plupart sont vêtus de t-shirts de couleur noire et de vestes patchées. Une volée d’escaliers plus tard, une porte conduit vers le théâtre des opérations. Plusieurs rangées de sièges de teinte rouge entourent la fosse, permettant d’accéder au podium, de taille modeste. Le concert est décrété complet, mais force est de constater que bon nombre de spectatrices et spectateurs préfèrent encore s’hydrater en ce début de soirée. Les plus impatients se collent, cependant, contre la stage, prêts à se ramasser une dose de Thrash old-school.

Derrière le kit de batterie, disposé à l’avant-plan, le backdrop de Desecrator, en lettrage blanc déformé et géométrique, a été accroché à l’arrache. Ce type de logo ne laisse généralement que peu de place au doute : la fosse va essuyer du Thrash old-school. Les quatre musicos débarquent. Ils ont enfilé des vestes en jeans noir et sans manches sur leurs torses nus. Seul le vocaliste, Riley Strong, a opté pour un simple t-shirt, mais de la même couleur. Il a la boule à zéro. Enfin, pas tout à fait, puisqu’à l’arrière de son crâne, il laisse pendre une longue chevelure bouclée. Du plus bel effet ! Sourire aux lèvres, les artistes prennent plaisir à se produire en ‘live’ pour y balancer un Thrash lourd et rapide, réminiscent des débuts de Testament voire de Slayer (‘On leur a piqué ce riff-ci’, avoue même le chanteur) ou encore d’Anthrax. Plutôt timide, l’audience finira pourtant vite par se laisser emporter et hoche la tête, l’index et l’auriculaire pointés vers le podium. Même si en fin de set, Riley interrompt son morceau avant de déclarer : ‘Non, là ce n’est pas possible… c’est mon riff préféré qu’on est occupé de jouer ; je veux tous vous voir bouger de la tête !’ La formation nous réserve, en outre, une reprise musclée du « Born To Be Wild » de Steppenwolf. L’occasion de s’échauffer la voix pour la tête d’affiche du jour. Desecrator ne réinvente certes pas l’eau chaude, mais assure plutôt une continuité de la saveur du Thrash old-school des années ’80. Une généreuse première partie bien grasse, qui a duré ¾ d’heure. De quoi être parfaitement huilé pour le reste de la soirée.

Trente minutes plus tard, le temps nécessaire à la préparation du matos, la salle est à présent bien remplie (NDR : mais pas de trop pour un sold out : on respire, quel bonheur !) et la foule s’attend à se prendre une volée de décibels. La menaçante mâchoire animale entrouverte qui figure sur le backdrop du band est une reproduction qui figure sur la pochette de l’elpee « Black Dog Barking » ; et elle toise la fosse qui lui fait face. Les baffles crachent les mélodies épiques de la bande-son du ‘Terminator 2’. Une mise en condition efficace pour stimuler l’audience, avant que ne déboule le quatuor infernal sur « Ready to Rock ». Un morceau qui annonce la couleur pour le reste de la soirée, placée sous les auspices d’un Hard Rock survolté, largement influencé par AC/DC, leurs compatriotes australiens (NDR : pour l’anecdote, lorsqu’il avait été question de remplacer Brian Johnson, le chanteur d’AC/DC, celui d’Airbourne, Joel O'Keeffe, avait été pressenti). Torse nu, vêtu d’un vieux jeans noir troué aux genoux, chevelure bouclée en pagaille, O'Keeffe est survolté derrière son micro. Chaque parole lui vient du fin fond de l’estomac. Comme s’il était victime d’un mouvement compulsif, qu’on appelle tic, il hausse sans cesse les sourcils, laissant deux grands yeux électriser le public. Quand il ne se livre pas de sa voix rauque derrière le micro, il se démène comme un beau diable sur son manche, arpentant les deux extrémités de l’estrade.

Malgré la sortie, il y a quelques jours, de son cinquième opus, « Diamond Cuts : the B-Sides », Airbourne va essentiellement piocher au sein de ses quatre long playing précédents. Tout au long de « Too Much, Too Young, Too Fast » et « Rivalry » l’auditoire chante à l’unisson. Le show est carré. Chaque morceau ou presque se clôture telle une apothéose de fin de concert. L’audience, bien que remontée, reste néanmoins assez calme. Certains pratiquent le crowdsurfing, finissant tant bien que mal en bout de course dans cet interstice située entre le podium et le public. Malgré cette ambiance bon enfant une jeune fille, probablement coincée contre les barrières, est à deux doigts de tomber dans les pommes. Tout en chantant, Joel O'Keeffe adresse plusieurs signes au service de sécurité afin de la sortir de ce mauvais pas (‘I hope you’re fine, girl !’, destine-t-il à son attention, à la fin du morceau, dans un accent australien particulièrement prononcé).

Airbourne, c’est du Hard Rock sous amphétamines, mais c’est également un show à part entière. La configuration de la salle ne le permettra pas pour ce soir, mais le frontman a la fâcheuse réputation de grimper un peu partout afin de jouer de la gratte le plus haut possible. Il est également connu pour se balader au milieu de la foule, sur le dos d’un sherpa-roadie,  avant d’écraser, quelques minutes plus tard, une cannette de bière d’un demi-litre sur la tête, arrosant de houblon toute personne qui gravite dans un rayon de trois mètres autour de lui. Des ficelles qui certes, mettent de l’ambiance lors du concert, mais peuvent paraître récurrentes, pour toute personne qui a déjà assisté à un set du band kangourou. Autant les morceaux sont interprétés librement, autant les artifices qui grèvent le spectacle relèvent d’une mise en scène un peu trop prévisible. Comme ces bières disposées devant la batterie, qui ne sont pas destinées à abreuver les artistes au cours du show, mais bien pour être lancée sur les spectateurs, en fin de parcours. Le vocaliste en invite d’ailleurs à grimper sur les épaules de leurs congénères afin de rattraper les gobelets au vol. L’effet aurait sans doute été décuplé si cette connivence avait été spontanée et non pas préparée…

La plongée dans le noir avant que ne débarque sur les planches le batteur Ryan O'Keeffe –le frère de Joel– équipé d’une sirène d’alarme manuelle, sera de courte durée. Une forme de tocsin qui n’est pas sans rappeler celui qui déchirait le ciel durant la Seconde Guerre mondiale. Il tourne la manivelle le plus vite possible, largement encouragé par la fosse. Et s’y reprend à trois reprises avant l’intro de « Live it up », signe destiné aux musicos de reprendre la scène d’assaut pour attaquer le final attendu « Runnin’ Wild ». La foule acclame. Les musiciens donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre jusqu’au dernier moment. Le concert s’achève au cœur d’un imbroglio de riffs, de blast et de larsens. Un feu d’artifice avant l’extinction des feux. Les derniers onglets sont jetés en pâture et les Australiens rejoignent aussitôt les coulisses, laissant un peu abruptement un auditoire à bout de souffle. Un tout petit plus qu’une heure de show : la barre du minimum syndical est certes dépassée, mais quelques morceaux de plus auraient également été appréciés. Quoi qu’il en soit, Airbourne a livré, en cette soirée, une belle leçon de Rock’n’Roll. À celles et ceux qui regardent sans cesse dans le rétroviseur, sachez que l’avenir a assurément encore de belles années devant lui.

Setlist : Ready to Rock - I'm Going to Hell for This - Too Much, Too Young, Too Fast - Down on You – Rivalry - Girls in Black - Bottom of the Well - Breakin' Outta Hell - No Way but the Hard Way - Stand Up for Rock 'n' Roll // Encore: Live It Up - Runnin' Wild

(Organisation : Het Depot)

 

My Baby

Des Baby cools…

Écrit par

My Baby est une formation néerlandaise qui fait un tabac dans son pays. Enfin pas tout à fait, puisque le guitariste, Daniel ‘daFreez’ Johnston, est néo-zélandais. A son actif, trois albums, « My Baby Loves Voodoo’», gravé en 2013, « Shamanaid », en 2015 et « Prehistoric Rhythm », en 2017, ainsi qu’un Ep, « Remedy II », paru en 2015. Fondamentalement revivaliste, sa musique puise ses sources dans le mouvement power flower de la fin des sixties…

Le concert est sold out. Pas de supporting act. Le trio amstellodamois grimpe sur l’estrade vers 20h45. Barbu, le gratteur est coiffé d’un chapeau boule décoré de plumes. Le drummer, Joost van Dijk, se singularise par ses chaussettes de couleur noire. Cato van Dijk, la chanteuse/bassiste, a un look encore plus caractéristique. Pieds nus, elle enfilé un short, une veste longue et un top aux motifs fleuris. Elle a maquillé le contour de ses yeux de paillettes dorées. Et entre ses mirettes, elle a serti ce qui ressemble à un diamant. Enfin, elle porte des colliers à plumes amérindiens autour du cou.

Compo de psyché/blues, « Love dance » ouvre le set. Cato van Dijk se consacre alors au violon. Les interventions aux drums sont particulièrement sauvages, et incitent à la transe. Le gratteur traite son instrument en slide, dans l’esprit des 70’s. Tout au long de « Remedy II », la chanteuse invite la foule à danser. Et elle montre l’exemple, à travers ses déhanchements sensuels. Lorsque sa voix emprunte un timbre plus grave, on ne peut s’empêcher de penser à Janis Joplin. « Luminate » et « Moon Shower » naviguent quelque part en r&b et deep blues néo-orléanais. Titre incantatoire, presque vaudou, « Cosmic Radio » agrège funk, blues et hip hop. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Skip and Die. « Sunflower Sutra » est un morceau qui touche au sublime. Delta blues, « Make A Hundred » nous plonge dans le Mississippi. Pendant « Uprising », Daniel pousse ses cordes jusqu’à la rupture, alors que le préposé aux fûts imprime un tempo tribal. Avant d’attaquer l’endiablé « Seeing Red », Cato laisse tomber la veste. « Ancient Tribe » est aussi sulfureux. Paradoxal, mais dansante, la musique de My Baby est très susceptible de se teinter circonstanciellement de dub… et parfois même de gospel…

En rappel, My Baby nous réserve « Mad Moutain Thyme », un morceau au cours duquel Daniel s’autorise un bain de foule, alors que Joost, qui a ôté son marcel, soutient sa sœur aux vocaux. Manifestement, le band est prêt pour se produire au sein des grandes salles et même des festivals… mais bon, Woodstock, c’était quand même en 1969… et les éditions qui se sont déroulées en 1994 et 1999 ne véhiculaient certainement plus le ‘hippie dream’…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Slowdive

Eternal sunshine of the shoegaze mind

Écrit par

Premier constat (NDR : et il saute aux yeux) : si vingt-deux années séparent l’album éponyme sorti au printemps dernier du précédent, Slowdive a remarquablement franchi le fossé générationnel. En effet, le public réunit jeunes et moins jeunes et s’agglutine devant le podium comme s’il était pressé de ne rater aucune miette du concert. Un engouement illustré par l’impressionnante liste de demandeurs d’un précieux sésame pour un événement décrété sold out en l’espace de quelques heures.

Issus de la scène Shoegaze (NDR : une étiquette musicale née de l’esprit moqueur d’un journaliste anglais qui décrivait, en ces termes, ces jeunes guitaristes qui, au seuil des années 90, se focalisaient essentiellement sur les multiples pédales de guitare alignées à leurs pieds), le groupe a donc réussi la gageure de survivre au statut de mythe d’un genre qui s’est toujours revendiqué mineur, même si foncièrement frondeur. Là où nombre de ses condisciples ont injustement sombré dans l’oubli, au prix parfois de retours avortés (NDR : notamment Lush), là où d’autres mentors ont clairement affiché leurs ambitions vénales sans vraiment se soucier de se renouveler, Slowdive affiche une santé éblouissante pour ses 28 printemps et surtout une richesse créative intacte.

Le show de ce soir va donc naviguer avec brio à travers le temps sans jamais donner l’impression de ressasser le passé. C’est le deuxième constat.

Mais avant d’aborder le compte-rendu de ce set, revenons un moment sur la première partie. En l’occurrence Blanck Mass.

Moitié de Fuck Buttons, Benjamin John Power est venu défendre « World Eater », son dernier opus solo, devant un parterre déjà copieusement garni.  

Si la prestation statique d’un artiste derrière ses consoles appartient aujourd’hui à la norme, il faut rappeler que si l’évolution des mœurs a vécu une lente révolution, elle n’en a pas pour autant fini de diviser une frange du public aujourd’hui réuni.

Le défi est donc de polariser l’attention sans user d’inutiles artifices. Rôdé à l’exercice, le protégé du label Sacred Bones va, durant 45 minutes, faire étalage de son talent en toute modestie. Sans esbroufe, juste accompagné de vidéos projetées en arrière-plan, l’Anglais tisse une toile captivante où les oreilles sont happées par diverses créatures sonores surgissant de partout et de nulle part.

Une prestation qui fait judicieusement le pont entre shoegaze et musique ambient, là où les barrières s’effondrent sur elles-mêmes en laissant l’esprit se libérer.

Et même si d’aucun estiment plus judicieux de placer ce type de performance en after party plutôt qu’en introduction, l’ami Benjamin n’en a cure et remplit son contrat haut la main.

Son set terminé, on s’attend aux mouvements de foule rituels en direction du bar. Et bien non. L’essentiel de l’auditoire préfère rester sur place. De quoi démontrer, une fois de plus, l’intérêt et la passion que génère aujourd’hui encore (et peut-être même plus qu’hier ?) le band emmené par Rachel Goswell et Neil Halstead.

Ceux-ci ne tardent d’ailleurs pas grimper sur l’estrade, sous une nuée d’applaudissements et de sifflets, en guise de bienvenue. Slowdive entame alors un périple en territoire conquis.

En toute logique, c’est par le premier titre du nouvel elpee que le rideau se lève. « Slomo » flotte donc sur une nappe de sons éthérés et de guitares délayées, sous l’impulsion d’une rythmique au souffle retenu. L’effet est immédiat et appuie le troisième constat : malgré les années, rien n’a changé. Sorte de lente progression dans la perfection, le son de Slowdive s’est forgé une identité propre et unique en son genre.

Revendiquant l’héritage de Brian Eno tout en se posant en digne successeur de la new wave, la formation est devenue précurseur d’un genre au sein duquel de nombreux disciples se sont engouffrés. Ses mystérieuses volutes soniques ont défriché de nouveaux horizons sonores, justifiant un statut de légende, qui n’a donc pas été conquis par hasard.

Et ce soir, elle va nous le démontrer.

Puisant au sein d’un répertoire de quatre long playings en presque trois décennies, le band enchaîne les titres comme autant de perles de pluie lors d’une averse d’été.

Une homogénéité illustrée par les deux extraits de « Pygmalion », sa troisième plaque gravée dans la douleur et se soldant par une séparation de près de dix ans (NDR : entre 95 et 2014, l’aventure a été mise entre parenthèses), LP subtil et clairement électro, tant dans sa composition, son instrumentation que dans son approche, qui ici, en version live, épouse parfaitement les courbes ascendantes des morceaux basés sur les guitares et les effets multiples.

Ainsi, titres d’hier et nouvelles compos s’épousent dans une harmonie intemporelle sans marquer le moindre temps mort.

Frissons et poils dressés garantis !

Réveillant les souvenirs des moins jeunes, fouettant le plaisir des nouveaux fans. Jusqu’à l’apogée, la magistrale reprise de Syd Barrett, « Golden Hair », qui clôture la première partie du concert. Les guitares, au souffle exaltant, se sont mises à balayer l’espace sonore. Et sous une voûte céleste pliant sous le poids de l’émotion, une averse de notes répercutées dans l’infini par des échos dorés, s’est abattue…

Le rappel va d’abord nous réserver un moment intimiste, à travers le magnifique « Dagger » (NDR : un extrait de l’album « Slouvaki ») avant de s’achever par « 40 days », sous un déluge de hourras et de mains dressées vers les cieux.

Un set maîtrisé de main de maître mais qui ne laisse somme toute aucune place à l’impro, redite de soir en soir, ce qui constitue peut-être le seul bémol du spectacle.

Mais il serait sot de faire la fine bouche quand le menu s’est montré si succulent.

Pour les photos, c’est ici

Setlist :

Slomo
Catch the Breeze

Crazy for You
Star Roving
Slowdive
Souvlaki Space Station
Avalyn
Don't Know Why
Blue Skied an' Clear
When the Sun Hits
Alison
Sugar for the Pill
Golden Hair

No Longer Making Time
Dagger
40 Days

(Organisation : Botanique)

 

James Thornbury

R.I.P. James Thornbury

Écrit par

James Thornbury, alias James T, est décédé ce 1er octobre 2017, des suites d'une leucémie. Originaire de Cincinnati, ce chanteur, guitariste et harmoniciste de blues avait milité chez Canned Heat, de 1985 à 1995. Il vivait depuis en Australie.

James T est impliqué sur six albums de Canned Heat, notamment "Re-Heated", paru en 1989 et "Internal Combustion", en 1995. 

J. Bernardt

Une fin de set carrément électro…

Écrit par

Balthazar s’est accordé une année sabbatique. Mais cette pause carrière suscite des envies d’émancipation. Les 5 membres du band ne se privent donc pas de cette opportunité. Maarten Devoldere est le premier à avoir monté son projet. Baptisé Warhaus, il est déjà responsable d’un premier elpee. Le deuxième larron, Simon Casier –c’est le bassiste– a également publié un premier elpee ; et il s’intitule « The Afterglow ». Et enfin, Jinte B. Deprez est le troisième à se lancer dans une aventure personnelle. Il a choisi pour pseudo J. Bernardt et a également gravé un premier long playing, « Running days », qu’il va proposer ce soir, dans son intégralité.

Glints assure le supporting act. Il s’agit d’un projet imaginé par le chanteur Jan Maarschalk Lemmens ainsi que les producteurs Jergan Callebaut et Mathias Bervoets. Le deuxième se charge de tout ce qui touche à l’électronique, le troisième se consacre à la guitare. Sur les planches, la formation se produit sous la forme d’un quatuor : un bassiste, un drummer, un guitariste et un vocaliste. Mais vu le matos nécessité par la tête d’affiche, les musicos n’ont guère d’espace pour s’exprimer.

La musique de Glints mêle pop, électro et hip hop. C’est d’ailleurs lors des compos de ce dernier style que le flow du chanteur –qui a enfilé un pantalon de couleur rose flashy– s’emballe, un peu à la manière de Kayne West ou de Jay Z. ; à l’instar de l’excellent « Egotism », un extrait du nouvel Ep 6 titres, « Burgundy », paru en avril 2017. Dynamisé par les percus et les beats électro, auxquels se consacre le préposé aux fûts, « Catalysm /New Flow » est davantage funky. A cause des accords de gratte. Régulièrement, Jan ondule sur place. Sa voix est vocodée tout au long de « Dread », alors que la guitare opère en toute discrétion. Si la suite du set va se révéler davantage pop, c’est lors du percutant « Sirens », un morceau hip hop, que le groupe va se révéler le plus convaincant…  

La grande salle de l’Ancienne Belgique est maintenant pleine à craquer. Trois énormes rampes de quatre spots led sont disposées en losange sur une estrade, à l’avant-scène. Lorsqu’ils tournoient, ils balaient la fosse de lumières multicolores, en synchro avec les samples électroniques. Six stroboscopes sont installés derrière la batterie, dont le kit est monté sur une estrade, plantée au milieu de la scène. Un light show qui pourrait faire pâlir d’envie Orbital voire les White Lies.

Adriaan Van De Velde, aka Pomrad, se charge des synthés. Klaas De Somer (Pomrad, Tourist LeMC), des drums. Chez Balthazar, Jinte se consacre au violon et à la guitare. Au sein de son projet il se mue en multi-instrumentiste. Il se charge même des machines et des samples. Habitée, grave, sa voix passe plutôt bien la rampe. La musique de J. Bernhardt navigue à des années-lumière de celle de Balthazar ; et pour cause, elle est issue d’un cocktail complexe et intéressant entre gospel, hip-hop, r&b et électro. Même si l’électro s’impose le plus souvent. Les cuivres sont d’ailleurs également restitués par les machines. Les vocaux et les synthés sont bien en phase. Intense, le drumming est chargé de groove. Jint relègue très souvent son pied de micro en retrait. Il se débarrasse rapidement d’un long loden de couleur noire. Faut dire qu’il fait de plus en plus chaud. Dans l’enthousiasme, il laisse tomber sa gratte, que s’empresse de ramasser un roadie. Un roadie qui va d’ailleurs souvent récupérer tout ce que Deprez laisse choir sur les planches. Qu’il arpente de long en large. Il va également prendre un bain de foule et squatter une estrade disposée dans la fosse, juste devant la table de mixage.

Du set qui va s’étaler sur 70 minutes, rappel compris, on épinglera « One Fire », un morceau caractérisé par un vocal… chamanique. Une voix qu’il place régulièrement en couches, grâce à la technologie moderne. Puis le hit contagieux « Calm Down ». Sans quoi la deuxième partie du show va nous entraîner au cœur d’une ambiance carrément électro…

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

 

Wipmusic vous fait découvrir la musique belge

Écrit par

La version beta de Wipmusic a vu le jour il y a trois mois et compte déjà 5000 utilisateurs dont 1200 artistes.

Cette application pour smartphone vous permettra à partir d’octobre de découvrir la musique belge.

Cette nouvelle plateforme devrait vous permettre d’élargir vos horizons et, qui sait, de dénicher la prochaine pépite de notre pays !

Plus d’infos à la sortie de l’application !

Soldout sort des remixes, une vidéo et part en tournée avec Girls In Hawai

Il y a du neuf chez Charlotte et David, le duo bruxellois bien connu. Aujourd'hui, ils sortent un album digital de remixes de titres de leur -superbe- dernier album.
 
Et il y a du beau monde dans la tracklist de « Forever Remixes ». Jugez plutôt : deux remixes de « Fake » par Factory Floor, les prodiges techno-wave de l'écurie DFA. « Fake » bénéficie également d'un remix par la géniale Maya Postepski (Princess Century, TR/ST, ex-Austra), qui, rappelons-le, avait participé comme co-productrice et 'synth-wizard' sur plusieurs plages de « Forever ». Le hit, « Do It Again », est, quant à lui, revisité par DC Salas, la valeur montante de l'électro bruxelloise, tandis que « Forever » passe à la moulinette plus 'housy' de Simon Le Saint. Enfin, « Oppression », qui était déjà à l'origine un track remix taillé pour le dancefloor, passe ici dans les mains expertes de MUGWUMP. Pour écouter les remixes, c'est ici.
 
Dans la foulée, Soldout publie également une vidéo de l'excellent titre « Because of You ». Réalisée par Eve Martin, elle met en scène un personnage féminin, une 'skateuse', qui doit s'imposer dans un monde principalement masculin. Pour regarder la vidéo, c'est ici.
 
Enfin, Charlotte et David, accompagnés par leur batteur Franck, annoncent une tournée avec Girl In Hawai. Dix ans après leur collaboration sur « Dead Tapes », les deux formations se retrouvent pour une série de dates en France et à l'Eden de Charleroi. Au passage, on notera qu'il ne faut pas tarder à réserver ses tickets pour le concert de Soldout à la Madeleine le 19 octobre car il est quasi.... soldout.
 
 
Ecoutez l'interview de Soldout dans l'émission de radio WAVES : ici.






Alice, une petite merveille !

Écrit par

Alice Spa sera sur scène le 10 octobre prochain au Théâtre La Flûte Enchantée (Rue du printemps, 18 à 1050 Bruxelles) avec des nouvelles chansons à vous faire découvrir...

Tout renseignement peut être obtenu sur www.lafluteenchantee.be.

Afin de vous familiariser avec cet univers doucement feutré, cliquez ici .

 


 

 

 

Alice

Le nouveau fer de lance de Kouzy Larsen ...

Écrit par

Un concert exceptionnel, de nouvelles chansons, Kouzy Larsen présente ce que sera son premier album en exclusivité à Francofaune.

Kouzy Larsen et Francofaune, c’est une histoire qui dure.

Un passage par le concours Francofaune (où il fut finaliste), des showcases, des concerts, les secrètes sessions : Kouzy connaît toutes les étapes de ce festival célébrant la langue française ; avec au programme les plus belles plumes que recèle la francophonie.

Dès lors, où d’autre présenter un nouveau spectacle assorti d’un nouveau clip au public belge ?

C’est au Via Via, QG de Francofaune, que Kouzy Larsen dévoilera sa mue, un album à venir comme bagage et son oud comme compagnon.   

Ce concert exclusif déroulera un nouveau répertoire et un Kouzy Larsen tel que nous l’avons jamais vu.

Rendez-vous le 14/10/17 au Via Via (Quai du bois à brûler) à 23h00.

Fer de Lance est à l’écoute ici .

 

 

Hautement sucré ...

Écrit par

Le groupe Belge BRNS sortira son nouvel album "Sugar High" ce vendredi 06 octobre (Yotanka - PIAS).

Après avoir dévoilé en clip un premier extrait "Pious Platitudes" en mai dernier, le groupe dévoile aujourd'hui son deuxième clip sur le titre "Encounter " !