Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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The Cure

The Clyde

Wrong

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« Wrong » révèle l´énorme potentiel de cet ensemble français. On se sent flotter à l´écoute de leur pop folk anglo-saxonne. Evoquant des artistes tels que Tom McRae, Sixpence None The Richer ou encore Belle & Sebastian, leurs mélodies sont légères et aériennes. Le timbre, proche de celui de Peter von Poehl, touche et émeut. The Clyde appartient à cette catégorie de groupes dont on a grand besoin lorsqu’on se sent d´humeur romantique ou qu’on a besoin de douceur. Pas un des titres de cette démo ne dénote et sa qualité est étonnamment bonne pour une autoproduction. Elle laisse en tout cas présager le meilleur pour le futur de cette formation…

Cinnamone

Island of silence

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Si la cannelle a des vertus toniques et stimulantes, celles de sa fleur, Cinnamone, seraient plutôt la délicatesse et la sensibilité. En quatre morceaux, le groupe emmené par Ruben Hillewaere dévoile ses saveurs. Ambiance intimiste pour chansons acoustiques. Harmonies vocales savoureuses sur textes qui, en français comme en anglais, témoignent d’une écriture subtile. La rupture, l’indifférence, le silence sont ici joliment racontés, sans plainte agaçante ni chagrin pathétique : 'Je t’enterre de silence, six pieds d’indifférence' (« Tiré un trait »), cruel mais sincère. Si la colère pacifique de « Moss on their graves » et la ballade nostalgique de « Reminiscence » émeuvent sans bouleverser, le titre « Island of silence », éponyme à l’album et (très) court, passerait pour une piste cachée d’Elliott Smith. Compliments. En attendant la suite…



[Jelly]

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Franchement ce quintet m’intrigue. Une formation responsable de cette démo 5 titres et dont les membres sont issus de la région d’Enghien et de Braine l’Alleud. Tout ce que j’ai pu lire à leur sujet jusqu’à présent m’a laissé sur ma faim. En outre, il m’a fallu plusieurs écoutes pour pouvoir tracer un profil plus ou moins cohérent de leur style musical. En fait, le groupe a tellement bien digéré ses influences, qu’il est très difficile de les isoler. Et lorsqu’une d’entre elles transparaît, elle est rapidement absorbée par une autre. Une chose est sûre, leurs références majeures sont puisées dans les eighties. Et c’est en les traitant d’une manière très contemporaine, qu’ils parviennent à se forger leur propre identité. Particulièrement complémentaires, voix et contre voix trament une sorte de mélopée envoûtante. Les guitares (NDR : il y en a parfois trois !) optent le plus souvent pour la ligne claire. La basse est ténébreuse. Les drums privilégient le tempo cold wave. Et puis, il y a les claviers (un instrument et un PC) responsables d’envolées atmosphériques dignes de Tubeway Army voire d’Ultravox (« I don’t wanna lie »), lorsqu’ils ne s’abandonnent pas dans un délire à la fois stridulent et hypnotique (la seconde partie d’« Helpless ants »). Aussi, vous ne serez pas trop étonnés si je vous annonce que la musique de [Jelly] lorgne insidieusement vers And Also The Trees, Chameleons et même un certain Poésie Noire (les débuts surtout), une formation limbourgeoise qui a connu un gros succès, au Nord du Pays, au cours de la seconde moitié des années 80. Suivant la formule consacrée, on devrait y voir plus clair lors de la sortie d’un premier album….



Freaks

Don t smile

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Freaks est surtout connu pour son excellent titre électro « My bloody animal ». Son nouveau single, « Don´t smile », agrège pour la circonstance électro, rock et rap (ce qui rend inévitable la comparaison avec Linkin Park). Le résultat de ce cocktail (d)étonnant est très prometteur. L´album devrait suivre prochainement…



LSB Superstar

Lüttich Machines

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Imaginez un bâtiment clos, planté dans un décor désertique. Il fait nuit. Il fait froid. Il y a un cliquetis d’outils à l’œuvre qui frôle le bruit du vent. La structure huilée, les écrous serrés, la machine LSB Superstar semble surgir de l’entrepôt où toutes ces pièces ont pris vie. L’entrepôt, c’est le label electro belge farfelu Chixxx With Dixxx (The Hype, Silure, Projet Nubuk…) La bête avance, glissant sur les rails en vitesse max dès son démarrage. Au fil du parcours, elle dépose ses roues rougies par le rythme soutenu jusqu’au terminus, 11 plages et 45 minutes plus loin. Les stations où la bête s’octroie un arrêt (« Lüttich Machines[The Pan Area] », « Me and Meiosis ») ne sont que des haltes prévues pour recharger les batteries afin de poursuivre plus vite et plus loin encore sa route. Les phares géants de la machine éclairent scrupuleusement le chemin de cette galette dark-electro. Malheureusement, le coté new-beat techno essaye d’introduire assez platement ses beats désuets (« New Beat Resistance ») et a tendance à tirer l’album vers le bas. On remarquera une approche vintage du style, comme pour revenir en arrière et redessiner la route déjà tracée depuis Kraftwerk, premiers pionniers à avoir délaissé cordes et fûts pour visser leurs doigts sur une console. Teeeerminus… tout le monde descend !



Skeil

Sexustation

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Non ce n’est pas du Jamiroquai, mais Skeil, un quintet qui pratique un funk/electro/acid/jazz d’excellente facture et bien rythmé. La formation reconnaît, bien évidemment, Jason Kayn comme influence majeure, mais aussi Stevie Wonder, Weather Report, Jaco Pastorius et même Eric Truffaz. Skeil, c’est également le claviériste et surtout le vocaliste du combo. Et le leader, par déduction. Il possède une très bonne voix, particulièrement adaptée au style. Faudrait maintenant voir le résultat sur les planches. Mais vu la pêche des compos, les musiciens doivent certainement mettre de l’ambiance…

Rémingway

Tic Tac etc...

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« Tic Tac etc… ». C’est qu’il file, parfois, le temps. Et vite. Cet album de Rémingway retrace des instants passés, des morceaux de vie. Tantôt drôles, tantôt nostalgiques, les paroles visent souvent juste: « toujours toute seule au premier rang, avec appareil dentaire, évidemment » (« Bristole »). Les membres du groupe citent comme influence les Beatles, M, Noir Désir, Souchon ou encore les Innocents. Il y a effectivement un peu de ça sur nombre des titres de l’album… Mais d’où sort « Sa majesté » ? Car si les autres chansons de l’album ne révolutionnent pas le style pop-rock, le titre « Sa majesté » étonne. Simple mais accrocheuse, la mélodie attire dès les premières notes. Quant à l’histoire, truffée d’anecdotes, elle raconte celle d’un garçon d’étage et d’une maîtresse de maison: ‘Quand ses vingt ans sur son visage, au miroir se refont une beauté, moi dans le noir je fais un stage d’œil à rincer’ ou ‘J’aurais juste été de passage, puis garçon d’honneur ou de café. Mais la belle un soir demanda un massage et fut, dit-elle, enchantée’. Si « Sa majesté » est incontestablement le titre phare de « Tic Tac etc… », les autres chansons n’en demeurent pas moins de bonne qualité. La forte présence des cuivres (trompette, trombone, …) ajoute beaucoup au dynamisme de l’album.

7 Weeks

Black Days

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Originaire de la région de Limoges, 7 Weeks est l’auteur d’une démo quatre titres. Parue en 2006, elle était chargée de promesses. Tout au long de « Black Days », les ‘frenchies’ enfoncent le clou et nous balancent en pleine face huit pépites de stoner rock burné et diablement efficace. Il n’est pas aisé de se démarquer du style, tant la scène stoner pullule de combos allant de l’excellent au médiocre ; mais ce 7 Weeks parvient à sortir du lot.

Nourrie de riffs assassins, d’un groove fabuleux et de mélodies tubesques, la plaque ne peut qu’ensorceler les inconditionnels de Kyuss, Nebula, QOTSA, Foo Fighters et même Alice in Chains, une influence manifeste chez les quatre Limougeauds. Pour la formation, c’est surtout la volonté de créer un son rugueux, riche et massif qui la pousse à mixer la puissance du metal rock et les ambiances désertiques du stoner.

Dès la plage titulaire, 7 Weeks balance la purée avec une aisance des plus professionnelles. « Hooked » et sa section rythmique rouleau compresseur et le plus nuancé « The Pretender » confirment que le groupe ne plaisante pas et a bien l’intention de dynamiter la scène hexagonale dont la tendance à se bonifier, au cours de ces dernières années, est de plus en plus notable, en matière de metal.

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