Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Hooverphonic
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Semyorka

Delta

L'objectif de ce groupe français à l'éclectisme joyeux me semble destiné à faire danser sans réfléchir, juste pour le plaisir. Une noble tâche, presque réussie sur ce premier maxi sympathique, à défaut d'être vraiment accrocheur. Premier morceau, " My Neighbor " se veut résolument festif. A cause de cette basse à la Peter Hook, de ce gars qui geint en compagnie d'un rappeur genre Mike Skinner et d'une fille trop gentille. Malheureusement, le titre suivant, " Bob ", ressemble davantage à du Jil Caplan qu'à du Ginger Ale, cet autre groupe français avec qui paraît-il on les compare… Puis " Radio One Twenty Five " copie sans vergogne Joy Division (on croirait presque entendre le chanteur susurrer " Radiooo, Live Transmission "…), sur un beat peu inspiré et des guitares baggy : de New Order aux Stone Roses, ces gars-là semblent être tombés dans la marmite Madchester quand ils étaient petits. Pour terminer, " Post Death Experience " ralentit la cadence, gros synthés ambient à l'appui (qui a dit Spiritualized ?). Certes, Semyorka n'invente rien, mais tout non plus n'est pas noir : derrière cette timidité encore trop référencée pourrait bien se cacher un vrai bon groupe en devenir. Une simple question de maturation.

Selenites

Démo

Écrit par

Nouveaux venus de la scène belge, les Sélénites pratiquent un pop-rock qu'on serait tenté, de prime abord, de ranger dans l'actuelle vague française assez prisée des radios FM branchées, et sur laquelle surfent des groupes comme Eiffel, Melville et Yel. Une écoute attentive permet toutefois de mieux rendre justice à une œuvre finalement assez personnelle, riche et audacieuse. Les textes (en français), nerveux mais poétiques, échappent aux niaiseries trop fréquentes sur nos ondes. La voix particulière de Cédric Wautot particulière navigue quelque part au confluent de Hubert Félix Thiéfaine, Stéphane Eicher et Jean-Louis Aubert. Il théâtralise ses interventions à bon escient et opte pour la douceur d'attaque ou un timbre assez percutant, suivant les morceaux. Sa guitare est assez nasillarde et se marie très bien à son timbre. Elle laisse souvent aux claviers le soin de tracer les lignes mélodiques ou d'énoncer les plans rythmiques, se contentant de les appuyer avec parcimonie mais efficacité. Ceci dit, les rares soli dont elle nous gratifie (par exemple sur 'C'est pour offrir') demeurent acérés et reflètent bien cette agressivité maîtrisée qui semble caractériser le bonhomme. Solide, précise, directe, inventive et souvent imparable, la rythmique, assurée conjointement par Didier Cassart (basse) et Dimitri Timbremont (batterie), est au diapason. Les claviers de Stefan Liboit occupent pas mal l'espace sonore, en nappes, en boucles rythmiques ou de façon carrément symphonique, mais sans mégalomanie, chacun des musiciens jouant consciencieusement son rôle dans un ensemble équilibré. La symbiose crée un univers assez inédit, un rock décalé mais fort accessible et attachant, ménageant assez de contrastes et autres breaks pour n'être jamais ennuyeux. Les Sélénites sont aussi à l'aise dans les morceaux carrés ('L'image') que dans les séquences plus intimistes ('Approcher la lumière'). Ils tablent ici sur un rythme lancinant ('Par delà nos murs'), là sur une montée en puissance ('La promesse'), toujours avec autant de bonheur. Et les références, bien que discrètes, sont peu courantes et sympathiques : Cars ('L'image' et 'Par delà nos murs'), Talking Heads (structure rythmique sur 'C'est pour offrir'), Depeche Mode, Noir Désir,… Souhaitons au groupe qu'il parvienne à imposer sa différence tant auprès d'un distributeur efficace que sur les ondes. Il le mérite vraiment.

Towersound

Demo

Écrit par

Formé par trois jeunes français, Jean-Christophe, Laurent et Florian Lecomte, Towersound pratique un hard-rock fort sympathique teinté d'influences seventies. La rythmique bien grasse, les épiques soli de guitare, l'omniprésence des claviers et leur sonorité évoquent plus particulièrement Rainbow voire Uriah Heep. Grave et puissante, la voix de Jean-Christophe rappelle d'ailleurs celle de Bernie Shaw, actuel frontman du Heep. Les compositions sont accrocheuses, fluides et faciles à fredonner. L'interprétation est de bonne facture et témoigne d'un solide bagage technique. Enfin, pour un CD enregistré 'at home' avec les moyens du bord, le son est fort correct. Ici, point de grosse caisse à double pédale, de grognements, de duel clavier/guitare à la vitesse de la lumière… Juste un bon hard rock pêchu mais pas agressif, plutôt calibré Rock FM. Une mention spéciale pour 'March of War', titre auquel les claviers confèrent une belle emphase symphonique. Il y a bien quelques imperfections, comme l'une ou l'autre transition un peu laborieuse. Et certains morceaux apparaissent un peu amidonnés, mais ce sont de petits défauts de jeunesse ; et les musiciens, à l'enthousiasme palpable, apprendront vite à se lâcher un peu. Si le métal estampillé seventies fait vos délices, vous pouvez, en toute confiance prêter une oreille attentive à Towersound. Un CD 12 titres est d'ailleurs en vente sur leur site http://www.towersound.net .

Wanana Blues Blasters

Bluesanthropie

Écrit par

Les WBB nous viennent de la région de Lyon-St-Etienne. Un trio partagé entre le chanteur/guitariste Gaspard Ossikian, le bassiste Olivier Perez et le batteur Michel Rulliere. Le groupe comptait déjà deux albums à son actif, dont un "Live sessions" paru en 2002. Très soigné, ce nouvel opus ne recèle que trois compositions maison, privilégiant les nombreuses reprises.

Il s'ouvre par un titre de BB King, "I wonder why". La voix autoritaire, puissante, assez râpeuse de Gaspard est étonnante. La formation abat du bon boulot. Le leader joue de la slide, avec beaucoup de réserve, sans jamais en remettre une couche. Ce qui explique la réussite de sa première sortie en soliste. "Mat à dame" est une composition maison, funky, qui montre les limites de la langue française ("les morpions qui attendent les ébats!!"). La belle voix rugueuse s'adapte mieux à la langue de Shakespeare. A l'instar du classique "Just a little bit" caractérisé par ses changements de rythme, et d'"I feel good", de James Brown, un fragment qui bénéficie du renfort de Fred Brousse, à l'harmonica. Un multi-instrumentiste qui a de l'étoffe ! "I'm ready" constitue le premier grand moment. La version est swing. La voix très grave, travaillée comme un instrument. Son solo est assez créatif. "Ice cream" est un tout bon blues lent maison, une compo magnifiée par l'épaisseur du timbre vocal de maître Ossikian. Nonobstant les limites de la formule trio, les musiciens remplissent bien l'espace sonore. Les Blasters conservent le tempo modéré tout au long du "Don't say that no more" de Jimmy Reed. Il n'est pourtant pas interprété à la manière typique de Reed, mais plutôt comme les formations blues rock du british blues boom des sixties. A cause de cette aptitude à ne pas s'égarer dans des flots de notes et dans l'autosatisfaction. Les Wananas font une interprétation réussie de l'instrumental "Don't loose your cool". Une cover notoire du maître de la Telecaster, Albert Collins, au cours de laquelle le trio est rejoint une nouvelle fois par Fred Brousse. Et tout au long de cette adaptation, il faut reconnaître que la section rythmique libère un fameux groove. La fin de l'album demeure fort intéressante. Le "Magic Moutain" de Gaspard Ossikian marque un net changement de style, beaucoup plus personnel. Gaspard trafique sa voix qui semble venir d'outre-tombe. Une voix très expressive, dont les reliefs soulignent l'effet dramatique. Elle peut même rappeler celle du Captain Beefheart à son époque glorieuse ou de l'Anglais Edgar Broughton. Et les cordes accentuent les effets vocaux dans un dépouillement assez sinistre. Une slide plaintive introduit une version bien personnelle du hit de Nino Ferrer, "Le Sud". J'aime beaucoup la finale, le fameux "Third degree", un long blues lent poussé à l'extrême. Un titre signé par le pianiste de Chicago, Eddie Boyd. L'adaptation est à nouveau sculptée dans le British Blues. L'atmosphère est empreinte d'une tristesse infinie. L'introduction à la guitare est tout en sensibilité. Les notes parcimonieuses font mouche. La voix de Gaspard colle bien à ce climat. Personnellement, elle me rappelle la quintessence d'Aynsley Dunbar Retaliation. Et en particulier le chant de Victor Brox et la guitare de John Moorshead (NDR : un fervent adepte de Peter Green). Et c'est un compliment !

 

Ziwök

Brainwaves

Écrit par

Les Nîmois de Ziwök ont bien évolué depuis la sortie de leur première ‘démo live’, enregistrée dans des conditions hasardeuses en mars 2002, au Rockstore de Montpellier. Pour faire patienter les fans, avant la sortie d'un véritable album, le combo nous gratifie d'un CD sept titres qui révèlent sa véritable personnalité. A l'époque de la sortie de la démo, Ziwök définissait son style comme de la pop-rock metal-fusion, et ses membres se disaient influencés autant par Dream Theater que par Michel Berger ou les Cranberries. A l'écoute de ce " Brainwaves ", il est tout à fait évident que le groupe s'est éloigné de ses racines metal pour évoluer vers une musique plus pop ou intimiste, l'organe vocal de la chanteuse Angélique Joseph n'étant pas étranger au parallélisme qu'on pourrait établir avec Portishead ou le dernier The Gathering. Des titres mid-tempo, qui dépassent rarement les cinq minutes, une voix aérienne, des mélodies soignées, des guitares un brin mordantes et l'apport d'une clarinette : le futur album de Ziwök fera davantage le bonheur des lecteurs de Rock n' Folk que de Hard Rock Magazine. Nous l'attendons néanmoins avec impatience au sein de cette rubrique Metal qui se veut ouverte à toutes les tendances du rock un tant soit peu énervé.

Ziwök

Démo Live

Écrit par

Chroniquer une démo n'a jamais été chose aisée. Ziwök, groupe français fondé début 2000 n'a pas choisi la facilité en proposant à ses admirateurs un premier témoignage de son savoir-faire sous un format 'live'. Difficile dès lors de se faire une idée très précise des qualités d'un groupe "amateur" tant on connaît les conditions souvent hasardeuses d'un enregistrement en public, réalisé avec les moyens du bord. Le groupe ne triche pas et on se rend compte dès l'écoute du premier titre que les Nîmois jouissent sans aucun doute d'une certaine expérience de la scène. De part les nombreuses influences musicales de chacun des membres du groupe, Ziwök définit son style comme de la pop-rock metal-fusion ! De Dream Theater à Michel Berger, de Pantera à The Gathering, de Bowie à Genesis, les membres de Ziwök sont ouverts à de multiples tendances, et cela se ressent dans leurs compos qui brassent toutes ces influences, mais qui évoquent aussi parfois un Cranberries ou un Portishead. L'organe vocal d'Angélique Joseph n'est pas étranger à cette filiation avec la vague de "groupes à chanteuse". Bien sûr, Angélique ne possède pas (encore) la technique d'Anneke Van Giesbergen ou de Dolores O'Riordan, mais elle dégage néanmoins beaucoup d'émotion, et s'accorde harmonieusement avec les mélodies développées par son groupe. Car c'est bien de développement qu'il faut parler dans le cas de Ziwök. A cause de cette connotation progressive évidente de la plupart des morceaux qui composent cet enregistrement opéré au Rockstore de Montpellier, en mars 2002. On attend la suite avec impatience tout en souhaitant à ce groupe passionné de bien prendre le temps de digérer ses influences et de pouvoir bien vite goûter à l'opportunité d'immortaliser ses compositions dans un vrai studio. Une agréable découverte!

 

EC

Ici (Ep)

Écrit par

Eric Thomas a écrit ses premières chansons dans une grange avec une guitare, un sampler et un walkman. Son bricolage minimaliste lui a quand même permis d'adapter des musiques de film, des bandes-sons pour le théâtre… Il a rencontré le batteur Nicolas Courret. Ensemble, ils ont affronté des festivals de rock, des premières parties (Noir Désir), etc. Textes surréalistes et rock minimaliste ont dû surprendre quelques audiences. Y a-t-il là une voie à suivre ? Je reste en tout cas dubitatif face à l'univers très étrange d'EC. Ce qui ne m'empêche pas de saluer l'audace du choix de la formule du duo guitare-batterie et d'espérer que des innovations captivantes en sortiront.

 

Impact

Rêve obscur

Ce groupe d'amateurs de la région de Saint-Vith n'a pas peur du ridicule : lyrics simplistes aux rimes éculées sur fond de riffs poisseux et sans attrait, batterie sourde et mélodies pompettes de midinettes, leurs morceaux n'auront guère d'impact, si ce n'est auprès des ados en pleine crise de puberté (et encore !). Mais pardonnons à ces jeunes gens (en moyenne 20 ans) leurs grosses fautes de goût, puisqu'ils y mettent tout leur cœur. Elise, chanteuse à la voix de (Vanessa) Paradis, a d'ailleurs l'air fort charmante : dommage que ses textes sur le viol (" Blessée "), les drogues (" Fuite ") ou le suicide (" Lui, l'enfant ") ressemblent à une dissertation de classe primaire, ou paraissent s'adresser à son doudou ou son journal intime. Sorte d'exorcismes d'une fille en mal d'amour et de compréhension (le lot de toute ado de18 ans, en somme), les chansons d'Impact ne nous touchent donc guère, d'autant plus que l'ingénieur du son semble lui aussi avoir l'âge de jouer au papa et à la maman dans la cour de récréation. Le son est très approximatif et la voix, déjà peu assurée, se noie sans cesse dans le vrombissement des guitares et le bourdonnement de la batterie ; bref c'est du gros cafouillis. Le clou du CD : une chanson sur Kenny (si, si, le gamin de South Park !), et même une chanson en anglais, histoire de prouver aux copains et au prof de langue que l'excursion à Douvres, c'était chouette et instructif … Résultat du bulletin : 14/20 pour l'application, 17/20 pour la sincérité, 10/20 pour la musique. Oh, pas cool, une balance !

 

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