Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Afghan Whigs
Ora Cogan

Scratch My Back

Take that train (demo)

Écrit par

Depuis quelque temps, La France est traversée par une vague de West Coast et de Jump. Rosebud Blue Sauce et Bluesin' Machine sont des groupes qui pratiquent ce style de fort belle manière et avec beaucoup d'esprit. Le groupe nantais Scratch my back fait partie de cette mouvance. Il se produit sous un line up basique (basse, guitare, batterie et harmo) ; mais lorsqu'il interprète des morceaux plus swing, il fait appel à une section de cuivres.

Premier titre de la démo, "Party girl" permet de découvrir le ton que cette formation entend imposer. Les accents jazzy sont hérités de T.Bone Walker et de ses compères. La section rythmique est impeccable. L'harmoniciste technique est épaulé par un sax aérien. Le solo du guitariste démontre une maîtrise des accords de la côte ouest-californienne et révèle une influence manifeste d'artistes de la trempe de Rick Holmström ou encore d'Alex Schultz. Deuxième plage, "Caldonia" (NDR : la version 2, celle de Louis Jordan) nous entraîne dans un swing très dansant. Un fragment qui confirme la cohérence du band et la direction empruntée. Retrouver le son de la période 40's & 50's semble être une de leurs préoccupations. "Big boss woman" amorce un changement de cap. Un titre de funky soul dans la lignée des JB'S ; et plus particulièrement de Maceo Parker, le saxophoniste disjoncté (NDR : dont "Scratch my back" a assuré une première partie). Ce CD se termine par "Keep it yourself" de Sonny Boy (Rice Miller). Ce blues rythmé met en exergue le jeu de l'harmoniciste/chanteur et démontre l'étendue des qualités de ces musiciens qui ne peuvent encore qu'évoluer. La tournée opérée aux States le printemps dernier a certainement dû les "booster". Ils se produiront dans la région du Nord pas de Calais, cet automne. Ne les manquez surtout pas !

 

John Home

Demo

John Home est un trio parisien à deux voix (masculin/féminin) qui apprécie sans aucun doute les groupes noisy à la Sonic Youth et à la Blonde Redhead (Paradis). A la recherche d'un label, il écume les clubs de la capitale française, ses 22 chansons en bandoulière. Ce Cd runit une sélection de leurs meilleures compos. Un peu pénible sur la longueur (imaginez Françoiz Breut reconvertie en fan de Yo La Tengo), John Home se débrouille quand même bien dans un genre à ranger du côté de cette frange lo-fi qui aime les filles minaudant sur fond de saturations arty. Reste à leur souhaiter bonne chance dans leur carrière de rock stars rongée par leurs désillusions dont ils aiment tant s'épancher en lamentations dans des chansons tristes, voire ennuyeuses (mais il y en a qui aiment ça).

 

Quantum

Initium

Écrit par

Depuis Machiavel et Now, il ne s'est rien passé de vraiment révolutionnaire dans le paysage du rock progressif belge. C'est donc à bras ouverts que nous accueillons le premier mini-cd (quatre titres) d'une formation verviétoise qui cite Rush comme principale influence. Bien que sa solution sonore s'oriente davantage vers le hard FM américain des années 80 que vers le néo-prog de formations telles IQ ou Pendragon, Quantum fait preuve d'un grand professionnalisme. Mieux encore, son " Initium " n'a rien à envier aux grandes productions du genre. Le chant de Philippe Boudron constitue sans aucun doute un apport peu négligeable pour le quatuor ; et le titre " Believe " pourrait même faire un hit tant son potentiel mélodique est énorme. Habitué de la scène du Spirit of 66 et glorifié dans le magazine Prog Resiste, Quantum ne demande qu'à sortir de l'anonymat. Un espoir est né!

 

Grubby

Grubby

Écrit par

Quintet Breton, Grubby interpelle. Enregistré grâce au tremplin Rock n' solex de Rennes, ce maxi 4 titres nous propose une musique plutôt calme, évoluant entre pop et post rock (NDR : selon la bio). Partagé entre 2 titres instrumentaux et 2 chantés, ce disque nous offre un large panorama de la culture rock que nous balayons. Et en particulier la new wave (Cure) et le noisy rock (Ride, Mogwai). Pourtant, toutes ces influences semblent parfaitement digérées. D'ailleurs, la formation ne s'en tient pas aux classiques guitare-basse-batterie : un piano vient souligner, enrichir la mélodie de manière fort à propos, alors que l'un ou l'autre bruitage électro pénètre tout aussi facilement cet univers sonore. J'ai quand même un faible pour le titre final, " Madame sait tout ". Un fragment de 8 minutes construit sur un schéma lancinant et hypnotique. Un morceau qui conclut en beauté le maxi et qui devrait causer tout autant de dégâts sur scène.

 

Antihype

Views From Antiland (Ep)

Écrit par

Il est bien loin le temps des années 80 où chaque sortie d’un album Rock ou Métal estampillé ‘Made In France’ déclenchait l’hilarité générale, dans l’Europe entière. Ces derniers temps, on a vu surgir d’un peu partout dans l’Hexagone, une horde de formations d’envergure internationale, responsables de compositions de qualité et à l’originalité incontestable. De Gojira à Hacride et Dagoba, de Gronibard à Ultravomit, d’Eilera à Lazuli, de Manigance à Adagio, de Rising Dust à Ataraxie et de Kalisia à Phasm, les combos français talentueux sont devenus légion et le Vieux Continent n’a plus vraiment envie de rire. Et voici qu’Antihype, un nouveau combo originaire de Normandie vient ajouter son nom à cette liste qui semble s’allonger de jour en jour.

Comme beaucoup de compatriotes, Antihype ne se contente pas d’écrire de la musique mais s’invente un monde pour l’accompagner. Antihype débarque d’Antiland, une planète invisible gravitant autour de la terre et dont l’activité principale des habitants est d’observer les terriens  pour retranscrire leurs observations en musique.

La musique d’Antihype est un très bon compromis entre Rock US Moderne, Hard Rock, Grunge, Heavy Metal, Punk et même rock progressif. Les compositions du combo Antilando-Normand laissent une grande place à la mélodie sans pour autant mettre de côté la puissance. Cette musique au feeling grunge et à la technique heavy metal tient en haleine tout au long de des 6 titres que composent cet Ep. Quelques magnifiques soli de guitares viennent éclairer cette galette qui aurait vraiment mérité une production un peu plus pêchue.

Si sa mise en forme n’a pas tout à fait la qualité de celle d’albums de groupes plus célèbres, « Views from Antiland » est cependant très révélateur du potentiel énorme d’Antihype. Nul doute que l’on entendra bientôt parler de lui.

« Views from Antiland » est disponible via le site du groupe : http://antihypeconsortium.com

 

Pumblechook

Pumblechook

Ils sont six et nous viennent d'outre-Quiévrain. Jusque septembre 97, ils étaient dispersés entre Lille, Orléans et Paris. Aujourd'hui, seul le chanteur réside encore à l'extérieure de l'Ile de France. Un chanteur qui, soit dit en passant, est né à Dublin. Ce qui explique sans doute pourquoi les parties vocales sont exprimées dans un anglais parfait. En outre, son timbre vocal rappelle, quelque part Tom Barman. Le chanteur de dEUS. Un groupe auquel Pumblechook se rapproche le plus. Enfin dont la musique est la moins éloignée. A cause des mélodies, bourrées de charme imprévisible. Et puis de multiples influences qui surgissent un peu partout et aux moments les plus inattendus. On pense parfois à Red Hot -NDR : juste pour le fun(k) !-, à Spencer Davies Group, à Soapstone, à Captain Beefheart, à Eels et bien sûr à dEUS. Mais en tous cas cet opus éponyme et autoproduit nous a agréablement surpris. Avec en point d'orgue (NDR : hammond !), un " Tiptoeing ", que nous aurions facilement vu figurer dans les charts des singles indépendants britanniques, s'il n'y avait ce final un peu trop déstructuré. M'enfin, c'est un avis personnel. Ah oui, il y a également d'autres petites perles, telles que " Glass bubbles " et " The heptalump ", et puis une plage réservée à des percussions pseudo-africaines particulièrement réussies, " Mowgly lost & depressed ". Paraît que la formation l'avait enregistré pour se marrer. Là où en a moins envie de rigoler, et même franchement de pleurer, c'est lorsqu'on sait que cet ensemble n'a toujours pas réussi à trouver un distributeur...
 

 

Freddy Red & The HotRails

If my first song don't hitcha (demo)

Écrit par
Alias Rolf Lott, Freddy Red est de nationalité allemande. Leader du New Chump Change, ce chanteur/guitariste s’est établi dans le sud de l'Hexagone, voici déjà quelques années. Freddy Red & Hotails constitue son nouveau projet. Une nouvelle aventure musicale opérée sous la forme d’un trio. Eric ‘Dutch Stonewall’ Litaudon s’y réserve la basse, alors que les drums sont assurés circonstanciellement par Jeff Gauthier ou Stéphane Mekki. Lors de l’enregistrement de cette démo, immortalisée en octobre 2006 et mixée en septembre dernier, Jeff s’est chargé des percussions. Le booklet ne mentionne pas l’identité Rolf/Freddy. Pourtant c'est bien lui qui signe sept des douze plages.

La plage maîtresse ouvre l’opus. Le message de Freddy est clair : ‘Si ma première chanson ne vous plait pas, je me barre’. Pas de souci, c'est une bonne composition, très laidback, légère. Fred chante posément. Empreinte d’une sonorité feutrée, sa guitare ne demande qu'à s'évader. Une excellente mise en bouche ! La musique du trio est assez minimaliste. Pas de fioriture. Volontairement discrète, la section rythmique porte Red, le leader incontesté et incontestable du band. Il tisse de bien jolis sons de sa guitare… de couleur rouge. Son style créatif sert parfaitement une voix assurée et bien expressive. "Three times nothing" maintient l’attention. Mais on passe aux choses sérieuses, lors de la reprise du "I just got to know" de Jimmy McCracklin. L’univers sonore lorgne du côté du quartier westside de Chicago plutôt que vers la banlieue de L.A. Il est vrai que Rolf est un adepte inconditionnel de Magic Sam Maghett ; et cela s'entend. Il y injecte toute sa sensibilité. Il se libère. Pas de filet ! Parfois il est au bord de la rupture, mais jamais il ne perd le contrôle de son instrument. Les Hotrails ont trouvé leur style ; un blues dont l'épicentre de l'inspiration est bien implanté à Chicago. Dépouillé, sans artifice, nonchalant, ce style leur va à ravir et permet au leader d’ouvrir son âme. Son chant désespéré balise le classique "Further on up the road", une cover de Bobby Bland. Au cœur de cette ambiance intimiste, on entend presque le mouvement des doigts de Red qui caresse ses cordes. Ce feeling et cette perfection rappellent le Peter Green des années 60. Des aptitudes également perceptibles sur une autre composition maison : "I give you all I can give". On sent bien l’émotion qui hante Freddy. Aussi bien dans la confection de son solo que lors de ses silences. Des silences qui ont autant d'importance que les notes ; et, croyez-moi, il tient aisément la distance! Il adapte enfin Magic Sam. En l’occurrence "That's all I need". Une ballade soul blues illuminée par la voix chevrotante. Son timbre transpire le vécu. Red vit bien un blues très personnel. Instrumental nerveux, "I need some more" rend hommage au style de BB King. Cet elpee reflète le talent naturel de Freddy. Pas une seule faute de goût n’est à relever. Et tout au long de cette œuvre, il partage bien d’excellents moments en compagnie de l'auditeur. Rolf Lott vit dans le Sud de la France ; et comme tout bon bluesman qui se respecte, il aime regarder les jolies filles locales. Certaines le font même frissonner. Il l’avoue sur "Southern french woman blues", un excellent slow blues au cours duquel il laisse libre cours à ses fantasmes pendant plus de 8'. Musicalement, il respecte un schéma classique, plus proche du quartier sud de Chicago. L'ami Pascal Martin est venu souffler dans son harmonica. Tantôt voluptueusement, tantôt pudiquement. La démo s’achève par une nouvelle version du "Cut you loose" de Mel London, une compo reprise en son temps par Buddy Guy et Junior Wells, ainsi que Luther Allison. Du tout bon blues!    

 

Sofy Major

Ep

Écrit par

Où l’on apprend que derrière les cris il y a un message. Sofy Major dévoile son premier EP qui se veut porte-drapeau. Armé de bonne volonté, d’autogestion (DIY) et d’esprit punk, le groupe pourfend de ses riffs, nos sacro-saintes valeurs capitalistes (shame on us !). Bon ben c’est bien beau tout ça, très humaniste, mais pas très neuf. Presque tous les groupes de hard-core noisy ont la même démarche sociale. Cette motivation à revendiquer justice, liberté, équité. Malheureusement les paroles hurlées à pleins poumons rendent incompréhensible cette bonne volonté et les saturations lancinantes fatigueront vite les profanes du genre. La déduction évidente de tout ce tralala est que : soit vous êtes des habitués de ce genre de message et de musique, et si vous n’avez toujours pas changé d’esprit, c’est peine perdue ; soit vous n’êtes pas habitués et je vous souhaite bonne chance pour le branlage intellectuel qui vous attend. Il ne faut pas nier, malgré tout, une bonne composition de la part du groupe, tout à fait honnêtement, ils peuvent se mesurer aux autres artistes humanistes, qui sévissent eux aussi sur la scène hard-core, sans aucune gêne. Petit clin d’œil : même si le groupe considère que ‘les médias alimentent la misère’, c’est quand même bien sympa une petite chronique. Non ?

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