La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Dernier concert - festival

Stereolab
Hooverphonic

Raspoutitsa

Démo

Écrit par

Deuxième démo pour ce quintette tournaisien issu des cendres de Larsen Lupin. Quatre titres, dont trois chantés dans la langue de Molière et un dans celle de Shakespeare. Première constatation, pour une autoproduction, le son est impeccable, voire même raffiné. Mais il faut reconnaître que depuis l'arrivée d'un claviériste, leur musique n'a strictement plus rien à voir avec le post grunge consommé au sein de leur ancienne formation. On nage même parfois carrément dans le prog. Pensez au Genesis de l'Archange Gabriel. Claviers fluides, envolées lyriques, changements de rythmes impromptus, guitares tantôt syncopées, sinusoïdales ou cristallines, construction mélodique par paliers. Tout y est. Seul le vocal ne parvient pas à décoller au sein de la solution sonore propulsée dans l'éther atmosphérique. Pas qu'il soit médiocre, mais il ne parvient pas à se muer en falsetto. Et il est vrai, que ce style de musique exige une 'voix' ! Un titre s'écarte légèrement de l'ensemble : " Born in Christmas time ". Celui chanté en anglais. Plus funk blanc, plus métallique, plus viscéral, il est à la fois torturé par une guitare wah wah et (parfois) tourmenté par un vocal trafiqué ; mais, en fin de parcours revient à une forme plus prog…

 

Scratch My Back

Take that train (demo)

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Depuis quelque temps, La France est traversée par une vague de West Coast et de Jump. Rosebud Blue Sauce et Bluesin' Machine sont des groupes qui pratiquent ce style de fort belle manière et avec beaucoup d'esprit. Le groupe nantais Scratch my back fait partie de cette mouvance. Il se produit sous un line up basique (basse, guitare, batterie et harmo) ; mais lorsqu'il interprète des morceaux plus swing, il fait appel à une section de cuivres.

Premier titre de la démo, "Party girl" permet de découvrir le ton que cette formation entend imposer. Les accents jazzy sont hérités de T.Bone Walker et de ses compères. La section rythmique est impeccable. L'harmoniciste technique est épaulé par un sax aérien. Le solo du guitariste démontre une maîtrise des accords de la côte ouest-californienne et révèle une influence manifeste d'artistes de la trempe de Rick Holmström ou encore d'Alex Schultz. Deuxième plage, "Caldonia" (NDR : la version 2, celle de Louis Jordan) nous entraîne dans un swing très dansant. Un fragment qui confirme la cohérence du band et la direction empruntée. Retrouver le son de la période 40's & 50's semble être une de leurs préoccupations. "Big boss woman" amorce un changement de cap. Un titre de funky soul dans la lignée des JB'S ; et plus particulièrement de Maceo Parker, le saxophoniste disjoncté (NDR : dont "Scratch my back" a assuré une première partie). Ce CD se termine par "Keep it yourself" de Sonny Boy (Rice Miller). Ce blues rythmé met en exergue le jeu de l'harmoniciste/chanteur et démontre l'étendue des qualités de ces musiciens qui ne peuvent encore qu'évoluer. La tournée opérée aux States le printemps dernier a certainement dû les "booster". Ils se produiront dans la région du Nord pas de Calais, cet automne. Ne les manquez surtout pas !

 

Grubby

Grubby

Écrit par

Quintet Breton, Grubby interpelle. Enregistré grâce au tremplin Rock n' solex de Rennes, ce maxi 4 titres nous propose une musique plutôt calme, évoluant entre pop et post rock (NDR : selon la bio). Partagé entre 2 titres instrumentaux et 2 chantés, ce disque nous offre un large panorama de la culture rock que nous balayons. Et en particulier la new wave (Cure) et le noisy rock (Ride, Mogwai). Pourtant, toutes ces influences semblent parfaitement digérées. D'ailleurs, la formation ne s'en tient pas aux classiques guitare-basse-batterie : un piano vient souligner, enrichir la mélodie de manière fort à propos, alors que l'un ou l'autre bruitage électro pénètre tout aussi facilement cet univers sonore. J'ai quand même un faible pour le titre final, " Madame sait tout ". Un fragment de 8 minutes construit sur un schéma lancinant et hypnotique. Un morceau qui conclut en beauté le maxi et qui devrait causer tout autant de dégâts sur scène.

 

Quantum

Initium

Écrit par

Depuis Machiavel et Now, il ne s'est rien passé de vraiment révolutionnaire dans le paysage du rock progressif belge. C'est donc à bras ouverts que nous accueillons le premier mini-cd (quatre titres) d'une formation verviétoise qui cite Rush comme principale influence. Bien que sa solution sonore s'oriente davantage vers le hard FM américain des années 80 que vers le néo-prog de formations telles IQ ou Pendragon, Quantum fait preuve d'un grand professionnalisme. Mieux encore, son " Initium " n'a rien à envier aux grandes productions du genre. Le chant de Philippe Boudron constitue sans aucun doute un apport peu négligeable pour le quatuor ; et le titre " Believe " pourrait même faire un hit tant son potentiel mélodique est énorme. Habitué de la scène du Spirit of 66 et glorifié dans le magazine Prog Resiste, Quantum ne demande qu'à sortir de l'anonymat. Un espoir est né!

 

Antihype

Views From Antiland (Ep)

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Il est bien loin le temps des années 80 où chaque sortie d’un album Rock ou Métal estampillé ‘Made In France’ déclenchait l’hilarité générale, dans l’Europe entière. Ces derniers temps, on a vu surgir d’un peu partout dans l’Hexagone, une horde de formations d’envergure internationale, responsables de compositions de qualité et à l’originalité incontestable. De Gojira à Hacride et Dagoba, de Gronibard à Ultravomit, d’Eilera à Lazuli, de Manigance à Adagio, de Rising Dust à Ataraxie et de Kalisia à Phasm, les combos français talentueux sont devenus légion et le Vieux Continent n’a plus vraiment envie de rire. Et voici qu’Antihype, un nouveau combo originaire de Normandie vient ajouter son nom à cette liste qui semble s’allonger de jour en jour.

Comme beaucoup de compatriotes, Antihype ne se contente pas d’écrire de la musique mais s’invente un monde pour l’accompagner. Antihype débarque d’Antiland, une planète invisible gravitant autour de la terre et dont l’activité principale des habitants est d’observer les terriens  pour retranscrire leurs observations en musique.

La musique d’Antihype est un très bon compromis entre Rock US Moderne, Hard Rock, Grunge, Heavy Metal, Punk et même rock progressif. Les compositions du combo Antilando-Normand laissent une grande place à la mélodie sans pour autant mettre de côté la puissance. Cette musique au feeling grunge et à la technique heavy metal tient en haleine tout au long de des 6 titres que composent cet Ep. Quelques magnifiques soli de guitares viennent éclairer cette galette qui aurait vraiment mérité une production un peu plus pêchue.

Si sa mise en forme n’a pas tout à fait la qualité de celle d’albums de groupes plus célèbres, « Views from Antiland » est cependant très révélateur du potentiel énorme d’Antihype. Nul doute que l’on entendra bientôt parler de lui.

« Views from Antiland » est disponible via le site du groupe : http://antihypeconsortium.com

 

Pumblechook

Pumblechook

Ils sont six et nous viennent d'outre-Quiévrain. Jusque septembre 97, ils étaient dispersés entre Lille, Orléans et Paris. Aujourd'hui, seul le chanteur réside encore à l'extérieure de l'Ile de France. Un chanteur qui, soit dit en passant, est né à Dublin. Ce qui explique sans doute pourquoi les parties vocales sont exprimées dans un anglais parfait. En outre, son timbre vocal rappelle, quelque part Tom Barman. Le chanteur de dEUS. Un groupe auquel Pumblechook se rapproche le plus. Enfin dont la musique est la moins éloignée. A cause des mélodies, bourrées de charme imprévisible. Et puis de multiples influences qui surgissent un peu partout et aux moments les plus inattendus. On pense parfois à Red Hot -NDR : juste pour le fun(k) !-, à Spencer Davies Group, à Soapstone, à Captain Beefheart, à Eels et bien sûr à dEUS. Mais en tous cas cet opus éponyme et autoproduit nous a agréablement surpris. Avec en point d'orgue (NDR : hammond !), un " Tiptoeing ", que nous aurions facilement vu figurer dans les charts des singles indépendants britanniques, s'il n'y avait ce final un peu trop déstructuré. M'enfin, c'est un avis personnel. Ah oui, il y a également d'autres petites perles, telles que " Glass bubbles " et " The heptalump ", et puis une plage réservée à des percussions pseudo-africaines particulièrement réussies, " Mowgly lost & depressed ". Paraît que la formation l'avait enregistré pour se marrer. Là où en a moins envie de rigoler, et même franchement de pleurer, c'est lorsqu'on sait que cet ensemble n'a toujours pas réussi à trouver un distributeur...
 

 

The Clyde

Wrong

Écrit par

« Wrong » révèle l´énorme potentiel de cet ensemble français. On se sent flotter à l´écoute de leur pop folk anglo-saxonne. Evoquant des artistes tels que Tom McRae, Sixpence None The Richer ou encore Belle & Sebastian, leurs mélodies sont légères et aériennes. Le timbre, proche de celui de Peter von Poehl, touche et émeut. The Clyde appartient à cette catégorie de groupes dont on a grand besoin lorsqu’on se sent d´humeur romantique ou qu’on a besoin de douceur. Pas un des titres de cette démo ne dénote et sa qualité est étonnamment bonne pour une autoproduction. Elle laisse en tout cas présager le meilleur pour le futur de cette formation…

Cinnamone

Island of silence

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Si la cannelle a des vertus toniques et stimulantes, celles de sa fleur, Cinnamone, seraient plutôt la délicatesse et la sensibilité. En quatre morceaux, le groupe emmené par Ruben Hillewaere dévoile ses saveurs. Ambiance intimiste pour chansons acoustiques. Harmonies vocales savoureuses sur textes qui, en français comme en anglais, témoignent d’une écriture subtile. La rupture, l’indifférence, le silence sont ici joliment racontés, sans plainte agaçante ni chagrin pathétique : 'Je t’enterre de silence, six pieds d’indifférence' (« Tiré un trait »), cruel mais sincère. Si la colère pacifique de « Moss on their graves » et la ballade nostalgique de « Reminiscence » émeuvent sans bouleverser, le titre « Island of silence », éponyme à l’album et (très) court, passerait pour une piste cachée d’Elliott Smith. Compliments. En attendant la suite…



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