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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Viagra Boys
Editors

Jo Ann Kelly

Talkin low´

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Au sein de l'univers du blues, Jo Ann Kelly était, sans doute, la chanteuse de couleur blanche à se rapprocher le plus de l'authenticité de Memphis Minnie et de Big Mama Thornton. De son vivant, elle avait sorti de nombreux albums. Eponyme, son tout premier était paru chez Epic en 1969. Mooncrest avait édité en 98 un 1er volume consacré à des inédits : "Key to the highway". Sous-titré, "Rare and unissued recordings 1966-1988, cet opus constitue le deuxième de la série.

Etalés sur une période particulièrement longue, les titres proposés campent inévitablement des styles forts différents. Nous trouvons ici les plus anciens enregistrements de Jo Ann. Ceux de 1966, lorsqu'elle était accompagnée de son frère cadet Dave, à la guitare. Dont deux plages du répertoire de Memphis Minnie, "Where is my good man at" et "This is your last dance". Les Kelly recréent d'ailleurs ici les échanges de guitares opérés entre Minnie et Joe McCoy. En 67, Dave Kelly rejoignait le John Dummer Blues Band. Pour y jouer de la guitare, bien sûr. Mais avec l'ex et futur Groundhogs, Tony McPhee. C'est en leur compagnie que Jo Ann chante en 1968 "I can't quit you baby". Quatre plages datent de 1970. Elles réunissent quelques grosses pointures du blues anglais acoustique de l'époque. En l'occurrence le pianiste Bob Hall ; mais surtout l'harmoniciste Steve Rye et le guitariste Simon Prager, mieux connus sous le patronyme Simon & Steve. Sans oublier Jo Ann. J'ai été très agréablement surpris par la présence du "No love in my heart" d'Elmore James. En 74, Jo chante superbement devant un pub band qui répond au nom de Chilli Willi and the Red Hot Peppers. Un groupe qui implique alors Martin Stone et Phil "Snakefinger" Lithman aux guitares. Au cours de la même année, Jo Ann enregistre pour Tramp. Elle est accompagnée de Bob Hall, de Bob Brunning, et de son mari Pete Emery. 4 plages issues de cette époque, dont l'excellent funky, "Feel like breaking up somebody's home" ont été sélectionnées. On la retrouve en 1984, au sein du Quaggy Delta Blues Band, pour y interpréter "Big boss man". Et puis en 88 pour "Rising sun shine on". Chanté a capella, cette composition me flanque chaque fois le frisson. Les deux derniers titres qui lui sont consacré datent de la même année ; peu de temps avant sa disparition prématurée. Un bel hommage à cette grande dame du blues.

 

Michael Katon

The rage called rock'n'roll

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Le retour du "Boogie man from Hell", puisque Katon vient de Hell, dans le Michigan. Son 1er album "Boogie all over your head", date déjà de 1984. Depuis sa signature chez Provogue, il a aligné cinq albums dont le dernier, "Bustin' up the joint Live", a été enregistré, vous vous en doutez en public. Michael nous a habitué à un boogie rockin' blues pur et dur, très dur même. Pourtant, son nouvel album est beaucoup plus varié. Plus léger aussi. Bref l'homme s'est surpassé pour aligner quelques solides compositions. C'est sans aucun doute, la facette rock qui l'emporte.

Il ouvre par du Katon très classique avec "She's all mine" ; mais la plage titulaire qui suit, est assez soft. La rage est très contenue, et le mélange assez réussi de guitares acoustiques et électriques est même plutôt proche d'Aerosmith. Un soupçon de colère dans la voix et des riffs stoniens saisisants, hypnotiques dans le rythme, "No more baby" continue dans un registre semblable. "Jesus wears Adidas" est une ballade bien construite, alternant moments doux et assez vifs, avant d'éclater lors d'un bouquet final de cordes en flammes. Il empoigne enfin sa slide solidement amplifiée pour nous livrer un boogie blues bien dense, " Runaway train ", et un autre au rythme mesuré mais efficace, "Jump back (your baby wants to boogie)". La machine, désormais bien huilée, adopte donc le rock'n'roll, avec "The opposite sex". La slide roucoule dans le fond, le rythme se fait à nouveau stonien. Boogie encore et toujours, avec "Hidden fire", un feu qui n'a rien de caché à vrai dire. Katon ne desserre plus son étreinte, et tout le monde est par terre lorsqu'il entame "I'm just along for the ride". Un voyage vers Hell, vers l'enfer, si vous préférez. Au cœur des flammes, il veut rejoindre les anges du paradis à travers "Two angels flyin", un blues qui n'a rien de caressant. C'est enfin repu que Katon conclut son album avec le placide "January rain". Mais jusque là, quel trip ! ! !

 

Karate

Unsolved

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Karate s'excuse sur la pochette du CD de n'avoir pu presser cet " Unsolved " en vinyle. A cause de la durée de cet album (NDR : 51 minutes, les initiés sauront pourquoi). Et bien à l'avenir, je les encourage à formater un peu plus leur production. Et même de se contenter du vinyle. Cela m'aurait ainsi évité, moi qui n'ai pas de platine, de me farcir cet album. Qui se souvient de Mother Tongue ? Vous les aviez oubliés ? C'est sans compter sur Karate, les rafraîchisseurs de mémoire ! Ambiances pseudos jazzy habitées, rock tout en retenue, tempos et breaks ahurissants de prévisibilité, sans oublier les autres mièvreries, ne parviennent pas à m'enlever de l'esprit que nos amis tentent de réhabiliter Sting. Mais en icône rock underground signé sur un label pourtant reconnu pour ses choix artistiques…

 

Kane

As long as you want this

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Non, ce n'est pas un ensemble yankee, mais batave. Un quatuor dont le rock est teinté, suivant les compositions, d'une dose assez variable de funk. Une musique qui aurait pu naître d'un croisement entre Tragically Hip et Spin Doctors. Et l'apport épisodique de chœurs gospel ou d'arrangements symphoniques n'améliore certainement pas ce produit que je qualifierai de banal !

 

Kammerflimmer Kollektief

Mäander

Cet ensemble allemand a certainement dû beaucoup écouté " More " du Pink Floyd, " Lark's tongues in aspic " de King Crimson et les derniers albums de Soft Machine (NDR : avec Hugh Hopper à la barre !), pour concocter une musique aussi complexe. Mais plutôt que de ressasser bêtement ce qu'il a assimilé intelligemment, Kammerflimmer Kollektief régurgite le tout sous une forme post rock. C'est à dire en parvenant à trouver un parfait équilibre entre instrumentation basique et technologie moderne. Le tout avec une agressivité et un feeling hypnotique digne de Faust...

 

Kamino

Universal love music

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Vous avez certainement déjà eu l'occasion, d'écouter ou d'entendre, sur l'une ou l'autre station radiophonique " Tuduptup girls " ou " How can I miss you, if you wo'nt go away ? ", les deux chansons les plus programmées de ce quatuor anversois. Et bien, la plupart des compositions de cet opus baignent dans la même pop contagieuse, soignée ; une pop caressée par la voix tendre, douce et romantique du chanteur, responsable de lyrics chargés d'humour et d'amertume. Pour enregistrer son premier opus, Kamino a reçu le concours de quelques collaborateurs talentueux. Et notamment le trompettiste Bart Maris (X-legged Sally, Think of One), d'Ineke 23 et de Wim dB (De Bossen) aux backing vocaux et du violoniste Herbert Lanckhorst. Dont les interventions et les arrangements sont plutôt réussis et surtout judicieux. Sans oublier le concours de Jo Francken (Novastar, Axelle Red) à la production. Hormis le décapant, presque popcore, " Rockafeller ", le plus complexe, reptilien, dEusien, " Where do you want me ? " ainsi que le superbe " Great lost love ", réminiscent d'un certain Tindersticks, le reste du disque navigue dans une " Universal love music " parfumée d'accents ‘soft’ empruntés à Blur, Eels et à Elliott Smith…

 

Ed Kuepper

Reflections of ol golden eye

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A force de dire du bien d'Ed Kuepper, on finira par croire que je suis un fan (NDR: pourquoi, c'est interdit?). Ce " Reflections of ol' golden eye " ne constitue, malheureusement pas, le nouvel album de l'ex Saints, mais un recueil de covers, qu'il a personnalisées. Seize adaptations enregistrées entre 1990 et 1998, dont la plupart n'avaient jamais été reproduites sur gravure. Et croyez-le si vous le voulez, elles sont particulièrement réussies. Edmund parvient même, le plus souvent, à leur donner une nouvelle dimension, tout en leur injectant cette dose d'émotion qui n'appartient qu'à lui-même. A l'instar de " Highway to hell " d'ACDC, ou de " The man who sold the world " de Bowie. Et le reste mérite vraiment le détour… Alors Ed, ton nouvel album, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

 

Smokin' Joe Kubek

Bite me!

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‘Mord-moi!’ clame-t-on ! Mais je me demande bien qui a été mordu, car voilà un album qui explose de partout et qui déborde d'énergie. Mais quelle mouche les a donc piqués ? Joe concède une bonne part de "Bite me!" à son inspiration rock, mais ne nous y trompons pas, il reste pas mal de blues à se mettre sous la dent.

Pour démarrer, Joe empoigne sa guitare et souffle dans le talkbox, comme Peter Frampton le faisait si bien dans les 70s. "If you know what I'm sayin' " est assez éloigné du blues, mais possède un rythme très prenant qui invite à la danse. "Bite me", bien plus encourageant, se dessine sur un rythme issu des bayous, avec la guitare réverbérée de Bnois King. "That's no way" est une charmante ballade qui vaut surtout par l'impeccable partie vocale de King. Le rock and roll déménage sur "All about that thang". La nouvelle section rythmique, composée de Jerry Hancock et de Jas Stephens, libère pas mal de groove ; et l'invité Kaz Kazanoff accorde un bijou de solo sur son sax ténor. Le shuffle texan fait sa rentrée avec "Lay it on me, Leona". C'était la rampe de lancement attendue. La guitare de Joe se libère, Bnois peut enfin chanter "I gotta have it", sur un blues très rythmé. Le tempo ralentit pour le long blues "Ready to learn". Kaz souffle dans l'harmonica, Joe torture sa guitare. "Player got played" est un blues classique. La guitare mesurée disserte avec classe devant la section de cuivres. Alors que Smokin' Joe devient insatiable, l'album se referme. Dommage, car en finale "I know that's right" offre un bouquet de cordes réunis par Joe et Bnois. Blouseux, ne vous arrêtez surtout pas aux premiers titres !

 

The Lightning Seeds

Tilt

Lightning Seeds, c'est évidemment Ian Broudie. Chanteur, guitariste mais surtout producteur, ce Liverpuldien, aujourd'hui âgé de 41 ans, s'est avant tout illustré en studio. Notamment en compagnie d'Echo & the Bunnymen, dont il a produit les deux premiers albums. En 1989, il fonde les Lightning Seeds et sort un 1er opus intitulé " Cloodcuckooland ". Profitant de la popularité d'une scène baggy dont l'assise géographique n'est autre que l'axe Liverpool-Manchester, le projet musical connaîtra un succès commercial, qui surprendra jusqu'à son concepteur. 10 ans plus tard, ce " Tilt " renoue avec la bonne vieille tradition, propre au combo. Des compositions mélodiques, fraîches. Un son d'une exceptionnelle pureté, imprégné de samples et de synthés. On pense aux La's, à Beautiful South, mais en plus synthétique, à The Farm (rappelez-vous le single irrésistible " All together now "), à Fleetwood Mac et même aux Beach Boys. Mais surtout au New Order de " Technique ", à cause de la limpidité des sonorités technologiques. Les mauvaises langues colportent même, que dans le genre, les Lightning Seeds sont aux Rolling Stones, ce que les Pet Shop Boys sont aux Beatles. Un concept que nous partageons absolument, même si le duo Tennant/Lowe s'est, depuis bien longtemps, orienté vers des horizons bien plus lucratifs...

 

The Levellers

Hello pig

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En 1997, les Levellers commettaient "Mouth to mouth", un disque découpé en deux phases. Une plus classique, abordée dans l'esprit folk/pop/rock des premiers elpees du groupe. Et une seconde plus expérimentale, beaucoup plus novatrice. Une approche que la formation insulaire a voulu poursuivre sur " Hello pig ". Mais sous de nouvelles formes. Oh oui, bien sûr, les compositions hymniques qui ont fait la notoriété du combo n'ont pas disparues. Elles constituent même la majorité du répertoire de cet opus. Encore qu'elles nous réservent aussi des surprises. A l'instar du bouleversant " Edge of the world ", qui bénéficie du concours d'un orchestre symphonique. Mais ce qui me paraît le plus intéressant procède surtout des expérimentations les plus pointues, que le groupe parvient à opérer sur cet elpee. Et première surprise, le groupe de Brighton pioche dans l'univers des Beatles. Sur le lennonesque " Happy birthday revolution " ; la voix pourtant nasillarde de Mark Chadwick, s'autorisant un traitement reverb si caractéristique chez John. Sur le psychédélique " Invisible ", ensuite. Mais psychédélique dans l'esprit d' " I'm the walrus ", le violon en plus. Dans ce contexte la présence d'un sitar sur quelques fragments n'est donc pas trop étonnante. Mais la quintessence de cet opus nous vient tout d'abord de " The weed that killed Elvis ", un titre qui réalise la fusion entre le prog rock atmosphérique de Gong et le post industriel d'Einstürzende Neubauten. " Modern day tragedy ", ensuite. Sorte de folk celtique que n'aurait pas désavoué les Waterboys. Enfin, juste avant qu'il ne s'enfonce dans le psychédélisme (NDR: encore!). Mais cosmique, post Spiritualized pour être plus concret. Sans oublier " Gold and silver ", ballade apparemment inoffensive, au sein de laquelle l'irruption d'un quatuor à cordes, évoque le souvenir d'un certain "Eleanor Rigby"…