Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Biohazard 8/8/26

Matchbox Twenty

Mad season

Enorme méprise, causée par les titres mentionnés sur la pochette, puisqu'il ne s'agit pas d'un nouvel album de Mad Season, le fameux projet réunissant des musiciens d'Alice In Chains, de Pearl Jam et de Sreaming Trees, mais une quelconque formation yankee qui répond au nom de Matchbox Twenty, responsable d'un album tout aussi quelconque. D'après la bio, ils ont récolté une foultitude d'Awards aux States et décroché une multitude de disques d'or et de platine aux Antipodes et au Canada. Tant mieux pour eux ! On comprend cependant mieux aujourd'hui pourquoi, Tragically Hip y fait recette...

 

The Mighty Quark

Ian Hendrick´s Disco

Écrit par

Irlandais émigré à Stockholm, Mark O'Sullivan compose un dub truffé de samples: la chasse aux références est ouverte. Pour le reste, c'est du dub!

 

Metal Molly

The golden country

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Deuxième album pour le quatuor de Tremelo. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont mis le paquet. Pas parce qu'ils l'ont enregistré dans un trou perdu du Pays de Galles, à Gwent très exactement. Mais parce qu'ils ont bénéficié du concours de Mark Wallis à la production. Un personnage dont la carte de visite est plutôt éloquente, puisque non seulement il a collaboré comme ingénieur du son pour des gens comme Mano Negra, les Smiths, Talking Heads et U2, pour l'elpee " Joshua tree " ; mais également mis en forme des œuvres d'Iggy Pop, de Debbie Harry, Mariane Faithfull, Michael Hutchinson, La's et bien d'autres. Excusez du peu ! Dans ces conditions, inutile de dire que ce disque est particulièrement soigné. Raffiné même. Un raffinement mis au service du sens mélodique qui nous rappelle quelque part Eels et puis surtout les Nits. Même les harmonies vocales sont aussi impeccables. Et qu'une chanson telle que " Julie Andrews " a un " Something " des Beatles. Faudrait pas grand chose pour que Metal Molly atteigne la consécration internationale. Un peu plus de punch peut être… à l'instar des seuls " Sunswear " ou " Magpie ". Mais là ce serait au détriment du feeling pop. Cruel dilemme !

 

Mes Souliers Sont Rouges

Proches

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Flanqué d'un un nom pareil et responsable de chansons folk et d'hymnes traditionnels, chargés de clins d'œil coquins, Mes souliers sont rouges ne pouvait être que Québécois. Et bien non ! Ils nous viennent de Caen, en Normandie. Mais revendiquent fièrement leur amour des folklores québécois, français et irlandais. Ils empoignent avec enthousiasme d'innombrables guitares, des violons, des accordéons et des flûtes, pour entonner "Vive la rose et le lilas", "La branche est dans l'arbre, l'arbre est dans ses feuilles...". Ou, plus osé, ‘Turlutte avant d'aller au lit, fait passer bonne nuit"’ Tout cela est sans prétention mais très gai et revigorant. Mes souliers sont rouges existe depuis 7 ans et compte plus de 800 concerts à son actif. A travers la francophonie, de la Suisse au Canada, mais aussi au-delà. "Proches" constitue leur 4e album. Ils l'ont enregistré en public à Caen, devant leurs amis. Une occasion idéale pour découvrir ce joyeux combo, dont les premiers disques n'ont pas connu une distribution très professionnelle. Si cela vous tente, les musiciens de Mes souliers sont rouges racontent leur vie et leurs trouvailles musicales (ou autres) sur le site…

 

Mendelson

Quelque part

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Il parle. Il raconte plutôt. Des tranches de vie, vécues ou observées. Avec des hommes incompris, des lessives à faire, des lumières qui s'allument dans les cuisines des immeubles. Pascal Bouaziz décrit tout d'une belle voix grave et sombre. En parlant, sans avoir peur de s'étendre 5 ou 6 minutes pour bien cerner le propos. Avec un orchestre classique derrière lui - ou devant, ou à côté - on croirait presque du Léo Ferré version an 2000. Mais l'orchestre est ici résolument rock. Un esprit, disons, new wave, de l'époque la moins drôle. Avec des audaces au saxo et des guitares qui surgissent, guidées par une contrebasse très prenante. "Quelque part" est un album d'une cohérence et d'une pertinence remarquables. Si vous n'êtes pas vite lassé par le parlé/chanté (NDR : moi, je le suis !), ce deuxième album de Mendelson vous enchantera.

 

Melt Banana

Teeny Shiny

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Un ovni en puissance ! Melt Banana ne connaît pas la ligne droite. Sa musique part dans tous les sens, passe allégrement d'un tempo à l'autre et mixe, sans vergogne, le trash aux bruitismes électroniques, au hardcore ou encore au ‘sonisme’ guitaristique. Bref ce " Teeny shiny " est véritablement insaisissable, inclassable et surtout incroyable. Ce n'est pas un hasard si le groupe fut signé en son temps chez les frappadingues de Skin Graft. Cet opus constitue la 3ème sortie pour A-Zap ; et je croise les doigts afin que ce label prenne la relève de celui qui se fait de plus en plus rare en nos contrées. Assurément une expérience hors norme, mais ô combien réjouissante dans un paysage musical de plus en plus formaté par les tendances du moment. On aimera ou pas, mais il faut au moins écouter ce genre de musique une fois dans sa vie. A ranger soigneusement à côté de Fantômas !

 

Melon Galia

Les embarras du quotidien

Écrit par

Voix timide, gentilles mélodies, rythmes acoustiques, on connaît les caractéristiques lassantes de la pop française. Melon Galia se distingue heureusement de la masse grâce à sa diversité musicale. Pointons trois éléments. Un chant à deux voix, d'abord : les répliques " masculin/féminin " de Thierry et d'Aurélie dynamisent agréablement les chansons (surtout sur "L'épaisseur d'un cheveu"). La richesse instrumentale, ensuite: clarinette, trompette, violons, mélodica... varient les arrangements et les plaisirs auditifs, en démontrant une qualité d'écriture supérieure à la moyenne. Les paroles, enfin : elles se fondent naturellement dans les 12 chansons ; des bribes d'histoires jamais ridicules, sans prise de tête ni recherche de jeux de mots (NDR : marre de ces Gainsbourg du pauvre qui imaginent avoir écrit un tube quand ils ont aligné deux calembours). Avec tout cela, Melon Galia nous fait plus penser à une version francophone des Pale Foutains, qui nous avaient émerveillés en d'autres temps, qu'à une énième resucée de la pop française. Ce groupe belge démontre qu'on peut cultiver la douceur sans sombrer dans la mièvrerie. Un talent à écouter grandir. A ceux qui préfèrent les CD pirates aux achats de disques neufs, je signale qu'il serait dommage de manquer la très chouette pochette de cet album, illustrée par des pub fifties revisitées par des objets Melon Galia.

 

Sam Mitchell

Resonating

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Sam Mitchell est, depuis plusieurs décennies, l'une des valeurs sûres du country blues anglais. Un spécialiste du bottelneck. Mais aussi du dobro. Cet instrument introduit un "Refugee blues" tout à fait superbe, terriblement émouvant. Un grand moment! "Blues in the bottle" est du blues acoustique traditionnel, un thème emprunté à Mance Lipscomb. Je tire mon chapeau pour la prise de son de cet album. On peut ainsi clairement discerner le son des doigts qui caressent les cordes sur "Let there be smoke". Impressionnant ! La production est signée Sam et Rob Orlemans. Musicien hollandais, membre de Half Past Midnight, ce dernier a joué durant des années pour Curtis Knight. J'aime la douceur de la mélodie de "Unfinished business" et la paresse dans la voix de Sam. Il nous plonge ensuite dans l'ambiance de "Studio 51", un ancien et prestigieux club de folk à Londres de la fin des 60s. Il narre l'histoire de ce lieu qui accueillait Jo Ann Kelly, Tony McPhee, John Dummer, Simon & Steve et bien d'autres... Plus surprenant encore, "Solar skates" campe une longue jam, espèce de trip psychédélique, avec un solo déjanté de Rob Orlemans. Un autre jeu de cordes, très aérien, se retrouve sur "Jiggy jiggy man". Parmi les quelques reprises, je soulignerai le "Same ole blues" de JJ Cale, pour son travail impeccable au dobro, et "Kokomo" de Fred McDowell. Ce musicien a réellement intégré toutes les techniques du blues grâce à une dextérité remarquable et un respect profond du style. Pour preuve l'hommage à Robert Johnson, "Talkin' Mr Johnson". Il termine par " Hey Alexis ", un autre témoignage sympathique à un véritable pionnier du blues anglais, Alexis Korner, bien sûr...

Mississippi Heat

Handyman

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Sorti en 1999, "Handyman" avait déjà fait l'objet d'une chronique dans la présente rubrique. Sous-titré "10th Anniversary edition", il constitue le 4ème album du groupe. Un combo fondé par deux frères d'origine belge, les Lacoque. Michel, le manager, et Pierre, le leader et harmoniciste. Ils comptent quatre albums à leur actif, sur le label personnel et indépendant, Vanderlinden. Soit "Straight from the heart", en 1992, "Learned the hard way" en 94 et "Thunder in my heart" en 95.

Un profond remaniement de line up était intervenu avant l'enregistrement de "Handyman". Katherine Davis avait notamment remplacé, et avec le même bonheur, Deitra Farr au backing vocal féminin. En réalité, l'ensemble des musiciens a été renouvelé. Sans oublier la collaboration d'invités de prestige. En mai dernier, le groupe était revenu chez nous. Au ‘Spring Blues’ d'Ecaussines. Il y avait fait un malheur ou plus exactement le bonheur du public. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, ils ont enfin trouvé un distributeur fiable en Europe. En l'occurrence le label Crosscut de Brême.

Habillée d'une jolie pochette cartonnée, "Handyman" est donc aujourd'hui bien plus facile à se procurer. Depuis, le line up a encore changé, et la formation que nous avons pu applaudir chez nous est ici présente pour deux bonus tracks. Sur " Please don't cry ", Jasper Buchanon, le nouveau pianiste noir assure les vocaux, tandis que l'instrumental ""Early morning blues" met en exergue le talent du le guitariste Chris Winters. C'est la raison pour laquelle, je reviens sur cet album, que je qualifierai d'indispensable à toute collection. Si on passe sous silence deux compos franchement dispensables. Pour le reste, je vous recommande le rythmé "Excuse me ", écrit et chanté par Miss Davis, le titre maître, chanté par le regretté George Baze, et "Look good to me" parcouru par un harmonica extraterrestre. Côté titres lents, le sublime "Farewell to S.P Leary" est chanté par Barrelhouse Chuck Goering, "Dog in my back yard", par George Baze, et "It hurts to be lonesome" par Billy Boy Arnold. D'un bout à l'autre, Pierre Lacoque fait preuve d'un brio, à ce jour inégalé, mais surtout bouleversant, clairvoyant, original, créatif et si différent. Indispensable !

 

Miss Universe

Where is my mind ? (Ep)

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Les Pixies ont quand même méchamment marqué une, voire deux générations de musiciens. Cette formation batave reprend ainsi, en ouverture et de manière assez intéressante, "Where's my mind" de nos amis des Pixies. Un chouia plus lentement que l'original, c'est vrai ! Sur ce maxi 4 titres, Miss Universe mange à tous les râteliers : pop rêveuse, feutrée, discrète et rock college de bonne facture. Sans oublier le zeste de Radiohead et la pincée de Calexico. Bref, tout ce qui se fait de mieux dans le genre. J'attribuerai une mention particulière à "It's a matter of looking up", une composition qui s'ébroue de manière légère, précieuse, et s'achève par un bref sursaut d'électricité. Malheureusement le son manque globalement de souffle et la batterie, plus spécialement, de présence.