La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Guns N Roses
Viagra Boys

Charlie Musselwhite

Up and down the highway

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‘Memphis’ Charlie est considéré aujourd'hui comme l'harmoniciste blanc le plus mythique. Il est toujours bien présent près de 40 ans après l'avènement du blues blanc. Il a passé tant d'années au service du blues que son nom est devenu indiscutable dans le répertoire du blues sans couleurs. Il a peu enregistré en la compagnie de musiciens européens. Pourtant, au cours de l'été 86, il fit une tournée sous la forme d'un trio, en compagnie de musiciens anglais. Dave Peabody, à la guitare, et Bob Hall, au piano. Il est passé, à l'époque, au Festival de Handzame. Enregistré live au Cambridge Folk Festival, l'album "Cambridge blues" est sorti sur Blue Horizon en 1988. Sous-titré "Live 1986", cet opus n'est donc pas un document inestimable puisqu'il provient de la même tournée.

Six titres sont communs, deux nouveaux font leur apparition. Soit "Everybody needs somebody" de Little Walter et "Candy kitchen" de Lightnin' Hopkins. Une atmosphère quasi unplugged règne sur ces enregistrements. Dommage que Bob Hall soit au piano électrique, je lui préfère le son de l'acoustique. Le concert débute par "Hey Miss Bessie", un boogie qui met en exergue un excellent Bob aux ivoires. "Key to the highway" est mené de manière assez émouvante. Dave Peabody y joue tout en sensibilité. Charlie entame alors "Big leg woman". Une chanson qui figure depuis bien longtemps à son répertoire. Mais en l'écoutant, je me suis rendu compte que le Charlie de 86 n'était pas du meilleur cru. Il est vrai qu'à cette époque, il luttait encore contre le fléau éthylique, qu'il a depuis vaincu. Le même malaise règne sur "Everybody needs somebody". Le meilleur titre, c'est indéniablement "Up and down the avenue". Pas parce qu'il donne presque son nom à l'album, mais à cause des 3 musiciens qui se poussent volontairement dans leurs derniers retranchements. Et le résultat est fameux ! Bon album, mais pas essentiel! N'oubliez pas de vous procurer "Continental drifter" (Pointblank), il est indispensable à votre collection!

 

Matt Guitar Murphy

Lucky Charm

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Tous les amateurs de blues savent que Matt a été un des deux guitaristes du Blues Brothers, rôle qu'il partageait avec le blanc, Steve Cropper. Il est né en 1927 à Sunflower, dans le Mississippi. Au cours des 50's, il a accompagné le pianiste Memphis Slim, et dans les 70s, l'harmoniciste James Cotton. " Lucky charm " constitue son second album pour Roesch. Il fait suite à "The blues don't bother me!". Renforcé bien évidemment par les Blues Brothers Horns, Matt est ici entouré de son groupe.

Il s'engage sur l'album par un long boogie instrumental, "Boogie Overture" ; un titre sur lequel il nous présente son travail électrique sur le son. Il s'arme de sa guitare acoustique et ne tolère plus que la présence de son batteur, Floyd Murphy Jr, pour attaquer le très roots "What's up with you baby?". Matt n'est pas un véritable vocaliste. Il a invité quelques uns de ses amis, dont Howard Eldridge. Celui-ci possède une voix très chaude et expressive. Il chante admirablement la lente ballade "I remember", secondé par le piano de Leon Pendavis. Il chante aussi avec autorité "Willie Mae", une plage rythmée, théâtre d'exploits instrumentaux du bassiste Tom Barney, et surtout de Matt qui, à travers un solo passionnant, nous donne une leçon extraordinaire de cordes. David Foster chante "Who's got the puddy". Du pur funk, caractérisé par une intervention dans un style "honky", de Gordon "Sax" Beadle. Pendavis chante "Got me a carrying A stick". Une interprétation sans éclat, amusante, qui repose sur une trame funk et jazz. Murphy est un des meilleurs guitaristes de blues. Il prouve tout son talent sur le lent instrumental "J.F.A". Doigté, technique, sensibilité et expressivité sont au rendez-vous, pendant que l'ami Leon signe une bien belle prestation à l'orgue Hammond. Velouté, "Oh no, I'm falling in love again" épouse un style un peu trop cabaret, à mon goût. " Guitar " Murphy garde le meilleur pour la fin. Il chante "Time to move on", un blues somptueux relevé par une partie de cordes très personnelle. Il est vrai que l'homme a un style et qu'il se montre à chaque instant très inventif. Enfin, pour "Headin' Northwest", Matt arpente son manche au grand galop, épaulé par un front de cuivres. Un bon album!

 

Jean-Louis Murat

Muragostang

Écrit par

C'est pas demain la veille que Murat organisera des farandoles lors de ses concerts. Qu'importe ! Une chose qu'on ne peut lui retirer, c'est qu'il est un des rares artistes français d'un "certain" grand public à se remettre en question. Il aurait pu surfer sur le succès de son " Mustango " et retaper ses hits tels quels, accordés lors de ses prestations scéniques. Que nenni ! Au placard les guitares hispanisantes ou l'instrumentation classique. Il est rusé Murat. C'est lui qui nous attendait au tournant ! J'imagine la tête de certains spectateurs… Après les plaines de Tucson, le revoilà plongé dans une cave, entouré de câbles et de machines d'un obscur laboratoire musical. Savant fou qui ne crée pas un être de toutes pièces, mais le réinvente, Murat n'a aucun respect, en apparence, pour ses chansons. En apparence je dis, car c'est l'opportunité rêvée pour celles-ci de renaître, de pouvoir se réincarner sous une autre forme. Le respect pour la liberté de sa création. Bien sûr ceux qui trouvaient Murat chiant continueront à le penser; mais les autres, ceux qui le considèrent comme un Artiste, apprécieront sans aucun doute la démarche. Un live hors du commun !

 

Mud Flow

Amateur

Simplicité et efficacité constituent les valeurs essentielles défendues par ce quartette bruxellois. Une formation dont la naissance remonte à 1994, même si leur line up définitif ne date que de 1997. " Amateur " constitue leur premier album. Un disque dont la sensibilité pop/rock est aussi mélodique et contagieuse que celle d'un Sebadoh. Et vous avez certainement déjà pu le constater à l'écoute de " 4 " ou de " Tiny tale ", deux chansons diffusées régulièrement à la radio. Et nous supposons que dans les semaines qui vont suivre, " (I know) I didn't fight ", ballade REMesque, joliment enrichie d'arrangements de cordes, devrait suivre le même chemin. Toujours aussi basique, le reste de l'opus se révèle beaucoup moins facile à digérer. L'ombre de Sonic Youth y rôde même de manière plus latente. Notamment dans la propagation du flux électrique par paliers. Seul le déroutant " Sympathy " renoue avec une certaine cold wave, pratiquée vingt ans plus tôt par les Chameleons...

JF Muck

Wrigley field

Trio belge, JF Muck s'est rendu aux States pour enregistrer cet album. Aux studios ‘Electric Audio’ de Chicago. Amusant lorsqu'on sait que le groupe a choisi pour patronyme le nom d'une légende du base-ball de la métropole. JF Muck a ainsi bénéficié du concours du bassiste de Shellac, Bob Weston, à la production. Douze titres figurent sur cet opus, dont une version démo. Hormis "My song head", aux relents post rock alternatifs, la chanson intimiste "Load", partagée entre piano sonore et voix déclamatoire ainsi que "Shoot out", dont le groove post industriel nous rappelle l'inévitable Big Black, le reste de l'opus baigne dans la lo fi atmosphérique, ténébreuse, austère, que le trio aime curieusement décrire comme hip rock...

 

The Movielife

This time next year

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The Movielife a bien compris qu'il ne suffit plus, à l'heure actuelle, d'être seulement un groupe de punk rock de plus. Il évite donc joliment les écueils du genre. Le tempo est enlevé ; mais des zones plus calmes ponctuent les morceaux. Des morceaux qui puisent également des breaks chez Quicksand ou Stanford Prison Experiment. Peu de refrains fédérateurs, mais des mélodies suffisamment entraînantes pour lever l'index en fin de couplet. Et la tension rythmique plus que l'énergie destinée à se défouler, fait de cet album une bonne découverte pour ceux qui jugent ‘vendus’ Green Day, trop ‘commerciaux’ Blink 182 ou trop ‘clichés’ Bad Religion…

 

Mount Florida

Arrived Phoenix

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Lorsque la décennie prochaine pointera son bout de nez, on ne pourra qu'abdiquer face à cette évidence : nous traversons actuellement une période faste pour le rock, longtemps considéré comme mort par ses meilleurs amis. A tort. Il s'en est pourtant fallu de peu qu'il passe de vie à trépas. Après l'avoir majestueusement fait renaître de ses cendres, le post rock encore à la mode récemment a failli l'enliser dans une redite démonstrative soûlante, malgré les évidents bons sentiments mis en chantier. Heureusement, ceux qui participent à son émancipation se nourrissent à diverses brebis égarées. Tortoise, le maître quoi qu'on en pense ; mais aussi Mogwai, Aphex Twins, Jim O'Rourke, ou encore Bowery Electric. Mount Florida les fréquente tous. Né à Glasgow, ce duo iconoclaste multiplie les délires les plus zarbis, les parallèles obliques, peaufine avec l'aisance des meilleurs une dance muzac métallique élevée aux amphets, puis éduquée aux studios Abbey Road. Est ce utile d'en rajouter ?

On tient là une bande de joyeux drilles géniteurs d'une entité polymorphe qu'on jugerait tout droit sorti du cerveau dérangé de Shinya Sakamoto, le cyber punk japonais. Chaque track possède une identité marquée, préparée à base d'un melting pot mélodique ou de rythmique ardue. Et en effet, la totalité du disque peut être considérée comme un immense panel d'expérimentations assez réussies qui débouchent toutes vers des perspectives prometteuses. Ska (" Postal "), new wave, dance, indus (Spaces, echos), ambient (" Ultimo "), dub (" Jamaica Street "), jungle, tout y passe ; avec de temps à autre quelques incursions de cordes arabisantes bien enlevées, des percussions tribales groovy, de sensibles voix féminines susurrant des lamentations shamaniques (" Radio Ocean ") ; ou encore une voix de crooner lymphatique à faire pâlir d'envie Dave Gahan. Et ce, sans tomber dans le pathos des productions Realword. Encore, qu'à l'instar du trip hop enflé, actuellement en vogue, une débauche d'effets sonores opère par instants. Jamais la magie de ces morceaux remarquables, aux structures progressives, ne disparaît. Notamment tout au long du splendide " Celebration ", tout droit sorti du " Taggo Maggo " de Can. Excusez du peu !

Encore un point pour Matador, excellent label qui peu à peu gagne du terrain sur la carte géographique indie. Tant mieux !

 

Motorpsycho

Let them eat cake

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Après avoir goûté au métal et au garage rock, le trio norvégien semble avoir définitivement tourné la page, pour embrasser une musique plus pop, plus recherchée, progressive même, mais beaucoup plus contemporaine. On avait déjà pu le constater sur le précédent opus, mais pour " Let them eat cake ", seul l'hommage aux Allman Brother Band, " Song for a Bro ", est sacrifié sur l'autel du revivalisme. Le reste de l'opus explore un psychédélisme rafraîchissant, mélodique, à la croisée des chemins des expérimentations baroques de Deus, de la folie tranquille d'un Love et de la sophistication orchestrale des Flaming Lips. On est d'ailleurs victime, dès le premier titre de l'opus, " The other fool ", d'un vertige underground réminiscent de Tuxedo Moon époque Blaine Reininger. Faut dire que pour enregistrer " Let them eat cake ", Motorpsycho a reçu le concours d'une section de cordes. De cuivres également. Ce qui donne parfois un petit côté jazzyfiant à leurs chansons qui ont, en outre, bénéficié lors de la production, d'un emballage presque parfait. Superbe !

 

Motörhead

We are Motörhead

Écrit par

Avec les Ramones et plus récemment The Hellacopters, Motörhead est un des rares combos qui fait l'unanimité chez les fans de rock n'roll, de punk et de heavy métal. Dénué de toute concession, sale, gras et métronomique, le nouvel album de la bande à Lemmy propose juste ce qu'il faut d'innovation pour séduire les teenagers sans pour autant déstabiliser ses fidèles " Motorheadbangers ". Pour preuve ? Cette surprenante reprise du " God save the queen " des Sex Pistols, et une plage titulaire qui s'annonce déjà comme le nouveau " Ace of spades ", hit indémodable du trio infernal. Les dix plages dépassent rarement les 3'30 et sont toutes d'une redoutable efficacité. Hormis peut-être le très dispensable " One more fucking time " qui confirme bel et bien que l'organe vocal râpeux du sieur Lemmy ne convient guère à cet exercice de style périlleux que constitue la ballade rock. Percutant, irrésistiblement rock n' roll, incontournable. Le meilleur Motörhead depuis 1916, au bas mot !

 

MotherKingdom

Paranowhere (Ep)

Écrit par

Mother Kingdom nous vient de Suisse romande. De Genève très exactement. Fondé en 1996, il vient seulement d'enregistrer son premier CD. Un mini album cinq titres coproduit par le groupe et Christophe Suchet, ingénieur du son qui a bossé, dans le passé, pour Phil Collins, Alan Parsons et Steve Howe. Hormis le dernier titre, découpé exclusivement dans l'instrumentation acoustique, le reste du disque est fondu dans le métal. Un métal né d'un alliage prélevé dans les turbulences soniques de Noir Désir, la mélancolie atmosphérique, ténébreuse de Soundgarden et le groove déchiqueté de Kyuss. Un métal dont les contrastes, déchirés entre douceur et violence, sont abrasés par une voix âpre, purulente… Tout un ensemble de caractéristiques qui devrait donc plaire aux aficionados de métal pur et dur, sans concession. Le seul hic, c'est que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé…