Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs

Lana Lane

Secrets of astrology

Écrit par

Américaine, la chanteuse Lana Lane est bien plus populaire en Europe qu'au pays de l'Oncle Sam. Pour enregistrer son nouvel opus, elle s'est entourée de musiciens réputés, dont Erik Norlander, maître à penser du projet progressif Ayreon. Tout au long de " Secrets of astrology ", elle s'attache à distiller une musique symphonique, teintée de métal et de rock mélodique typiquement US. On pense parfois à Heart, à cause de sa voix qui rappelle celle de Nancy Wilson, ou encore à Royal Hunt pour le côté pompeux des arrangements musicaux. Axé sur le thème de l'astrologie et de l'art du divinatoire, ce disque présente de fausses allures de concept album. Une œuvre qui s'ouvre et se referme sur le même thème ; cependant, les compositions possèdent toutes leurs propres thèmes et ne forment pas une seule et même histoire. Lana Lane séduira tant les amateurs de rock progressif que les nostalgiques du hard FM américain des années 80. Du travail bien fait.

 

Leon Lamont

Breakbeat Mechanic

Écrit par

Vouloir consacrer un album entier à un genre résolument danceflooor demeure, pour les apprentis musicos, un risque qui peut vite prendre des allures de ratage intégral. Même Goldie, pourtant talentueux, ne réussit pas à supporter le choc de la longueur. Pas facile de tenir aussi longtemps le breakbeat, par essence dynamique et propice à la débauche sonique. Leon Lamont construit ses titres avec fantaisie et maîtrise. Il n'a ni le génie d'Amon Tobin, ni le potentiel du dieu du two step, MJ Cole, pour nous surprendre de bout en bout. N'empêche, Lamont fait preuve de beaucoup de bonne volonté et surtout possède de bonnes idées. Comme celle d'enregistrer une batterie live. Mais il pêche (NDR : la honte !) par un abus de rythmiques roboratives, voire ennuyeuses, alors que le style repose avant tout sur les cuts violents. De plus la nature des sonorités n'améliore certainement pas le climat général de l'opus. Dont la plupart des fragments lorgnent, à divers degrés, vers l'attendu ou le vulgaire. Dommage, car une ou deux bonnes surprises laissaient augurer une toute autre dimension à ce disque. A l'instar du mongolo " Humanoid ", un titre riche et souvent drôle dont le gimmick semble sorti tout droit d'un manga, ou encore le jazzy " Dust ". Mais quel est l'intérêt de sortir un elpee du breakbeat si seulement deux tracks partent un peu en vrille, décapent enfin nos viscères ?

 

Paul Lamb

Take your time and get it right

Écrit par

Les Kingsnakes viennent d'opérer des changements importants dans leur line up. On y retrouve toujours Paul Lamb et son fidèle guitariste, Johnny Whitehill ; mais deux vétérans de la scène blues anglaise ont rejoint la formation. En l'occurrence le bassiste Rod Demick et l'excellent chanteur Earl Green, un personnage qui a autrefois milité au sein des Dance Kings et du Big Blues Band d'Otis Grand.

Cet opus démarre par le rythmé "I'm a bluesman", une composition au cours de laquelle le piano boogie flirte avec l'harmonica de Paul. Ce piano, c'est celui de West Weston. Invité de marque, il constitue un des meilleurs espoirs du blues outre-Manche. Avant de prendre la succession de Mike Sanchez chez les Big Town Playboys, il dirigeait ses propres Bluesonics. Il serait peut-être indiqué aux Kingsnakes, d'héberger un bon claviériste, car "No glue in the world" poursuit dans cette excellente impression, dans un style proche de la Nouvelle Orléans. "Lend a hand" est un superbe blues au cours duquel Earl Green prend toute sa dimension. Le chanteur a de l'épaisseur sur cet exercice proche du meilleur de Magic Sam. Il s'essaye encore avec plus de brio sur le merveilleux "Open up". La voix d'Earl est l'une des meilleures de l'autre côté de la Manche. Elle impressionne sur le riff de Bo Diddley, "Crazy for me", avec les Kingsnakes qui répondent à ses injonctions. Whitehill est comme un poisson dans l'eau sur ses cordes. Cette voix est toujours aussi conquérante sur "I don't want" avec Lamb qui se promène de manière nonchalante au chromatique. "Tuesday blues" est abordé sur un mode plus proche des racines, électrique mais imbibé du son du Delta. L'opus reste dans le sud paresseux lors d'un blues de haute facture, "Looking back" ; mais plus proche encore des swamps louisianais sur "Money world". Les Kingsnakes conventionnels ne sont pas disparus. Et ils le démontrent sur le swing blues " Groovin ", un exercice de style consacré à Little Walter et à George Smith, pour Paul Lamb, à l'harmonica chromatique. Paul s'exerce au "whoopin" cher à Sonny Terry sur "I'm going down". Pour le shuffle, "Take your time", l'entente entre Green et Lamb est parfaite. Paul sort un solo magique devant la slide de Johnny. Du grand ouvrage! Boogie boogie avec "Days of jive". Lamb est brûlant. Personne ne peut le retenir. Même les ivoires de Weston. Le meilleur album des Kingsnakes à ce jour !

 

Trudy Lynn

U don´t know what time it is

Écrit par

Trudy Lynn est texane. Elle a toujours vécu dans sa bonne vieille ville de Houston. Considérée comme la reine de la soul locale, elle possède une superbe voix, puissante et limpide à la fois. Son répertoire se situe entre le blues et le southern soul. Elle a enregistré jusqu'alors sur le label soul Ichiban. Son meilleur date de 1995, "First lady of soul".

Ce nouvel album a été enregistré à Dallas en 1997. Parmi les invités, on retrouve Lucky Peterson, aux claviers, et Bernard Allison, à la guitare. La majeure partie de cet opus est consacrée à la musique soul, mais une soul négociée le plus souvent en douceur. Je me bornerai donc d'évoquer les meilleurs titres de cet elpee, ou plus exactement ceux que j'ai préférés. Et notamment, "Shake rattle & roll", profilé sur un rythme funky et nappé par l'orgue Hammond de Lucky. La fort belle reprise du "Help me through the day" de Leon Russell, sous le contrôle impeccable de la guitare d'Allison. "Time gone by", lorsque Lucky passe aux cordes. Et un vrai blues, "I should have known". Le reste se situe le plus souvent dans un registre pop soul, qui n'interdit pas à Trudy de chanter remarquablement "Nothing but love" ou le lent "Mama and Papa Hopkins". Ceci n'est pas un album génial, mais un l'ensemble tient bien la route et ne manque pas de charme...

 

Lungfish

Necrophones

Écrit par

Fondé en 1988, cet ensemble issu de Baltimore dans le Maryland, en est déjà à son neuvième album. Et franchement, je dois avouer que ses œuvres précédentes ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable. Faut croire qu'avec le temps, la formation a pris de la bouteille, puisque ce " Necrophones " est autrement excitant. Bien sûr la voix de Daniel Higgs est toujours aussi limite. Elle me fait même parfois penser à un hybride entre celle de Shane Mc Gowan et de Mark E Smith. Mais il faut avouer que tout au long de cet opus, elle colle parfaitement à son support sonore. Tantôt punk, à l'instar du Fall, mais en plus minimaliste, tantôt franchement psychédélique, venimeux, obsessionnel, dans l'esprit de Loop, Spacemen 3, voire de Spiritualized. Lorsque les compositions n'évoluent pas entre ces deux pôles…

 

Lunar

There is no 1

Écrit par

Comme quoi, venir de Zagreb n'est pas nécessairement un handicap. Mariage d'électronique et de rock, Lunar déploie tout au long de cette plaque un calme, une assurance et un savoir-faire dignes des formations les plus reconnues en la matière. Et je pense plus particulièrement à Tortoise et June of 44. Bin oui, Lunar est de ce genre… Une petite touche noisy en plus. Et j'allais oublier : un penchant marqué pour la pop. D'ailleurs, les quelques titres chantés auraient pu relever du répertoire de The Sea and the Cake. Pas de dépaysement astronomique en perspective, mais je mets ma main à couper que vous installez un McEntire à la production ou au triangle sur la plage de clôture, et vous faites de Lunar un groupe dont on parle (en bien) dans les Inrocks ; ou qui décroche une tournée en compagnie des groupes à qui ils doivent tant. Que l'industrie musicale est parfois étrange !

 

Louise Attaque

Comme on a dit

Écrit par

Trois éléments pourraient résumer l'essentiel de ce qu'il faut savoir du phénomène rock français nommé Louise Attaque. Il s'agit de l'engagement politique, des instruments acoustiques, et puis surtout du groupe mythique Violent Femmes. L'engagement politique tout d'abord. Diplômés de l'université, les quatre Bretons disposent d'un statut qui ne les oblige pas à tout investir dans la musique. Néanmoins, quand on vend plus de deux millions d'exemplaires de son premier album, il apparaît évident que les projets musicaux prennent une place non négligeable dans une vie. Et tant mieux pour eux, puisque le groupe veut revendiquer des choses et défendre des idées politiques, plutôt marquées à gauche. Et quel est le plus beau moyen de répondre à cette envie, si ce n'est dans le cadre de sa propre passion : la musique.

Parlons maintenant de leur première influence. Les Violents Femmes. Ce nom ne vous dit rien ? C'est normal. Cette formation américaine issue des années 80, monstre de la scène underground, n'a jamais connu de succès notoire. Le trio constitue pourtant le terreau sur lequel a poussé la fleur Louise Attaque. Le nom en est inspiré (Louise pour femme et Attaque pour Violent). Et le son du quatuor français transpire le folk-rock groovy pratiqué par le mythe depuis plus de quinze ans. Et puis, le leader Gordon Gano a assuré la production des deux premiers albums. En compagnie de Warren Bruleigh.

Le troisième élément qui doit encore être soulevé concerne le style adopté par Louise Attaque. Très acoustique, il s'est, dès le début, démarqué de la scène musicale ‘jeune’ française ; tournée corps et âme vers le rap et la techno. C'est ce qui explique sans doute pourquoi il aura fallu attendre que le premier disque dépasse les cent mille exemplaires vendus pour que les radios françaises décident enfin de les programmer à fréquence régulière. On peut en tout cas affirmer qu'elles se seront bien rattrapées depuis !

Du violon donc, de l'accordéon, de la guitare sèche, une rythmique exempte d'agressivité, le tout plongé dans un lyrisme teinté d'émotion et de poésie. On a même parfois l'impression que Gaëtan Roussel chante un peu à la manière de notre cher Jacques Brel. La musique gambade de la postcard des Smiths et de James au folk-rock de 16 Horsepower, en passant par le souffle poignant de Nick Cave pour terminer sa course dans l'énergie et le sens mélodique des éternels Violent Femmes. Le premier album nous paraissait fort accessible. Un peu trop peut-être. Celui-ci mérite la mention très bien. Un candidat sérieux pour les albums de l'année !

 

Robert Lockwood Jr

Delta crossroads

Écrit par

Robert est né en 1913 à Turkey Scratch, dans l'Arkansas. Le tournant de sa vie intervient lorsque sa mère se met en ménage avec un homme à peine plus âgé que lui. Et pour cause, il s'appelait Robert Johnson ! Ce dernier apprit tous ses secrets à la guitare à Robert Jr, son beau-fils. La vie d'un bluesman n'a jamais été dorée. Ce qui explique pourquoi Lockwood a abandonné la musique, au moins à six reprises. Il vit depuis longtemps à Cleveland, dans le Mississippi ; et c'est là qu'il a enregistré ce premier album pour Telarc. Seul, sa voix et sa guitare. Il y interprète un country blues tellement pur, tellement rafraîchissant, nonobstant l'âge de son répertoire. A plus de 85 ans, il reste l'un des plus vieilles gloires du blues encore en vie ; une légende vivante en quelque sorte.

Il reprend avec bonheur six compositions de son beau-père mythique : "32-20 blues", "I believe I'll dust my broom", "Stop breakin' down blues", "Love in vain blues", "Little Queen of spades" et "Ramblin' on my mind". Il y est réellement poignant. Il adapte également d'autres thèmes du blues ; et notamment "C.C Rider" de Lightnin' Hopkins, "In the evening (when the sun goes down)" et un superbe "Mean mistreater mama" de Leroy Carr ainis que "Key to the highway" de Big Bill Broonzy. Robert pouvait aussi écrire ses blues. Souvent des dialogues échangés avec sa guitare qu'il jouait d'une manière très rythmique et surtout fort originale. A l'instar de "Run your Mama", "This little girl of mine" ou "Train my baby" que l'on retrouve sur cet opus. Enfin, il produit de bonnes vibrations, lorsqu'à la manière d'un jeune songster du bon vieux temps, il reprend ce vieux canon du blues, "Mr Downchild" (qu'il attribue à Robert Johnson).

 

Löbe

Ondulation

Écrit par

" Ondulation ", second album du duo Löbe (NDR : sur le jeune label nordiste FBWL TOW), confirme, après le succès mérité de Hint et de Prohibition, les qualités d'une scène musicale française non consensuelle où les guitares noisy et l'électronique dure se partagent l'espace sonore. Sans nostalgie. Sur les lambeaux d'un ambient dub aérien, la guitare d'Alex égraine de délicats motifs. Tantôt pesants, tantôt mélancoliques, ils s'éternisent en spirales répétitives, pour librement s'évaporer, happés par la basse massive de son acolyte. Lorgnant vers des espaces dilatés, quelques incursions de samples d'origines primitives, de flûtes, de percussions, invitent les compositions partagées entre le spiritualisme et l'isolationnisme urbain, à flirter avec un tribalisme suffocant. Tout leur propos est là. Derrière leurs morceaux tendus pointe une énergie rageuse, violente, gouvernée par une volonté émancipatrice, faisant par instants songer à Godflesh.

La voix gutturale racle nos viscères, puis les purge des tréfonds obscurs de l'individualité humaine, afin de l'élever encore et encore. La puissance d'" About Fading ", de " Writer's project ", de " Post Traumatic Stress Disorder " ou les mantras du bien nommé " Diaphane " ou encore de " Thelma ", broient à la fois les barrières musicales et mentales, empruntant secrètement ou non des sonorités hindoues aiguës. Impliqués dans des projets parallèles hautement recommandables tel que Micro :mega, on sent chez eux un désir d'apporter réellement une dimension différente au rock français. De creuser une ouverture à travers le mur ankylosé construit par les " fonctionnaires " de l'électronique. Ombrageux, ce deuxième elpee surprend. Notamment à cause de cette tentative d'incursion en territoire drum'n'bass. Une aventure vécue le temps d'un track en deux temps où se chevauchent nappes cotonneuses et lignes de basse cold wave, donc mélancoliques. Butés mais pas inconscients, ils prennent le soin d'abandonner, chemin faisant, quelques petites pierres. Histoire de laisser le soin à d'autres de les ramasser et de les accommoder à leur sauce, sous peine de devenir ringards. Le troisième album est déjà en préparation. Et s'il est de la même trempe, il ne devrait pas nous décevoir...

 

Llama Farmers

El toppo

Écrit par

Trop envoûté à ses débuts par le " Nevermind " de Nirvana, Llama Farmers semble être parvenu à prendre une certaine distance avec sa référence. D'abord, Bernie Simpson a abandonné le grognement ‘kurtcobainesque’, pour laisser couler naturellement son timbre vocal clair et fluide. Et puis le flux d'électricité libéré par la guitare, est régulièrement raffiné, lorsqu'il n'est pas suppléé par une six cordes acoustique. Avec beaucoup de dextérité, il faut le souligner. Parce que flux d'électricité, il y toujours. Et c'est tant mieux ! Vivace, torturé, crépitant, furieux ou filandreux, il est tantôt capable d'atteindre l'intensité d'un Muse, la spontanéité fruitée d'un Teenage FanClub ou la férocité juvénile d'un Pixies. Mais lorsque la mélodie est littéralement bercée par les cordes d'une sèche, c'est plutôt à And Also The Trees que l'on se met à penser. Enfin dans sa phase la plus ténébreuse. Et sous un angle introspectif et minimaliste, aux Pastels…