L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs

Blues Rats (Belgium)

No Rules

Écrit par

Apparemment, ce " No rules " constituerait le deuxième opus de cette formation belge, de Hasselt très exactement. Un combo dont le line up compte sept musiciens. Deux guitares, un clavier, une section rythmique et deux choristes. L'un des guitaristes, René Dillen, prend les vocaux à son compte, et c'est bien là que réside la force des Rats. René détient une voix puissante, légèrement éraillée, chaude, rappelant étrangement tantôt Joe Cocker, tantôt Greg Allman. René et ses compagnons ont pratiquement tout composé.

L'ouverture "Can't get enough of the blues" m'a fait un peu peur. Sans grande originalité, et souffrant d'une guitare trop amplifiée. Heureusement, la suite réserve de bien meilleurs moments. Pour affronter le très dépouillé "Daddy's son", Johan Flawinne a troqué ses claviers pour l'harmonica ; et les guitares sont quasi acoustiques. Dommage que la section rythmique ne soit pas du même niveau. Sur le prometteur "Promises", la slide de Rony Defau remplit l'espace. René se fait Cocker sur la douce ballade "Can't take no more goodbyes" et sur "Howl at the Moon". Le climat de "Don't move too fast" s'installe dans la chaleur moite du sud des USA; et la voix se fait cette fois proche de Greg Allman. Nous ne serions d'ailleurs guère étonnés que la seule reprise soit le "One way out" du Allman Brothers Band. Les Blues Rats possèdent en Dillen un vecteur intéressant. Il pourrait cependant être mieux mis en valeur si les chœurs féminins étaient moins embarrassants, et si la batterie apportait à la section rythmique, le groove nécessaire pour porter l'ensemble. D'ailleurs, la voix passe beaucoup mieux sur "Won't you come my way", une finale " live " limitée au seul piano, pour accompagnement!

 

Blonde Redhead

Melody of certain damaged lemons

Écrit par

De cet album, je préfère retenir " continuité d'une démarche artistique plutôt que ‘nouvelle direction musicale’. Longtemps Blonde Redhead a été taxé de Sonic Youth du pauvre, à mon humble avis, c'est un faux débat ! L'aspiration authentiquement pop est bien présente chez Blonde Redhead depuis leurs débuts, les déflagrations sonores chères au (plus tout jeune) gourou new-yorkais venant en quelque sorte parasiter ce caractère. L'affranchissement de cette étiquette permet ainsi à Kazu et aux frères Pace de déployer un spectre d'émotions soit banni, soit intellectualisé chez Thurston Moore et sa bande ; d'offrir calmement, en toute sérénité, un vécu. En amenant plus de chaleur, aussi bien dans ses propos que dans sa musique, Blonde Redhead brise ainsi le cocon noisy qui réduisait le trio à un rôle de faire-valoir. Au grand dam des fans de la première heure qui confondent parfois évolution et " traîtrise ", Blonde Redhead a grandi. Le groupe est maintenant prêt à assumer.

Finalement le plus surprenant devient le label...

 

Blink 182

The Mark, Tom and Travis show

Écrit par

Autant l'avouer, je ne connais de Blink que les singles. Je me suis donc dit que ce live pouvait être une bonne manière de découvrir, sur la longueur, un groupe qui ne me convainquait guère par ce que j'en avais entendu. Première constatation : c'est plus couillu, plus rapide et plus punk rock que la soupe qu'ils nous servent habituellement. Deuxièmement, il semblerait que nos petits amis aient décidé de créer un climat somme toute bon enfant, en entretenant avec le public un dialogue, certes très proche du Q.I. d'une loutre, mais où la première priorité n'est pas de se prendre trop au sérieux. Pour ce live, Blink 182 montre qu'un concert doit être un bon moment de défoulement et de franche rigolade. De ce côté là, pari réussi. Mais de là à encenser la musique, ne comptez pas trop sur moi…

 

Blink 182

Enema of the state

Écrit par

Troisième album pour ce trio californien, de San Diego très exactement, dont la naissance remonte à 1991. A l'origine, la formation répondait au nom de Blink, à cause de son intérêt commun pour le skate ; mais lorsque les musiciens se sont rendus compte qu'un groupe irlandais répondait également à ce nom, ils ont modifié leur patronyme en Blink 182. 182, correspondant au nombre de fois qu'Al Pacino profère le mot ‘fuck’" dans le film " Scarface ". Ce qui vous donne une petite idée de l'âge mental du groupe. Hormis " Adam's song ", composition qui pose une réflexion sur l'acte du suicide et la chanson romantique " All the small things ", le reste de l'opus n'aborde que des thèmes salaces et machistes. Avec un humour qui vole aussi haut que celui véhiculé dans les cours de récréation par les gamins en culotte courtes. Cependant, si le style musical n'est pas davantage élaboré, il a au moins le mérite de remuer les tripes. Contagieux, mélodique, énergique et même rafraîchissant, il émarge à un punk pop, ma foi fort classique, qui devrait plaire aux aficionados de Green Day, Offspring, Lit, Living End et consorts…

 

Blessed Light

For love and preservation

Écrit par

Après les revivalistes sixties, voici les revivalistes seventies. Un quintette qui semble avoir une prédisposition pour les ballades langoureuses, sirupeuses. Pour permettre aux mecs de draguer les nanas sur un slow, quoi ! Six titres qui auraient fait le bonheur des surboums, un quart de siècle plus tôt. Et pour faire encore plus d'époque, le CD arbore une pimpante coloration rose ! (NDR : Qui a dit ça rime avec eau de rose ?). Avec beaucoup d'imagination, Gilbert O' Sullivan aurait bien pu écrire, et surtout chanter ce type de chanson, s'il avait un peu plus écouté Todd Rundgren. Encore, que pour le Philadelphien, c'est sans doute une injure…

 

Blazers

Puro Blazers

Écrit par

Les Chicanos de l'Est Los Angeles ont fait preuve d'audace en sortant un album chanté exclusivement en espagnol. Un opus qui réveille leurs racines mexicaines. Un démarche, à premier abord, déconcertante. Car si la partie rock fait preuve d'une certaine discrétion, la magie roots est opérationnelle. En effet, malgré les cumbias, polkas et boléros, les guitares sont bien branchées aux amplis.

"El Mochilon" montre bien le chemin. J'aime beaucoup le rythme dansant de la "Cumbia de la Carretera" de Manuel Gonzales et Ruben Guaderrama. Les percussions de Mike Molina et de ses amis invités à la fête sont bien accentuées. "Crei" est une jolie ritournelle bien romantique, capable de faire chavirer les cœurs latins. Les instruments traditionnels sont bien sûr de la partie. Et en particulier l'accordéon pour "Grande de Caderas", "Vieja escalera" et "Tu nuevo carinito". Une musique idéale pour déguster vos tacos, guacamole et chili con carne, boire sa margareta en reprenant tous en chœur le "Que si, que si, que no, que no" dans "Coco Rayado"! Ceci dit, je préfère tout de même leurs albums de roots rock, chantés dans la langue de Shakespeare, à l'instar de "Short fuse", "East side soul" ou de "Just for you", tous parus chez Rounder.

 

Black & White

Hepcat

Écrit par

Black & White nous vient de Rhode Island, non loin de New York. Une formation composée du chanteur guitariste Mark Wagner, de Don Dimuccio à la batterie et de Kevin Martin à la basse. Le trio compose la grande majorité de son répertoire. Black & White s'est formé en 1990 et, à ma connaissance, ce disque serait déjà leur 3ème album.

Mark empoigne sa slide pour attaquer la plage titulaire. A la manière de Hound Dog Taylor. Le son est brut, primaire, sans concession. Du béton! "Alimony blues" démarre en jump et swing. Caressée d'une manière assez semblable au Ronnie Earl de la belle époque, la guitare est inspirée par T-Bone Walker. Wagner a plus d'une corde à son arc et il aborde avec la même détermination différents registres. Dick Dale serait fier de lui lorsqu'il commet "The Wave", au son surf rock garanti d'époque. Caractérisé par les cordes qui se font à nouveau T-Bone, "Latest in the evening" est le blues lent de rigueur. Favorisé par l'entrée des cuivres, le swing revient pour "Swinging like a big horn band". Porky Cohen est au trombone et Doug James au sax. Ce sont des amis qui, de toute évidence, participent à l'hommage adressé en forme de clin d'œil, à leurs potes de Rhode Island ; le "big horn band", autrement dit le Roomful of Blues. Rock'n'roll sur "Carmelia" ! On imagine Mark faire des pas de canards lorsqu'il sort son solo tout en rythme! Shuffle à la texane sur "Ive been down before". En finale, le jazzyfiant "Texas swing" rapproche Wagner de l'une de ses influences majeures, Charlie Christian. Mais il faut reconnaître qu'il est souvent inspiré par deux anciens gratteurs de Roomful of Blues : Ronnie Earl déjà cité, et Duke Robillard. Ce qui ne peut être qu'une référence. Cet album est très bon et, par conséquent, bien trop court.

 

Björk

Selma songs

Écrit par

Les sept fragments réunis sur cet opus sont extraits de la bande sonore du long métrage de Lars Von Trier, " Dancer in the dark "; film musical qui, je vous le rappelle, avait décroché la palme d'or lors du dernier festival de Cannes. Vous avez déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre, sur l'une ou l'autre station radiophonique, " I've seen it all ", chanson interprétée en duo par Thom Yorke (NDR : le chanteur de Radiohead, si c'est nécessaire de vous le rappeler !) et Björk. Une composition qui devrait vous permettre de vous donner une petite idée du climat qui règne tout au long de ce disque. Sur lequel, hormis l'ouverture instrumentale, Björk exerce tout son talent de vocaliste (NDR : et quel talent !) sur une trame sonore déchirée entre orchestrations symphoniques (NDR : qui a dit orgasmiques ?), music hall hollywoodien, technologie moderne et bruitages post industriels…

 

Elvin Bishop

That´s my partner!

Écrit par

Voilà une solide paire de vieux couteaux réunis pour le meilleur (NDR : et pas pour le pire !). Longtemps guitariste du Paul Butterfield Blues Band, Elvin Bishop y a notamment côtoyé Mike Bloomfield. Albert ‘Little Smokey’ Smothers est né en 1939 dans le Mississippi. Il est le frère cadet du regretté Otis ‘Smokey’ Smothers. Depuis 1956, il s'est fixé à Chicago, la cité du blues, où il a pu intégrer le style des meilleurs, comme Magic Sam et Otis Rush. Fin des années 50, il est devenu le guitariste de Howlin' Wolf. Il joue au début des 60s en compagnie du jeune harmoniciste blanc, Paul Butterfield, qui sera remplacé par… Elvin Bishop. Depuis cette époque Elvin voue une grande admiration à Albert. Il le considère, en effet, comme son maître à jouer. Little Smokey jouera ensuite de nombreuses années dans le Legendary Blues Band.

L'album a été enregistré live, tout début de l'an 2000, au Biscuits & Blues de San Francisco, flanqué du backing band d'Elvin. Il débute en funk chaleureux par "That's my partner". Ecrit et chanté par Bishop, les deux guitares rivalisent d'adresse face à la section rythmique et au front de cuivres. La paire s'engage alors dans un superbe "Roll your moneymaker". La joie de jouer se dégage irrésistiblement lorsque les deux compères reprennent en chœur le refrain. Elvin se déchaîne sur les cordes, imprimant un style très californien. Le vigoureux "Slow down" permet aux cuivres, partagés entre Terry Hanck au sax et Ed Earley au trombone, de tirer leur épingle du jeu. Mais ces vieux artisans du blues sont chez eux dans le Chicago Blues. C'est avec aisance et facilité qu'ils abordent "Little Red Rooster" ou plus tard "Annie Mae". Smokey s'y sent tellement chez lui. S.E Willis se montre en évidence au piano. "The skin they're in", extrait du dernier album de Bishop, passe superbement la rampe. Elvin empoigne sa slide pour attaquer "Stomp", avec des percussions tribales de Bobby Cochran. Ce titre qui accueille en invité l'harmoniciste Steve Gurr, libère une fameuse dose de groove. L'intérêt se maintient jusqu'au bout du concert, dans un festival de guitares imprimées sur un rythme nonchalant, tout au long de "Pleading with you" et de "Dirty Drawers". Un très bon album!

 

Biosphere

Cirque

Écrit par

Qu'est-ce qui distingue un groupe d'ambient d'un autre ? Poser la question, c'est y répondre : pas grand chose. La différence, Biosphere la cultive à travers le digipack et surtout le livret : soigné avec de belles photos de nature (sans trace d'homme évidemment). Le message qui sous-tend ce concept est le respect, la beauté de l'environnement, de notre ‘biosphère’... Et la boucle est bouclée : " Cirque ", mais aussi circulaire, donc autour (revoilà la nature). La musique de Biosphere tourne en rond, mais au bout du compte nous explique en musique sa philosophie de cette nature... En tout cas, la formation n'est pas prête de passer en ‘after party’ de la scène hardcore d'un festival.