Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

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The Cure
Guns N Roses

Sean Costello

Cuttin´ in

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Ce jeune chanteur/guitariste avait sorti un premier album prometteur en 97, "Call the cops". Il réapparaît, signé par Landslide et entouré d'une solide bande de musiciens.

L'album est essentiellement constitué de reprises, qui baignent, pour la plupart, dans le Chicago blues. A commencer par une version musclée du "Talk to your daughter", de J.B Lenoir. Puissante, agressive, elle s'appuie sur une section rythmique très cohérente. Malvin Zachary est à la basse et Tim Gunther à la batterie. Le disque enchaîne immédiatement avec la plage titulaire, en l'occurrence le célèbre "Cuttin' in" de Johnny Guitar Watson (NDR : qui ne connaît pas le fameux "Excuse moi partenaire! " ?). Et de nouveau, le traitement de ce classique est impeccable. Sean s'embarque alors sur son "Cold cold ground", traçant à la guitare des phrases inspirées par BB King, mais bien plus saignantes et amplifiées. Son camarade, Paul Linden, pose le décor à l'harmonica pour la reprise de "Mellow chick swing", de Sonny Boy Williamson, et favorise un théâtre d'échanges entre les cordes et le piano de Matt Wauchope. Sean a bien pris ses marques dans la Cité des Vents, le voici dans une démonstration de puissance, au cœur de "I want to be loved", de Willie Dixon. L'énergie atteint son paroxysme sur "Who's been cheatin' who", un véritable forcing rythmique qui porte le chant et l'harmonica. Pour l'exercice du blues lent, Costello force le respect dans une cover de "Double Trouble". D'Otis Rush bien entendu ! Le résultat est superbe, croyez-moi! Et Sean manifeste une sensibilité exacerbée jusqu'au bout des ongles. "Goombay rock" est savamment parfumé d'Orient! Effluves de R&B, "I got loaded" et "Those lonely lonely nights" sentent bon les vieux juke-boxes des sixties. La lutte finale se concentre à Chicago. L'harmonica de Linden hurle de plaisir sur "Close to you". Et pour clore cet excellent album, Sean cède les vocaux à Paul pour attaquer le "Ah'w baby", de Little Walter.

 

Joe T. Cook

Long shot

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Plein feu sur le Minnesota. "Just a bit west from Chicago". Un peu à l'ouest de Chicago comme le clame le boss de Blue Loon. Joe Lunsheim avait sorti un 1er album en 94, "It ain't so easy". Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Il s'est marié, est devenu père et… propriétaire. Le revoilà, en pleine forme et le souffle puissant.

Il traite son harmonica comme un possédé sur l'ouverture "I'm leaving you" (de Howlin' Wolf), sonnant ainsi très proche de son ex-concitoyen R.J Mischo. Joe écrit, le plus souvent dans l'esprit de Chicago. La plage titulaire est proche du rythme connu de "Help me". Il joue dans l'esprit des grands, tels Little Walter et Sonny Boy Williamson. "I got a goodun" est un shuffle. Joe est très percutant et le guitariste John Franken met le nez à la fenêtre. John est un gratteur bien connu à Minneapolis Il figurait également au sein du Joël Johnson Band. Dans la version très tonique du "Little baby" de Willie Dixon, l'harmo est inspiré par Rice Miller. Joe est très en verve. Bruce McCabe l'entraîne dans le boogie "Short burning fuse". Tous les instruments débordent de partout. Excellent en effet! Changement de climat musical pour aborder "Got to be with you tonight", un swamp blues de Slim Harpo. "Easy street" reste en Louisiane, du côté de la Nouvelle Orléans. Le piano de Bruce McCabe sautille avec légèreté. John Schroder (l'ex-bassiste de RJ Mischo) et Dwight Dario assurent le rythme. Blues accéléré, "Soo line Sally" est imprimé sur un tempo d'enfer. Joe est vraiment intenable. Dernière reprise, "Think" de Jimmy McCracklin est une nouvelle opportunité de mettre le feu, la musique à bouche serrée aux lèvres. Ces musiciens savent tout faire ; et attaquent "Somebodfy pinch me" tout en swing et jump. Cet excellent album se termine par "Heart of darkness", une composition chantée avec passion et force, tout au long de laquelle Frank gratte dans l'ombre des illustres bluesmen BB King et Peter Green ; mais un Green du passé.

 

Consolidated

Tikkun survivor demos

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Quelque part entre le rock et la musique noire on trouve le territoire peu fréquenté du funk blanc. Une île déserte longtemps dirigée par les inénarrables Red Hot Chili Peppers ou les frenchies d'FFF. Consolidated, dont le succès est plus relatif, a toujours été un émule de ces derniers. Avec cependant davantage de nuances ; surtout au niveau des ambiances électroniques qui tapissent leur ouvrage d'une noirceur, devenue au fil du temps leur marque de fabrique. Difficile, en effet, de s'arrêter à une émotion unique. De demeurer de marbre à l'écoute de leurs morceaux perpétuellement tiraillés de l'intérieur entre vocaux poppy déformés, directs, et un arrière fond peuplé d'ombres boueuses. Des ombres assez flippantes il est vrai, réveillées par un mur du son strident, imparable, dissonant.

On navigue à cheval entre rupture de ton sauvage et refrain imparable poppy ; entre pédale wah wah fuzzée, couvrant des marécages peu engageants, et une new jack sucrée (" Falling Through You "). Difficile de rester à l'aise. Ils jouent avec nos méninges en s'évertuant à décalquer les influences nineties, du meanstream à l'indé. Comme sur " Impermanence ", avec ses faux airs de Smashing Pumpkins période Siamese Dreams, " Behold the power of cheese ", pérégrination nocturne en terre électro-jungle, " Sex Works ", balade technoïde a faire rougir Marilyn Manson, ou, tenez vous bien, " Chemo ", avec ses faux airs de Lenny Kravitz ( ! ! !).

Ils ont de l'humour, c'est une certitude. Un humour qu'ils utilisent à bon escient, afin d'ajouter un zeste d'auto ironie parfois limite ; mais évitent de tomber dans la satisfaction affichée par certains groupes, dont je ne citerai pas les noms, afin de ne pas leur faire une publicité gratuite. Pas la peine ! Dorénavant, mieux vaut voter Consolidated, authentique objet lugubre à placer quelque part entre le dernier Faith No More et Infectious Grooves.

 

Deborah Coleman

Soft place to fall

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La charmante Deborah est une artiste prolifique Et ses albums se déversent dans nos oreilles attentives. Toujours fidèle au label Blind Pig aux USA, elle est toutefois distribuée chez nous via la machine allemande Ruf. Après "Takin' a stand", sorti en 1995 sur new Moon, "I can't lose", en 97 et "Where blues begins", en 98, tous deux sur Blind Pig, elle nous revient avec un quatrième album.

La première plage "Look what you do to me", est une ballade soul enrobée de chœurs qui accroche par sa mélodie. Avec "Confused", elle est proche d'un rock hard au riff lourd et puissant. Pourtant, le plus souvent, son blues est tendre, doux ; et sa voix, pas très forte, se prête mieux à ce type d'exercice. Il est facile de s'en rendre compte sur "Soft place to fall" et "So damn easy". Elle peut sans difficulté hausser le rythme, chatouiller le boogie. Comme sur "Don't lie to me", mais vous n'aurez jamais le souffle coupé! Ce boogie tient facilement la route grâce à la section rythmique sans faille constituée de Dave Smith à la basse et de Steve Potts aux baguettes. Non, ce qu'elle fait le mieux, ce sont les petites plages dansantes, parfumées d'un funk léger. Tout au long de "If you love me like you say", de Little Johnny Taylor, sa guitare se détache très aisément dans ce décor mouvant! Ernest Williamson prête main forte à l'orgue pour les blues intenses "Another hoping fool" et "Nothin' to do with love". Le Chicago blues classique n'est cependant pas dédaigné, à l'instar du familier "I'm a woman", composé au masculin par Bo Diddley. Billy Gibson, l'homme de Memphis, est venu souffler dans son harmonica. L'opus s'achève par une fête des voix autour de la slide, enfin sortie de sa cachette, pour un "The day it comes" vivifiant. La production est signée Jim Gaines.

 

Lloyd Cole

The negatives

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Difficile de comprendre pourquoi un musicien aussi talentueux ne rencontre qu'un succès si confidentiel. Difficile de comprendre comment une musique aussi agréable à l'oreille est si peu diffusée sur les ondes radiophoniques. Serait-elle à ce point intelligente pour effrayer les programmateurs de ces stations ? Les lyrics de Cole, teintés d'humour et parfois même de cynisme, ont beau faire très souvent référence à la littérature, cette excuse, me semble-t-il un peu légère, surtout si elle émane de la bande FM. Oh bien sûr, flanqué des Commotions, il a bien gravé trois elpees devenus légendaires. Qui ne se sont pas pour autant traduits en tunes. Et sa carrière solo, volontairement plus accessible, n'a finalement et paradoxalement, débouché que sur une nouvelle chute de popularité. C'est vraiment à ne rien y comprendre. Personnellement, découvrir un nouvel album de Lloyd a toujours été un réel plaisir. Et je ne m'en cache pas pour le dire.

" The negatives " m'a donc plu. Beaucoup plu. Simplement parce que son mélange de cordes électrique et acoustique fait à nouveau merveille. Et si les inévitables ombres de Television et du Velvet planent sur cet opus, donc des Commotions, elles sont ici rejointes par celles plus " postcard ", d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Et tout au long des onze fragments de cet opus, Lloyd parvient, avec le concours de Stephen Street (le producteur de ses débuts) aux manettes, à préserver ce fragile équilibre entre intensité et esthétisme. A nous envoûter par ces mélodies empreintes de charme, de subtilité et de confidence qu'il caresse de son timbre vocal tellement chaleureux et profond. Et si un filet de synthé ou une bruine d'arrangements symphoniques viennent, de temps à autre, rafraîchir l'une ou l'autre chanson, c'est pour mieux communiquer ce sentiment de mélancolie douce-amère, capable de vous toucher l'âme…

 

Coldplay

Parachutes

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Drivé par Chris Martin, compositeur, guitariste, pianiste et chanteur à la voix exceptionnelle, dont le timbre tantôt angélique, falsetto, douloureux ou intimiste, nous rappelle à la fois Thom Yorke et Jeff Buckley, Coldplay vient d'enregistrer son premier album. Et quel album ! Un disque qui dégage une intensité émotionnelle considérable. Mais si la musique évoque, à premier abord, Radiohead, Muse, Travis ou Embrace, au fil des écoutes, elle dévoile une identité bien plus personnelle, en explorant un univers sonore sis à la croisée des chemins de la simplicité et de l'efficacité. Un peu comme si le groupe avait trouvé la formule idéale pour écrire des chansons intemporelles. Le processus de composition y est dans doute pour quelque chose, puisque Coldplay y pose des jalons acoustiques, avant de passer à la mise en forme contemporaine. Chris accompagne d'ailleurs toujours son chant, d'une guitare sèche ou d'un piano, pour interpréter ses chansons. A charge des trois autres d'y injecter toute l'intensité électrique, en tenant compte de cette sensibilité mélodique mélancolique, hymnique (Echo & the Bunnymen ?), capable d'embrasser les accents symphoniques du défunt The Verve, circa " The nothern soul ". Un must !

 

Cocteau Twins

Stars and top soil - A collection (1982 - 1990)

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Cette compile est consacrée à la première partie de la carrière de cet ensemble écossais, ou plus exactement à sa discographie sortie chez 4AD. Groupe indie jusqu'au plus profond de l'âme, Cocteau Twins est rapidement devenu une référence dans l'univers de la musique atmosphérique. Un style unique fait de climats légers et délicats, mélancoliques et esthétiques, fragiles et insaisissables, mais aussi bruitistes et pulsants, nés de la conjugaison du timbre vocal sinueux, cristallin, exceptionnel de Liz Fraser, du talent d'arrangeur, d'ingénieur du son et de guitariste de Robin Guthrie ainsi que du doigté du bassiste/claviériste Simon Raymonde. Et ce groupe intemporel par excellence deviendra même, sans s'en rendre compte, une des clefs de voûte du futur mouvement noisy pop. En outre, le style vocal d'Elisabeth fera des émules. Et notamment Björk (Sugarcubes), Harriett (Sundays), Alison (Cranes), Karin Oliver (His Name Is Alive) et Heather Nova. N'en déplaise à ces derniers… Ce recueil épingle des extraits des cinq premiers elpees de Cocteau Twins, mais égalent des Eps " Love's easy tears ", " The spangle maker ", " Aikea Guinea ", " Tiny dynamine ", " Echoes in a shallow bay " et du single " Ice blink luck ". Un seul regret, l'absence de la reprise du " Song to the siren " de Tim Buckley, qui figurait sur le premier projet de This Mortal Coil.

 

C.O.C.O.

C.O.C.O.

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Duo mixte basse/batterie, Coco a enregistré cet album chez Calvin Johnson au studio Dub Narcotic. Coco pratique une ‘surf music’" sans guitares, mais plein de groove. Coco fait surtout penser à une jam entre le Pizzicato Five et Mecca Normal. D'un côté les spécialistes du kitsch jamais (trop) ringard ; de l'autre une formation plus souvent remarquée par l'émotion véhiculée que pour l'originalité des ses structures. Nous pouvons entendre sur cet album éponyme de Coco des ‘shalalala’, des ‘doudoudou’ et autres joyeuses labiales nous plongeant dans un univers simple (simpliste ?), enfantin mais pas candide, et surtout qui ne se prend jamais la tête. N'est pas le plus punk celui que l'on croit…

 

Eddy ‘The Chief’ Clearwater

Reservation blues

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Agé de 65 ans, Eddy Clearwater fête cette année un demi-siècle de performances ‘live’. Il a écumé la plupart des planches de cette planète. Ce qui ne l'empêche pas de nourrir de nouveaux projets. Comme celui d'ouvrir, d'ici quelques semaines, son propre club à Chicago. Un club qui portera le nom de ce nouvel album, "Reservation blues". Un nouveau clin d'œil à l'héritage indien, et en particulier aux Cherokees, dont il se réclame. Sorti en 80 sur Rooster Blues son premier album était d'ailleurs intitulé "The chief". Son sobriquet Clearwater lui vient de sa passion pour Muddy Waters. De son vrai nom Harrington, il est le cousin de Carey Bell (Harrington).

A l'instar de son album précédent, "Cool blues walk", sorti chez Bullseye en 1998, Duke Robillard en exécute la production. Et il en a profité pour ramener en studio, son Duke Robillard Band au grand complet. Cela s'entend et se goûte dès la 1ère plage, "Winds of change". On se croirait sur un album de Duke. Car il assure même le solo devant les saxes de Doug James et de Dennis Taylor. Eddy est bien sûr un fervent adepte de Chuck Berry. Il enregistre ici une nouvelle version de son "I wouldnt lay my guitar down". Face au piano sautillant de Matt McCabe, la guitare toute en accords est très caractéristique. La face Muddy Waters se retrouve sur "Find yourself", lorsque le cousin Carey Bell vient souffler dans son harmo! La plage titulaire est un bien bel exercice de slow blues fin de soirée ; et l'ambiance feutrée est plus proche de T-Bone Walker que du Chicago Blues. Par contre, "Running along", trouve son inspiration dans le West sound cher à Eddie. Il est ici fort proche de l'un de ses mentors, Otis Rush. Sur "Easy is my style", nous retrouvons à nouveau ce même schéma très Rush. Et vous pouvez me croire, c'est interprété au plus haut niveau. Il faut entendre cette guitare fluide se dégager des deux cuivres. "Blues cruise" est un instrumental puissant, inspiré par le R&B de la Nouvelle Orleans. La section rythmique de John Packer et de Jeff McAllister est très soudée. Titre très original, "Halls of hate" constitue une ballade sortie tout droit du pays des swamps. Elle célèbre Eddy le songwriter qui traite ici de racisme, d'injustice et d'oppression. Très en verve, Eddy referme cet album en rocker, en reprenant le "Sweet little rock and roller" de Chuck Berry. Un superbe album ; peut-être le meilleur de Clearwater !

 

William Clarke

Tip of the top

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Né en 1951 à Inglewood, sur la Côte Ouest, William Clarke était un harmoniciste merveilleux, bouleversant ; peut-être même le plus doué de sa génération. Et pourtant, la concurrence était rude face à Rod Piazza, James Harman et autres. Tout comme Piazza, cet élève de l'école de George Smith pratiquait une fusion entre les styles de Chicago et de Los Angeles. Il s'était aussi forgé son style à l'écoute des saxophonistes et organistes de jazz. L'album était sorti sous la forme d'un vinyle en 1987. En Europe, sur Double. King Ace a eu la bonne initiative de le sortir en CD, enrichi de quatre inédits.

Cet elpee est tout à fait superbe. Les musiciens en présence sont tous de grosses pointures. Parmi les guitaristes on retrouve Hollywood Fats, Junior Watson, Ronnie Earl et Joel Foy. Rob Rio et Fred Kaplan se partagent les claviers. Will Brinlee et Bill Stuve, la basse. Et la liste est loin d'être exhaustive !

Junior Watson ouvre l'album par "Drinkin' beer", dans ce jump style qui lui colle si bien aux cordes. Une entrée en matière tout à fait exceptionnelle car le 1er décollage de William est le bon ; et l'harmonica explose dans des phrases élégantes. Le pied!! Bill s'attaque à l'admirable "Just a dream", de Big Bill Broonzy, dans le plus pur style Chicago. Le blues s'accélère avec "Take a walk with me". Hollywood Fats est aux cordes. Tout est parfaitement en place. William s'empare de son harmonica chromatique. Les lumières baissent. L'émotion s'empare du géant pour annoncer l'hommage à son maître, "Tribute to George Smith". Et pendant tout ce temps, Fats et Kaplan se régalent derrière leur instrument. Charlie Musselwhite pousse la porte du studio pour chanter son "Charlie's blues", avec à la clé et pour le plaisir des oreilles, un duo d'harmonicas de légende. Un autre grand se présente : Ronnie Earl. Il prête sa guitare à "Hot dog and a beer". Et le menu simple se transforme en festin. Ronnie est au sommet de son art. Il nous délivre un "smokin" en solo. Georges Smith en personne s'approche sur la pointe des pieds. Il souffle dans le registre qui n'appartient qu'à lui, et chante avec des larmes au bord des yeux. Les inédits sont situés en fin de CD. 4 compositions de Clarke : "Party Party", dans le pur jump style avec Hollywood Fats, le très Chicago "Got my brand on you", ainsi que "My dog don't bark" et "My wife got mad" avec Jr Watson. Ces plages ont été cédées par la veuve, Jeannette Clarke, car William nous a quitté le 2 novembre 1996, sur une table d'opération de Fresno. Cet album assez exceptionnel avait été nominé à l'époque, pour les WC Handy Awards. Je vous le conseille vivement!