L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

The Cure
Afghan Whigs

The Dandy Warhols

Thirteen tales from urban bohemia

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Pour enregistrer leur troisième album, les Dandy Warhols ont procédé au remplacement de leur drummer. Ce qui n'a pas changé grand chose au produit fini, le quatuor continuant d'observer un rituel psychédélique dans le sens le plus pop du terme. Mélange incendiaire d'élégance sordide, d'humour caustique, d'hédonisme pervers et de glamour érotique, cet opus nous propose treize contes de bohême urbaine, ou plus exactement treize chansons qui reflètent un état d'esprit nomade, un mode de vie néo-hippie, une certaine image de la contre-culture, que partage le quatuor au quotidien, par la force des choses.

" Thirteen tales from urban bohemia " se veut donc psychédélique. Tantôt revivaliste sixties, floydien, hawkwindien ou même contaminé par l'acid rock du début des seventies (Jefferson Airplane, Grateful Dead, Quicksilver), cet opus multiplie, en outre, les références. Empruntées tantôt à la noisy de Ride circa " Leave them all behind " sur " Nietzche ", le punkabilly tribal des Cramps pour " Shakin' ", mais également les Kinks, les Beach Boys, Blur, les Silencers et bien d'autres. Sans oublier les Stones. Dont on retrouve le climat spectral de " Gimme Shelter " chez " Mohammed " et ni plus ni moins les effets extatiques des riffs et du groove de " Brown sugar " tout au long de " Bohemian like you ". Espérons, à cet égard, que le combo ait pris les précautions d'usage en matière de droits d'auteur, sans quoi il risque de connaître la même mésaventure que Richard Ashcroft, lorsque son défunt Verve avait samplé quelques notes de " As tears go by " pour enregistrer " Bitter sweet symphony ". Sans quoi, cet opus devrait figurer parmi les ‘must’ de l'an 2000.

 

Etienne Daho

Corps et armes

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Je n'ai jamais très bien compris tout ce raffut autour d'Etienne Daho, tout le crédit qu'on lui accorde. Evidemment, quand on allume la radio, c'est mieux, beaucoup mieux même, de tomber sur Daho que sur Obispo. Mais, à ce train là, beaucoup d'artistes devraient entrer dans nos faveurs. J'ai essayé de comprendre avec ce "Corps et armes". J'ai eu envie de tomber sous le charme du "Brasier", de sombrer dans la subtile mélodie de "La baie", de fredonner le tonique "Rendez-vous à Vedra". J'ai presque réussi. Presque. Trop de miel, trop de sirop et pas assez de surprises, dans ces chansons du sympathique Etienne. Et ce n'est pas les trois notes atones qui lui servent de voix qui rattrapent l'affaire. Daho roule sur une belle ligne droite. Fluide et agréable. Mais moi, je veux des bosses, des virages, un peu de tension. Il y a moyen de donner du coffre à la guimauve. Si vous ne me croyez pas, écoutez Bashung chanter "Les mots bleus".

 

Caroline Dahl

No hats

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Lady Caroline est originaire de Louisville, dans le Kentucky. Elle a fait ses débuts en compagnie des Metropolitan Blues All Stars. Elle est venue chez nous, à Ecaussinnes, il y a quelques années, flanquée des excellents Rhythm Sheiks. Aujourd'hui, elle joue régulièrement avec le Rhythmtown Jive. Pourtant ici, c'est elle la seule maître à bord. Elle joue du piano, de l'orgue et de l'accordéon en compagnie de différents percussionnistes. " No hats " est donc bien un album instrumental.

Spécialiste du boogie woogie, son parcours débute naturellement par un "Caroline's boogie" bien sémillant, avec Bowen Brown à la batterie. Vous entrez dans un bar select et vous entendez au loin un piano qui vous divertit de mélodies bien connues ; mais lorsque vous vous rendez compte que la musique diffusée n'est ni glacée ni stérile, vous levez la tête et apercevez alors une silhouette longiligne dont la crinière noire se trémousse devant le clavier : c'est bien Caroline qui affronte, en medley bien revigorant, "Tico Tico", "St Louis Blues" et "Bumble boogie". Une vraie diablesse, cette Miss Dahl ! Elle possède tonus, style et swing. Elle aborde "Sharp swinger" avec une facilité déconcertante ; et croyez-moi, ce n'est pas une tâche aisée. Au sein de son répertoire boogie, "Up and running" et "Bluegrass boogie woogie", flairent la dynamite à l'état pur, alors que la chaleur de son doigté vous étreint imparablement. Quelle santé ! Elle retrouve son enfance vécue dans le Kentucky, en alignant un bouquet garni de chansons appartenant sans nul doute au folklore local. Elle y mêle son piano d'un soupçon d'accordéon pour nous entraîner dans la fête. Un petit voyage baptisé "Kentucky sampler" qui dure plus de 10' ! Les percussions un tantinet festives de John Hanes nous entraînent dans une "Parrot dance". Et quelle danse du perroquet ! Pour les amateurs de piano, cet opus est une véritable aubaine !

 

Elmore D

Saturday Night Rub

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Parfait exemple de Belgique pluriculturelle ! Et c'est le blues qui nous donne cette occasion ! Elmore D, de son vrai nom, Daniel Droixhe est un membre actif de la Principauté de Liège. Ce n'est pas le Delta de l'Ourthe qui l'inspire, mais bien celui du Mississippi. Donnez une guitare à Daniel. Fermez les yeux. Ouvrez grandes vos oreilles. Le feeling du blues circule immédiatement.

L'homme possède la voix, la présence, le feeling et le doigté. Notre Liégeois est ici rejoint par plusieurs des fleurons de notre pays plat flamand. Des anciens Electric Kings. Big Dave à l'harmonica ainsi que Mark Thijs à la planche à lessiver, et surtout à la production. Et cela s'entend ! Ceux qui ont pris leur pied en écoutant l'album "This is Tee", reconnaîtront la marque de Marc!!

L'ouverture est implacable. Elle abat tout sur son passage. Il fallait s'y attendre, le son est sale, primaire, puissant. La voix d'Elmore reste dominante face à une section rythmique qui reste sur le devant de la scène. La guitare (NDR : qui est Lazy Horse, le "cheval paresseux"?) secrète un son gras. Tellement gras que le "Can't afford to do it" d'Homesick James est encaissé comme une véritable claque. Difficile d'ailleurs de s'en remettre, car "Drop down mama" continue dans le même registre. Big Dave souffle admirablement dans le décor. Willie Maze martèle ses peaux. Elmore chante tel un possédé, bien loin de la douceur de la voix de Sleepy John Estes. Cette sensation de brutalité s'explique sans doute par la composition de la section rythmique. Sans basse. Composée d'une batterie et d'une guitare rythmique agressive et métallique. Hound Dog Taylor adorait décoller devant une telle assise. Il est parfois dommage que les guitares acoustiques d'Elmore ne percent pas davantage l'écran sonore. Bien peu d'amateurs de blues comprennent réellement l'anglais ou tout au moins le langage du blues qui est souvent complexe à décrypter. Ceci pour dire qu'Elmore, en vrai wallon, chante ses compositions en patois liégeois. Un dialecte qui sonne très musical à nos oreilles. Je n'en saisis pas grand-chose, mon patois picard ne m'aidant guère dans l'aventure! Mais tant pis, là n'est pas l'essentiel. J'aime tout particulièrement "Li wrè dèl rowe d'Erquy" et surtout "Rahis èt rikètes". L'atmosphère lugubre et le son coupé au rasoir vaut toutes les productions Fat Possum de la terre! Tendez donc l'oreille à la finale. Comment voulez-vous que Sleepy John Estes reste endormi. Non, non, c'est impossible ! Un grand album belge!

 

Nicolai Dunger

This cloud is learning

Ce Suédois n'est pas né de la dernière pluie, puisque en 1991, pour commettre " Songs wearing clothes ", il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra et de Robert Fripp, le guitariste de King Crimson. Pour enregistrer " This cloud is learning ", il s'est encore entouré d'un belle équipe. Mais de sa nationalité. Un team constitué de l'ex Union Carbide Productions, Henrik Rylander et des musiciens de Soundtrack of Our Lives. A l'instar d'un Will Oldham, mais en moins torturé, Nicolai flirte, tout au long de ce disque avec un folk pop psychédélique élégant, mélancolique, riche en arrangements subtils et minimalistes qu'il rehausse de son timbre vocal étrangement falsetto, à la croisée des chemins d'un Marc Bolan et d'un Jeff Buckley. Cependant, sa six cordes acoustiques, il la joue le plus souvent en arpèges, un peu à la manière d'un David Crosby...

 

Mark Dufresne

There´s a song in there

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Mark Dufresne est né en 1953 à Kansas City. Il a émigré vers Seattle dans le Nord Ouest américain, en 1979. Harmoniciste de talent, il a aussi la réputation d'être un fin compositeur. " There's a song in there ", qui fait suite à "Out of that bed" paru en 1996 et "Have another round" l'année dernière, constitue son troisième album. Il est ici entouré par de merveilleux musiciens. En l'occurrence ceux qui constituaient naguère le réputé Hollywood Fats Band. Kid Ramos à la guitare, Fred Kaplan au piano, Richard Innes à la batterie et Larry Taylor à la basse. Sans oublier le préposé à la deuxième six cordes ; j'ai cité Mark Thijs, particulièrement connu en Belgique.

Mark débute dans un style californien avec "Lonesome veteran". Cette plage est dédiée au vétéran de Seattle, Little Bill Engelhart que nous vous avons déjà présenté dans ces colonnes. "The king, the man, the one" embraie. Tout en swing. La voix très délicate et particulière crève la sono. L'harmonica se fait très Sonny Boy II. "Two for the price of ten" s'enfonce dans les swamps humides de la Louisiane. La voix explose encore sur "Squeaky clean", avec un accompagnement très discret. Il se taille un costume très Howlin' Wolf avec "A song in there". "Take it all" est un shuffle, inspiré du Chicago blues, proche encore de Rice Miller. Kid Ramos se réserve toujours, avec une aisance déconcertante, un solo sublime, éblouissant dans la tonalité. Le swing est cuivré pour "The deal you get". " Tonight, twice" emprunte un rythme cher à Jimmy Reed et repose sur une section rythmique de luxe. Mark Thys marque tellement ce titre de son empreinte qu'on a envie de le rejouer une deuxième fois (twice), d'autant plus que Ramos s'y éclate! L'album s'éteint avec un " Out the door ", chanté avec passion par Mark. L'atmosphère est pesante. Les accords empruntés à T-Bone Walker brûlants! La production est signée Richard Duran (aka Lynwood Slim).

 

China Drum

Diskin

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Non seulement China Drum a décidé de transformer son patronyme en ‘The Drum’, mais en outre, il a également modifié son style de musique. Et radicalement ! D'un popcore aux accents vivifiants et mélodiques empruntés à Hüsker Dü voire à Green Day, la formation de Newcastle est passée à une forme d'électrocore aride et furieux plutôt qu'avant-gardiste ; n'hésitant pas à piller l'âme des Pixies, de Porno For Pyros, de Psychedelic Furs, de Shudder To Think et même de Nine Inch Nails, pour atteindre ses sombres desseins technologiques. Mais en ratissant très large, The Drum est parvenu à concocter une mixture qui ne manque pas d'allure et qui au fil de l'écoute finit par envoûter. Malheureusement, si la démarche peut paraître très intéressante, elle risque fort de brouiller le groupe avec les fans de la première heure…

 

Drowningman

Rock and roll killing machine

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La dent qui illustre la pochette de ce CD devait sûrement appartenir à un spectateur d'un concert de Drowningman. Et ce n'est pas une canine qu'ils sont parvenus à vous arracher ; non, c'est une molaire ! Parce que la formation creuse assez loin dans la tension ; dans la dépense d'énergie et de frustration. Ces 9 titres relativement courts (NDR : je les comprends…) sont des moments de pure haine retenue. Structures complexes et alternance calme/explosion nous plongent dans des eaux troubles où macèrent Dillinger Escape Plan, Cave In, Converge, Coalesce ou encore Kiss It Goodbye. Il y a pire comme parrains, non ! Mais seulement voilà, les meneurs de troupe sont déjà bien établis et Drowningman n'apporte rien de bien neuf au style. Le groupe devra s'enfoncer davantage pour trouver une identité plus marquée. A partir de là, tout leur sera peut-être permis…A tenir en tout cas à l'œil, ou plus exactement à l'oreille !

 

Dozer

In the tail of a comet

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Vous ne supportez pas les ensembles à cordes et vous estimez que le " S/M " de Metallica est à pleurer ? Vous perdez patience de voir Chris Cornell relancer un Soundgarden de la grande époque ? Fumanchu et Kyuss sont vos références ? Dès " Facelift " la voix de Layne Staley vous a envoûté ? " In the tail of a comet " est pour vous !!! On le sait, le label Man's Ruin ne fait pas toujours dans la dentelle ; mais qu'importe ! Le résultat est là ! Pas le temps de s'éterniser. En 4 petites minutes en moyenne par titre, il faut se tenir bien au chaud (mais pas à l'abri d'une collision) dans la traînée de la comète ; quitte à se faire taxer de suiveur. La tête balance, les pieds frappent le sol. Pas de doute, c'est bien un disque de rock n' roll sidéral…

 

Downliners Sect

Sect appeal

Écrit par

Le Downliners Sect est arrivé au début des années 60, dans la vague qui nous a permis de connaître les Rolling Stones, Yardbirds et autres Pretty Things. Le groupe touchait à tout. Au R&B, au rock'n'roll, à la country, au beat, etc. Il n’a connu qu'un succès d'estime ; trop insignifiant sans doute pour agiter la vague R&B, mais pas assez pop pour remuer celle des beat groups. Il possédait pourtant de sérieux atouts, parce qu’il pouvait compter sur ses musiciens chanteurs, Terry Gibson, Don Craine et Keith Grant.

Le Sect a connu une nouvelle jeunesse dans les 70’s lors de l'avènement du pub rock de Dr Feelgood et les Kursaal Flyers. Reformés à la fin des 70s, ils sortiront deux albums, dont "Showbiz" (NDR : qui a déjà été réédité par Indigo et "Live in the 1980s"). Cet opus est ici présent, enrichi de 4 titres enregistrés en mai 80. Les trois musiciens susvisés sont ici flanqués du chanteur harmoniciste Paul Tiller (un ancien des Black Cat Bones) et de Rod De'Ath, un personnage qui a longtemps été longtemps le batteur de Rory Gallagher.

"You ain't done me right" est un titre accrocheur mais qui sonne très… Status Quo. "Blue night" vaut pour sa belle partie d'harmonica de Tiller. "Rhythm 'n' booze" est un rock'n'roll proche de Chuck Berry, avec une voix trop propre. L'album live est plus tranché, brut, sale. Nous sommes toujours en 80 avec les mêmes musiciens. L'énergie déborde, sans pour autant dépasser celle du Nine Below Zero de la même époque. Les plages qui dégagent le plus sont les meilleures. Et en particulier "Got my mojo working" ainsi que le fameux "Sect appeal", dont le rythme est pompé sur le riff de Bo Diddley. Quand ils chantent le "Love potion n°9" de Leiber et Stoller, on croirait entendre les Beatles des tous débuts. Manifestement ils sont le plus à l'aise dans le rock'n'roll. Ils foncent, dévastent et emballent "Back in the USA" et "Sweet little 16" de Berry. Et même d'autres canons tels que "Wee wee baby" ou "Nursery rhyme" de Diddley. Rien (ou presque) n'échappe au rouleau compresseur. Seule la conclusion ("Shake your moneymaker " et "Route 66") qui emprunte un ton trop approximatif, a été bâclée…