L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Afghan Whigs
Ora Cogan

Digger

Monte Carlo

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Ce " Monte Carlo " affronte un punk-rock de facture classique. Souvent pied au plancher, la musique de Digger ferait la bande-son parfaite d'une vidéo de skate. Maintenant la question pertinente se pose à tout auditeur de ce style musical : vaut-il mieux écouter NOFX ou Digger ? De peur de se lasser, en n'écoutant que le même groupe, mais sous un nom différent, ne vaut-il pas mieux en choisir un et rechercher l'originalité ailleurs ? Les fans de NOFX auront certainement déjà choisi ; ceux de Digger aussi… Ils écoutent sûrement les deux…

 

Rick Derringer

Jackhammer Blues

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C'est flanqué des McCoys que Rick Derringer a connu le succès dans les 60s. Qui ne se souvient du célèbre hit, "Hang on sloopy" ? Rick devint une agréable surprise pour les amateurs de blues, lorsqu'il devint le second gratteur de Johnny Winter. Sur l'album "Johnny Winter And" et surtout sur le fameux "Live" sorti en 71, sur CBS. Il avait gravé un bon album l'an dernier, "Blues Deluxe", sur Blues Bureau.

Façonné dans le même moule, cet opus dispense un rockin' blues bien senti et de bonne facture. Il démarre avec un "Shake your money maker" très saignant. Il reprend de manière exemplaire, "Wrapper up in love again" d'Albert King dont il a facilement assimilé les phrases. Mais la réussite indéniable, c'est le blues lent, électrique, découpé dans les changements de rythme. Comme sur "You've got to love her with feeling" de Little Walter. Et lorsqu'il nous remet en mémoire ses meilleurs interventions de l'époque Winter, c'est un passé glorieux qui défile dans nos oreilles. Surprise, il reprend "Street corner talking", l'une des meilleurs compositions de Kim Simmonds du Savoy Brown, époque 71. Autre fort bonne version, celle de "Somebody loan me a dime", de Fenton Robinson (et non pas Elmore James comme l'indique la pochette). Notez qu'ils attribuent bien le "Just a little bit" de Roscoe Gordon à Barry Goldberg et Steve Miller!! Signalons encore la présence du très nerveux "Red Hot" de Billy "The Kid" Emerson. Album de bonne facture dans le style, ce " Jackhamer blues " se termine par une longue version du "Texas" de Mike Bloomfield et Buddy Miles, une composition qui figurait sur le 1er album d'Electric Flag, "A long time comin", sorti en 1968. Très bon !

 

Demolition Doll Rods

Demolition Doll Rods

Deux filles et deux kids se partagent le line up de ce quatuor issu des cendres du groupe séminal de Detroit, les Gories. Né en 1997, DDR s'est surtout forgé sa réputation en jouant " live ". A cause de sa mise en scène provocatrice. Le groupe n'hésitant pas à jouer vêtu du strict minimum, histoire de ne pas être taxé d'exhibitionniste. Musicalement, la formation semble avoir été influencée par les Cramps et Redbone. A cause du rythme tribal, sensuel, imprimé sur chacune des compositions ; et puis des vocaux vindicatifs. Par les Stones et Chuck Berry également. Le guitariste exécutant des soli de guitare aussi juteux et sinueux que ceux que nous réservait Chuck ou Keith Richards en personne. Malheureusement, sur disque, la solution manque singulièrement de relief. A un tel point qu'il est souvent difficile de faire la distinction entre un fragment et un autre...

 

The Delta 72

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Le troisième album de Delta 72 a été enregistré aux studios " Tongue & Groove " de Philadelphie, endroit mythique où les Rolling Stones avaient conçu " Exile on main street " et Prince, " Purple rain ". Et lorsqu'on sait que ce sont Neil Haggerty et Jennifer Herrema, leaders de Royal Trux, qui se sont chargés de la production, on peut se faire une petite idée de l'esprit revivaliste qui plane sur cet opus. Hanté pat les Stones, les Small Faces, les Chamber Brothers et le Spencer Davies Group, il est généreusement nappé de claviers hammond, à l'instar d'un Kula Shaker,. Ou d'un Deep Purple adolescent, si vous préférez rester dans un contexte sixties. Et pour donner une coloration bien rythm'n blues à l'ensemble, le groupe a reçu le concours de deux chanteuses gospel. Un album bien ficelé, fort agréable à écouter, même si les puristes le taxeront inévitablement de passéiste...

 

Delirious

Glo

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Apparemment ce quintette est constitué de musiciens pieux. C'est en tout cas ce que les lyrics laissent supposer. Des lyrics qui parlent de Dieu, de Jésus, mais qui s'inspirent également de psaumes et d'expériences vécues. Des lyrics qu'ils véhiculent sur un pop rock hymnique, mais un peu trop emphatique, à mon goût ; une musique dont les influences majeures ne peuvent être que U2, Marillion, Queen et Ultravox. De là à en faire son credo…

 

Deftones

White Pony

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Pas mal, pas mal ! D'ailleurs cet album a été largement plébiscité, aussi bien par le lectorat que par la rédaction de quelques magazines "rocks", comme une des meilleures plaques de l'année 2000. Normal ! Je ne vais pas contredire. "White Pony" a tout pour plaire : une rythmique en béton; un chanteur qui ne se contente pas d'hurler, mais aussi de placer des mélodies; des ambiances soit très directes et violentes, soit éthérées et profilées sur le crescendo. Bref de quoi ravir le plus grand nombre. Et bizarrement, ce sentiment n'est pas gênant. Alors que la formule "le plus grand nombre" donnerait des boutons à plus d'un amateur de musique, elle n'est ici en aucun cas dérangeante. Preuve de la qualité des compositions, mais aussi et surtout de la sincérité dans la démarche. Serions-nous en présence du groupe le plus intelligent de sa catégorie ?

 

Etienne De Crecy

Tempovision

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La fac, c'était il y a deux ans déjà. Nous avions entre 19 et 23 ans. Le lectorat s'y reconnaîtra sans doute. Depuis, la vie (cette chienne) a repris ses droits. Plus personne ne fréquente l'institution scolaire. Et il faut bien affronter la réalité journalière avec son lot de heurts, de coups bas, de vengeance malsaine et d'injustice. On s'en serait bien passé, nous, les d'jeuns en jeans larges flottant sur des baskets Nike dernier cri. Heureusement que, dans les moments durs, subsiste la nostalgie, cette fuite intérieure. Pour la déclencher, on se remémore certains morceaux ou certains albums n'ayant pas quitté la platine durant nos années universitaires. En fait, maintenant on s'en rend compte, cette French Touch qu'on prenait plaisir à pourfendre constitue, quand même, une bonne partie de nos souvenirs tire larme. Normal, Daft Punk et Etienne de Crécy rythmaient quotidiennement nos déhanchements de post adolescents régressifs avec leurs mélodies funky sucrées diablement efficaces. Alors, voir réapparaître dans les bacs un vieux de la vieille, ça fait forcément chaud au coeur, à défaut de bouleverser la planète électronique. Pour nous, il sera éternellement attaché à nos indescriptibles souvenirs. Cet album d'ailleurs reprend les choses là où Etienne a bien voulu les laisser, joue le jeu du passé larmoyant, saupoudré de quelques touches de noirceur appréciables, car peu habituelle chez De Crécy.

" Tempovision " vise large, cherche à remuer les gambettes, même s'il faut pour cela lorgner vers le kitsch, le funk des plus grossiers ou une touche française vieillotte et maladroitement insistante. Chez lui, donc, rien n'a changé On le répète, l'electronica ou le drum'n'bass semblant être le cadet de ses soucis. Préfère taper direct dans les pattes, calibrant parfaitement ses futur hits potentiels. Du coup, beaucoup de monde le déteste. Trop consensuel le monsieur. Ok ! Mais il existe encore des gens qui prennent plaisir à s'amuser entre eux sans se prendre la tête avec, en bruit de fond, une musique house virevoltante, acculée mais efficace. C'est fait pour ça, quitte à bouffer à tous les râteliers. Pas bien jolie cette attitude ! Mais bref, cette musique n'emmerdera que les aigris qui se donnent une contenance en s'efforçant d'écouter Oval, et rien qu'Oval. Relax les mecs ! Nous, on est bien heureux de le retrouver, votre petit frère en Deug adore même s'il se refuse à vous l'admettre, car il lui aura permis de voir son meilleur qui ne supporte pas l'alcool monter sur la table en vociférant " YYYYAAAAAOOOUUUUHIIIIIII " lorsque monte la rythmique de " 3 day week end ", ou celle de " Out of my hands ". Et pour le prof d'infographie trentenaire qu'on a invité pour avoir de bonnes notes, y'a un morceau new wave imparable : " Scratched ". Quant au reste, il amusera le mec perpétuellement assis, vous savez celui qui fait la gueule sans raison. Tout le monde il est pas heureux ?

 

Guy Davis

Butt naked free

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" Butt naked free " constitue déjà le quatrième album de Guy Davis, pour le label Red House. Guy est un songwriter, un roots singer responsable d'une musique de racines au son bien consistant, riche même, qui emprunte et mêle diverses cultures telles que folk, blues et chanson.

On peut ainsi déjà clairement distinguer son style, dès la première plage, "Waitin' on the cards to fall". Il s'affiche très blues lorsqu'il aborde "Writing paper blues" de Blind Willie McTell. La voix est grave, bien posée, les guitares sereines et l'orgue hammond de T-Bone Wolke se réjouit. Le moment est alors venu pour Guy de souffler dans son harmonica. Une bonne mélodie à la clé, "Sometimes I wish" campe un blues plus relax et complaisant, bénéficiant, en outre, du concours de la basse discrète de Mark Murphy. Quand on aborde la musique des racines, l'accordéon est souvent présent. Le piano à bretelles, ici joyeux, emporte les autres instruments sur "Never met woman treats me like you do". Levon Helm, du Band, est à la batterie et à la mandoline. T-Bone Wolke lui, c'est le multi-instrumentiste de la bande. Il passe allègrement de l'accordéon à la basse, ou de à l'orgue à la mandoline. Comme sur "Rambling ways". La finale, "Raining in my soul", dégage une grande tristesse et une sensibilité à couper le souffle.

 

Spock´s Beard

V

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A peine libéré du gros bateau Transatlantic, Neal Morse réintègre les rangs de son équipe, pour donner naissance à un autre chef d'œuvre. Intitulé tout simplement " V ", le nouvel opus de la Barbe de Spock dispose de l'intégralité des ingrédients pour devenir un classique du genre. Avec un feeling unique, le combo américain y conjugue d'incroyables mélodies à de superbes harmonies vocales. Rappelons que Spock's Beard s'inscrit dans la tradition classique du rock progressif. Ses sonorités particulièrement soignées et les claviers omniprésents lorgnent du côté du Yes et du King Crirnson cuvée 70's. Parfois pop, souvent jazzy, rarement métal, les six fragments qui composent ce disque contribueront, sans nul doute, à placer ce groupe phare au centre des discussions de tous les inconditionnels du style…

 

PJ Harvey

Stories from the city, stories from the sea

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Polly Jean Harvey est de retour avec un sixième album. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle vient à nouveau de créer l'événement. Parce que cet opus est tout bonnement exaltant. A l'instar de Lou Reed, elle chante New York. Balayés de courants émotionnels capricieux mais voluptueux, ses contes obsessionnels errent à travers Little Italy, Chinatown, les toits de Brooklyn ou encore les lumières de Manhattan. Tout un contexte propice à libérer une intensité malsaine et sauvage que la reine des ténèbres se plait à cultiver. Et que la qualité instrumentale a le bon goût d'entretenir. Faut dire qu'elle a reçu le concours de Rob Ellis et de Mick Harvey. Le trio se partage d'ailleurs les guitares, mais également la production. Si Thom Yoke la rejoint pour chanter en duo les deux fragments les plus vulnérables de disque –en l'occurrence " One line " et " This mess we're in "– elle semble véritablement envoûtée par une énergie positive sur le reste de l'opus. Un peu comme si elle était parvenue à réaliser sa sexualité, jusqu'alors introvertie (NDR : c'est ce qu'elle raconte lors de ses interviews !) Depuis " Big exit " qui recapture l'électricité nerveuse de Television, au tourbillon hormonal, presque pornographique de " This si love ", en passant par " Good fortune " et " We said something ", titres qui auraient pu relever du répertoire de Patti Smith, le fabuleux et impressionnant de punch " The whores justle and the hustlers whore ", le minimaliste (Kristin Hersh ?) " You said something " et le punkcore (Breeders ?) "Kamikaze". Remarquable !