Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jon Spencer
Ora Cogan

Tino Gonzales

Live at the Dinosaur 2

Écrit par

Deuxième volume live au Dinosaur, sur Horseplay, après celui de Steve Guyger. Le Dinosaur Bar BQ se trouve à Syracuse dans l'Etat de New York. Cet opus est aussi le 2ème live de Tino, si on ajoute "Live at the Chameleon", paru en 1993. Tino est d’ailleurs assez prolifique. Rappelons ainsi ses albums studio, "Two sides of a heart", "A new generation in blues" (Blues Wave), "Tequila nights" sorti en Europe chez Dixiefrog et "Smiles for miles" sur Horseplay. Ce qui doit donc lui faire 5 albums. Mais pour compliquer les choses, il faut ajouter deux collections reprenant l'essentiel de "Live at the Chameleon" et "Two sides of a heart", sans oublier les deux premiers elpees, "Double feature" sur Blues Wave et "A heart full of blues" sur Dixiefrog. Ouf !

Gonzales apporte dans son blues ses racines latino américaines. Il n'est pas un musicien génial, ni même très original, mais il prend toute sa dimension sur les planches, en dispensant un R&B entraînant, imprégné par une voix qui a dû se forger au travers d'excès bien divers.

Ce disque recèle peu de compositions personnelles. Il y a bien "Dead man's shoes" qui démarre plutôt bien, pour lequel il a débauché le sax d'Arnie Lawrence. "Piece of work" et "Lovin' tool", confessent des accents funky fort similaires. Et "Come baby" est imprimé sur un tempo rapide. Une seule incursion dans ses racines latines, l'instrumental "Mil amores". Le reste est constitué de reprises sans intérêt spécial mais qui se révèlent, sans doute, des points de référence pour l'auditoire. Défilent ainsi, "Same old blues", de Don Nix, "I'll play the blues for you", "Texas", un blues sublime qui figurait au répertoire de l'Electric Flag, "My back scratcher" de Frank Frost et enfin "My love is here to stay" de Sam Myers. Toujours sur la route le Tino!

 

The Ford Blues Band

1999

Écrit par

On ne compte plus les albums de la famille Ford, sur le label Crosscut, qui vouent une admiration sans borne à ses membres. Place donc au Ford Blues Band, le groupe de Patrick Ford, le batteur producteur. Ce n'est pas Mark qui tient l'harmo mais l'excellent Andy. Un solide chanteur, par ailleurs.

L'album débute sous les meilleurs auspices, par la reprise d'un des meilleurs titres de Paul Butterfield, "Lovin' cup". Le tempo imprimé par Pat, la basse de Dewayne Pete et les phrases d'harmo d'Andy donnent un fameux coup de groove au bon vieux "Look whatcha done" de Magic Sam. La claque ! Quant au guitariste Volker Strifler, il montre qu'il est plus qu'un faire-valoir. Surprise, le FBB reprend alors "Another kinda love", écrit par John Mayall pour son album "A hard road" (en 66 avec Peter Green). Strifler chante et joue plutôt dans le style Clapton époque Bluesbreakers justement. "Hell & purgatory" est sauvé par le souffle vif d'Andy sur son instrument. Strifler chante sans trop de relief. Just est un souffleur puissant. Il souffle et respire comme un acharné comme si son sort en dépendait. Une évidence sur le rythmé "Pick up the phone". Il ne compose qu'un seul titre et c'est dommage, car son "Zip it up" est un shuffle instrumental torride et réussi. Pour ne pas être en reste, Strifer réserve une mélodie accrocheuse à "You've got the touch", mais se montre plus convaincant sur le funky "Somebody help me". Encore et toujours des reprises : "Bring it to Jerome" de Bo Diddley, assez boogie, chanté, enlevé à la Johnny Winter par Just. Et un "Watch yourself" plutôt agressif, signé Buddy Guy. En fin de parcours, le frère prodigue, Robben Ford vient chanter et gratter sur "Daydreamin". Et le niveau s'élève subitement!

 

Dynatones

Shake that mess

Écrit par

Groupe de la route, les Dynatones existent depuis bien longtemps. Big Salwitz mène, de manière autoritaire, tout ce beau monde de ses baguettes! Les Dynatones comptent déjà quelques albums à leur actif. Mais celui-ci a un objectif assez clair: dansez, remuez-vous. En se servant d’un savant cocktail de blues, de R&B, de rockabilly et de funk.

Pas tellement éloigné dans ses premiers morceaux, de l'univers des Blues Brothers, "Don't cry no more", pourrait sortir tout droit du répertoire des frères Blues. C'est encore plus vrai pour "Never felt like this before", écrit par Booker T et Isaac Hayes. Plus d'attention dans les voix de "Zig zag lightning", écrit par Little Johnny Taylor, à qui est dédié l'album. Tout en restant dans le rythme, le climat se fait plus bluesy sur "Memphis women and fried chicken". Nous sommes au cœur de Beale Street! La voix de Marcus Scott fait merveille. La guitare de Steve Edmonson se découvre, elle glousse de joie! Toujours dans un climat Stax, les Dynatones se colorent d'Albert King, sur "Cadillac assembly line", et Edmonson y maîtrise parfaitement son blues. Le R&B revient à grandes enjambées sur "Baby don't leave me", qui se réincarne en Sam & Dave plus vrai que nature! Le tempo se fait rocker sur "Bring her back". Les Dynatones célèbrent brillamment le fameux beat de Memphis.

 

Rick Derringer

Blues Deluxe

Écrit par

Rick Derringer est bien connu pour avoir été de longues années le second guitariste de Johnny Winter. Quelle expérience pour ce jeune homme issu des milieux pop des sixties en compagnie de ses McCoys ! Pour ceux qui se rappellent l'époque, Rick n'était pas rejeté dans l'ombre de l'albinos texan, mais passait régulièrement à l'avant-plan.

"Blues Deluxe" constitue déjà son 3ème album pour Blues Bureau. Il fait suite à "Back to the blues" et "Electra blues". Mais n'y cherchez pas les structures hard habituelles du label. Non, cet album a de quoi plaire aux oreilles des aficionados du blues. Beaucoup de reprises entourent 2 de ses compositions : Sonny Boy, Jimmy Reed, Howlin' Wolf, Freddie King, etc.

Il démarre bien par "Let the good times roll", un jeu de cordes en finesse, clair et distinct, une voix qui n'est pas inoubliable, mais juste, comme en témoigne la version de "Runnin' blue" de Boz Scaggs. A signaler "Blues power" (de Leon Russell et Clapton), "Key to the highway", "Hide Away 1972" et "Checking out my baby". Une mention spéciale aux deux titres longs et lents, "Something inside of me", écrit par Danny Kirwan (ex Fleetwood Mac), et surtout la plage titulaire "Blues Deluxe". Les vétérans se rappelleront ce fabuleux titre live sur l'album "Truth" du Jeff Beck Group en 68 (avec Rod Stewart au chant, Nicky Hopkins au piano et Ron Wood à la basse). En fait ce Blues Deluxe était pompé sur le "Goin' crazy" de Buddy Guy. Allez, bon album Rick!

 

ZZ Top

XXX

Écrit par

Le trio hirsute texan frappe à nouveau. Un tempo lourd s’installe d’entrée sur "Poke Chop sandwich". La voix est éraillée. La guitare plaquée en accords lourds. Les percussions sont hyper-trafiquées et les backing vocaux saisissants. Le ZZ Top n’a pas froid aux yeux. Le son est très moderne, flirtant parfois avec le hip hop. Ce n’est pas du bass’n drum, comme ils le revendiquent, mais du ‘drum, bass & fuzzy guitar’. Les trois éléments presque soudés forment une section rythmique de plomb. ZZT cultive le son, les phrases répétées par les deux voix. La guitare de Billy Gibbons vagabonde sur " Crucifix a faltt ". "Fearless boogie" emprunte un boogie à rythme modéré, sans peur ni reproche, mais dont le climat reste oppressant. "Beatbox" est ma plage favorite, un boogie plus hard, mais dont la conjugaison des 3 instruments est assez impressionnante. Gibbons est un guitariste créatif. Il découpe, décortique et puis recompose le tout. Il synthétise les soli du 21è siècle! Et puis il y a toujours cette invitation à la danse solitaire avec ces voix qui ne chantent pas vraiment et les rythmes qui s’enchaînent. Enfin surprise, les 4 derniers titres sont live. Les trois Texans ne sont pas des robots mais bien des humains, "Teddy bear" est un vrai blues lent, avec de la passion. Sur ""Hey Mr Millionaire", Jeff Beck donne la réplique vocale à Billy Gibbons. Et lors de la finale, "Belt buckle", Billy sort sa slide. Le son devient alors est épais, puissant, mais toujours maîtrisé. Beaucoup de fun Z.Z.

 

Muddy Waters

The lost tapes

Écrit par

Le meilleur des enregistrements studio de Muddy Waters date sans aucun doute des 50’s. Dans les années 60 et 70, Muddy était bien pus intéressant live qu'en studio. La redécouverte de bandes live de ce passé est toujours accueillie avec un plaisir non dissimulé par les blues freaks. Ces bandes oubliées ont été prises lors de 2 dates en 1971 aux universités de Washington et de l'Oregon. Muddy réapparaissait alors, après le décès de son pianiste Otis Spann en 1970, remplacé depuis, et comme vous le savez probablement, par Pinetop Perkins.

Mon grand plaisir ici est la présence de George Smith à l'harmonica. Le regretté Georges est devenu aujourd’hui une référence. A cause de l'influence majeure qu'il a exercé sur la génération actuelle de souffleurs californiens ; Rod Piazza et William Clarke principalement.

Deux guitares, celles de Pee Wee Madison et Sammy Lawhorn entourent bien entendu la slide du boss. La section rythmique est composée de Calvin ‘Fuzz’ Jones et de Willie ‘Big Eyes’ Smith. 10 titres, pratiquement tous les plus connus de Muddy.

Priorité au slow blues, le rythme n'étant réservé qu'à "Walking thru the park", "Trouble no more" et "Got my mojo working". Le concert s'ouvre sur un majestueux "Honey Bee". Le festival continue au fil de ces canons du blues que sont "Hoochie Coochie man", "Long distance call" et "Mannish boy". Le sommet est incontestablement "She's 19 years old" introduit par Muddy, compo qu’il partage avec tendresse et excitation auprès de son public. Le climat est dépouillé à l'extrême. Et c’est dans ce vide relatif que l'on goûte le mieux les notes produites par George Smith (à pleurer !), Pinetop et Muddy. L'album ne semble pas pour l’instant destiné à l'exportation; mais il est à espérer qu'il soit disponible à tous au plus tôt, car c'est bien 50 bonnes minutes intenses du meilleur des blues.

 

Various Artists

The songs of Willie Dixon

Écrit par

Le label Telarc apprécie les hommages aux légendes du Chicago Blues. Après avoir révéré Howlin' Wolf sur « A tribute to… » et Muddy Waters sur "You're gonna miss me" –deux albums, il faut l’avouer, sans véritable étincelle– place à un hommage au plus grand compositeur de l'histoire du blues, Willie Dixon. L'artiste mérite assurément des œuvres de ce calibre. Fait assez rare chez les bluesmen, il est mort paisiblement dans son sommeil, en janvier 1992.

Le band de base de cet album réunit des gens bien connus tels que Jerry Portnoy, Dave Maxwell et les purs, Eddie Shaw, Calvin Jones et Willie Smith. Ils sont rejoints par un guitariste omniprésent mais largement inconnu, Doug Wainoris. Quoique Doug soit quand même compromis sur l'album "Legends" de Pinetop Perkins et d’Hubert Sumlin", paru sur le même label.

L’opus débute par le célèbre "Spoonful". Un instrumental qui s’appuie sur un dobro pour mener l'ensemble. Ensuite c'est l'arrivée des guests (invités de prestige). John Mooney porte "When the lights go our" de sa forte voix, très roots, appuyée du sax de Shaw et du piano de Maxwell. Eddie Kirkland, dans un style assez proche porte très bien son titre, "Do me right". Tab Benoit monte de sa Louisiane pour reprendre "Mellow down easy", surtout marqué par les breaks d'harmo de Portnoy. Kenny Neal chante, gratte et souffle sur "Bring it on home". Eddie Shaw affiche la voix de circonstance pour interpréter un titre que j'apprécie beaucoup, "I ain't superstitious". L'ambiance du Southside apparaît lorsque le batteur Willie Smith vient chanter "The same thing" ou quand Luther "Guitar Junior" Johnson, qui a emmené Ronnie Earl dans sa valise, nous délivre un très séduisant "My love will never die". Clarence Gatemouth Brown, invité surprise, reprend "I just want to make love to you". Enfin deux chanteuses participent également à cet hommage. Deborah Coleman qui double à la guitare. Et puis la roots singer Christine Ohlman. Membre de Rebel Montez, elle a joué avec Eddie Kirkland.  Sur « Crazey for my baby », elle est suppléée par un Sonny Landreth, impérial à la slide.

 

John Ussery

Gettin´ lucky

Écrit par

Chanteur/guitariste texan, John Ussery bourlingue depuis bien longtemps sur les routes, puisqu'en 1969, il enregistrait déjà un album, avec le groupe Locomotive. Il a aussi milité au sein du band de Delanay Bramlett. Il s’est ici entouré de son Full Tilt Blues Band, une section rythmique et les claviers de James Simpson L'album a été enregistré à Austin.

Il débute par la plage titulaire, caractérisée par une guitare clairement texane. Ussery possède un style affirmé à la guitare, souvent proche de la trilogie des King, Albert, BB et Freddie. Cette guitare reste bien marquée tout au long de l'elpee. Le chant n'est pas inoubliable, mais en symbiose avec les cordes bien amplifiées ; elle fonctionne correctement, me rappelant même parfois l'Anglais Mick Clarke. Elle colle même très bien, lorsque musicale, à la tonalité plaisante, elle épouse les réponses données par la guitare, ne demandant qu’à s’échapper. En particulier sur "Somebody help me". Et en maîtrisant l’amplification du son, John évite que la dissonance ne s'installe. Les effets piqués à Albert King sont de la meilleure veine sur les derniers titres "Ain't gonna quit you", "Jump and get" et "Love that guitar". Le blues lent pratiqué sur "It's raining down in Texas" est tout bon. Du vécu! "Somebody help me" évoque un des titres majeurs de BB King, "The thrill is gone". Un regret, les arrangements de claviers et de synthés. Inutiles, ils auraient pu rester aux vestiaires. John vient d'enregistrer son second album, "Cryin' and screamin", en compagnie de l'harmoniciste californien Stan Ruffo!

 

Two Scoops Combo

Big Buffet

Écrit par

Eric ‘Two scoops’ Moore est pianiste et chanteur. Il est canadien. Son Combo se résume à une section rythmique dirigée par Tom Hambridge et le sax de Gordon ‘Sax’ Beadle. "Big Buffet" constitue donc son dernier album. Ce qui ne l'empêche pas de garder son siège de pianiste dans les Magic Rockers, le groupe de Luther ‘Guitar Junior’ Johnson. Le point faible de "Cleanplate" était la guitare. Ici, pas de guitares, donc pas de point faible. Mais toujours cette harmonie parfaite entre piano, saxes et percussions. Les rythmes s'emballent à chaque détour de l'album. Et on pense tout particulièrement à "Hard headed mama" et à "Two scoops".

Eric est un pianiste complet et se débrouille plutôt bien, dans bien des registres. Mais ce non-Louisianais est particulièrement à l’aise dans le style des pianistes de la Nouvelle-Orléans, que le tempo soit élevé, ralenti comme "Me & my baby" ou entre les deux ; très Professor Longhair avec "Woman's liberator" ou encore la reprise de "Big fat mama". Il se montre du 1er au dernier titre, un vocaliste convaincant, toujours efficace et tout spécialement dans les climats bluesy de "DT baby", "Loading dock baby" ou le bouillant "Old blues jam". Un pianiste devant une meute de saxes, pensez-vous? En fait cette meute se résume à Gordon Beadle et à Tom Baker; mais qu'est-ce qu'ils remplissent l'espace sonore!! Un tout bon album pour les amateurs de piano blues et R&B.

 

Henry Lee Spencer

Better ´n´ better, bye ´n´ bye

Écrit par

Henry Lee est né en Virginie, il y a 72 ans, d'un père mineur de fond. Il a également été mineur, et s'est établi depuis 1960 à Boston. Spencer n'est guère connu de ce côté de l'Atlantique. Il a joué pourtant avec J.B Hutto et Luther ‘Guitar Junior’ Johnson. Il souffle dans son harmonica dans un style qui lui est propre, assez rudimentaire. Il possède la voix grave d'un baryton et est ici accompagné du pianiste Eric ‘Two Scoops’ Moore. Henry Lee adore chanter ses chansons de sa voix d'outre-tombe, plus éraillée que celle de Howlin' Wolf.

Il chante le Seigneur sur "Precious lord", avec tendresse et beaucoup de passion. Il hausse le rythme mais pas le ton de sa voix pour le connu "Big fat Mama",bénéficiant du renfort de Moore à solides coups d'arpèges. On ressent un frisson lorsqu'il chante seul avec son harmonica, le très court "So long darling", un peu comme Sonny Boy Williamson pouvait le faire. C'est un Spencer meurtri de ne pas avoir de nouvelles de sa rouquine qui chante "The girl with the red hair". L’émotion est palpable. Chaleur brûlante pour "Henry Lee Boogie", lorsque Henry prend son pied à l’harmonica. Faut le faire! Emotion encore dans le jeu aux ivoires d'Eric Moore sur "Where 'd you get that golf from" chanté par un Spencer désabusé. C'est Moore qui vient alors chanter "Old whiskey… young women", compo au cours de laquelle, on a l’impression qu’Henry Lee est parfaitement imbibé pour dispenser ses réponses. Et très courtois, il ne termine pas cet album sans nous adresser son "Goodbye". Très roots!