Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Jon Spencer

The Bluetones

Return to the last chance saloon

On se demandait comment le groupe de Hounslow allait se dépatouiller pour s’extraire de sa britpop sentimentale et moelleuse, qui avait prévalu sur son premier album, " Expecting to fly ". Pas que cet opus était de mauvaise facture. Mais, dans le style, il faut reconnaître que la formation avait largement fait le tour du sujet. " Return to the last saloon " est une réponse cinglante à tous les détracteurs potentiels. Un superbe album qui coupe définitivement le cordon ombilical avec les influences post Oasis et post Smiths, pour embrasser une pop plus intense, plus sauvage, plus électrique, adrénalisée par la conscience du Stone Roses originel, mais également des Charlatans et du mythique et mésestimé Sad Lovers & Giants. Epatant !

 

Bluët

Bluët

Un premier titre qui pète des flammes, " Rain " (NDR : allo ?), et puis plus rien, ou plus grand chose. Coup de pompe ? Feu de paille ? On n’en sait rien. Mais le quatuor allemand constitué de trois filles et d’un kid ne parvient plus jamais à retrouver son second souffle, s’éteignant au fil des 11 ballades plutôt carrées, parfois semi acoustiques, souvent insipides, sans doute sub Texas mais sans la voix de Spiteri.

 

Blue Van Gogh

Hi fi junkie sonata

Après nous avoir mis l’eau à la bouche, lors de la sortie de " Butterfly teeth ", single enrichi de deux morceaux tout aussi remarquables ; en l’occurrence " Honeyhead " et " Dream a dream ", nous étions en droit de nous attendre à un premier album exceptionnel. Il est excellent, pas exceptionnel. Bien sûr, il reprend ces trois compositions, mais nous laisse un goût de trop peu, sans pour autant réellement décevoir. Hormis le dispensable (Alanis Morissette ?) " Top of the mountain ", ce " Hi fi junkie sonata " nous réserve quand même de bons moments. Notamment le ‘verucasaltien’ " Dirty kat ", le psychédélique " Little secret ", " Know ", plus byrdsien encore, ainsi que le mélancolique (Smashing Pumpkins ?) " Myth ". Le reste batifolant tantôt dans la britpop (Sleeper, Echobelly), le folk rock (Timbuck 3) et même l’urban rock (Iron Butterfly). Mais la force de Blue Van Gogh procède de la complémentarité des vocaux délicieusement mordants de Ray Andersen et de Patti-M-Yodlowsky, des vocaux épousant à merveille une texture instrumentale qui mêle avec beaucoup de subtilité instrumentation électrique et acoustique pour créer une pop originale, mélodique et contagieuse…

 

Perry Blake

Perry Blake

Issu du nord-ouest de l’Irlande, Perry Blake revendique pour influences majeures Brel, Cohen, Nick Drake et Scott Walker. La voix de Perry navigue d’ailleurs dans des eaux aussi troubles que ce dernier. Une voix à la fois belle, profonde et austère qui sied à merveille à ses compositions romantiques, raffinées à la fois par des orchestrations de cordes, assurées par le London Metropolitan Orchesra, et par la technologie de pointe ; mais surtout susceptibles de nous replonger dans l’univers fragile et éternellement adolescent du " Grand Meaulnes " d’Alain Fournier.

 

Black Grape

Stupid stupid, stupid

Créé en 1993 sur les cendres (ou les consignes, c’est comme vous voulez !) du défunt et narcotique Happy Mondays, Black Grape est parvenu à égaler, voire supplanter la popularité des premiers (givrés) cités. La formation réunit alors l’ancien guitariste de Paris Angel, deux membres du combo (rap évidemment) The Ruthless Rap Assassins (dont le célèbre Kermit) et inévitablement les rescapés des joyeux lundis, soit le danseur fou Bez, et Shaun Rider, l’homme à la vie exemplaire. Le premier opus avait atteint la première place des charts anglais. Celui-ci devrait en faire tout autant. D’autant plus que tous les ingrédients funk, groove, rap, gospel, punk, soul, rock et évidemment l’humour exquis, ingrédients que l’on avait vraiment appréciés sur " It’s great when you’re straight… yeah " n’ont ni été noyés dans la bière, ni galvaudés en fumée... Et si vous ne nous croyez pas, écoutez la reprise exceptionnelle de Pierre Henry… " Money Back Guaranteed ". A en perdre son souffle ! Dernier conseil, lorsque vous découvrez deux yeux globuleux vous observant dans un rayon musical, n’hésitez pas… achetez-le ! Maintenant, le big problem, c’est que ce Black Grape risque fort de passer bientôt à la trappe. Motif, Shaun Ryder a viré tout le monde… Encore une histoire de pétés, mille pétards…

 

Black Box Recorder

England made me

Luc Haines est un type très occupé. Non content de driver les Auteurs et d’expérimenter ses idées les plus baroques chez Baader Meinhof, il vient de s’associer au projet Black Box Recorder, en compagnie d’un ex drummer de Jesus & Mary Chain, reconverti depuis en multi instrumentiste, John Moore et de la vocaliste Sarah Nixey (NDR : et pas d’erreur de prononciation, bande de coquins !). Une chanteuse dont le timbre intimiste, particulièrement sensuel, fait penser à celui de Nina Persson des Cardigans, alors que le ton déclamatoire épouse plutôt celui de Jane Birkin. Musicalement, BBR génère une atmosphère sombre, languissante, mystérieuse, beaucoup trop minimaliste pour fréquenter le monde du trip hop, même si inconsciemment, l’esprit de Portishead plane tout au long de cet " England made me "…

 

Belle & Sebastian

The boy with the arab strap

Si vous aimez les Pastels et que vous regrettez toujours la disparition de Felt et surtout des Smiths, Belle & Sebastian devrait vous combler de bonheur. Un ensemble écossais, constitué de huit musiciens, dont l’imagination perverse et romantique, est sculptée dans une forme de folk esthétique et délicat. " The boy with the arab strap " constitue le troisième album de la formation. Un disque dont la résonance poétique doit beaucoup à son chanteur/compositeur, Stuart Murdoch. Encore que sur cet opus, le maître ait accepté de céder la plume à Isabel Campbell et Stuart David, sur quatre fragments. Ce qui ne change, cependant, pas grand chose au style proposé par le groupe, sur ce disque. L’instrumentation basiquement folk est toujours judicieusement enrichie d’une panoplie d’instruments, dont un violoncelle, une trompette, un hammond et une boîte à rythmes. " Post postcard " pour les puristes, ce disque est considéré, outre-Manche, comme un des meilleurs albums de l’année 1998…

 

Belle & Sebastian

If you were feeling sinister

Deuxième opus pour ce septuor écossais, glasgowégien très exactement, dont le patronyme trahit un sens très aigu de l’esthétisme, tout en exhalant un parfum étrange, presque euphorisant de romantisme adolescent. Pourtant, si Belle and Sebastian conjugue l’insouciance des Pastels, la sensibilité acoustique de Nick Drake, l’intimisme chaleureux de Pale Fountains, la qualité des arrangements du mythique Go-Betweens et la fibre poétique d’un Donovan, il atteint la richesse instrumentale d’un Felt et la poésie des Smiths. Ce qui lui permet de ne pas se contenter de se lover dans la tendresse moelleuse, souvent responsable de chansons aseptisées. D’autant plus que les mélodies, contagieuses, astucieuses, sont servies par des lyrics aussi mordants et décapants que ceux de Jarvis Cocker (Pulp)…

 

The Beekeepers

Third party, fear and theft

Des apiculteurs qui butinent ! C’est le monde à l’envers. Et qu’est-ce que butinent ces Irlandais de Derby ? Le pollen du punk rock insulaire, pardi ! Et tout particulièrement celui des Undertones et de Stiff Little Fingers. Mais avec des appétits aussi gloutons que ceux de Manic Street Preachers, China Drum, Joyrider ou de 3 Colours Red. Ce qui vous donne une petite idée de la qualité du miel sonore produit par les Beekeepers. Une gelée énergétique, tumultueuse, chargée d’adrénaline qui dégouline à travers les mélodies hymniques. Et pour raffiner le nectar de ce "" Third party, fear and theft ", le groupe a reçu le concours de Marco Pirroni à la production. Pas sur tous les titres, mais presque…

 

Beck

Mutations

" Mutations " constitue le cinquième ou le troisième album de Beck, suivant que l’on comptabilise ses expérimentations menées pour les labels indépendants ou pas. En fait, à l’origine, cet opus composé de chansons écrites au cours des quatre dernières années, devait paraître sur " Bongload ", à l’instar de " Mellow Gold ". Mais, après avoir écouté les bandes démos, Geffen a mis le paquet (au propre comme au figuré) pour le récupérer. Et à notre humble avis, ce n’est pas à fonds perdus. Car ce disque ne manque pas d’allure. Plus confessionnel, plus confidentiel, à l’instar d’un Bob Dylan qui aurait été piqué par l’acid rock médiéval, capricieux, de Syd Barrett, au point de virer parfois dans le Pink Floyd cosmique. Pour la plupart des compositions. Car, ce disque recèle également quelques fragments traditionnellement country/folk, où Beck se montre aussi à l’aise que Neil Young à l’harmonica ; et puis surtout son lot de surprises. Notamment le single " Tropicalia ", hommage au révolutionnaire brésilien Caetano Veloso, relaté sous une forme allègre et pétillante de samba typiquement latino-américaine. Et puis, également, " Oh Maria ", trempé à la fois dans le jazz et le cabaret. Peu de traces de hip hop, cependant, sur " Mutations ", mais quand même une petite incursion dans l’underground, exercée sur " Diamlond bollocks ", avec beaucoup d’imagination…