Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Afghan Whigs

Bent

Unbreakable

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Plus qu'une déclaration d'amour ! Bent aime Biohazard au point de mettre en exergue, au sein du booklet une petit phrase d'encouragement, photo de fan à l'appui, du beuglant tatoué américain Evan Seinfeld. Qui n'a pas le même genre d'humour que Jerry soi dit en pensant ! Et mentionne également le concours de Billy Graziadei, le guitariste du ‘danger biologique’, au mastering. Y'a pas à dire, le hardcore new-yorkais est une grande famille. Bon ! Ce parrainage sera-t-il suffisant ? Hum… J’ai des doutes. Peu de titres accrocheurs, uniformité des mélodies, batterie faiblarde pour le style pratiqué et surtout solos improbables ! Et je vous passe les lyrics. Une chance : Biohazard, Machine Head ou Crowbar ne devraient faire appel à Bent que pour leur tournée américaine, pléthore de ce genre de groupe peuplant nos contrées. Heureux européens !

 

Eels

Souljacker

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Pour enregistrer son quatrième opus, Eels a reçu le concours de John Parish, le fidèle collaborateur de Polly Jean Harvey. A la guitare et à la production. Résultat des courses, hormis les tendres, mélancoliques " Woman driving, man sleeping " et " Bus stop boxer ", ainsi que " Fresh feeling ", fragment imprimé sur un tempo baggy et enrobé d'orchestrations symphoniques, le reste de l'opus est nettement plus électrique. Depuis le tribal " Dog faced boy ", dont le groove presque grunge est allégé par des cordes de guitare bringuebalantes, à " Jungle telegraph ", caractérisé par un rush frénétique, dispensé sur un rythme hypnotique réminsicent d'Alan Vega, en passant par la bossa nova déglinguée dans l'esprit de Beck, " That's not really funnny ", le vivifiant sauvage et hantant " Souljacker part I ", et " Teenage witch ", au cours duquel le jazz jungle disjoncte à la manière de Squarepusher. Un album très réussi, dont les lyrics sont toujours aussi ténébreux voire dramatiques, à défaut d'être sinistres et déprimants, comme sur les deux précédents opus…

 

Blue Diamonds

Hit the big time

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C'est la plage titulaire qui ouvre l'album. La guitare économe, versatile et très à l'aise de John Franken ainsi que la voix puissante et déchirée de Grana Louise constituent une excellente entrée en matière. Nous sommes à Saint-Paul, la ville collée à Minneapolis, berceau du label Blue Loon. Sous l'étiquette Blue Diamonds, nous retrouvons en fait le Joël Johnson Band qui avait enregistré il n'y a guère, pour Blue Loon. Johnson chante et assure la guitare rythmique. Tom Burns est à l'harmonica, Jon Norstad à la batterie et John Franken, à la guitare solo. Depuis le décès de Will Donicht, c'est Jack Taylor qui tient la basse. Mais la cerise sur le gâteau est apportée par la voix de la noire et néanmoins blonde, Grana Louise. Elle est impressionnante d'aisance et d'autorité sur "Raunchy Rita". Elle chante passionnément le blues et reprend le "Sugar in my bowl" de Nina Simone. Le rythme s'accélère quelque peu sur un rythme de rumba pour "I want my money back", une piste composée par Gaye Adegbalola de Saffire. Le backing band y est éclatant. Joel Johnson se réserve, quand même, quelques parties vocales. Elles font même impression sur "Ain't good lookin", face à la slide de Franken. Et se conjuguent en rythme avec celles de Grana, lors d’un pétillant Won't somedy tell me" qui clôture ce tout bon album.

 

Luther Allison

Live in Chicago

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Déjà deux ans que Luther nous a quittés. Il a eu le plaisir de recueillir la pleine gloire de son vivant, mais un peu tard, il faut le reconnaître. Artiste attachant, bluesman extraordinaire, c’est bien un grand qui nous a quitté. Merci à Ruf de sortir ce double album live, dans sa bonne ville de Chicago, qu’il retrouvait à peine.

La part belle est faite aux derniers albums, "Bad love" (3 titres), "Blue streak"(7) et "Reckless" (2). Et c’est son backing band américain, le James Solberg Band qui assure.

Le premier disque devrait ravir ses fans de blues, c’est une certitude. Il se paie ici une superbe tranche de blues, qu’il interprète de sa voix puissante, râpeuse, accrocheuse, en s’accompagnant de sa guitare suramplifiée, implacable. Tout cet album a été enregistré le 3 juin 1995 lors du Chicago Blues Festival. Le plus grand moment est indéniablement le blues lent, "Cherry Red wine". Absolument exceptionnel dans son accomplissement ! Dans le genre, "Bad love" est tout à fait brillant, lui aussi. Les titres rythmés sont volontiers durs, voire agressifs ("Soul fixin’ man" et "Move from the hood"). Luther aimait aussi jouer de la slide. Il reprend le "Give me back my wig" de Hound Dog Taylor et le classique de Tampa Red, "It hurts me too", composition qui figurait bien sûr au répertoire d’Elmore James. Un medley hommage à BB King termine ce disque, comme il clôturait le festival. Partagé entre "Gambler’s blues" et "Sweet little angel", il bénéficie du concours de deux compères du Westside de Chicago: Eddie C. Campbell et surtout Otis Rush. Un moment savoureux.

Le deuxième disque se concentre davantage sur le Luther plus soul, plus R&B. S’il avait enregistré pour Tamla Motown, il aurait pu figurer sans problème dans le catalogue Stax (ici "Think with your heart" vaut bien un standard d’Otis Redding!). Les prises de cet album ont été réalisées en partie au Buddy Guy's Legends, en 95 (retenons le très long "All the king's horses" et la guitare de "Walking papers") ; tandis que quatre fragments proviennent de l'un de ses derniers concerts accordés au Zoo Bar de Lincoln, en mai 97, dans le Nebraska. Pourtant déjà durement atteint par la maladie, il pouvait encore sortir des choses admirables comme "Will it ever change?". Trop, Luther, tu étais trop!!

 

Pee Wee Crayton

Early hour blues

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Les grands, ceux qui ont créé les styles aussi présents ces dernières années, tels que T-Bone Walker, Percy Mayfield, Lowell Fulsom, Johnny Guitar Watson et… Pee Wee Crayton, ont tous disparu, mais leur musique a rarement pris une ride. Pee Wee Crayton a été en son temps un grand novateur. Il suffit d'écouter l'ouverture "Blues at daybreak". Le style, le rythme, les riffs imprimés par les cuivres, le piano qui roucoule et cette guitare très présente à l'avant-plan dessinant des chorus qui nous sont familiers. C'est aussi bien entendu l'ambiance fin de soirée. La moiteur qui s'installe. Les volutes de fumée. Les silhouettes enlacées qui se profilent dans la pénombre de la piste de danse. C'est l'atmosphère de "Early hours" et de "Blues after hours".

L'album ne reprend pas les plus grandes années de l'artiste. Il réunit pour la 1ère fois en CD le meilleur de 2 albums sortis en 83 et 84 sur le label Murray Brothers. Mais qu'est-ce que ça peut être bon de retrouver le jump délirant, le swing torride de "Barefootin", flanqué de Honey Piazza au piano. Malheureusement, l'année suivante, soit en 85, Pee Wee partait pour le paradis des bluesmen. Sa guitare est au bord de la rupture quand il attaque le "When I'm wrong" de BB King, pendant que Rod Piazza plante son harmo dans le décor. Rod prend un solo comme au bon temps où il cotoyait George Smith. Ajoutons que les titres signés Crayton sont pour la plupart issus de la plume de son épouse Esther. A pointer "Red Rose boogie" et "Hearin home". Je serai complet en vous disant que c'est Doug McLeod qui se réserve la guitare rythmique.

 

Shovel

Latitude 60° low

Apparemment, ce groupe serait suisse. Installé à Genève, en tout cas. Un quintette sont trois des membres ont sévi chez Eastwood, un combo qui a, dans le passé, beaucoup tourné en France, en Belgique, et bien sûr en Suisse ; et qui avait même décroché un prix au Paléo festival en 1996. Tout au long de ce " Latitude 60° low ", Shovel se contente, cependant, de marcher sur les plates-bandes d’Helmet, mais avec encore moins de subtilité. Le genre de groupe qui encombre les affiches des festivals d’été, et qui surtout nous casse les oreilles…

 

Whale

All disco dance must end in broken bones

Whale ne se reconnaît pas en tant que groupe, mais comme un projet. Un projet partagé entre des anciens animateurs de TV, Cia Soro et Henrik Schyffert, secondé, à l’origine par un producteur de groupe hip hop, Gordon Cyrus. Depuis son départ, le combo a recruté trois nouveaux musiciens : un drummer, Jörgen Wa, un guitariste, Jon Jefferson Kingberg et un bassiste, Heikki Kiviaho. Maintenant, n’imaginez-pas que l’ensemble s’est converti à la pop/rock traditionnelle. Ceux qui ont apprécié leur premier album, " We care ", ne doivent donc pas trop s’inquiéter. Car, cet " All disco dance must end in broken bones " est tout aussi hybride, tout en affichant l’inventivité technologique des Beastie Boys. Sorte de trip hop qui mêle rock, rap, funk, métal et hip hop, tout en restant susceptible de vous plonger dans une ambiance sombre, feutrée (Portishead ?), de vous donner envie de bouger, de danser (Jesus Jones, Garbage), ou même carrément de vous éclater (Chemical Brothers). Caractéristique, très personnelle (NDR : ou presque), les textes sont aussi licencieux que ceux de Björk. Pour concocter ce disque, Whale a reçu le concours conjugué de Brad Wood (Veruca Salt) et de Chris Potter (The Verve). En outre, ce dernier a également assuré le mixing…

 

Elfin Saddle

Devastates

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Il s’agit déjà du 3ème opus de ce duo réunissant la Japonaise Hemi Honda et le Canadien Jordan McKenzie. Tout au long de « Devastates », le couple se sert d’une multitude d’instruments aussi bien conventionnels qu’insolites (accordéon, aliments, clochettes, cornemuses, cuivres, gongs, guitare, harmonium, mandoline, moteurs, orgues, plantes, tambourins, ukulélé, violon, etc.), et se partage les vocaux qu’il parvient à conjuguer à la perfection, malgré des timbres et des inflexions totalement différents. Hemi possède une voix claire, argentine et s’exprime le plus souvent dans sa langue natale. Jordan plus fragile, à la limite de la rupture, dans celle de Shakespeare. Sur un ton proche du plus parfait folksinger celtique. Etabli au Canada, dans la région rurale du Québec, pour être plus précis, le couple semble vouloir perpétuer la culture hippie. Notamment dans ses lyrics qui traitent du conflit entre la technologie et la nature mais aussi propagent une idéologie politico-économique, sensible à l’écologie.

Elfin Saddle explore également la world sous toutes ses formes, un peu à la manière de Dead Can Dance, mais privé de ses aspects gothiques, emphatiques et sophistiqués. Et puis, sans le contraste entre le baryton de Brendan Perry et le contralto éthéré de Lisa. On est cependant plongé dans un monde où le temps et la géographie n’ont pas de signification. Ce qui n’empêche pas leur musique d’embrasser une forme mystique et ma foi fort agréable…

 

Blue Guitars

Waterwings

En 1992, ce quartet batave commettait un superbe album. Une œuvre qui, d'une manière incompréhensible, est totalement passée inaperçue. Pour enregistrer "Waterwings", la bande aux frères Dijkman a de nouveau fait appel au vétéran du punk alternatif Moyo Thompson (Chills, Raincoats, Primal Scream, Fall, Pere Ubu) à la production. Malheureusement, si on retrouve ce cocktail subtil, volatil de country, de folk, de roots et de psychédélisme qui nous avait tant captivés sur "Silverfish", la préparation manque singulièrement d'excitation et surtout de pêche. Un peu comme si leur garage rock avait été volontairement émoussé (Long Ryders? Rain Parade?), pour permettre aux mélodies de se traduire plus facilement dans le langage pop d'Elvis Costello...

 

Inlegend

Goliath's End (Ep)

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C’est en 2010 que le drummer Bastian Emid quitte Van Canto (NDR : formation qui pratique du metal a cappella) pour fonder Inlegend. Cette formation allemande (NDR : elle est établie à Berlin) a recours à une instrumentation insolite pour dispenser son métal mélodique. Jugez plutôt : Bastien, Daniel Galmarini et Daniel Schmidle se consacrent aux ivoires. Ce dernier a également recours au keytar (NDR : un clavier MIDI dont on se sert comme une gratte). Le line up est complété par le drummer Marcos Feminella et le bassiste Paul Perlejewski. A l’actif du band, deux elpees, « Ballets 'N' Bullets » publié en 2011 et « Stones At Goliath », en 2014, ainsi que deux Eps : « Pandemonium » en 2010 et ce « Goliath's End », dont la sortie physique est prévue pour l’an prochain.

Découpé en 6 titres « Goliath's End » est la suite logique du dernier LP. Il est téléchargeable gratuitement sur le site d'Inlegend. Un cadeau de Noël, puisque que le dernier morceau a été mis en ligne ce 24 décembre.

Pas de guitare donc dans la musique d’Inlegend. Mais trois pianos. Utilisés tantôt de manière classique ou alors sauvage. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires pour découvrir les subtilités de l’instrumentation. Il y a même du Hammond sur l’un ou l’autre morceau plus r&b. Et des tas de chœurs. Bastian la qualifie de ‘Hand Hammered Pianocraft’. Concept original, il faut le reconnaître. D’autant plus qu’Emid utilise sa voix comme un instrument, la modulant aussi bien dans les graves que les aigus, lorsqu’il la pousse dans ses derniers retranchements. Et pourtant, tout au long d’« Arabesque », elle se fait tendre voir lyrique avant d’évoluer par paliers successifs, évoquant tour à tour Joe Tempest, Myles Kennedy ou David Coverdale. Dans ce contexte, le sens mélodique est préservé et on accroche facilement aux refrains. Le titre le plus métallique ? « Maybe ». Moment choisi par le drummer pour tirer son épingle du jeu.

Enfin, pour votre info sachez que le clip d’« Empty Place », destiné à soutenir la protection des fonds marins (NDR : cette plage est issue du dernier LP), est disponible sur la toile. Et c’est ici