Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dernier concert - festival

Guns N Roses
Editors

Sugartooth

The sounds of solid

S'il n'y avait la voix du chanteur, nous n'aurions que des compliments à formuler à l'égard du deuxième album de cet ensemble yankee. En fait soit l'inflexion est beaucoup trop en avant par rapport à la ligne mélodique, soit le timbre épouse celui de Phil Collins. Dommage, car le groupe qui l'accompagne est bigrement solide et efficace. Adoptant un trash funk metal légèrement teinté de hip hop qui évoque instantanément Red Hot Chili Peppers, Beck et dans une moindre mesure INXS, c'est à dire lorsque le groupe australien méritait encore qu'on s'y intéresse. Tout ceci avec un aplomb métallique (!) digne de Pearl Jam et une approche du blues urbain aussi convulsive que celle du Jon Spencer Blues Explosion. " The Sounds of Solid " bénéficie, en outre, du concours des Dust Brothers, à la production, personnages qui ont établi leur réputation en travaillant en compagnie des Beastie Boys. Maintenant, si Sugartooth cherche à sortir de la zone crépusculaire de l'underground, soit il vire son chanteur, soit il lui paie des cours de chant...

 

Suede

Sci-fi lullabies

Double compact disc, " Sci fi lullabies " réunit les faces B des singles de Suede enregistrés depuis 1992. En d'autres termes, les titres subsidiaires de leurs singles. 27 en tout. Le box est en outre enrichi d'un booklet de 32 pages, conçu par Peter Saville, booklet qui inclut toutes les paroles des chansons. Du bon, du moins bon, mais également d'excellentes choses sur ce recueil. Notamment " My insatiable one ", repris plus tard par Morrissey. " To the birds ", " The big time ", " Europe is our playground ", " The sound of the streets ", " My dark star " et " Killing the flash boy "...

 

Subcircus

Carousel

Encore une formation de britpop! Et de qualité. Ce qui n'est pas fait pour nous déplaire. D'autant plus que ce quatuor semble avoir hérité de la perversité glamoureuse de Suede, de l'ambiguïté rusée de Placebo et de l'intensité émotionnelle de Radiohead. Une intensité accentuée par le timbre vocal de Peter Bradley Jr, timbre que nous pourrions qualifier de ‘stratosphérique’. Naviguant quelque part ente celui de Thom Yorke et de Brian Molko, mais en plus mâle. Pour Subcircus, la vie ressemble à un cirque. Ce qui explique pourquoi les lyrics de Peter s'inspirent du théâtre, de la tragédie, du chaos et du carnaval. Des lyrics qui tournent en dérision la faiblesse de l'être humain. Un peu à la manière de Nick Drake et de Michaël Sipe (REM). "Carousel" constitue le premier album de Subcircus, une œuvre dont la mélancolie sophistiquée exerce une véritable fascination. Superbe!

 

The Stranglers

Written in red

Lorsque Hugh Cornwell quitte les Stranglers en 1990, il n'y a plus grand monde pour oser parier un penny sur l'avenir du groupe. Et pourtant, l'arrivée d'un nouveau chanteur, Paul Roberts, et puis de l'ex-guitariste de Peter Gabriel, John Ellis, permettent à la formation de graver un album réconfortant, " Stranglers in the night ". Malheureusement, le nouveau line up ne parviendra jamais à confirmer ces belles promesses; et après être descendu en deuxième division, le combo est aujourd'hui tombé dans l'oubli. " Written in red " est probablement ce que les Stranglers ont commis de plus faible à ce jour. Déjà que la menace, la violence et la provoc ont été abolies depuis belle lurette; mais, en outre, les dernières traces de sculpture auriculaire, héritées de " Golden brown ", et la volupté féline, inhérente à " European female ", se sont littéralement volatilisées. Même " Summer in the city ", cover de Lovin Spoonful, ne parvient pas à sauver un ensemble, particulièrement affligeant...

 

Swans

Kill the child - Real love

Écrit par

Evidemment, si vous ne connaissez Swans que depuis le début des eighties, vous risquez fort de tomber du haut de votre chaise. En fait, sur ces deux albums ‘live’, enregistrés quelque part en Europe entre 85 et 87, le groupe new-yorkais use et abuse de sonorités post industrielles monolithiques, répétitives, pour communiquer la douleur et le dégoût ressentis par Michaël Gira, face aux aspects les plus inhumains et destructeurs de la société contemporaine. Mais on a beau être de grands admirateurs de Swans, il faut reconnaître que cette période n'était certainement pas la plus passionnante du groupe. Pour inconditionnels uniquement!

 

Superswirls

Filter

Superswirls appartient à cette catégorie de groupes dont on parle peu, et qui, au vu de son talent, mériterait un tout autre statut. Suffirait d'ailleurs que la radio, la TV ou quelques magazines s'y intéressent vraiment, et les portes du succès s'ouvriraient toutes grandes devant eux. Un quintette suédois dont les influences vont de St Etienne au Velvet Underground en passant par Massive Attack et Roxy Music. Sa pop atmosphérique, synthétique, fortement imprégnée de claviers, navigue à la croisée de la new-wave (OMD, Ultravox mais surtout Modern English et Julian Cope), de la brit pop (Pulp, Blur), du prog rock (Gong?), de la pop de Daho voire même de la techno de Beloved. Espérons que leur avenir sera à la hauteur de ce CD. Car ils le méritent. Superbe!

 

Supernaturals

It doesn't matter anymore

Rien de vraiment très 'supernaturals' sur le premier album de cet ensemble écossais, mais douze (brit)pop songs agréables, contagieuses, rafraîchissantes, parmi lesquelles vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre le single " Smile ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. C'est vrai qu'ils s'inspirent beaucoup des Beatles, à l'instar d'Oasis. Et puis que pour les lyrics de leurs chansons, ils ne se sont pas vraiment foulés. Les mauvaises langues les ont même déjà qualifiés de sub Supergrass ! Humour très britannique, lorsqu'on s'aperçoit que la pochette de cet " It doesn' matter anymore " arbore un chimpanzé ( !). Pourtant, malgré l'accumulation de critiques, cet opus possède un petit quelque chose capable de vous faire craquer. Et notamment un sens mélodique particulièrement développé. Un enthousiasme communicatif qui nous rappelle tantôt EMF ou les Ned's Atomic Dustbin, le timbre vocal de McColl naviguant quelque part entre celui des chanteurs de ces deux formations...

 

Supergrass

In it for the money

Il n'aura fallu que deux elpees au trio d'Oxford pour entrer dans la cour des grands. Et avec quel panache! Puisque pour son deuxième essai, il vient de réaliser un véritable coup de maître. Il ne fait d'ailleurs aucun doute que cet " In it for the money " figurera parmi les meilleurs albums de l'année 1997. Une situation qui s'explique assez facilement, au vu de la maturité et de la cohésion du groupe. Que l'on a d'ailleurs pu observer lors de ses dernières visites en Belgique. Mais revenons donc à ce nouvel album, qui recèle douze chansons contagieuses, soulignées par de superbes harmonies vocales, gorgées d'adrénaline électrique que vivifie leur exubérance juvénile naturelle. Depuis le titre maître sarcastique au final psychédélique " Sometimes I make you sad ", en passant par le single frénétique " Richard III ", le sinistre, terrifiant, " Tonight ", l'étonnant " G-song ", imprimé sur un tempo beatlenesque, le futur hit " Sun hits the sky ", corrodé par un moog dont l'intensité nous rappelle un certain Keith Emerson, le " garage " " Going out ", rogné par un inévitable hammond sixties, le funkysant "Cheapskate ", l'espiègle " You can see me ", le presque bluesy " Hollow little reign ", sans oublier les deux superbes ballades " Late in the day " et " It's not me ". Indispensable!

 

Super Furry Animals

Radiator

Gorky's Zygotic Mynci et Super Furry Animals sont deux formations galloises caractérisées par un goût très prononcé pour l'excentricité. En outre, ces deux groupes n'hésitent pas à chanter dans leur dialecte natal. Surtout en public. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car si GZM appartient au psychédélisme pastoral, SFA adopte une vision plus futuriste, plus électronique, vision qu'il inocule dans une structure basiquement rock. Une musique hybride contaminée par la sophistication d'ELO, la sensibilité pop rampante de Supergrass, le prog rock de Faust, l'expérimentalisme de Wire et la frénésie du Move. Beaucoup d'effets technologiques, donc, sur les quatorze fragments de ce " Radiator ". Donc des synthés. Mais aussi des instruments conventionnels. Dont deux guitares. Agressives ou liquides, elles sculptent délicatement les chansons, pour mieux laisser filtrer la voix mélancolique, languissante, mais aussi parfois empreinte de cynisme de Gruff, dont le timbre se fond parfois dans un lit d'harmonies vocales limpides, falsetto...

 

Strangelove

Strangelove

Ed O' Brian, guitariste de Radiohead a déclaré, tout récemment, que Strangelove était une source d'inspiration majeure. Un fameux compliment pour ce groupe, fondé à Bristol en 1992, qui n'est toujours pas parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l'underground, malgré la confection de deux superbes albums. Mais en même temps, une confession qui risque fort de vous surprendre si vous envisagez de vous procurer leur troisième. En fait, cet opus éponyme rompt avec la période atmosphérique post Sad Lovers & Giants, qui avait prévalu sur " Time for the rest of your life " et " Love & other demons ". Si l'instrumentation s'avère plus luxuriante, il faut reconnaître que les guitares sont moins imposantes, les claviers plus rognés, plus syncopés ou réduits à des accords de piano spectraux. Heureusement, le feeling mélodique est toujours bien présent, mais si la voix de Patrick est toujours capable de vous communiquer son angoisse, son désespoir, elle peut également se faire plus tendre, plus enjouée. On regrettera cependant la coproduction de Paul Corkett, à notre humble avis, un peu trop rudimentaire... Ah oui, il y a en morceau caché, une version acoustique de " Freak "...