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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dernier concert - festival

Guns N Roses
Viagra Boys

Filter

Short bus

" Short bus " manifeste une intensité et une rage digne de Killing Joke. Tout en affichant la précision technologique de Nine Inch Nails. Pas étonnant d'ailleurs, que l'on retrouve Richard Patrick, ex-membre de la bande à Trent Reznor, à la base de Filter. Un leadership qu'il partage avec Brian Liesegang, licencié en philosophie. Faut dire que le line-up du combo se résume à un duo. Même si en studio ou live, ils font appel à des collaborateurs... Hormis deux fragments vaguement acoustiques et un pastiche de ‘grunge’, l'ensemble du morceau de plastique est balayé de pulsations électroniques, de cordes de guitares luxuriantes, de synthés intrépides, d'accès de basse viscéraux qu'apprivoise tantôt avec langueur, tantôt avec férocité le timbre vocal de Patrick...

 

Feeder

Swim

Bien que britannique, de Newport très exactement, ce trio semble surtout contaminé par la scène yankee. Avec pour nuances, un sens mélodique fortement calqué, à l'instar d'Urge Overkill, sur Cheap Trick. Et une agressivité hymnique abordée avec la passion punkysante de Killing Joke. Cependant, hormis quelques traces de psychédélisme circa Love & Rockets sur " Shade ", ainsi que sur la ballade semi acoustique " Swim' ", les quatre autres fragments de ce mini CD évoquent tout à tour Jane’s Addiction, Porno for Pyros, Pearl Jam, et même Stone Temple Pilots…

 

The Fall

Oswald defence lawyer

Sincèrement, pour s'y retrouver dans la discographie du Fall, il faut vraiment être un inconditionnel du groupe. Et connaître leur histoire jusqu'au bout des ongles. En vingt années de carrière, Mark E Smith doit avoir gravé plus de vingt albums studio, une volée de singles, être victime d'une multitude de bootlegs et bien sûr faire l'objet de compiles et de gravures "live" en tous genres. Depuis quelques semaines, on constate d'ailleurs une recrudescence de ces deux derniers types de recueils. Le label "Receiver" a ainsi sorti successivement "Sinister waltz", "Fiend with a violin" et cet "Oswald defence lawyer". Ce dernier enregistré en public, d'ailleurs. Un elpee qui inclut la fameuse cover des Kinks, "Victoria", et puis surtout "Frenzy", "2 x 4" ainsi que "Guest informant", témoignages de la participation de Brix Smith, ex épouse de Mark. Dommage que le booklet ne se montre pas plus précis. Car, les titres repris sur ce morceau de plastique reflètent un aspect plutôt fidèle de leur feeling ‘live’...

 

Marianne Faithfull

20th century blues

Écrit par

Marianne Faithfull, qui soufflera ses cinquante bougies le 29 décembre 1996, mériterait assurément que son existence soit relatée à travers un livre, voire un film, tant elle fut riche et tumultueuse. Depuis 1964, lorsque Andrew Oldham, homme à penser des Stones, lui fit enregistrer " As tears go by ", composition de Jagger/Richards, qui devint un tube, elle a vécu mille et une péripéties où abus de stupéfiants, affaires de cœur, théâtre, cinéma, chanson, et accident de voiture ont débouché sur une solide cure de désintoxication. Qui durera quatre années! Et lorsqu'elle revient à la surface en 76 avec " Broken English ", on se rend compte que la petite voix de fille timide s'est muée en timbre grave, profond et sensuel. Depuis, Marianne est retournée à ses multiples activités artistiques. Musicales tout d'abord! Fascinée par l'œuvre de Berthold Brecht et de Kurt Weill, elle a décidé de leur consacrer un album de reprises, " 20th century blues ". Elle y interprète avec une irrésistible légèreté, un humour désabusé et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains, quinze classiques, dans un style "décadent ", " cabaret ", un peu à la manière de Marlène Ditriech. Elle y souligne l'irrésistible légèreté, l'humour désabusé, et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains…

 

Fun Lovin’ Criminals

Come find yourself

Séduits mais surtout amusés par son hit single "Smoke 'em", nous nous demandions quand même ce que cet ensemble new-yorkais était capable de réaliser sur un album. Et le résultat va au-delà de nos espérances. Bien sûr, comme une multitude de formations contemporaines, Fun Lovin' Criminals applique la technologie moderne à son mélange de blues, de r&b, de jazz, de trash, de blues, de metal et de funk sur un ton rap, hip hop. Mais ce cocktail se révèle aussi créatif que chez Beck, énigmatique que 900 FT Jesus et cinématique que Soul Coughing. Certains arrangements semblent même avoir été repiqués chez Tamla Motown, les Temptations en particulier. D'autres bénéficient d'une finition aussi soignée que chez Steely Dan. Voire d'une sensualité profonde, languissante comparable à Barry White. Notamment sur le final "Methadona". Un disque qui recèle son cortège inévitable de samples. Le plus cocasse relevant du "Smoke on the water" de Deep Purple pour "Bombin' the L". Pour être complet, sachez que l'un des deux chanteurs possède un débit vocal aussi véloce que celui d'Adriano Celentano. Le genre de musique qui devrait investir les night-clubs hyper branchés!

 

Front 242

Mutage Mixage

Ceci n'est pas le nouvel album de Front 242, mais une compilation de fragments enregistrés entre 90 et 93, revus et corrigés par la technologie moderne. Un recueil de remixes, enrichi de trois inédits, resculptés pour les besoins de l'ambient. On savait que Daniel B avait toujours rêvé de composer des bandes sonores pour les films de Peter Greenaway, mais nous n'imaginions pas que la musique de Front 242 aurait pu un jour s'évaporer dans l'éther atmosphérique de Ryuichi Sakamoto. Evidement, pour parvenir à ses fins, Daniel et Patrick Codenys se sont tout d'abord remis en question, mais surtout ont fait appel à des manipulateurs, passés maître dans l'art du reliftage. Et en particulier à Underworld, Prodigy et The Orb. Evidemment, face aux nostalgiques de l'EBM, le duo belge devra faire front (!)...

 

Robert Forster

Warm nights

En marge de la réédition des six premiers elpees des Go-Betweens en compact disc, Robert Forster nous propose son quatrième album solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours d'Edwyn Collins à la guitare et puis surtout à la production. Sur les dix compositions de cet opus, on retrouve une reprise, mais elle est de taille, puisqu'il s'agit d'un classique des mêmes Go-Betweens, " Rock'n roll friend ". Pour le reste, hormis quelques bordées d'électricité dispensées un peu plus généreusement, un zeste de claviers rognés, quelques arrangements symphoniques clairsemés, une incursion dans le reggae et une autre dans la polka, la musique épouse le profil folk pop mélancolique, fragile et hymnique typiquement et savoureusement australien...

 

The Fleshtones

Laboratory of sound

Faute de distribution officielle en Belgique, Musidisc France a donc eu la gentillesse de nous fournir le nouvel album des Fleshtones. C'est vrai qu'il est sorti fin de l'année dernière. Mais le quatuor new-yorkais est un groupe beaucoup trop important dans l'histoire de la musique pop/rock pour se permettre de faire l'impasse sur sa création. Produit par Steve Albini, ce "Laboratory of Sound" revient à un style plus "live", à des sonorités plus crades, plus saignantes, plus viscérales, même si elles sont régulièrement décolorées par le rythm'n blues. Plus rien à voir avec la pop ‘remesque’ de "Forever". Mais un garage de la trempe de "Roman Gods" voire d'"Hexbreaker". Comme sur "Hold you" et "We'll never forget". Garage parodique également. Dans le collimateur, le "Gloria" du Them ("Nostradamus Jr"), Question Mark & The Mysterians ("A motor needs gas"), les Heartbreakers et même les New York Dolls ("Let's go" et "One less step"). Le tout ponctué par une hommage à Jimi Hendrix lors d'une cover d' "I don't live today" programmée en 69ème plage. Manque plus que l'image pour savourer pleinement l'énergie éternellement juvénile dispensée sur les planches par le groupe. Cette fièvre, ce fun, cet enthousiasme communicatif. Rien que d'y avoir participé une seule fois, vous aurez la folle envie d'y retourner. Nous en sommes convaincus...

 

Gallon Drunk

In the long still night

Pas trop la peine de s'attarder sur les trois premiers albums de ce groupe londonien, puisque sur son tout dernier, " In the long still night ", il a décidé de changer radicalement de cap. En fait, si dans le passé Gallon Drunk constituait le résultat d'un croisement entre les Stooges, James Chance & The Contortions, Suicide, James Brown et Birthday Party, aujourd'hui, il semble avoir totalement digéré ses différentes influences, situation qui lui permet de donner une plus grande importance au sens mélodique de ses compositions. Tout en faisant toujours preuve de cette même sauvagerie naturelle qui lui a permis d'acquérir une notoriété certaine sur la scène pop/rock indépendante. Attisée par la voix caverneuse, menaçante de James Johnston, dont le timbre est toujours aussi proche de celui de Nick Cave, sa musique est, en outre, soutenue par des tas de cuivres, et des maracas. Mais c'est sur scène que Gallon Drunk se révèle le plus percutant. Notamment à cause de ce contraste saisissant entre sa musique à la fois sulfureuse et riche en atmosphères ; et la tenue de scène des musiciens, que nous pourrions qualifier de classique dans le sens le plus strict du terme, avec chemises blanches, costards et gomina...

 

Gadfly

Demo nemo

Quatuor suédois, Gadfly affronte l'urban rock de la fin des sixties et du début seventies avec beaucoup de bonheur. Pensez à Steppenwolf, MC5 et surtout aux Stooges. Le métal y est laminé avec violence et efficacité sur un tempo irrésistible. Surtout à cause du guitariste, un certain Mikaël ‘Nicko’ Nickolauser dont les riffs d'électricité se révèlent à la fois incisifs, crépitants, aventureux, sans pour autant sombrer dans le nombrilisme gratuit. Parfois certains phrasés évoquent même la britpop d'un Marion, voire d'un Radiohead. Un soliste qui se démultiplie. Tirant sur toutes les ficelles de la technologie moderne, sans pour autant passer par le sampling. Pour enregistrer ce mini album, il dédouble même son interprétation, donnant ainsi l'impression de disposer de quatre mains. En final, il nous propose même un exercice de style où il use et abuse de la pédale wah wah, non pas à l'instar de feu Jimi Hendrix, mais de Robin Trower. Evidemment, sans engager un guitariste supplémentaire, on voit mal la formation se débrouiller dans le même registre sur les planches. Mais ça, c'est une autre histoire...