Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Jon Spencer

Kiss

MTV Unplugged

Nous n'avons jamais été de grands admirateurs de Kiss, il faut l'avouer. Groupe préfabriqué par excellence, surfait par conséquence (NDR: ça rime!), il a véhiculé pendant de nombreuses années une image glam outrancière, grandguignolesque. Ce qui ne la pas empêché de décrocher de multiples disques d'or et de platine, en débauchant un public fort jeune, consommateur de hard rock simpliste et stérile. A bout de souffle l'ensemble finira cependant par se séparer avant de refaire surface tout récemment à l'initiative d'MTV. Au cours de sa célèbre émission "Unplugged". Sans son drummer, bien sûr, décédé en 1991. Pour accorder un set basiquement acoustique mais réélectrifié. Première constatation, le combo s'est offert un matos ultra sophistiqué. De quoi faire pâlir de rage la plupart des guitaristes en herbe. Et même expérimentés. Pourtant, malgré les conditions favorables, le résultat se révèle de piètre facture. L'interprétation minimaliste cherche vainement un espace entre l'ELO privé d'arrangements symphoniques et un Kansas exsangue de ses harmonies vocales. On a même droit à un blues ‘ledzeppelinien’, "I still love you", qui cherche tout aussi vainement son second souffle (!). Parait que cette réunion a suscité chez le groupe une envie de repartir en tournée. En voici une très mauvaise nouvelle!...

 

King Loser

You cannot kill what does not live

Tout comme Bailterspace, King Loser est fasciné par la face austère, sauvage de l'électricité. Deux formations qui relèvent également de ‘Flying Nun’, mais qui paradoxalement se démarquent totalement des autres artistes du label. Clean, Chills, Verlaines, JPS Experience, Able Tasmans, en l'occurrence. Ce qui ne veut pas dire que ce trio soit négligeable. Disons simplement que son approche musicale est plus expérimentale. Plus complexe même que celle défendue par Bailterspace. Plutôt que d'explorer un monde parallèle à Sonic Youth, King Loser affronte le psychédélisme. Celui du Floyd originel tout d'abord. Pensez à "The pipes at the gates of dawn". Du psyché punk des sixties. Suffit de réécouter le catalogue "Peebles" pour s'en rendre compte. A moins que vous ne soyez un accro des sonorités de guitare ‘reverb’, ‘surf’. Plus urbain également. A l'instar des Doors ou d'Iron Butterfly. A cause des claviers rognés ou des cordes de guitare geignardes. Contemporain également. Sur "Shake your wings" plus Cosmic Psychos que nature. Un album qui implique, en outre, une cover de Nancy Sinatra et de Lee Hazlewood, "76 comeback", et puis un pastiche du célèbre "Dazed & confused" du Led Zep, rebaptisé pour la circonstance "Flippin the bird". "You cannot kill what does not live" n'est pas, il est vrai, très accessible, mais il a le mérite de revitaliser le passé plutôt que de le revivaliser! Nuance!

 

Killing Joke

Democracy

Killing Joke est un groupe que nous portons très haut dans notre cœur. Parce que son style post punk, post moderniste a énormément apporté à l'évolution de la rock music. Parce que ses textes ont toujours eu une portée visionnaire, sociologique, à la fois originale et éclairée. Et pour "Democracy", les lyrics sont à nouveau à la hauteur, traitant de politique, de pseudo-démocratie, de pollution, de gaspillage d'infrastructures, de la traque déguisée aux SDF... Mais déontologiquement, il nous est impossible de vous conseillez ce "Democracy". Parce que la production a été ni plus ni moins bâclée. Nous ignorons ce que Youth a fabriqué, mais le son est filandreux, uniforme, chaotique, aussi peu soigné que celui d'un bootleg. Le style de disque qui risque de mettre à nouveau le péril le fragile équilibre du groupe. Et pourtant, avec un autre traitement, la matière première aurait pu à nouveau atteindre le sommet de "Pandemonium". Faudra peut-être attendre les remixes...

 

Kepone

Skin

Ce trio yankee (Richmond, Virginie) tire son patronyme d'un pesticide tristement célèbre, responsable de dégâts irréparables sur le système nerveux des consommateurs. Une vision assez sinistre de l'Amérique que le groupe s'évertue de répercuter à travers sa musique. Punk! Mais pas punk pop, à l'instar de Green Day, Rancid ou Offspring. Mais plutôt punk funk à la coloration post industrielle. Pensez à Black Flag, Minutemen et surtout au Therapy ? originel. Encore que le climat malsain, viscéral, claustrophobe, entretenu tout au long de cet opus, nous rappelle plutôt Captain Beefheart. "Skin" constitue le deuxième album de Kepone, et il dispense une adrénaline pure, générée par une instrumentation fondamentalement viscérale (ligne de basse syncopée mais précise, drums féroces, obsessionnels, cordes de guitare distordues, grésillantes, tempo soutenu) égratignée par les vocaux amers, gémissants de Tim Harrin et de Michaël Bishop; solution épisodiquement traversée d'accords de piano angoissants. Un elpee découpé en dix fragments, dont le dernier, "Thin solution", adopte un profil plus insidieux, plus douloureux encore, sorte d'urban blues pratiqué habituellement par Cell...

 

Kelst

Dust on my heart

Jan Van Kelst est un solitaire. Il a bien joué quelque temps au sein d'un groupe; qui répondait à un certain moment au nom de JVK (NDR: cherchez l'erreur!), mais fatigué des incessants changements de line-up, Jan a préféré ramasser ses billes, tirer sa révérence et revenir à sa carrière individuelle. Pour concocter "Dust on my heart", il a joué un peu à l'homme-orchestre. Depuis les arrangements à la production en passant par le mixage, l'instrumentation et le chant. Il y a bien quelques potes qui ont collaboré à l'enregistrement de l'album, mais très circonstanciellement... Tout comme Daniel Shell, Jan joue du chapman-stick, instrument à dix cordes qui combine guitare et basse et se manipule comme un piano; et il ne s'en prive pas d'en jouer tout au long de l'œuvre. L'artiste y tâte du reggae, du rythm'n blues, mais surtout du folk. C'est d'ailleurs dans ce domaine qu'il se révèle le plus performant. Son timbre vocal rappelant ni plus ni moins celui de Paul Simon, voire de Sting. Un elpee agréable à écouter, mais qui pêche cruellement par manque d'originalité...
 

 

Kelley Deal

Go the sugar altar

L'aventure menée par Kim Deal au sein des Amps aura donc donné des idées à sa sœur jumelle Kelley, puisqu'elle vient d'enregistrer un premier album, " Go to the sugar altar ". Pas tout à fait en solo, puisqu'elle s'est entourée d'un véritable groupe. Avec lequel elle vient d'ailleurs d'accomplir une tournée européenne. La musique de Kelley Deal 6000 s'avère cependant beaucoup plus expérimentale que celle des Breeders, naviguant à la croisée des chemins de la country éthérée de Cowboy Junkies, du punkcore des Pixies circa " Surfer Rosa " et du country/garage/blues capricieux de Giant Sand...

 

Kula Shaker

K

Un premier album pour cette formation anglaise que nous attendions avec une certaine appréhension. A cause de l'‘Oasismania’ et du phénomène britpop qui sévit depuis quelques mois, bien sûr. Egalement parce qu'aujourd'hui, nous nous méfions de plus en plus d'une certaine presse anglaise et de ses fameux hypes préfabriqués. Encore une fois, nous avons été agréablement surpris. Surtout par la maturité et la richesse musicale du groupe. Ainsi, Kula Shaker n'hésite pas à faire appel à une foultitude d'instruments différents, phénomène qui sort du contexte pop habituel, beaucoup trop souvent réduit au schéma guitare/basse/batterie. Et notamment le mellotron, le piano, les percussions, le tabla (???), ou encore un sarod (!!!). Ce qui donne au quartette un parfum tout à fait particulier. Le résultat? Malgré un inévitable arrière-goût d'Oasis (!), la musique se tourne tantôt vers le psychédélisme du défunt et ressuscité Verve de Richard Ashcroft, tantôt vers le garage mancunien des Charlatans ou d'Inspiral Carpets. Le tout mis à la sauce orientale... En un mot, superbe!

 

Ed Kuepper

Sings his greatest hits

Ed Kuepper est tellement prolifique qu'il est parfois nécessaire de faire un peu le point pour s'y retrouver. Ce que cette compilation ne permet cependant pas de faire. D'abord, elle n'inclut aucun titre des Aints, des New Imperialists ni de Laughing Clowns, mais exclusivement de ses opus solo. Et uniquement d'albums enregistrés entre 90 et 95. Soit "Today wonder", "Honey steel's gold", "Black ticket day", "Serene machine", "Character assassination", "I was a mail order bridegroom" et "A key in the kindness room". Pas de trace malheureusement de ses expériences individuelles commises entre 85 et 88. Soit "Electrical storm", "Room of the magnificent" et "Everybody's got to"... Ed Kuepper est un artiste d'exception, nous l'avons toujours proclamé, mais le titre de cet album prête à sourire. Parce qu'Edmund n'a toujours pas décroché de hit. Ni en Europe, ni aux States, ni dans son Australie natale. Ce qui est une profonde injustice, c'est vrai. Mais un fait incontestable. Ces 15 compositions auraient mérité d'entrer dans les charts. Simplement, il faut croire qu'il ne suffit pas d'être un musicien d'exception pour s'imposer. "Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre..." Pour ceux ou celles qui ne connaîtraient toujours pas Kuepper, ce disque constitue un occasion unique de faire le premier pas. Les inconditionnels risquent, eux de râler sec. Car si le CD recèle deux inédits, les versions proposées sur le reste du disque ne sont sensiblement différentes que parce qu'elles ont été remasterisées. Mais ne gâchons pas notre plaisir. Les titres sélectionnés demeurent de petites perles dans le sens le plus mélodique de la pop. Des chansons romantiques, raffinées, basiquement acoustiques ou délicatement électrifiées. Maintenant, ce style d'album peut également comporter une part de danger. En effet, si vous étiez inopinément séduits par cette musique, vous risqueriez fort de ne plus pouvoir en éradiquer le charme...

Liquor Giants

Liquor Giants

Au sein de Liquor Giants, on retrouve un certain Ward Dotson, détenteur d'une fameuse carte de visite. En fait, début des eighties, il sévissait au sein de Gun Club. Et son jeu de guitare dévastateur a fait les beaux jours du groupe légendaire de feu Jeffrey Lee Pierce. Il est d'ailleurs impliqué sur la plupart des standards du groupes tels que "Sex beat", "She's like heroin to me", "For the love of Ivy" et bien d'autres. Curieusement, son départ coïncidera avec l'amorce du déclin de Gun Club. Il fonde alors Pontiac Brothers, combo avec lequel il commet quatre elpees dominés par le garage, le blues et le rythm 'n blues. Cet opus éponyme constitue déjà le troisième album de Liquor Giants. Un disque dont la sensibilité pop est directement puisée chez les Beatles. Tantôt dans l'instantanéité du double blanc, tantôt dans la sophistication d'Abbey Road, que Badfinger développera d'ailleurs pour son compte personnel, par la suite. Ce qui n'empêche pas l'électricité des cordes de guitare d'y être très présente. Souvent reverb, mais également intense et crépitante comme sur le superbe "100 dollar car"...

 

Lio

Wandatta

Enregistré il y a déjà trois ans, ce "Wandatta" n'avait pu voir le jour pour son absence de potentiel commercial. Et manifestement, hormis l'adaptation d' "In the Ghetto" d'Elvis Presley, toutes les compositions naviguent à des années lumières de leur port d'attache ‘bananasplitien’. Dérivant entre escales latines, asiatiques, métalliques, cabaret et filmiques sur des textes de Boris Bergman. Un album expérimental qui ne laisse malheureusement transpirer sa volupté qu'à travers les photographies du booklet. Ce qui, à notre humble avis, est un peu maigre...