La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

Guns N Roses
Editors

Jale

So wound

Quatuor exclusivement féminin, acronyme de Jennifer, Alyson, Laura et Eve, Jale pratique un popcore aussi spontané, fragile et contagieux que celui de Veruca Salt. Moins furieux, moins âpre cependant; sa texture épousant plutôt des caractéristiques country (Walkabouts) que métalliques (Pixies). Un combo canadien (Halifax, Nouvelle Ecosse) responsable de pop songs rafraîchissantes, spontanées, délicieusement saupoudrées d'harmonies vocales célestement sucrées...

 

Jack

Pioneer soundtracks

A l'instar des musiciens de Tindersticks, ceux de Jack se partagent une multitude d'instruments. Depuis la guitare à la batterie en passant par les drums, la basse, le piano, l'alto, le violoncelle, le violon, les cuivres et les claviers. En outre, les compositions sont également enrichies d'arrangements orchestraux sophistiqués, majestueux... Mais ici cessent les comparaisons. Déjà que Jack compte sept musiciens, alors que Tindersticks n'en dénombre que six; mais la véritable différence se situe au niveau du ton abordé par les deux ensembles. Glacial, ténébreux, nicotiné par le timbre vocal de Stuart Staples chez le sextette, il se révèle plus enlevé, plus remuant parfois, voire tempétueux chez la formation galloise. Une texture dont l'amplitude est dynamisée par la voix tantôt mystérieuse, susurrée, tantôt opératique, décadente d'Anthony Reynolds (Matt Johnson?) qui épanche ses lyrics dans un langage ésotérique, obsédé par la misogynie, l'alcoolisme et la déchéance humaine. Neuf fragments composent ce "Pioneer soundtracks", neuf mélodies exquises, tâchées de sensualité qui, dans un espace d'ombres et de lumières, vacillent ou s'estompent comme balayées par un tourbillon de mélancolie...

 

Jack Frost

Snow job

Snow Job constitue le deuxième album de cet ensemble australien drivé par l'ex Go-Betweens, Grant McLennan et le leader du défunt Church, Steve Kilbey. Un disque dont la sophistication du son frôle la perfection, à l'instar du premier opus éponyme du groupe. Un raffinement qui n'est pas sans rappeler la pop luxuriante d'un House Of Love, le psychédélisme intimiste de Robyn Hitchcock et l'éloquence moyenâgeuse de Paul Roland. Même si certaines compositions piochent manifestement dans l'histoire de la pop et du rock. Celui de la fin des sixties et du début des seventies, en particulier. Notamment "Dry rock" plus Stones que nature, cette "Little song" à la mod Kinks et le dylanesque "Angela Carter". Mais la quintessence de l'œuvre est atteinte sur le pénultième fragment, "Haze", petite perle de plus de six minutes dont la fascination obsessionnelle devient progressivement indélébile...

 

Jupiter Coyote

Lucky day

Écrit par

Allman Brothers Band, Doobie Brothers, Lynyrd Skynyrd, Toto et surtout les Eagles, toute une panoplie de formations qui doivent certainement hanter les nuits de ce quintette yankee. Jupiter Coyote (NDR: rigolez pas, mais chaque fois que je tape la première partie de ce nom, je remplace inconsciemment le t par un l!), aurait dû naître au cours des seventies. Sa sensibilité mélodique est finement sculptée dans un rock carré, sudiste, sophistiqué, privilégiant les harmonies de guitares jumelées, un peu comme si inconsciemment, il essayait de retrouver la formule magique de « Hotel California ». Mais le charme est rompu depuis bien longtemps!...

 

June

I am beautiful

Flanqué d'un nom pareil, il aurait été dommage de repousser la chronique de cet opus à juillet. D'autant plus que ce disque respire une certaine fraîcheur. Pour ne pas dire une fraîcheur certaine. Empruntée tour à tour à Lush, Throwing Muses, Veruca Salt, Sugarcubes, les Slits, Superchunk ou Archers of Loaf. Faut dire que la formation compte pour personnages centraux, une chanteuse et une guitariste. Les trois kids se partageant la seconde râpe, la basse et les drums. Un disque qui peut se révéler tantôt torturé, complexe ou intimiste démontrant, chez ce quintette une force créative hors du commun, même si parfois elle en devient oblique. "I am beatiful" constituerait apparemment le premier album du quintette, un morceau de plastique qui a bénéficié du concours de Jim Rondinelli (Sloane, Urge Overkill, Jayhawks) à la production.

 

Joyrider

Be special

Sois spécial! C'est le cri de cœur prononcé par ce quatuor issu d'Irlande du Nord. De Portadown très exactement. Une formation qui accorde beaucoup d'importance au poids de ses lyrics. Dénonçant tantôt les frustrations de sa génération ou s'élevant face au fanatisme religieux. Mais si le punk pop de Joyrider est aussi provocateur que celui de Green Day, il dispense cependant une énergie juvénile davantage insulaire. Plus proche d'Ash que des formations d'Outre Atlantique. Le groupe apporte d'ailleurs un soin tout particulier au sens mélodique de ses compositions, à l'instar des Undertones. Un mythe pour les Irlandais! Album frais, abrasif, percutant, "Be special" pioche même parfois dans l'univers hymnique du grebo. Celui de Senseless Things, de Ned's Atomic Dustbin et du défunt Wonderstuff. Ce qui justifie probablement le titre de cet album de Joyrider, déjà considéré comme grand espoir de la scène pop/rock britannique...

 

The Jon Spencer Blues Explosion

Now I got worry

Ce trio new-yorkais a la particularité de ne pas disposer de bassiste. Et de compter pour leader, l'ex-membre fondateur du défunt et mythique Pussy Galore, Jon Spencer, personnage qui partage, en outre, le leadership de Boss Hog, avec sa compagne Christina Martinez. Après trois elpees, pratiquement passés inaperçus, ce groupe vient de graver " Now I got worry ". Un opus pour lequel le trio a notamment reçu le concours d'une légende du rythm'n blues, Mr Rufus Thomas. Le blues électrique, saturé, sulfureux et totalement hypnotique du JSBE ne se contente pourtant pas de digérer des influences qui oscillent de John Lee Hooker à Robert Johnson. Il se tourne régulièrement vers un rock'n’roll mâtiné de jazz ou de funk. Sans pour autant renier ses obsessions dangereuses, sensuelles, primales, qu'il emprunte tantôt au minimalisme convulsif des Cramps ou au psychédélisme de Jimi Hendrix.

 

JJ Dogs

Space age president

Issu des cendres du Jesse James Gang, cet ensemble liégeois consomme un trash metal pur et dur. Labellisé Jason Rawhead, Channel Zero et en flattant un peu la marchandise Helmet. Bref pas de quoi fouetter un chat (ou un chien?), même si le guitariste ne se débrouille pas trop mal dans le style. Enfin, faut-il encore apprécier cette musique qui décape plus qu'elle ne flatte le tuyau acoustique...
 

 

The Jesus Lizard

Shot

Si à l'origine, Jesus Lizard courtisait un punk post Buttholes/Big Black/Happy Flowers, aujourd'hui il opère, à l'instar de feu Jeffrey Lee Pierce (Gun Club) et de Nick Cave, dans le blues urbain, sordide, occulte. Les treize fragments de "Shot" macèrent ainsi au sein d'un climat malsain, pathétique, tourmenté, déchiqueté par des rythmes versatiles, venimeux. Découpés chirurgicalement par les cordes de guitares malveillantes, rampantes, rageuses, parfois même sous une forme "steel", comme sur l'excellent "Good riddance", ils suppurent de lyrics obscènes, répugnants, machistes, cyniques, proférés par le vocal gémissant, grinçant de Yaw, aussi grinçant et gémissant que celui du vocaliste des Pistols, John Lydon. L'album atteint même son intensité paroxystique sur "Too bad about the fire" et surtout lors du final "Pervertedly slow", composition qui aurait tout aussi bien pu appartenir au répertoire des Stranglers originels, si elle avait eu recours aux claviers.

 

Peter Jefferies

Elevator madness

Avant de se fixer à Vancouver, ce Néo-zélandais a transité par toute une série de groupes, parmi lesquels, nous retiendrons le Nocturnal Projections, This Kind of Punishment et Plagal Grind. Mais depuis son arrivée au Canada, cet artiste s'est surtout soucié de sa carrière individuelle. Ce qui ne l'a pas empêché de participer à l'enregistrement de l'album de Mecca Normal, " The eagle and the poodle ". Pour y assurer les drums, mais également la production. Jean Smith, chanteuse du groupe, lui a donc renvoyé l'ascenseur. Tout d'abord, en produisant cet " Elevator madness ", troisième album solo de Jefferies. Puis en lui offrant les services de l'ingénieur du son, Mark Cohen, donc le bénéfice des studios " Profile " à Vancouver. A l'exception des parties de guitare, Peter se réserve l'intégralité de l'instrumentation. Avec une prédilection pour le piano. Qu'il parvient à faire sonner, le plus souvent comme Ed Kuepper. Mais aussi comme Peter Hammill. Notamment sur l'étonnant " Satellites and sparks ", morceau qui n'aurait pas dénaturé le répertoire du citoyen de Bath. Et puis, comme pour conforter notre point de vue, il s'autorise même une incursion dans le prog rock sur " Shut out ", un morceau de prog rock, vous le suspectez, réminiscent du Vander Graaf Generator...