Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

L7
Afghan Whigs

The Lemonheads

Car button cloth

A l'origine, le sixième album des Lemonheads devait inclure une chanson coécrite par Noël Gallagher d'Oasis et d'Evan Dando. Mais, le label Creation ayant manifesté son veto à cette insertion, " Purple parallelogram " ne sortira qu'en single. Ce qui ne veut pas dire que ce " Car button cloth " soit de mauvaise facture. Que du contraire! Un disque pour lequel, Evan a bénéficié du concours de Bill Gibson, guitariste du défunt et mythique groupe australien New Christs, de l'ex drummer de Dinosaur Jr, Patrick Murphy, ainsi qu'épisodiquement de la participation d'Eugène Kelly (Eugenius, Vaselines), d'Epic Soundtracks (Swell Maps, These Immortal Souls) ainsi que de Royston Langdon (Spacehog). Une œuvre qui alterne pop songs contagieuses, fragiles, intimistes, sucrées de folk ou de country - imaginez un peu le Lovin Spoonful trente ans plus tard - et hymnes capricieux, turbulents, injectés tantôt de punk, de grungecore (Nirvana?) et même de garage crazyhorsien. Le tout enrichi par la qualité plaintive, vacillante du vocal d'Evan, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Gram Parsons et d'Howe Gelb de Giant Sand...

 

The Legendary Pink Dots

Canta Mientras Puedas

Cette compilation réunit une sélection de compositions commises entre 90 et 95 sur les albums "The crushed velvet apocalypse" (1990), "The Maria Dimension" (1991), "Shadow Weaver" (1992), Malachai (1993), "Nine lives to wonder" (1994) ainsi que sur deux des opus gravés en 1995, "Chemical playschool vols 8/9" et "From here you'll watch the world go by", mais pour deux nouvelles versions. Depuis 1982, Edward Ka-Spel et ses disciples poursuivent leur processus continuel d'exploration dans le psychédélisme, où chaque découverte est un point de départ. Un périple qui dure depuis près de vingt cinq albums et ne trouvera probablement son épilogue que dans l'espace infini et le temps. D'un style baroque déchiré entre électronique, krautrock, punkadelic, muzak, avant-garde, musique de chambre et industrielle, TLPD s'est progressivement tourné vers un langage cosmique, atmosphérique, expansionniste. Un moyen d'expression destiné à nous transporter dans son monde étrange, kaléidoscopique, sis entre la frontière du réel et de l'irréel...

 

Leanan Sidhe

Planesequence

Lorsqu'on évoque le krautrock, on pense immédiatement à Can, Neu et Faust, trois formations qui ont marqué des ensembles de post rock contemporains tels que Tortoise et Stereolab. Ash Ra Temple appartenait également à cette scène germanique et semble avoir eu une influence majeure sur la musique de Leanan Sidhe. Un groupe italien. De la région de Florence, très exactement. Responsable d'une musique atmosphérique, ambient et psychédélique à la fois. "Planesequence" évoque des paysages sonores où s'épanchent paresseusement des textures sinusoïdales traversées de vocaux éthérés chuchotés, de cordes de guitare bourdonnantes, de claviers fluides, de boucles et d'effets spéciaux. Parfois l'ombre de Spiritualized Electric Mainline plane sur cet album. Parfois celle de Labradford, de Ui, de Flying Saucer Attack. Et puis lorsque la solution polarise toute son intensité et son énergie sur la section rythmique, celle de Pink Floyd circa More...

 

Lambchop

How I quit smoking

Derrière le concept Lambchop se cache un étrange personnage qui répond au nom de Kurt Wagner. Aucun rapport cependant avec Richard, même si la musique de ce quadragénaire épouse un certain profil symphonique. Pour enregistrer "How I quit smoking", cet auteur compositeur interprète et guitariste s'est aussi entouré d'une section à cordes. Responsable d'orchestrations somptueuses, sophistiquées, bouleversantes qui dynamisent une texture country relativement basique, alimentée par le concours d'une bonne quinzaine de musiciens de studio. Paradoxalement, alors que le titre de l'opus s'intitule "How I quit smoking", la voix de Kurt campe des inflexions aussi éraillées et nicotinées que celles de Stuart Staples, chanteur de Tindersticks, pour être plus précis. Une œuvre fascinante, que nous pourrions situer à la croisée des chemins de ce même Tindersticks, de Palace et des Triffids circa "In the Pines"...

 

Labradford

Prazision LP

Labradford nous entraîne dans une spirale multidimensionnelle à la découverte de paysages psychédéliques chatoyants, cosmiquement paisibles. Réduit depuis peu à un duo composé de Carter Brown et de Mark Nelson, Labradford croit fermement à la dimension spirituelle de l'exploration sonore. La voix est volontairement sous-employée, confessionnelle, enfouie profondément à l'intérieur du brouillard instrumental. Les drums absents à l'instar d’Hugo Largo. Rien que des cordes de guitares, des synthés et une pléiade de pédales de distorsion. A conseiller aux consommateurs d'ambient qui regrettent les élucubrations sonores commises par Eno et Fripp au cours des seventies...

 

Lush

Lovelife

Il est bien loin le temps où Lush émargeait à la noisy pop angélique. Où sa musique s'élevait dans l'éther atmosphérique ‘mybloodyvalentinesque’ ou se chargeait d'esthétisme glacé ‘cocteautwinesque’. Sur "Lovelife", il ne demeure d'ailleurs plus que de vagues traces de ce lointain passé. Notamment sur le simple "Single girl" et puis surtout sur les deux derniers titres, "The childcatcher" et "Olympia". Pour le reste, on se rend bien compte que la bande à Emma Anderson et à Miki Berenyi a décidé de s'ouvrir de nouvelles perspectives sonores. Plus extroverties. Plus basiques. Jarvis Cocker, chanteur et leader de Pulp, partage ainsi les vocaux avec Miki sur "Ciao!", alors que "Ladykillers", futur single, et "Heavenly nobodies" émargent à la new wave de la new wave. Respectivement inspirée par Echobelly puis par Elastica. Enrichi d'orchestrations beatlesnesques, "I've been here before" aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire de Boo Radleys alors que "Last night" adopte un profil filmique, presque ‘eniomorriconesque’. Bien que bénéficiant du concours d'une section à cordes, "Papasan" et "Tralala" flirtent avec la romance minimaliste. Reste "500", dont le phrasé de guitare semble avoir été repiqué sur l'album "Forever Fleshtones" du mythe new-yorkais... Rafraîchissant!

 

Lullaby For The Working Class

Blanket warm

Rien que le titre de cet album vous donne une idée du style pratiqué par ce quartette issu du Nebraska. Dont la musique pourrait si facilement se savourer auprès d'un feu de bois, le corps enveloppé d'une couverture chaude. Et pourtant, la fibre basiquement acoustique manifeste un sens mélodique particulièrement développé. Parfois on pense aux Go-Betweens, aux Walkabouts et même à Poco dans sa période la moins grandiloquente. Pas à cause de ces subtils arrangements de cuivres ou de cordes. Mais surtout parce que l'électricité y fait de très éphémères mais très efficaces apparitions. Un peu comme chez Deadly Nightshades, formation australienne, aussi peu connue que ce Lullaby For The Working Class. Mais suffit pas toujours d'avoir un nom ronflant pour mériter un certain crédit...

 

Loves Ugly Children

Cakehole

Sur le label Flying Nun, les 3D'S et Loves Ugly Children incarnent les tendances les plus dures, les plus âpres de la scène néo-zélandaise. Mais L.U.C. va encore plus loin sur ce "Cakehole". Procédant à des expérimentations soniques, psychédéliques dans le noisy punk. Un peu comme le Sonic Youth l'opérait au tout début des eighties. Mais cette exploration fondamentalement mélodique, quoique dispensée à un régime frénétique, est littéralement déchiquetée, mutilée par une surabondance d'électricité statique. Seul "Latest product", onzième morceau sur les quinze que compte le CD, embrasse un profil plus pop, plus conventionnel, plus ‘Clean’...

 

Love & Rockets

Sweet FA

Rick Rubin est vraiment un drôle d'oiseau. Un producteur expérimenté, très sollicité, respecté, mais un type bizarre. Déjà, pour l'enregistrement de "Blood sugar sex magik", il avait entraîné les Red Hot dans une villa réputée pour son mauvais œil. Une aventure que les musiciens n'avaient d'ailleurs par très bien vécue. Confrontée à de multiples incidents techniques, émaillée de troubles psychologiques, elle avait cependant débouché sur une œuvre particulièrement brillante. Rick vient donc de remettre le couvert. En compagnie de Love & Rockets, cette fois. Résultat des courses, tout a été ravagé par un incendie. Demos et équipement, en particulier. Daniel Ash, David J et Kevin Haskins ont d'ailleurs failli y laisser leur peau. Ou leurs os, si vous préférez. Mais par leur âme. Car cet incident a décuplé leurs forces et les a incités à remettre leur ouvrage sur le métier. Mais à Londres, cette fois. Rubin terminant alors la mise en forme dans son propre studio, à Los Angeles. Et il fait reconnaître qu'il a ici réalisé un travail d'orfèvre. Valorisant à la perfection les différentes phases de psychédélisme affichées par le trio depuis 85. C'est à dire après le split de Bauhaus. Psychédélisme extatique, lancinant où l'électricité sursaturée, torturée est épurée de satin acoustique. Psychédélisme climatique, ouaté de chœurs sensuels, enrobé d'orchestrations majestueuses. Psychédélisme hanté (!) par les spectres de Syd Barrett, de Kevin Ayers, de Spiritualized, du Floyd circa "More", de Primal Scream et même du "Magical Mystery Tour" des Beatles, ou l'inverse. Une œuvre qui recèle en outre un titre purement expérimental, à la limite du free jazz, "Here come the comedown", un hommage à Natacha Atlas, vocaliste de Transglobal Underground ("Natacha"), et puis surtout une perle de psyché pop contagieuse, fascinante, indélébile: "Judgment day". Tout un programme!

 

Loog

Meltdown house

Ne cherchez aucune signification au mot Loog, puisqu'il s'agit tout simplement du nom du leader de cette formation bostonienne. Ancien guitariste de Lemonheads, Corey Loog Brennan a cependant dû faire appel à Chris Brokaw, ex guitariste de Codeine, mais toujours impliqué chez Come, pour compléter le line-up de son quartette. Et "Meltown house" constitue la première application de cette rencontre. Un mini album de huit titres. Popcore. Inspiré tantôt par Veruca Salt, tantôt par les Muffs. Malheureusement, la production de Wharton Tiers (Sonic Youth, Dinosaur Junior, Helmet) étouffe les excellentes dispositions affichées par les musiciens. Seule la voix claire, voluptueuse (Wendy James?), parvient à apporter un zeste de fraîcheur et de sensibilité à une solution sonore qui se cogne continuellement la tête sur le plafond de la mise en forme. Dommage!