Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
L7

Nirvana

From the muddy banks of the wishkah

Sans Butch Vig, Nirvana serait sans doute demeuré une obscure formation issue de la scène américaine. Sans Nirvana, cette même scène n'aurait sans doute pas permis à des groupes tels que Pearl Jam, Stone Temple Pilots ou Soundgarden de sortir de l'underground. Privé de Nirvana, le grunge est cliniquement mort. Reste sa discographie, de laquelle la postérité retiendra ce fabuleux hymne aux nineties, "Smells like teen like spirit ", des prestations live en demi-teinte. Et surtout des questions. A ce jour demeurées sans réponse. Pourquoi? Pourquoi Kurt Cobain a voulu mettre un terme à son existence? Etait-il complètement dépassé par la fulgurante ascension de sa formation?... Album live, " From the muddy banks of the whiskah " réunit des enregistrements réalisés entre 91 et 94. Des classiques, bien sûr. Depuis " Heart-shaped box " à " Polly " en passant par " Aneurysm " et l'inévitable " Smells like teen spirit ". Juste de quoi consoler les ‘nirvatologues’ en mal de ‘nirvanatologie’...

 

Newsboys

Take me to your leader

Newsboys vient de commettre un album très controversé. Tellement controversé que nous avons eu la perverse idée d'en rédiger une mini dissertation. (NDR : au beau milieu de l'été!) Par un plan dialectique, nous nous sommes mis dans la peau de deux types de mélomanes tout à fait opposés. D'un côté, l'ado qui découvre petit à petit les richesses infinies de la musique anglo-saxonne, sortant tous les samedis pour danser sur les tubes qu'ils a écoutés et réécoutés sur sa radio pendant la semaine. Celui-ci devra certainement apprécier ce "Take me to your leader". L'autre. Celui qui économise toute l'année pour pouvoir participer à la totalité des festivals estivaux et avoir ainsi le loisir d'applaudir les groupes qu'il a découverts par l'intermédiaire de la presse spécialisée. Celui-là n'ira pas dépenser ‘un balle’ pour cet opus. Conclusion, ce "Take me to your leader" n'est pas du tout un mauvais album. Et les onze compositions oscillant entre la pop fébrile, touchante des Manic Street Preachers et la new wave jadis étincelante, aujourd'hui ringarde d'Erasure ou de Human League, sont même très agréables à écouter. Mais l'intérêt de cet opus ne se limite bien qu'à çà. Pas vraiment notre tasse de thé...

 

New Wet Kojak

New Wet Kojak

Au sein de New Wet Kojak, on retrouve notamment Scott McCloud et Johnny Temple, respectivement chanteur et guitariste de Girls Against Boys, ainsi que Nathan Larson, également guitariste, mais chez Shudder to Think. Deux formations new-yorkaises qui inévitablement marquent de leur empreinte, non pas un projet, mais un groupe. Expérimental, c'est vrai, mais décidé à remettre le couvert à la première occasion. La musique de NWK n'est pas facile à écouter. Sombre, malsaine, urbaine, elle implique, en outre, une forte coloration jazz. Et même free jazz. Impulsion qui accentue davantage l'impression de spleen. Pourtant, au fil des écoutes, la torpeur se mue en fascination. Un peu comme si vous assistiez à la projection d'un film nauséeux, cauchemardesque, dans une salle froide, humide. Et que le suspense et la volupté des images granuleuses, tâchées de nicotine, parvenaient à vous tenir en haleine. New Wet Kojak : le rock sordide de Tindersticks rencontre le jazz pervers de Morphine...

 

Neurotic Outsiders

Neurotic outsiders

Imaginez un peu John Taylor, Steve Jones, Duff McKagan et Matt Sorum, réunis en studio. Ou pour mieux nous faire comprendre, le bassiste de Duran Duran, le guitariste des Sex Pistols, celui de Guns ‘N Roses épaulé par le drummer du même groupe, occupés d'enregistrer un album. Réunion improbable, nous rétorquerez-vous. Et vous avez tout à fait tort, car c'est exactement ce qui vient de se produire. Un disque pour lequel les quatre lascars ont reçu le concours de Jerry Harrison (Talking Heads, Heads) aux claviers et à la production. Ainsi que le bénéfice d'une signature sur le label de Madonna, "Maverick ". Excusez du peu! Et le résultat va au delà de toutes les espérances, les douze fragments de cet opus, impliquant une reprise du célèbre "Janie Jones" du Clash, débordant d'énergie électrique, de vivacité caustique et de passion ‘vitriolique’ (NDR: qualificatifs interchangeables!), comme si le quartette cherchait le chaînon manquant entre le hardcore juvénile d'Hüsker Dü et le métal stoogien d'Iggy Pop. Le tout raffiné de superbes harmonies vocales. Pour faire plus pop, of course!...

 

Mike Oldfield

Voyager

Écrit par

En 1973, Mike Oldfield gravait " Tubullar bells ", un elpee dont la musique allait servir de bande sonore au film d'épouvante, " L'exorciste "; et puis surtout dont les seize millions d'exemplaires vendus allaient permettre à Virgin, de devenir le premier label indépendant mondial... Depuis, il faut reconnaître que Mike traverse une crise d'inspiration plutôt grave. En 1991, il a même poussé le ridicule à son paroxysme en enregistrant un deuxième volume de " Tubullar bells ". Ce qui ne l'a pas empêché de cumuler les disques d'or et de platine. " Voyager " n'est ni meilleur, ni pire que ses précédents albums. Mais il a au moins le mérite de revenir à une forme plus classique de son interprétation. Exclusivement instrumental, il fait la part belle aux hymnes celtiques et aux envolées de guitare atmosphériques (ça rime!). Il y aborde de nombreux thèmes traditionnels écossais et irlandais, et notamment une adaptation de la bande sonore du long métrage " Barry Lyndon ", " Women of Ireland ". Pour grand public et inconditionnels exclusivement (!?!).

 

Ocean Colour Scene

Moseley shoals

En 1992, O.C.S commettait un premier album éponyme, œuvre qui alliait à la fois l'esprit baggy des Stone Roses, le psychédélisme de My Bloody Valentine, la pop des Faces et les harmonies vocales byrdsiennes. Depuis, on ne peut pas dire que le quartette de Solihull se soit montré particulièrement prolifique. En fait, la moitié du groupe accompagne régulièrement Paul Weller sur les planches. Et cette situation a retardé la sortie de ce "Moseley shoals" tout en donnant une nouvelle orientation à la musique. Aujourd'hui presque exclusivement inspirée par les sixties. Le rythmn'n blues, tout d'abord. Celui de Spencer Davies Group et des Animals, comme sur l'excellente intro "The riverboat song", caractérisé par les claviers rognés, les cordes de guitare gémissantes et le tempo syncopé. Manfred Mann, le Spooky Tooth circa "Tobacco road" et même les Moody Blues originels (ceux dont les nuits ne s'étaient pas encore drapées de satin blanc!), ensuite. Voire dans la plupart des cas! On y recèle même des traces de seventies sur "The day we caught the train", celles des Wings de Paul McCartney, en particulier; puis lors de cet épanchement d'intensité intimiste, presque ‘dylanesque’, sur "Get away"...

 

Ozric Tentacles

Become the other

Tout comme pour les albums précédents, le graphisme de la pochette est absolument remarquable. Cartoonesque, humoristique, coloré, il nous rappelle celui que Daevid Allen réservait à Gong. Gong, une source d'inspiration incontestable pour cet ensemble insulaire, sérieusement contaminé par le psychédélisme atmosphérique. Mais un psychédélisme dont les propriétés technologiques autorisent des incursions dans une foultitude de styles musicaux. Aussi bien dans le rock, le jazz, la new age, le reggae que la rock music. Le dub, également. Comme sur ce "Become the other" dont le climat n'a jamais été aussi proche de System 7, voire de The Orb. D'autant plus que les interventions vocales, déjà rares auparavant, ont été définitivement gommées. Reste donc la guitare, la basse, la batterie, la flûte et la panoplie de synthés. Bienvenue dans le monde cosmique, astral, d'Ozric Tentacles, pour y entreprendre un voyage dans le labyrinthe du subconscient. "Become the other", c'est le cas de le dire!...

 

Ozark Henry

I am seeking something that has already found me

Filip Tanghe et Piet Goddaer ont reçu le concours de Dan Lacksman pour coproduire leur dernier album, un duo flamand qui ne déparerait certainement pas la scène trip hop de Bristol, auprès de Tricky, Massive Attack et consorts. Son cocktail de jazz, de rap, d'avant-garde, de fusion (Zappa?), de jungle, d'ambiant et de pop traçant un chemin tantôt expérimental, tantôt mélodique sur un terrain favorable aux arrangements, aussi bien à caractère symphonique, électro-synthétique, qu'aux chœurs opératiques. Sans pour autant négliger l'instrumentation basiquement rock et les vocaux suavement, étrangement chuchotés...

 

Joan Osborne

Relish

La presse yankee ne tarit pas d'éloges cette jeune artiste, déjà comparée à Joni Mitchell, alors qu'elle vient juste de sortir son deuxième album. C'est vrai qu'elle possède une superbe voix. Fine, cristalline, sensuelle. Que ses textes qui traitent de sexualité, à l'instar de Liz Phair et de Tori Amos, ne manquent pas de pertinence. Ni d'impertinence. Ce qui fait très mode aujourd'hui. Et puis qu'elle voue une grande admiration à Bonnie Raitt, Bessie Smith, John Lee Hooker et Aretha Franklin. Maintenant, ne vous attendez pas à rencontrer une œuvre exceptionnelle. Ce "Relish" est de bonne facture. Epinglant de remarquables compositions arrosées d'urban blues et de folk rock. Telles que "St Teresa" et le single "One of us". Mais, en général, il privilégie les pop songs traditionnelles. Trempées dans la soul, le gospel ou le jazz ‘nightclubbien’. Des ablutions qui nous laissent sur notre soif. Paraît quand même que sur scène, elle a la pêche...

 

Yoko Ono

Rising

Écrit par

Paul, George et Ringo ayant accepté de ‘rebeatlesiser’ quelques démos de John, l'occasion était belle pour Yoko Ono de rompre avec le silence. Et puis surtout de permettre à son fils Sean, de faire son entrée dans le monde musical. Un multi-instrumentiste qui fait ici tout l'étalage de son talent. Yoko chante, bien sûr. Vocalise aussi. Suivant des oscillations très caractéristiques. Pensez à son album "Fly". Elle a également composé les lyrics. Et puis nous réserve, sur la notice de la pochette, un commentaire réaliste et déchirant sur les conséquences de la bombe atomique tombée sur Hiroshima en 1945... "Rising" s'avère finalement plus intéressant que nous l'espérions. Si les chansons de la deuxième partie de l'album se noient dans un relatif anonymat semi-acoustique, les sept premières se révèlent d'excellente facture. Abordant tantôt le punk ("Warzone", "I'm dying") ou le reggae funk ("Ask the dragon"), avec la même virulence que Nina Hagen, tantôt le minimaliste lo-fi ("Wouldnit" et "Talking to the universe") et même le garage ("New York woman"). Une excellente surprise!