Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
The Cure

METZ

Automat

Écrit par

Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

Mnemotechnic

Blinkers

Écrit par

Bien que glissant parfaitement sur les rails du noise/punk depuis cinq ans, la musique de Mnemotechnic n’a cessé d’évoluer. Pour ce troisième opus, toujours paru sur le label ‘A tant Rêver du Roi’ (Adolina, La Jungle, It it Anita, Bison Bisou, ...), le trio breton a décidé d’abandonner ses expérimentations math rock pour injecter davantage d’électronique dans son expression sonore.

Le long playing s’ouvre par “Alpinist”, une plage qui évoque The Faint, une formation devenue mythique alors qu’elle n’a jamais réussi à récolter un succès pourtant largement mérité. Rythmes soutenus, ligne de basse cinglante et sonorités de gratte truffée d’effets caractérisent les 8 morceaux de ce « Blinkers », alors que la voix communique leur aspect mélodique. Mais surtout, le combo brestois évite de plonger dans les expérimentations sonores. Pourtant, de manière générale, une certaine tension plane tout au long de cet elpee ainsi qu’une sensation claustrophobique entretenue par les boucles hypnotiques. Seul “Along the Sun” laisse au mélomane le temps de reprendre son souffle.

Bref, ce « Blinkers » constitue certainement l’album le plus abouti de Mnemotechnic. 

OK Choral

OK Choral

Écrit par

Si pour les puristes, O.K. Corral est un affrontement à coup de fusillades qui s'est déroulé en 1881 dans la ville de Tombstone, en Arizona, pour les amateurs de musique, l’histoire est toute autre.

Derrière ce patronyme un tantinet étrange (le groupe a fait le choix d’un seul ‘r’) se cache un trio rémois drivé par le chanteur/auteur Grégory Blanchon, né des cendres d’un projet précédent au sein duquel figuraient deux des futurs membres.

Premier album éponyme d’une série que l’on espère longue, le combo est parvenu en neuf titres à proposer un compris intelligent entre synthé pop froide et instrumentation organique, avec une modernité racée et mélodiquement épatante. Une qualité devenue trop rare.

Les plages d’ouverture « Tout devient flou » et « Le centre du monde », ballades symptomatiques des temps modernes qui traitent de rencontres et après rencontres révèlent, en quelques minutes, toute l’étendue du pouvoir littéraire d’un Blanchon au mieux de sa forme (« Je m’en vais »), qui marche alors carrément sur les traces d’un Miossec.

Mais pas uniquement ! Car au-delà du vocable à proprement parler, la musicalité est au centre des débats, chez OK Choral, tel un prisme à l’ambiance protéiforme qui varie suivant les chansons. Elles martèlent, deviennent vite entêtantes et manifestent une force de conviction digne de Recorders (NDR : un groupe belge mené par Gordon Delacroix) …

Adoptant parfois le grain de voix d’un Cali, le chanteur livre des morceaux où l’amour est au centre des débats ; des compos imprimées sur des beats efficaces voire endiablés, rythmant une musique ambitieuse, sans jamais devenir prétentieuse.

A découvrir. Vraiment !

Anna Ternheim

A space for lost time

Écrit par

Anna Ternheim impose, depuis ses débuts, une pop mélodique et légère à la fois. Un genre dans lequel elle s’assume et s’épanouit.

Baignant depuis son enfance dans la musique, grâce à la discothèque familiale où elle a puisé ses ressources, elle finit presque par hasard au sommet des ventes en Suède, son pays d’origine, grâce à quelques chansons enregistrées ci et là, presque instinctivement, délaissant définitivement ses études d’architecture.

Un style qui va lui permettre d’atteindre une apogée dans les années 2000, période charnière d’un renouveau où elle opère un tournant à 180 degrés pour se consacrer à des projets nettement plus intimistes.

« A space for lost time » n’échappe pas à la règle, épousant une fois de plus un registre doux et sensuel ; ce qui constitue sa meilleure carte de visite en quelque sorte.

Embrassant un univers proche de Katie Melua, cet opus se laisse objectivement bercer par ses arrangements aériens et cette voix suave qui permettent à l’enveloppe sonore de magnifier sa quintessence poétique.

Pourtant, la lassitude gagne progressivement le mélomane. L’exercice est uniforme durant plus de trente minutes ; un manque de relief qui finit par enliser l’ensemble au sein d’un excès de gnangnan magistral.

Bref, si la promesse était belle, malgré tous les efforts consentis, ni la collaboration avec Bjorn Yttling (le Bjorn de Peter Bjorn & John), ni le nouveau label ne parviennent malheureusement pas à sauver Moïse des eaux.

The Growlers

Une ouverture sur le Vieux Continent ?

Écrit par

De ce côté de l’Atlantique, The Growlers est plutôt inconnu au bataillon.  Pourtant, au pays de l’Oncle Sam, ce groupe californien (NDTR : il est originaire d’Orange County, au sud de Los Angeles) jouit d’une indéniable notoriété. D’ailleurs, il a eu l’opportunité de bosser en compagnie de Dan Auerbach et assuré les premières parties de son band, The Black Keys. Et plus récemment, il a signé sur le label de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes. Manifestement, il a la cote au sein du milieu rock’n’roll, aux States. On pourrait expliquer l’absence de recognition, sur le Vieux Continent, quand un groupe ou un artiste entame sa carrière. Mais pas lorsqu’on compte huit albums à son actif. Des long playings aussi variés qu’une carte de bières belges. Ainsi, The Growlers est passé du rock/garage, au rock-psyché en transitant par la country. Entre autres. On était donc curieux de découvrir ce combo américain qui se produit rarement en Europe. Une belle occasion, également, de découvrir son dernier elpee en date, “Nature Affair”.

Preuve du manque de popularité, l’Aéronef est en configuration club et est loin d’être comble. Le public réunit essentiellement des jeunes. Il est 21h tapante lorsque les lumières s’éteignent et que The Growlers grimpe sur les planches.  Les deux leaders et membres fondateurs du band, Brooks Nielsen (chant) et Matt Taylor (guitare) prennent place au-devant du podium. Ils sont soutenus par un claviériste, un bassiste ainsi qu’un batteur. Il enchaîne les titres avec une facilité déconcertante. Tel un dandy, cigarette entre les doigts, Brooks Nielsen affiche une certaine désinvolture ou une forme de je-m’en-foutisme, si vous préférez. Il arpente l’estrade de gauche à droite et inversement. Mais cette attitude n’est que du show, car sa prestation est irréprochable. Sa voix rappelle Julian Casablancas (NDR : ben tiens !). Le groupe passe son répertoire en revue, en proposant des titres psychédéliques ou plus rock, mais également des morceaux contaminés par le reggae ou encore le disco. L’auditoire est réceptif et quelques spectateurs audacieux se risquent au crowdsurfing. Après une heure et demie de set, le quintet quitte la salle sous les applaudissements.

Le temps d’un concert, The Growlers a replongé un auditoire quinze ans en arrière en dispensant un set de toute bonne facture. Vu l’excellent ambiance qui régnait au sein de l’Aéronef, il faut croire qu’un public a été conquis et qu’il constituera probablement, pour la formation, un premier bastion de fans sur le Vieux Continent…

(Organisation : Aéronef)

Decibels Music Awards: hold-up des enfants Van Laeken

Angèle et Roméo Elvis, les “enfants Van Laeken”, ont tout raflé aux DMA, la cérémonie qui récompense les artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui est organisée par la RTBF, le Conseil de la Musique et SABAM for Culture.

Pour la deuxième année consécutive, Angèle est désignée artiste féminine de l’année et remporte le prix de la meilleure chanson française. Elle l'emporte pour la première fois dans la catégorie 'clip vidéo' pour "Balance Ton Quoi" ainsi que dans la catégorie 'concert de l'année'. Son frère, Roméo Elvis, empoche le titre d’artiste masculin de l’année et celui du meilleur album avec 'Chocolat', sans oublier le prix dans la catégorie Musiques urbaines.

Seul petit hic: les deux enfants prodiges ne sont pas présents pour recevoir leurs trophées, vu qu'ils sont à Paris pour les 4 concerts d'Angèle à l'Accor Hotel Arena. La solution? C'est le Youtubeur Gui-Home qui a été envoyé dare-dare dans la capitale française pour leur remettre les différents trophées dans les coulisses de Bercy.

Autre absent de marque: Arno, qui a reçu le prix de la catégorie 'Rock et alternatif'. Il a exprimé ses remerciements via une courte vidéo. Enfin, le groupe de l'année, Caballero et JeanJass, brillait, lui aussi, par son absence. Une cérémonie sans lauréats, ça fait un peu désordre...

Heureusement, Henri PFR, Loïc Nottet, Typh Barrow, entre autres, étaient bel et bien présents pour animer la soirée. Le trophée de la révélation de l’année a, quant à lui, été remis à Glauque, un collectif namurois qui mélange électro et hip-hop, un peu à la manière du regretté Fauve. Et la grosse surprise: le vainqueur du hit de l’année est, non pas Angèle, mais bien Kid Noize avec "Walking to the Jungle". Bizarre, vous avez dit “Bizarre”?

Enfin, le prix d’honneur a été remis à Lio pour célébrer ses 40 ans de carrière. Un moment d'émotion lorsque Jacques Duvall, son parolier attitré, lui a rendu un vibrant hommage. Ensuite, la toujours fringante “brune” a interprété un medley de ses plus grands succès avec le concours de la jeune génération, représentée par Claire Laffut et Alice On The Roof.

Juste avant la cérémonie des DMA, dans l'espace réservé aux “VIP”, s'est tenue la remise des prix des professionnels du secteur. On a surtout apprécié “Notre mystère, nos retrouvailles”, une chanson hommage à Marc Morgan, interprétée avec tendresse en 'live' sur la scène par Maxime et Juliette, les deux enfants de l'artiste défunt. Rappelons que Maxime est ingénieur du son, producteur et membre de l'excellent groupe Turquoise et que Juliette est “Mademoiselle Nineteen”, actuellement en pause suite à un heureux événement...

Le palmarès complet des DMA:

Dance & Electro: Henri PFR
Nominés: ToDieFor, Liho, Loyd

Chanson française : Angèle
Nominés: Scylla, Claire Laffut, Suarez

Musiques urbaines: Roméo Elvis
Nominés: Hamza, Le 77, Shay

Album de l'année: “Chocolat” de Roméo Elvis
Nominés: “Santeboutique” de Arno, “Madame” d’Alice on the roof, “The Man with the monkey face” de Kid Noize

Concert: Angèle
Nominés: Roméo Elvis, Mustti, Baloji

Clip Vidéo: “Balance ton quoi” d’Angèle
Nominés: “Flou” d’Angèle, “Candy” Loïc Nottet, “Going on” Henri PFR

Musicien: Benoit Do Quang
Nominés: Le Motel, Alex Germys, Nicolas Fiszman

Auteur-compositeur: Loïc Nottet
Nominés: Henri PFR, Glauque, Juicy

Révélation: Glauque
Nominés: Tanaë, Lous and The Yakuza, Alex Lucas

Groupe: Caballero & Jeanjass
Nominés: Glauque, L’or du Commun, Juicy

Pop: Loïc Nottet
Nominés: Mustii, Typh Barrow, Alice on the roof

Artiste solo féminine: Angèle
Nominés: Typh Barrow, Claire Laffut, Alice on the roof

Artiste solo masculin: Roméo Elvis
Nominés: Mustii, Arno, Baloji

Hit de l'année: “Walking to the jungle” Kid Noize
Nominés: “Balance ton quoi” de Angèle, “Tout oublier” de Angèle et Roméo Elvis, “On fire” de Loïc Nottet

Georgia

Un set de bonne facture, mais un peu court…

Écrit par

Plutôt que de devenir une star du football féminin, Georgia Barnes a décidé de se lancer dans la musique, mais elle n’a conservé que son prénom comme patronyme. La chanteuse britannique a ouvert en ‘one woman show’, le festival de Werchter, l’année dernière. Soit sa voix, une batterie électronique, 4 cymbales Zildjian, un synthétiseur et des sequencers. Ce soir, à l’ABClub, elle est venue présenter son nouvel album, « Seeking Thrills ».

Bryan Mugande, aka Bryn, assure le supporting act. Ce dernier a fui le Rwanda il y a sept ans. Il a vécu quelques années en compagnie de ses parents et son frère au Centre de demandeurs d'asile à Vielsalm. La musique lui a servi d’exutoire et a marqué la véritable empreinte de son identité. Il a éprouvé les pires difficultés pour obtenir ses papiers, malgré le soutien de la population locale. Il n’a finalement été régularisé qu’à l’issue de longues démarches qui pourtant, au départ, semblées vouées à l’échec….

Le jeune artiste a tout pour plaire : une voix soul de tueur et un profil de beau gosse séducteur. C’est la première fois qu’il foule les planches à l’Ancienne Belgique. Il connait la salle pour y avoir vu ses idoles. S’il a le trac, il le cache bien et semble plutôt cool. Après être monté sur l’estrade, il observe l’auditoire, en attendant que l’ordinateur de son assistant se mette en route. Il se déplace, en chantant de jolies mélodies (NDR : en anglais, sauf « Du bruit », qu’il interprète dans la langue de Molière), sur toute la longueur du podium… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Teenage Dream », « Du Bruit », « Ego », « Pretties Boy », « Love That I Want Your », « City Kids», « A Degree », « Other Boys ». 

Georgia se produit seule sur les planches. Un hexagone lumineux, formé d’un fin néon rouge trône en arrière-plan. Elle est convaincante aux pads électroniques et surtout sur ses cymbales qu’elle frappe avec une dextérité impressionnante. Des percus qui se révèlent particulièrement généreuses tout au long de « 24 hours ».

Elle vient naturellement au contact de la foule tout en l’incitant à jumper et à danser. Il ne faut que quelques minutes pour que les premiers rangs réagissent ; et au fil du show, l’ambiance va devenir de plus en plus fiévreuse…

Percutants et contaminés par le drum&bass, « Ray Guns » et « Feel It » sont cependant dominés par les claviers. « Never Let You Go » est taillé pour le dancefloor. D’ailleurs ses compos s’avèrent bien plus nerveuses en live que sur disque.

Tout au long de « The Thrill », on ressent les influences techno puisées au sein de la scène berlinoise. Elle clôt son set par une version puissante mais étirée de « Started Out ».

Lors du rappel, elle va notamment nous livrer une adaptation dansante du « Running Up That Hill (A Deal With God) » de Kate Bush

Georgia ne compte que deux albums à son actif ; ce qui explique peut-être pourquoi son concert n’a duré que 50 minutes. Bref, un set de bonne facture, mais un peu court. Cependant, si vous êtes fan de la Danoise Lydmor ou de la Suédoise Robyn, vous devriez également apprécier la musique de cette jolie trentenaire à la crinière de lionne…. (voir aussi notre section photos là)

Setlist : « Intro », « 24 Hours », « Ray Guns », « Never Let You Go », « Feel It », « Nothing Solution », « Honey Drip », « The Thrill », « About To Work the Dancefloor », « Started Out ».

Rappel : « Ultimate Sailor », « R.U.T.H. » (« Running Up That Hill (A Deal with God) »)

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Europe)

Liam Gallagher

Liam le conquérant…

Écrit par

La commune de Forest a donc décidé d’instaurer une zone de parking payant, 1 km autour de la salle, au tarif de 5€ l’heure. Prohibitif ! Conclusion, votre serviteur a décidé de garer sa voiture à Uccle et d’emprunter le tram. Temps de parcours : 5 minutes ! Liam Gallagher se produit donc à Forest National. Il y a deux jours, il avait déclaré forfait à Hambourg, suite à des problèmes de voix. Mais hier, à Amsterdam, il a accordé un concert d’anthologie au Ziggo Dome. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le bad boy remette le couvert, ce samedi 8 février…

Twisted Wheel assure la première partie. Il a été formé en février 2007 par deux ex-The Childrens, le chanteur/guitariste Johnny Brown et le bassiste Rick Lees. Ils ont ensuite été rejoints par le batteur Adam Clarke. Le groupe a emprunté, pour patronyme, le nom du club légendaire qui, de 1963 à 1972, a été l'épicentre de la scène mod mancunienne avant de devenir le lieu de naissance de la scène Northern Soul. Paul Weller et Liam Gallagher en sont devenus fans, raison pour laquelle ce dernier l’a choisi pour assurer le supporting act de sa tournée.

Votre serviteur débarque au beau milieu du set. Sur les planches, le trio est soutenu par un deuxième gratteur. Inspirée par Oasis, la musique trempe dans la britpop, mais en y injectant le punch de Franz Ferdinand. Le set recèle de bonnes compos, parfois chantées par le public, mais le groupe manque, malgré 13 années d’existence, encore d’identité. Une dernière condition, sans doute, pour pouvoir bientôt prétendre à un statut de stadium band… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Nomad Hat », « She's a Weapon », « Black and Blue », « DNA », « You Stole the Sun », « We Are Us ».

La dernière fois que Liam Gallagher s’est produit en Belgique, c’était à l’AB, dans une salle archicomble. Et ce soir, FN l’est également. 

Barbu, vêtu d’un imper de couleur jaune, Liam et sa troupe grimpent sur l’estrade à 21 heures. Il est soutenu par 9 musicos ; en l’occurrence un trio de jolies choristes, 3 guitaristes dont Bonehead, un drummer, un bassiste et un claviériste (synthés, hammond et orgue). Il ne manquait d’ailleurs plus que les cuivres pour donner une coloration néo-orléanaise à l’équipe.

Grâce à un gigantesque mur de leds derrière lui, Liam affiche immédiatement son rôle : celui d’une véritable ‘Rock‘ N ’Roll Star’. Il est, en outre, indiqué derrière le piano, planté sur une estrade, à gauche du drummer, ‘Rock’n’roll’. C’est d’ailleurs par la piste d’ouverture de « Definitely Maybe » qu’il ouvre le set. Après cette reprise d’Oasis, la formation enchaîne 5 plages issues de son dernier elpee solo, « Why Me ? Why Not », dont "Shockwave" et "Once", repris en chœur par la foule. Hymnique, ce dernier aurait d’ailleurs pu figurer au répertoire du défunt combo. Liam se sert régulièrement de cymbalettes ou de maracas. Un grand écran projette des images des musiciens ou de l’auditoire ; mais c’est "Morning Glory" qui va enflammer la foule. En outre, malgré le contrôle strict de la pyrotechnique, un feu de Bengale éclate. On imagine alors facilement assister à un match de foot à Manchester, alors que les chants des supporters montent dans les tribunes et que et la bière coule à flots dans les gosiers, quand elle n’est pas projetée dans les airs…

Les meilleurs titres d’Oasis ont été retenus. Bonne idée d’avoir laissé de côté les morceaux les plus ringards et d’avoir osé en sélectionner des moins notoires. A l’instar de « Columbia ».

Son fils a été invité à jouer du tambour sur "The River". Bonhead s’est particulièrement illustré, par son jeu raffiné et tendu sur les cordes, tout au long de « Supersonic ».

‘Y a-t-il des Britanniques ici ?’ balance Liam. Mais les applaudissements ont été plus nourris lorsqu'il a demandé s'il y avait des Belges. ‘Je suppose que nous sommes toujours en Europe alors’, s’est-il alors empressé d’ajouter. Une remarque à l’égard du brexit ? « Acquiesce » s’est transformé en exercice de karaoké. Liam ne peut clairement pas gérer les notes élevées de Noel, aussi le public l’a suppléé. Mais à une seule reprise, Liam évitant soigneusement de s’y frotter aventureusement. Bien sûr, il n’a pas manqué de ressortir sa critique à l’égard de son frère et de Bono : des branleurs ‘Fokkin’. Typiquement Liam ! C’est peut-être aussi la raison pour laquelle il est si apprécié (?!?!)…

On imaginait que le show allait s’achever en douceur, suite à la version dépouillée de « Champagne Supernova », lors du rappel. Mais il s’est conclu en apothéose par un « Cigarettes et alcool » rugissant et explosif, titre au cours duquel on a de nouveau eu droit à un solo de gratte éclatant de Bonehead. Chapeau au groupe pour la précision et sa fluidité de ses interventions. Il fallait le souligner ! Puis Liam a vidé les lieux en remettant sa capuche sur la tête.

De toute évidence, les propres chansons de Liam s'intègrent parfaitement au répertoire d’Oasis, même si ce sont ces dernières qui ont mis le feu à la salle. Ce qui explique, sans doute pourquoi, il gagne certainement en popularité par rapport à son frère.

Une réunion est-elle envisageable ? Tous les aficionados l’espèrent. En attendant, Liam Gallagher se produira dans le cadre de l’édition 2020 du festival Rock Werchter (voir notre section photos là)

Setlist : « Rock ‘n Roll Star » (Oasis), « Halo », « Shockwave », « Wall of Glass », « ComeBack To Me », « For What It’s Worth », « Morning Glory (Oasis), « Columbia (Oasis) », « Stand By Me » (Oasis), « Once », «  Why Me? Why Not », « The River», « Gas Panic! » (Oasis), « Live Forever » (Oasis), « Acquiesce » (Oasis), « Roll with It » (Oasis), « Supersonic » (Oasis), « Champagne Supernova » (Oasis), « Cigarettes & Alcohol » (Oasis)

(Organisation : Live Nation)

Chastity Belt

Chastity Belt

Écrit par

Après la publication de son album ”I Used to Spend so Much TIme Alone” en 2017, Chastity Belt a failli exploser ; mais il est finalement parvenu à tenir le coup. En effet, lors de la dernière tournée américaine du groupe, Julia Shapira (guitare, voix) a bien failli quitter le navire. Il lui aura fallu une période d’introspection et la sortie d’un album solo pour réaliser que l’aventure de Chastity Belt méritait d’être poursuivie.

Ce nouvel et quatrième opus résonne donc comme une renaissance, en témoigne le titre éponyme de cet elpee. Produit par Jay Som et paru sur le label Hardly Art (filière dépendant de Sub Pop), cet LP se révèle à la fois abouti et serein. On est loin de l’énergie brute manifestée par le groupe à ses débuts. Les dix titres sont imprimés sur un tempo paisible évoquant parfois Warpaint. Les harmonies vocales (et autres ‘canons’) ainsi que les arpèges alimentent des chansons mélancoliques sur lesquelles Shapiro vient poser des textes évoquant les relations amicales et amoureuses. Cependant, chaque plage nécessite plusieurs écoutes avant que les mélodies ne libèrent toute leur saveur...

Inespéré, le retour de Chastity Belt est, de toute évidence, gagnant. En espérant découvrir une suite, prochainement. 

Kindness

Something Like a War

Écrit par

Difficile équation pour le producteur anglais Adam Bainbridge –aka Kindness– de rester à la fois indéniablement pop et pourtant si indie dans l’esprit ! Il débute d’ailleurs sa nouvelle œuvre par un bien senti : « There will be people who will say, 'You don't mix this with that,' and you will say, 'Watch me.» ! Après avoir collaboré avec Solange, Blood Orange ou Robyn, il a décidé de ne pas brider ces irrésistibles envie de danser… intelligemment ! Pas un hasard si un ex-musicien d’Arthur Russell s’invite au générique (Mustafa Ahmed de son 3ème elpee, « Something Like War »). Soutenu, entre autres, par les voix du Suédo-gambien Seinabo Sey (« Lost without »), Robyn (« Cry Everything »), le rappeur philadelphien Bahamadia (sur le très 90’s titre maître) ou Jazmine Sullivan (« Hard to believe »), il malaxe les sonorités funk, house, dub ou même afro-beat, pour enflammer le dancefloor de ses douceurs enregistrées en compagnie de Philippe Zdar, peu avant son décès. On en redemande des guéguerres pareilles !

Page 120 sur 1356