Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs

Dee Dee Ramone

I hate freaks like you

Dee Dee a donc quitté les Ramones. Ce qui ne l'empêchera pas de continuer à composer pour ses ex-aux frères. Mais, à qui pensez-vous qu'un album de Dee Dee Ramone puisse ressembler ? A celui d'un autre disque des Ramones, ce n'est pas plus compliqué. Et le son de son premier opus solo a beau se révéler plus acéré, plus frénétique, il n'est que la conséquence d'un soin tout particulier apporté en studio, à la finition. Sans quoi, pas de panique, vous pouvez vous les farcir les yeux fermés… One, two, three, four. Garba, garba hey hey…

 

Eddi Reader

Eddi Reader

En ‘digest’, Eddi Reader n'est autre que l'ancienne chanteuse du défunt Fairground Attraction reconvertie en folk singer. Elle possède toujours un superbe timbre vocal chaud, onctueux, parfumé d'inflexions vocales proche de Juliana Hatfield, mais les compositions de son deuxième opus semblent avoir été pasteurisées, homogénéisées. Et où il y a de l'homo(gène), il n'y a pas de plaisir...

 

Blaine L. Reininger

Brussels-USA

A première vue, cet opus constituerait un premier volume compilateur consacré à l'ex-Tuxedo Moon, groupe californien qu'il a quitté en 1983 pour s'installer en Belgique. A Bruxelles très exactement. Depuis, Blaine a gravé huit albums solos de facture inégale. Ses plus belles chansons, "Night Air", "Birthday Song", "Ask and Bones" ou "Mystery and Confusion", il les a magnifiées au violon. Parce que Reininger a également, fin des eighties, délaissé son instrument de prédilection pour se consacrer à des expériences électroniques; pas toujours très réussies, il faut le souligner. Le choix opéré pour sélectionner les dix-sept compositions de ce morceau de plastique n'est ainsi pas toujours très judicieux. Si la plupart de ses meilleures compositions s'y retrouvent, parfois même sous des versions inédites, on regrettera la présence de dispensables fragments synthétiques. Aujourd'hui Blaine semble vouloir revenir à une formule plus classique (!), mais il faut surtout espérer qu'il puisse retrouver la clef donnant accès au monde des ambiances dramatiques et nostalgiques. Car au sein de cet univers, il est capable de toucher au sublime...

 

R.E.M.

Monster

Depuis deux albums, R.E.M. privilégiait l'introspection dans son expression, et en particulier des textes consacrés au SIDA, à la violence, à l'absurdité, à l'Amérique et à la mort. Un climat finalement très propice à la confection de hits pop mélancoliques et contagieux. En gravant "Monster", le quartet géorgien a voulu revenir à un style plus agressif, plus basique, plus radical, plus sensuel, plus rock'n'roll quoi ! Pas de guitare sèche, mais un flux d'électricité ‘garage’ sulfureux, dangereux. Un peu comme si le groupe avait accumulé une tension extrême depuis quelques années, et voulait impérativement la libérer pour ne pas exploser. "Monster" dispense ainsi un son plus ‘brut’, plus live, délibérément dévolu aux guitares ; la voix nasillarde, poignante de Michaël Stipe se chargeant de tisser le fil mélodique. Une œuvre bourrée de contrastes pour un méga groupe qui reprend son chemin, là où il avait abandonné "Green". Epatant!

 

Revolting Cocks

Linger Ficken´ Good

Après la sortie de "Beers, Steers & Queers", nous craignions fort que RevCo se mue en pâle copie de Ministry. Al Jourgensen avait probablement convaincu ses acolytes de tenter une expérience apocalyptique, industrielle, de type "Psalm 69". Mais comme RevCo n'était pas préparé à vivre une semblable descente aux enfers, l'album a été réduit en cendres. Sur "Linger Ficken'Good", Al, Paul Barker, Chris Connely, William Rieflin et Luc Van Acker ont opéré un virage à 180°. Hormis les cacophonies dispensables de "The Rockabye" et de "Butcher Flower's Woman", les compositions du nouveau CD épousent un profil toujours aussi engagé, révolté même, mais surtout plus excitant, plus hypnotique, plus funk. Metal funk, jazz funk, electro funk, cyber funk et d'une manière inattendue et remarquable funk blanc. Réminiscent d'A Certain Ratio sur "Crackin' up", par exemple. Mais aussi libidineux... Même Prince devrait apprécier !

 

Andrew Roachford

Permanent Shade Of Blue

Andrew Roachford s'est servi de son patronyme pour procurer un nom à son groupe. Normal nous direz-vous, puisqu'au sein de son quartet noir insulaire, il compose, chante, joue des claviers, des percussions et même assure la production de la plupart de ses chansons. C'est en tout cas les fonctions qu'il remplit tout au long de "Permanent Shade Of Blue". Vous avez, sans doute, déjà eu l'occasion d'entendre le hit single "Only To Be With You". Et bien le contenu du CD n'est ni meilleur, ni pire. Dans ses meilleurs moments, il tente de retrouver l'excitation du rhythm’n’blues des premiers elpees de Stevie Wonder. Au pire, il s'abandonne dans une pop FM stéréotypée, très suspecte d'avoir été contaminée par George Michaël...

 

Tom Robinson

Love Over Rage

Après vingt années de bons et loyaux services, Tom Robinson semble aujourd'hui à bout de souffle. S'il n'y avait son implication sociale et politique, nous nous demanderions même quel intérêt il pourrait encore susciter. C'est vrai que son engagement est toujours aussi contemporain. Et si hier, il se posait en ardent défenseur des homosexuels et en fougueux adversaire du racisme, aujourd'hui il combat assidûment l'intolérance et l'hypocrisie. Malheureusement "Love Over Rage" ne recèle plus aucun hymne du type "2-4-6-8 Motorways" ou "Grey Cortina". La présence de Chris Rea à la slide guitare et de TV Smith aux backing vocals ne change strictement rien à une solution privée de consistance et de dynamisme. On se demande même ce que Al Scott, producteur des Levellers est venu faire dans cette galère ; une galère qui rame sur un tempo uniforme, sans âme, un peu comme si Ian Dury avait perdu toute ses facultés lascives. Dommage!

 

Rödelheim Hartreim Projekt

Direkt Aus Rödelheim

Francfort. Sa cathédrale. Ses musées. Son centre de recherche atomique. Ses saucisses. Sa scène hip hop. Rödelheim Hartreim Projekt en est aujourd'hui le chef de file. Rap, funk, techno, carnaval et même dialecte germanique garnissent ainsi la choucroute synthétique de ce "Direkt Aus Rödelheim". Entschuldigung. Wir nehmen lieber fünf mark frite mit curry sauce!

 

Rollerskate Skinny

Shoulder Voices

Rollerskate Skinny pourrait devenir important. Très important même! C'est ce que Mercury Rev déclarait voici quelques mois, alors que pratiquement jamais personne n'avait entendu parler de ce quartet dublinois. Et à l'écoute de ce "Shoulder Voices" nous serions bien tentés de le croire. Sur ce CD, il fait en tous cas preuve d'un potentiel innovateur phénoménal. Potentiel qu'il tire des cordes de guitares puissantes, bruineuses, impitoyables ou fluctuantes. D'une ligne de basse crépitante. De drums spasmodiques. De claviers énigmatiques. Ou de vocaux aigre-doux. Mais surtout d'une ligne mélodique qui tort les pensées, les sentiments et les expériences pour mieux serpenter entre les consciences rêveuses, sauvages et imprévisibles de My Bloody Valentine, Boo Radleys, Sonic Youth et Wire. Etonnant!

 

The Rolling Stones

Jump Back The Best Of The Rolling Stones

Il ne manquait pas grand chose à cette compilation pour mériter le titre d'épisode post Brian Jones des Stones. Suffisait d'y inclure "Honky Tonk Woman", "Under My Thumb" et "Sympathy For The Devil". Plus facile à écrire qu'à réaliser, puisque les Stones ne sont totalement gestionnaires de leurs droits d'auteur que depuis 1971. En signant la bande à Jagger pour trois albums, Virgin ne pouvait donc opérer une sélection dans le back catalogue qu'à partir de "Sticky Fingers". Sans quoi, ce recueil s'avère intéressant, dans la mesure où il épingle la quintessence d'une période pas toujours inspirée. Dix-huit fragments enregistrés entre 71 et 89 qui vont de "Start Me Up" à "Undercover Of The Night" en passant par "Brown Sugar", "It's Only Rock'n Roll", "Angie", "Tumbling Dice", "Hot Stuff", "Respectable" et bien d'autres...