Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

The Cure
L7

Link Protrudi

Seduction

Bienvenue dans la caverne d'Ali Baba en compagnie de Link Protrudi & The Jaymen. Soit un projet parallèle imaginé par Rudi Protrudi, le leader des Fuzztones. Ils ne sont cependant pas quarante impliqués dans l’aventure, mais ne se gênent pas pour rafler tout ce qui peut leur apporter une certaine séduction orientaliste. Que ce soit la musique contemporaine, fifties, sixties, ethnique, africaine, classique ou vaudevillesque, tout est mis à profit pour constituer un butin sonore. Même les titres de l'album épousent un profil exotique. "Sultan's Desir", "Diddley Dharma", "Serpentine" ou l'adaptation d'"Arabian Knights" de Tchaïkovski. Link et ses acolytes poussent même l'impudence en tentant une "Seduction of the virgin prune". (NDR: Ce qui reste à prouver!). Sésame, ouvre-toi!

 

Robert Plant & Jimmy Page

No Quater

Quatorze ans après la séparation du Led Zeppelin, Jimmy Page et Robert Plant ont décidé de retravailler ensemble. Enfin, pas tout à fait quatorze années, puisque à l'occasion du 40ème anniversaire d'Atlanta, le dirigeable était remonté sur scène en compagnie du fils de feu John Bonham. En fait, l'étincelle a été allumée par MTV, intéressée par la rencontre des deux figures légendaires dans le cadre de l'émission ‘Unplugged’. Mais comme Page et Plant estimaient que cette formule était trop restrictive, il lui ont trouvé un autre format. Plus électrique, vous vous en doutez. Mais également ethnique et symphonique. Vous avez peut-être eu l'occasion d'assister à cette session d'enregistrement diffusée récemment sur la chaîne musicale insulaire. Le duo y est accompagné par le groupe de Plant, le London Metropolitan Orchestra et un orchestre arabe. Plusieurs compositions de cet opus ont été prélevées de ce concert. Et notamment la version fabuleuse de "Kashmir" qui met en exergue la voix fabuleuse de Nayma Akntar. Parce que d'autres titres inclus sur ce CD ont été réalisés tantôt à Marrakech, en compagnie du Gnaoua, musiciens marocains de souche noire africaine, tantôt au Pays de Galles ou même dans un studio de TV londonien. Des sessions nécessitées pour le tournage d'un film qui devrait sortir incessamment. "No Quarter" implique bien sûr de nouvelles compositions : "City Don't Cry", "Wah Wah", "Yallah" et bien sûr le titre maître. Mais aucune d'entre elles n'atteint le niveau des adaptations du catalogue de Led Zeppelin. En particulier "Friends", "That's The Way", "Gallows Pole" et bien sûr "Kashmir", dont l'étoffe mérire à elle seule l’acquisition de l'album...

 

Pain Teens

Destroy Me, Lover

Pain Teens appartient au label texan ‘Trance Syndicate’, un label underground qui compte également dans son écurie des formations aussi improbables que Drain, Johnboy, Ed Hall et les Cherubs. Pain Teens se montre, sur ce "Destroy Me, Lover", à la hauteur de sa réputation. Un album complexe, étrange, menaçant qui allie subtilement instrumentation rock conventionnelle (basse, guitare, batterie), samplings et collages. Le quatuor y brouille les limites entre l'horreur et l'humour, la beauté et la tragédie, la perversion et le charme ; dépeignant des paysages sonores tantôt paisibles (notamment sur la cover de Leonard Cohen, "The Story Of Isaac"), sombres, obsessionnels (Venus In Furs), psychédéliques, cauchemardesques (Legendary Pink Dots), délirants, déchiquetés (Butthole Surfers) ou sinistrement post-industriels (Throbbin' Gristle), paysages sonores dont la mélodie ne tient qu'à un fil, celui de la voix sereine , suave, sensuelle de Bliss Blood (Martha & the Muffins?). Etonnant!

 

Pantera

Far Beyond Driven

A moins d'être un fana de hardcore pur et dur, nous ne voyons guère de cobayes susceptibles d'encaisser plus de trois titres d'affilée du troisième elpee de Pantera. Guitares hyper agressives, accablantes, basse matraquée, vomissements gutturaux et rythme primal palpitent au cœur même de votre matière grise, à la manière de l'infâme intrus coupable de déclencher vos migraines post saoulographiques... Vite une aspirine!

 

Vangelis Papathanassiou

Bladerunner

Depuis la séparation des Aphrodite’s Child, Vangelis Papathanassiou s'est essentiellement consacré à la réalisation de bandes sonores cinématographiques. Citons "1492" et "Chariots Of Fire" parmi ses œuvres les plus célèbres. Lors de la sortie du film de Ridley Scott, pour lequel Harrison Ford tenait le rôle principal, "Bladerunner" n'avait pu sortir en CD sous sa forme originale. C'est chose faite aujourd'hui !

 

Peace Love And Pitbulls

Red Sonic Underwear

Résultat des élucubrations de Joakim Thaström, personnage dont la matière grise semble avoir été endommagée lors de l'explosion post industrielle de la moitié des eighties, Peace Love and Pitbulls mord dans le hardcore (ça rime !) de My Life With The Thrill Kill Kult avec une férocité et une froideur thermonucléaire. Cependant, ni les jappements vocaux, ni le tempo obsessionnel, ni les sonorités impitoyables ne valent les quatre fers d'un chien…

 

Pearl Jam

Vitalogy / Dissident I, II, III

Juste avant de publier son nouvel album, le groupe de Seattle décidait de sortir trois CDs ‘live’. Vendus séparément, ces trois morceaux de plastique épinglent vingt-quatre titres enregistrés à Atlanta en avril dernier. Autant le dire tout de suite, cette trilogie s'adresse surtout aux inconditionnels ; les enregistrements ne nous paraissant pas d'une qualité exceptionnelle. Par contre, avec "Vitalogy", nous venons de prendre une véritable claque. Ce qui était loin d'être prévisible. Parce que l'ensemble était encore, voici quelques mois, au bord de la rupture. Entre-temps, Kurt Cobain s'est donné la mort. Un choc terrible pour Eddie Vedder, qui au fil du temps, s'était lié d'amitié avec le leader de Nirvana. Cette tragédie semble, en tout cas, avoir remis Pearl Jam sur les rails. Pour combien de temps ? Dieu seul le sait ! Maintenant, nous serions de mauvaise foi en vous annonçant que l'enregistrement de "Vitalogy" s'est déroulé dans une ambiance allègre. Parce que le spectre de Kurt a plané tout au long de ces sessions. Et on le ressent très fort sur les quatorze chansons de cette œuvre. Pas toujours très abordable, il est vrai. Mais chargée d'un feeling incroyable. Eddi Vedder y vomit sa colère et sa douleur avec une rage et une férocité désolée, sinistre et traumatisante. Les guitares se chargeant d'entretenir l'intensité malveillante, profanatrice, sanglante et vitale au rock de Pearl Jam...

 

Steve Perry

For the love of strange medicine

Steve Perry possède une belle voix. Proche de celle de Rod Stewart. En 1978, il avait remplacé Gregg Rolie au sein de Journey. Il y restera jusqu'en 1987, participant à la confection de six albums de platine. Journey, si vous l'ignorez encore, était le groupe du célèbre drummer Ainsley Dunbar, un ensemble dont la créativité s'est justement éteinte en 1977. Maxime, lorsque l'imagination disparaît, le flouze pointe le nez ! Ne vous attendez donc pas à monts et merveilles du deuxième opus de Steve Perry. A moins que vous ne soyez inconditionnel de ce métal sous surveillance, aux arrangements soignés, habilement serti de ballades mielleuses, que l'on appelle communément hard pop FM...

 

Perverted

Kuvun Huuto

En 1992, nous avions été agréablement surpris par la qualité de son deuxième album, "La sigla del sadico esperto". Nous pensions même que la formation était néerlandaise. Sans doute, parce que le groupe avait jusqu'alors toujours enregistré ses disques aux Pays-Bas. Pourtant, ce trio limbourgeois est bien de chez nous. De Nieuwkerken très exactement. "Kuvun Huuto" va au delà de nos espérances. Un disque de popcore à la fois grinçant et mélodique. Riche et orientaliste. Original et électrique. Sombre ou échevelé. Et puis il y a la voix. Hors du commun, elle campe un hybride entre Johnny Rotten, Jello Biafra et Peter Murphy. Quant aux mélodies, elles cherchent un compromis entre Hüsker Dü, Sonic Youth, les Pixies, Carter USM, Captain Beefheart et les Sex Pistols. Evidemment, le coup de pouce donné par Kramer y est certainement pour quelque chose. Kramer, c'est ce personnage mythique qui a mis le monde à l'envers avec Shockabilly et Bangwater, ce baroudeur qui a notamment produit le défunt Galaxie 500. Pour enregistrer ce disque il a même emmené le groupe dans son propre studio aux States. Et le résultat est tout à fait remarquable !

 

Tom Petty

Greatest Hits

C'est en 1979 que Tom Petty s'est illustré aux States avec l'album "Dawn The Torpedoes", et son mega hit "Refugees". Pourtant, cet auteur/compositeur/chanteur/guitariste flanqué de ses Heartbreakers a traversé la période la plus intéressante de son histoire entre 76 et 78. Une période au cours de laquelle il va nous gratifier d'un remarquable opus auto-titré et d'un tout aussi brillant "You're Gonna Get It". La suite se révèlera malheureusement, beaucoup moins concluante. Ainsi, au cours des eighties, Tom va davantage chercher à plaire aux rockers de salon et aux midinettes californiennes plutôt qu'à chercher un quelconque renouvellement de son inspiration. Et paradoxalement, ce manque flagrant de composition originale va le conduire directement à la célébrité... Ce recueil aborde les dix elpees de ce yankee, sélection enrichie de deux inédits parmi lesquels nous sommes quand même parvenus à flasher sur la cover du célèbre "Something In The Air" du Thunderclap Newman...