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Dernier concert - festival

Editors
Editors

Green River

Rehab Doll (reissue)

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C’est à nouveau Jack Endino qui est sollicité pour mettre en forme le premier et seul elpee du band, « Rehab Doll » ; mais il est remplacé au beau milieu des sessions par Bruce Calder, la formation changeant alors même de studio d’enregistrement.

Tout comme l’Ep « Dry as a bone », l’opus a été enrichi de bonus tracks. Ces deux disques, qui font l’objet d’une seconde réédition (NDR : la première date de 1990) figuraient sur une compile, parue en 1990. Huit démos complètent cependant ce nouveau long playing. De quoi rendre les supports suffisamment copieux pour satisfaire les collectionneurs. Mais pas seulement, car pour la circonstance, Jack a parfaitement réussi sa remasterisation. L’album recèle quelques perles comme la cover du « Queen bitch » de Bowie, le titre maître de l’opus, l’excellente plage semi-acoustique « One more stitch » et le blues autant enlevé qu’électrique « Take a dive ». En outre, les autres pistes sont aussi percutantes que soignées, le sens mélodique rappelant même parfois le Floyd circa « A saucerful of secrets ». Un véritable testament, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

Green River

Dry as a bone (Reissue)

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Patronyme inspiré d’une compo de Creedence Clearwater Revival, Green River est né en 1984 à Seattle. On y retrouve alors le drummer Alex Vincent, les futurs Mudhoney Mark Arm (chant) et Steve Turner (guitare solo) ainsi que Stone Gossard (guitare rythmique) et Jeff Ament (basse), qui vont ensuite rebondir au sein de Mother Love Bone et surtout Pearl Jam. Que du beau monde pour enregistrer un second Ep intitulé « Dry as a bone », mais sans Steve Turner, déjà remplacé par Bruce Fairweather, qui militera ensuite chez Love Battery. Paru chez Sub Pop, ce disque bénéficie alors de la mise en forme de Jack Endino.

Ce disque avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1990, mais sous la forme d’une compile impliquant également l’album « Rehab Doll ». C’est donc la seconde, et pour la circonstance, il a été enrichi de bonus tracks. En l’occurrence le premier Ep, des singles ainsi que cinq inédits, parmi lesquels figure une version furieuse du « Ain’t nothing to do » des Dead Boys. Mais malgré la remasterisation opérée par Endino, les morceaux sont toujours aussi bruts de décoffrage et souffrent d’une carence en mélodie. Cet Ep a un intérêt purement historique et ne devrait intéresser que les collectionneurs, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

Patience

Dizzy spells

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Roxanne Clifford a donc décidé de mettre un terme à l’aventure Veronica Falls. Elle a quitté Londres pour la Californie, où elle a fondé son propre label, Winona. Et en même temps, elle s’est convertie à la synth pop inspirée des 80’s. Après avoir publié trois Eps, elle a gravé un premier album sous son nouveau patronyme, un LP baptisé « Dizzy spells ». Et l’opus démarre en force par « The girls are chewing gum », un titre irrésistiblement dansant. Contaminé par la Chicago House, il a bénéficié du concours de Todd Edwards (Daft Punk), à la mise en forme. Bien que l’artiste expérimente aussi bien les synthés analogiques que de nouvelle génération, le reste de cet elpee, qui navigue entre new wave, avant-pop et italo disco perd, au fil des morceaux, de son intensité. Et malgré la superbe voix de Roxanne, ainsi que quelques interventions à la gratte, apportée, sur deux plages, par Marion Herbain, ex-Veronica Falls, un sentiment de lassitude finit par vous envahir l’esprit… 

Wild Nothing

Indigo

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Wild Nothing, le projet solo de Jack Tatum, voit poindre ses 10 ans d’existence en gravant « Indigo », un 4ème album tout en nuances dans ce genre vaporeux qualifié de dream-pop (mouvement lancé par des artistes comme Violens, Twin Shadow, Neon Indian, Washed Out) … Aujourd’hui établi à Los Angeles et bénéficiant du concours de Jorge Elbrecht (Violens encore…) à la production, l’Américain lorgne vers la pop des années 80 –celle de Roxy Music, Prefab Sprout ou encore Tears For Fears– à travers ses saxos (« Partners in Motion ») et synthés de circonstance. Le son est toujours mélancolique mais moins ‘brumeux’ via une voix mixée plus en avant. Un album parfaitement réalisé auquel il manque peut-être quelques mélodies imparables…

Les Pixies dans un nid d’aigle…

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“Beneath the eyrie”, c’est le titre du nouvel album des Pixies, qui paraîtra ce 13 septembre 201. Il fera suite à « Head carrier », gravé en 2016. Ce sera le deuxième opus impliquant la nouvelle bassiste Paz Lenchantin. Beneath the Eyrie a été enregistré en décembre au Dreamland, sis près de Woodstock à New York, une église en bois transformée en studio qui a déjà vu passer du beau monde, et notamment, les B-52’s, Buffalo Tom ou encore Cell. En attendant le clip de « Graveyard hill » est disponible ici

La formation se produira en Europe

03/10, Tivoli, Utrecht
04/10, 013, Tilburg
16/10, Forest National, Bruxelles
17/10, Luxexpo, Luxembourg
21/10, Le Liberte, Rennes
19/10 ,  L'olympia, Paris
20/10,  Radiant Bellevue, Lyon

Tracklisting :

In The Arms Of Mrs Mark Of Cain
On Graveyard Hill
Catfish Kate
This Is My Fate
Ready For Love
Silver Bullet
Long Rider
Los Surfers Muertos
St. Nazaire
Bird Of Prey
Daniel Boone
Death Horizon

The Black Keys

Let's rock

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Après la sortie de leur précédent elpee, "Turn blue", en 2014, Dan Auerbach et Patrick Carney ont développé plusieurs projets parallèles. Le duo est donc de retour pour un neuvième opus. Pour lequel la mise en forme n'a plus été confiée à Danger Mouse. Résultat des courses, le son est plus brut, rugueux, bien rock. Ce qui explique, sans doute, le titre de ce long playing. Caractérisées par leur sens mélodique particulièrement soigné, rappelant même parfois celui de feu Gerry Rafferty, les 12 pistes de cet elpee sentent bon les 70's, ressuscitant tour à tour les spectres de Marc Bolan, pour les pistes les plus glam, Eric Clapton et Paul Kosoff (Free), lorsque les riffs et les accords de gratte sont sculptés dans le blues/rock et Adam Gurvitz, quand les solos de guitare deviennent aussi incisifs que saignants. Mais ce qui rend la paire terriblement efficace, c'est cette véritable osmose qui existe entre le drummer et le guitariste. Si le premier brille sur ses fûts, il balise surtout les compos, structure sur laquelle Auerbach peut libérer ses interventions à la guitare, généreusement overdubbées, pour les besoins de l'enregistrement, of course. Un zeste de sitar ("Breaking down"), quelques riffs funkysants ("Shine a little light"), un chouia  de grunge (l'hymnique "Go") et pas mal de groove plus loin, on n'a qu'une seule envie, appuyer de nouveau sur la touche 'play'...

Toy

Happy in the hollow

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Originaire de Brighton, en Angleterre, Toy est une formation dont la musique est issue d'un subtil dosage entre psychédélisme, rock, krautrock, shoegaze et post-punk. Enfin, sur ses trois premiers albums. "Happy in the hollow" constitue son quatrième, et si la formation a conservé ses principes de base, elles s’est aujourd’hui davantage ouverte à d'autres courant musicaux. Au surf, à la bossa nova ("The Willo"), à la new wave ("Jolt awake"), au folktronica ("Charlie's house") et par corollaire à l'électronique, y compris la boîte à rythmes. Et si les guitares jouent encore un rôle important, notamment sur le tribal "Energy", titre sur lequel un violon grinçant (John Cale?) vient s'insérer dans le jeu de quilles, les claviers infiltrent bien plus généreusement l'expression sonore. Atmosphériques, cosmiques, étranges, vaporeuses, cathédralesques même, ils rappellent tantôt le Floyd circa "A saucerful of secrets" ou Eyeless in Gaza. Ils empruntent même insidieusement des accents au "Baba O'Riley" du Who sur le décadent "Mechanism". Et le tout est parcouru d'harmonies vocales évanescentes, qui correspondent bien à l'univers shoegaze. Pas mal du tout !

New Order

∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick: So it goes…

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Immortalisé durant sa résidence aux Old Granada Studios de Manchester, en 2017, au cours de laquelle il a reçu le concours d'un ensemble de douze synthés, ainsi que de l'artiste visuel Liam Gillick, "∑(No,12k,Lg,17Mif), New Order + Liam Gillick: So it goes…" constitue le quatrième elpee ‘live’ de New Oder depuis 2011. Un curieux titre pour cet opus déchiffré par la formule suivante : la somme (∑) de New Order (No), des 12 synthés du Royal Nothern College of Music (12k) et du scénographe Liam Gillick (Lg) s’est produite lors du Manchester International Festival (17Mi). Pourquoi pas !

L'originalité de cet enregistrement procède du concours de ces 12 préposés aux synthés qui ont apporté leur concours afin d’apporter une autre dimension aux 18 compos puisées dans le catalogue du band, mais également de Joy Division. Et finalement, c'est le climat au sein duquel on est plongé, à l'écoute de cet elpee, qui rend l'ensemble intéressant. Parfois dansant, mais aussi chargé de nostalgie. Car ni Tom Chapman, ni Bernard Summer, ne parviennent toujours pas à faire oublier Peter Hook et surtout feu Ian Curtis. Le premier à cause de son feeling unique sur la basse. Le second parce qu'il incarnait l'âme de Joy Division, et que et sa voix manque cruellement aux nouvelles versions de "Decades", "Disorder" ou encore "Heart & soul"...

Bruce Springsteen

Western Stars

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Soit la musique de Bruce Springsteen est riche, alors fertilisée par des tas d’instruments basiques (basse, guitares, orgue, piano, drums), ou épurée, trempant alors dans le country/folk. Mais pour enregistrer ce « Western stars », le boss a voulu ajouter des arrangements symphoniques. Parfois subtilement, mais souvent, jusqu’à l’emphase. Ce qui ne pose pas trop de problème, lorsqu’il marche sur les traces de The Divine Comedy. A l’instar de « The wayfarer » ou de « Sun down », deux morceaux au cours duquel, il croone comme Neil Hannon voire Neil Diamond. Mais en général, ces arrangements surchargent inutilement les compos, et notamment les plus country/rock. Pourquoi en remettre une couche, lorsque les interventions de pedal steel et de Hammond sont aussi lumineuses ? Enfin, étonnant, sur « Chasin’ wild horses », une plage traversée par un violoncelle, et « Somewhere north of Nashville », Springsteen emprunte les intonations de Dylan. Sans quoi, sur ce long playing, il décrit une nouvelle fois l’Ouest américain, à travers ses road trips, mais aussi nous parle des héros qui l’ont inspiré, dont John Wayne sur le titre maître. Une petite déception ! M’enfin, pour la fin de l’année, Bruce devrait graver un nouvel LP, mais flanqué de son E Street Band…

Homeshake

Helium

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Homeshake, c'est le projet de l'ex-partenaire de Mac DeMarco, Peter Sagar. Et "Helium" constitue son quatrième elpee, un disque qui fait suite à "Fresh air", publié en 2017. Découpé en 13 plages, dont un bonus track, cet opus baigne au sein d'un climat intimiste propice au farniente. L'artiste montréalais se sert d'un clavier Juno 60 et d'un synthé casio pour alimenter des compos sculptées dans un cocktail de synth/pop/soul/jazz/muzak/lo-fi, des chansons qu'il interprète cependant d'une voix limpide rappelant Connan Mockasin voire Green Gartside (Scritti Politti). Parfois, lorsque les synthés prennent plus de consistance, on ne peut s'empêcher de penser New Muzik, à l'instar de "Like Mariah" et surtout du légèrement plus rythmé "Another thing". Circonstanciellement, Peter a recours à la guitare, qui plane sur "Anything at all", et dessine des motifs élégants et accrocheurs tout au long du morceau caché. Dommage d'ailleurs que le Canadien ait autant négligé la gratte ; ce qui explique pourquoi cet LP de parvient pas s'extraire d'une certaine morosité ambiante...

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