Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Ora Cogan

The Divine Comedy

Office politics

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« Office politics » constitue le douzième elpee de The Divine Comedy, un album concept qui fustige l’absurdité du travail bureaucratique, ses privilèges et surtout, nos dérives technologiques. Une critique de notre société que Neil Hannon dépeint avec un sens de l’humour noir et ‘so british’ qui le caractérise.

Le long playing nous réserve 16 plages, dont certaines trempent carrément dans l’électro. A l’instar du kraftwerkien « Psychological evaluation », au cours duquel on assiste à un dialogue entre l’artiste et la machine. Et encore tout au long du synthétique « The synthesiser service centre super summer sale », un morceau truffé de bidouillages. Probablement la plage la plus faible de l’opus.

Le funk s’est invité sur cet LP. Et tout d’abord sur le titre maître. Presque hip hop, le flow est comparable à celui immortalisé par Beck sur “I'm a Loser Baby (So Why Don't You Kill Me)”, alors que les cuivres lorgnent carrément vers A Certain Ratio. Un funk plus insidieux qui contamine « The life and soul of the party”, un morceau dont le riff de gratte rappelle celui de David Gilmour sur « Another brick in the wall ».

Et puis aussi des chœurs. Pas tout à fait une surprise lorsque Hannon en revient à la pop orchestrale et baroque, comme sur l’incantatoire « Dark days are here again », dont ces chœurs masculins mystiques semblent prophétiser la fin du monde. Également sur le mélancolique « After the lord mayor’s show ». Ou encore le final « When the working day is done », une plage emphatique, cinématique, complexe, abordée dans l’esprit de Burt Bacharach voire John Barry. Plus original, « Philip and Steve’s furniture removal company », semble rendre hommage à Philip Glass et Steve Reich, mais se focalise sur les harmonies vocales en couches, un peu comme chez Animal Collective, avant de s’enrichir, progressivement, de différents instruments et bien sûr de chœurs. Et lors de la ritournelle « Opportunity knox », ces chœurs nourrissent une fin de parcours lancée au galop.

L’opus nous réserve d’autres surprises. Comme ce « You’ll never work in this town again”, dont le swing nous replonge dans le jazz des années 30. Mais aussi « Infernal machine », un morceau entraînant qui agrège glam et garage (cet orgue vintage !) tout en incorporant des bruitages psychédéliques. Et si l’emphatique et tendre « A feather in your cap » est hanté par le spectre de New Musik, le sombre, dramatique et opératique « I’m a stranger here » l’est plutôt par Sergueï Prokofiev, surtout lorsque le hautbois se manifeste, et malgré un épilogue plutôt guinguette, pour ne pas dire cabaret. Et on en oublierait presque le morceau d’ouverture, « Queujumper ». Contagieux, allègre, exotique, il est coloré de tonalités produites par le marimba.

The Parlotones

China

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Cette formation sud-africaine notoire compte plus de 20 ans d’existence et profite de l’occasion (rêvée ?) pour publier un double album. Intitulé « China », c’est un parfait manifeste d’indie-pop hautement dosé en lyrisme et mélodies addictives. Véritables stars locales –le chanteur, Kahn Morbee, est juré au sein de la version locale de ‘The Voice’– les musicos ne semblent pas souffrir d’une crise d’inspiration, même si en 25 morceaux, on frise l’indigestion. Influencée autant par R.E.M. que les Smiths, mais aussi plus que probablement Coldplay, la musique de ce combo affiche d’indéniables qualités. Et ce « China » en est une nouvelle illustration, l’opus recèle quelques pépites pop dont le hit en puissance « Antidote » ou le déchirant « Like Dynamite ». « China » est un label manifestement ‘Made in South Africa’…

Hash Redactor

Drecksound

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Si vous êtes nostalgique du punk et du post punk sauvage et bien électrique, nous ne pouvez passer à côté de ce « Drecksound », le second elpee de Hash Redactor, un supergroupe issu de Memphis, qui réunit deux membres de Nots, en l’occurrence la guitariste/vocaliste Meredith Jones, reconvertie pour la circonstance à la basse, et la drummeuse Charlotte Watson, puis deux musiciens issus de Ex-Cult, soit les gratteurs George Williford et Alec McIntyre, ce dernier assurant le lead vocal.

Hormis le rutilant « Good sense », dont le groove semble emprunté à Rolling Blackouts Coastal Fever, la conjugaison plus complexe des cordes qui sévissent tout au long de « In the tank » et l’excellent final, « Floral pattern », au cours duquel, menaçante mais mélodieuse, la ligne de basse semble empruntée à Jean-Jacques Burnel, les morceaux, féroces et frénétiques, à l’intensité électrique permanente, déferlent à toute allure. Une basse qui se révèle également, et suivant les circonstances, caoutchouteuse, ronflante ou ténébreuse. Si l’ombre des Stranglers, sans les claviers, plane régulièrement sur cet opus, souvent déclamatoire, la voix de McIntyre évoque cependant Mark E. Smith, le défunt leader de The Fall. Et pour rester dans l’univers des disparus, une piste comme « Bad advice » est imprimée sur un tempo tribal digne des Cramps. 

VR Sex

Human Jam Traffic

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VR Sex est un projet réunissant Noël Skum, aka Andrew Clinco (Drab Majesty), le chanteur/drummer Z. Oro, alias Aaron Montaigne (Antioch Arrow, Heroin, DBC) et le claviériste/bassiste Mico Frost (Brian Tarney). Produit par Ben Greenberg, « Human Jam traffic » baigne au sein d’une expression sonore ténébreuse qui oscille quelque part entre black wave, électro punk, post punk, ambient, noise et gothic rock. Bref, en replongeant au cœur des eighties, la musique de VR Sex ressuscite les fantômes de Red Lorry Yellow Lorry, Sisters of Mercy, Fields of Nephilim voire Alien Sex Friend. La boîte à rythmes imprime un tempo souvent élevé. Grinçantes ou atmosphériques, les sonorités de gratte prennent parfois leur envol, dans l’esprit d’un Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants). Et la formation laisse une place à l’expérimentation bruitiste ; à l’instar de l’instrumental « An epiphany in Gridlock » ainsi que de « Corridor (Epilogue) », une piste ambient réminiscente du « No pussyfooting » gravé par le tandem Brian Eno/Robert Fripp, en 1973…

Mono[Pol]

Vlek duo

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Peu d’infos sur ce projet apparemment drivé par un certain Pol Narevf, un musicien issu de Nivelles. Attention, Mono[Pol] est bien le nom de son groupe responsable de l’Ep « Vlek duo » et non l’inverse. Si l’artiste décrit sa musique comme de l’indie-disco-postpop-dreamyrock, les 5 plages de ce disque explorent bien d’autres horizons sonores.

Il s’ouvre ainsi par deux pistes sculptées dans le funk blanc. Tout d’abord le groovy « Krada ». Caractérisé par ses vocaux incantatoires et sa basse aussi souple que ronflante, elle lorgne vers Shriekback. Puis la reprise de « Twist à St Tropez » des Chats Sauvages, une chanson reprise notamment par Au Bonheur de Dames et Telex, dont la nouvelle version bien enlevée est canalisée par la boîte à rythmes et soulignée par des harmonies vocales limpides. Une basse cold et des cordes de guitare atmosphériques dispensées à la manière de Gary McDowell (Modern English) alimentent « Pay the pride », même si le refrain est chanté à la manière de David Bartholomé (Sharko). « The bell » glisse subrepticement entre climat menaçant (cette basse ténébreuse !) et allègre (4 notes de piano en boucle). Et l’Ep de s’achever par « Unplugged », un morceau absolument pas acoustique, mais au tempo hypnotique, presque rock et à la trame électro, une compo que n’aurait pas désavoué Stereolab…

Emma Sand

Door to door (Ep)

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« Door to door » constitue le deuxième Ep d’Emma Sand et fait suite à « Wonderland », paru en 2016. Pour le réaliser, elle et son groupe ont notamment reçu le concours d’Yves Péchin –guitariste pour feu Alain Bashung, Brigitte Fontaine, HF Thiefaine et Rachid Taha, ainsi que compositeur– aux arrangements.

Découpé en 6 pistes, le disque s’ouvre par « The green ray », une plage déchirée entre blues et valse lente, caractérisée par une guitare souvent jouée en slide et des claviers vaporeux. Paso doble coloré par les interventions de gratte surf, « Son of man » aurait pu figurer au répertoire de Vaya Con Dios. Enigmatique, véhiculant parfois des accents orientalistes, le titre maître baigne au sein d’un climat réminiscent du psychédélisme pratiqué sur la West Coast, fin des sixties par Jefferson Airplane. Cordes acoustiques et électriques tissent la trame de « Silver ashes », une compo bluesy teintée d’un zeste d’électro. Pseudo blues, « Surrender » met en exergue l’amplitude du drumming, alors que « The first day (waiting) » progresse à pas feutrés sur un rythme lancinant… Sur ces deux derniers titres, le timbre d’Emma se révèle plus clair. Mais c’est sans doute là que l’oreille de votre serviteur cale. Car si sa voix est irréprochable, elle manque singulièrement de modulation dans les inflexions et surtout de puissance, une carence en relief peut-être due au mixing…

Rosalyn

All your silences

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Rosalyn c’est le second projet du duo Frédéric Aellen/Raul Bortolotti, déjà impliqués chez The Electrical View. Le premier milite, en outre chez Sonograph et le deuxième au sein de Kruger et No Sun in San Francisco. Des musiciens helvètes qui pour enregistrer cet « All your silences », ont reçu le concours d’un pianiste et d’un trio à cordes (violon, alto, violoncelle).

La plupart des compositions sont tramées sur un même schéma, soit une boucle de gratte acoustique ou semi-acoustique jouée en picking, sur laquelle vient se greffer tous les autres éléments instrumentaux et parfois des orchestrations symphoniques voire même électroniques, comme une boîte à rythmes ou des synthés. Mélancolique, le climat évoque très souvent Sophia, la voix de Frédéric rappelant même régulièrement celle d’un certain Robin Proper-Sheppard.

Gruff Rhys

Babelsberg

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Gruff Rhys peut se targuer d’avoir inscrit Super Furry Animals sur la carte des formations galloises les plus notoires du rock. Cependant, depuis 2005, il mène, en parallèle, une carrière en solitaire. “Babelsberg” constitue son cinquième opus solo, un disque pour lequel il a décidé de revenir sur le label anglais Rough Trade.

Lors des sessions d’enregistrement, l’artiste s’est quand même entouré de collaborateurs, dont quelques amis, parmi lesquels figurent Kliph Scurlock (batteur chez Flaming Lips) ou encore Stephen Black, notamment aperçu aux côtés de Cat Le Bon. Mais surtout, il a invité le BBC National Orchestra of Wales, soit un ensemble de 72 musiciens. De quoi nuancer le concept d’album solo…

Sans surprise, les 10 morceaux de cet album sont richement instrumentés. Des cordes, des cuivres et des tas d’autres instruments contribuent aux morceaux, en fonction des circonstances. Mais toute cette instrumentation est destinée à mettre en exergue la voix de dandy gallois. Et sur cette musique apparemment enjouée, il vient poser des textes post-apocalyptiques. Tout au long de cet LP, Gruff Rhys ressuscite les meilleurs moments de la pop anglaise. On pense à Jarvis Cocker, Damon Albarn, voire aux Beatles. D’ailleurs, à l’instar de ces derniers, il parvient à pondre des mélodies qui restent solidement et longtemps ancrées dans le crâne...

En gravant “Babelsberg”, Gruff Rhys tutoie à nouveau les sommets. A écouter sans modération malgré des textes à déconseiller aux dépressifs. D’ailleurs si vous parvenez à en faire abstraction, cette musique devrait vous permettre de démarrer votre journée sous les meilleurs auspices…

Lori McKenna

The Tree (2)

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Outre-Atlantique, Lori McKenna jouit d’une certaine notoriété. Elle a ainsi décroché de nombreux prix dans l’univers de la country et de l’americana. Native du Massachussetts, cette songwritrice compte un peu plus de 20 ans de carrière, une période au cours de laquelle, elle a gravé dix albums, dont le dernier s’intitule « The tree ». En outre, récemment, elle a co-écrit la bande originale du film “A Star is Born”.

Les onze morceaux de cet opus sont sculptés dans ce même style bien classique. Lori McKenna nous raconte des bouts de vie (qui concernent le plus souvent sa famille), en s’accompagnant à la sèche. Parfois, elle est soutenue par une basse, quelques chœurs mais aussi l’incontournable lap steel pour ce style de musique. Si l’écoute des morceaux de cet elpee n’est pas désagréable, il faut reconnaître qu’ils se ressemblent beaucoup trop. Bref, ce n’est pas après avoir publié ce « The Tree » que Lori McKenna parviendra à dépasser les frontières du pays de l’oncle Sam… 

Mark Knopfler

Avant de chausser définitivement ses pantoufles…

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Mark Knopfler est de retour à Anvers pour accorder un de ses derniers concerts. Au Sportpaleis d’Anvers, très exactement. A près de 70 ans, il souhaite tourner la page. Il continuera à enregistrer des albums, dont le dernier, « Down The Road Wherever », est paru en novembre dernier, mais il estime que les tournées sont devenues trop épuisantes. Avant chaque show, après une bonne demi-heure de set, il confesse ainsi, devant l’auditoire : ‘Je suis vieux maintenant vous savez... je veux vous remercier pour toutes ces merveilleuses années où je suis venu vous dire bonjour, mais maintenant je dois vous dire au revoir. Je suis très triste. Je vais continuer à enregistrer des disques et écrire des chansons, mais les tournées pour ‘old grand dad’, c'est terminé’.

Celui qui est surnommé ‘MK’ a mis fin à l’aventure de Dire Straits, il y a déjà 30 ans. Outre sa carrière solo, il a également bossé en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes, tels que Emmylou Harris, Chet Atkins, les Chieftains, Tina Turner, Notting Hillbillies et bien sûr Bob Dylan. Artiste complet, généreux et éclectique, il incarne bien le rôle de ‘guitar hero’ issu des 80’s. La précision de son toucher de guitare est légendaire, entraînant le mélomane dans un univers où le sens du détail prime. Ce qui lui a valu de se forger une fanbase particulièrement fidèle, tout au long de ses 40 ans de carrière. Et ce soir, il va se produire devant une salle comble.

Avant de débarquer sur les planches, Mark Knopfler est précédé par son backing group, en l’occurrence, le multi-instrumentiste Guy Fletche, Mike McGoldrick à la flûte, au fifre et au sifflet, Graeme Blevins au saxophone et à la clarinette, John McCusker au violon et à l’oud, Ian Thomas aux drums, Danny Cummings aux percus, Glenn Worf à la basse, Tom Walsh à la trompette, Jim Cox au piano et Richard Benett à la 6 cordes. Si Mark privilégie sa splendide guitare Fender Stratocaster de couleur rouge, il va changer de gratte après chaque compo et parfois même au beau milieu d’un même morceau. 

C’est sous un light show sobrement bleuté que le band attaque « Why Aye Man », une compo propice à l’envoûtement, abordée dans l’esprit de feu JJ Cale. Le répertoire balaie aussi bien le folk yankee que celtique, le bluegrass, le r&b, le swing, la country, le swing ou encore le jazz ; sans oublier le prog/rock subtilement intégré au cœur de l’instrumentation. Le team nous réserve quand même un rock’n’roll percutant : « Corned Beef City »…

Au cours du set, on a eu l’impression que Mark était fatigué, se concentrant davantage sur les paroles de ses chansons que sur ses cordes. Il faudra attendre « Once Upon A Time In The West » pour qu’il étale tout son talent de guitariste, une virtuosité qu’il n’a pas suffisamment mise en exergue au cours du show… Faut dire que les musicos de son backing group se sont servis d’une bonne cinquantaine d’instruments différents, une situation qui a rendu l’atmosphère plutôt théâtrale et presque symphonique. Du dernier opus, on n’aura droit qu’à « My Bacon Roll » et « Matchstick Man ». Knopfler a évoqué alternativement la tradition du music-hall britannique (« Heart Full of Holes »), des pubs irlandais (« Done With Bonaparte ») ainsi que des marais et savanes latino-américains de la Patagonie (« Postcards From Paraguay ») ; mais il a failli également nous jeter dans les bras de Morphée lors de sa version un peu trop soporifique de « Romeo and Juliet »…

Heureusement, le rappel va nous réserver les moments d’émotion les plus intenses du concert, à travers les titres les plus notoires, comme « Money For Nothing » ou « Brothers In Arms », même si on regrettera l’absence de classiques tels que « Sultans Of Swing » et « Telegraph Road ».

Un concert un peu trop pépère d’un artiste qui avait surtout hâte de retrouver ses pantoufles…

Setlist : « Why Aye Man », « Corned Beef City », « Sailing To Philadelphia », « Once Upon A Time In The West », « Romeo And Juliet », « My Bacon Roll », « Matchstick Man », « Done With Bonaparte », « Heart Full Of Holes », « She's Gone », « Your Latest Trick », « Postcards From Paraguay », « On Every Street », « Speedway At Nazareth ».

Rappel 1 : « Money For Nothing »

Rappel 2 : « Brothers In Arms » 

Rappel 3 : « Going Home : Theme From Local Hero »

(Organisation : Live Nation)

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