L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
The Cure

Royal Trux

White Stuff

Écrit par

Royal Trux a donc opéré son retour sur disque. Et c’est une surprise ! « White Stuff » constitue son onzième opus. 18 longues années après avoir quitté les chemins escarpés de l’indie rock, le mythique et sulfureux duo réunissant Neil Hagerty et Jennifer Herrema allait-il conserver cette morgue inégalable, suite à une série interminable de scandales liés à la drogue et autres excès en tout genre. Le groupe/couple se serait déjà séparé depuis lors… Difficile de faire plus rock’n’roll que Royal Trux mais qu’en est-il de sa musique qui était à l’époque un irrésistible mix –étonnement mélodique– de blues poisseux et d’effluves psyché-grunge ? Le côté hymnique des compositions je-m’en-foutiste demeure intact (« Year of the Dog ») tout comme les accès de guitare crasses (« Suburban Junky Lady ») et les accents bluesy déviants (« Purple Audacity #2 »). Leurs voix s’entrelacent avec une coolitude jamais démentie. Rien n’a réellement changé du côté de Royal Trux si l’on excepte l’étonnante incartade hip-hop opérée en compagnie de Kool Keith sur « Shows & Tags »… C’est une certitude, The Kills leur doivent tout ! Un comeback plus qu’honorable…

Cherry Glazerr

Stuffed & ready

Écrit par

Clementine Creevy a encore fait le ménage dans son groupe, puisqu’après le remplacement de       Sean Redman en 2015, et Hannah Uribe, l’année suivante, c’est au tour de la claviériste, Sasami Ashworth, de se faire la malle. C’est donc sous la forme d’un trio guitare/basse/batterie que le quatrième elpee a donc été enregistré. Un invité quand même : Delicate Steve, qui vient donner un bon coup de gratte sur « That’s not my real life ». Musardant quelque part entre les univers de Hole, Blood Red Shoes et des Breeders, le garage/punk/pop de Cherry Glazer est bien électrique (cordes tour à tour chatoyantes, tintinnabulantes, grésillantes, atmosphériques, turbulentes ou frénétiques), même si la mise en forme est nettement plus sophistiquée que sur l’album « Apocalipstick ». Le drumming est subtil mais efficace, les harmonies vocales sont limpides et soignées, alors que la voix de Clementine évoque souvent celle de Mylène Farmer, sauf sans doute sur « Stupid fish », où on a l’impression qu’elle pousse des miaulements. Percutants et sujets à polémique, les lyrics traitent aussi bien de questions politiques, sociales que personnelles, à l’instar de « Wasted man », une compo qui fustige la misogynie, fruit d’une masculinité toxique…

How To Dress Well

The Anteroom

Écrit par

En dix années, Tom Krell est parvenu à se réserver une place au soleil au sein du paysage electronic/r’n’b américain et à récolter les faveurs de la presse. Pourtant, il faut bien avouer que la discographie de l’Américain est inégale. Ainsi, on se souviendra que son dernier album, davantage orienté vers la pop, avait été loin de faire l’unanimité. On espérait donc un retour aux sources pour son cinquième opus, “The Anteroom”.

Et How to Dress Well comble nos espérances, puisqu’il vient de graver un de ses meilleures elpees à ce jour. Tom Krell y développe une musique électronique aux rythmes complexes. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant d’appréhender cette expression sonore faussement minimaliste qui baigne au cœur d’une atmosphère austère. Il y a bien quelques titres plus rythmés, mais en général ils ne sont guère propices à faire danser toute la nuit. Bref, tout au long du cinquième opus de H.T.D.W., Krell dévoile résolument une facette mélancolique de sa musique à travers sa splendide voix aux accents r’n’b.

Beechwood

Trash Glamour

Écrit par

« Trash Glamour » constitue le premier opus de Beechwood. Gravé en 2014 sur une cassette et alors disponible via téléchargement, il vient d’être réédité sur un compact disc, dont l’artwork de la pochette est signé par l’artiste Polina Skoch. Au cours de l’été qui a précédé les sessions, Gordon Lawrence et Isa Tineo ont écouté quasiment en boucle le « Raw Power » des Stooges et « Exile on main street » des Rolling Stones. Une mise en condition qui inévitablement va influencer l’enregistrement de cet essai –immortalisé dans une cave– à l’aide d’un seul micro, tout au long duquel ils ont été accompagnés d’amis et de filles et ont consommé des drogues et de l’alcool. A l’époque, Sid Simmons, le bassiste, ne faisait pas encore partie de l’aventure…

Bref, si on reconnaît bien la patte de Beechwood, les conditions d’enregistrement rudimentaires rendent l’ensemble un peu monocorde. D’autant plus que la plupart des compos sont sculptées dans un rock’n’roll/garage groovy, âpre et corrosif. Outre les références susvisées, le spectre des Troggs rôde tout au long de « (I’m your) other man » et de Kurt Cobain sur « Run away », un morceau qui aurait pu paraître sur une compile de démos consacrée à Nirvana, après le décès du mythique guitariste. Deux plages augurent déjà les albums « Inside the flesh hotel » et surtout « Songs from the land of nod », le tendre « Milk » et le lo-fi « Beach blonde », une compo à la jolie mélodie, signée par Isa Tineo. Enfin, le noisy « Don’t walk away » lorgne vaguement vers Jesus & Mary Chain…

Wilco

Définitivement, un des meilleurs groupes contemporains d’americana…

Écrit par

Deux ans après être passé deux jours de suite à l’Ancienne Belgique, la mythique formation chicagoan était de retour dans la capitale, et de nouveau pour deux dates d’affilée (les 12 et 13 juin), des concerts décrétés sold out depuis déjà plusieurs mois. Faut dire que vu la qualité de ses prestations, le groupe continue d’attirer la foule. En 2017, les musicos se sont consacrés à leurs projets parallèles ; Jeff Tweedy a d’ailleurs publié un album solo. Wilco sortira son nouvel opus cet automne, un disque qui fera suite aux excellents « Star Wars » (2015) et « Schmilco » (2016).

Ce jeudi, l’Ancienne Belgique est pleine à craquer, une salle réunissant une majorité de quadragénaires. Un public composé, cependant, aussi bien de fidèles qui suivent le band depuis ses débuts entamés milieu des 90’s, d’aficionados de Tweedy, dont la carrière a débuté début des 80’s, de nostalgiques d’Uncle Tupelo, d’admirateurs du guitariste soliste Nels Cline que de récents convertis…  

Il est 20h30 lorsque les lumières s’éteignent. Le décor est d’une grande sobriété puisque seuls les musiciens et leur matos trônent sur scène. Jeff Tweedy recouvre ses cheveux grisonnants de son légendaire chapeau de cowboy. Il est entouré de cinq musiciens dont le guitariste Nels Cline et le batteur Glenn Kotche.

Et c’est parti pour deux heures de musique chargée d’intensité. Jeff est en grande forme. Il est visiblement heureux d’être sur les planches et partage son plaisir. Wilco pioche dans son imposante discographie. On a droit en tout à une bonne vingtaine de morceaux dont “Hell is Chrome”, “Impossible Germany”, “Heavy Metal Drummer” ou encore “Random Name Generator”. Les six musiciens alternent morceaux plus rock et acoustiques. Nels nous réserve, bien sûr, quelques solos d’anthologie, dont il a le secret. Très pro, le band maîtrise d’autant mieux son sujet que le son à l’AB est parfait. Le public semble conquis et de nombreux spectateurs le manifestent bruyamment.

Après une telle prestation, on ne peut que s’incliner face à un groupe qui constitue un des meilleurs représentants contemporains du country/folk/rock yankee, également baptisé americana. Et la foule qui a assisté à ce remarquable set ne pourra que confirmer ce point de vue…

(Organisation : Live Nation)

Voir également les photos du cocnert accordé à l'Aéronef de Lille, ce 18 juin, ici

Tullie Brae

Revelation

Écrit par

Tullie Brae baigne dans la musique depuis qu'elle est haute comme trois pommes. Fille d'un pasteur, dont la famille vivait près des champs de coton et des marais louisianais, elle fréquente l'église dès son plus jeune âge pour y chanter le gospel. Vu ses dispositions musicales naturelles, elle joue de différents instruments, dont le piano, les percussions, la basse et la guitare ; puis elle finit par diriger la chorale. Au fil du temps, Tullie élargit son spectre musical ; ainsi, après le gospel, elle se passionne pour le blues, la soul et même le rock, surtout à travers son énergie.

Les sessions d’enregistrement de cet elpee se sont déroulées au sein de plusieurs studios de Memphis. Elle a ainsi pu bénéficier de la participation de la crème des musiciens locaux, dont le guitariste Jeff Jensen qui assure aussi la production. Miss Brae signe ici dix compos aux textes consistants. 

Après une introduction à l'orgue et au cordes, Tully donne de la voix, une voix puissante, tel un cri, une menace même. Imprimé sur un tempo flemmard, ce blues nous réserve un duel entre les cordes de Jensen et la cigar box de la maîtresse de cérémonie. "Seven bridges" trempe dans le gospel. Le vocal de Tullie affronte les chœurs, alors que l’ensemble frémit aux interventions fragiles des percus, avant que la guitare en slide ne s'échappe de ce climat passionnel. Blues flemmard, "Mississippi rain" se distingue par sa mélodie, une compo à la voix chargée de feeling et tapissée des claviers chaleureux, au cours de laquelle les cordes de Jeff s'envolent. "Break these chains" constitue le sommet de cet opus. Lourd, le climat nous entraîne dans le delta. Le bruit des chaînes sert de percus. Et puis la voix éclate face aux sanglots soufflés par l'harmo de Brandon Santini. Tout aussi remarquable et écrasant, "Devil in Deville" nous conduit, quelque part, dans les collines du Nord du Mississippi, à la rencontre du diable. Canalisé par une solide ligne rythmique, la compo favorise les envolées aux sonorités si métalliques dispensées par la cigar box de Miss Brae. Très jolie ballade bluesy, "Ain't no good" macère au sein d'une atmosphère sombre et menaçante ; Jeff choisit alors ce moment pour nous réserver le meilleur solo de l'album. Et le reste de l'elpee ne souffre d'aucune faiblesse. Remarquable !

The 44s

Twist the knife

Écrit par

Issue de Los Angeles, The Forty Fours est une formation fondée en 2007. Au départ, elle était drivée par l'harmoniciste d'origine japonaise, Tex Nakamura, et le chanteur/guitariste Johnny Main. Depuis le départ du premier cité, Johnny se réserve le leadership.

"Twist the knife” fait suite à "On the 13th", un opus qui remonte déjà à quatre longues années. Entretemps, le batteur originel, JR Lozano, a cédé le relais à Gary Ferguson, et Eric Von Herzen se charge de la musique à bouche, un musicien qui drive également son propre band, The Atomic Kings. Le bassiste Mike Hightower est cependant, toujours au poste.

Instrumental, "Cuttin' deep" ouvre les hostilités, une compo signée par le band. Un r&b attaqué dans l’esprit de Harpo, qui bénéficie du concours d’un invité de luxe. En l’occurrence le gratteur californien Junior Watson. Et sa présence bonifie l’ensemble. En outre, bonne nouvelle, ce guitariste exceptionnel participe à la quasi-totalité des plages du long playing. A contrario, on regrettera la carence en compos personnelles. D’ailleurs, les sept plages chantées sont toutes des reprises. Dont "Sugar you", un titre écrit et interprété par Richard Berry en 1957. Watson s’éclate sur ses cordes tout au long de ce r&b old school. Le "Howlin'" de Howlin' Wolf (of course) est imprimé sur un tempo assez alerte. La voix forcée de Main adopte celle, rauque et ravagée, du géant du blues, alors que Van Herzen souffle dans son harmo à la manière de James Cotton. Blues lent, "Champagne and reefer" est issu du répertoire de Muddy Waters. La voix est aussi ravagée que celle de Wolf, alors que Van Herzen se réserve de nouveau une brillante intervention. Le "Too many drivers" de Lightnin' Hopkins se distingue par son rythme explosif, mais également par le déchaînement de Watson sur ses cordes, vite rejoint par son collègue souffleur. Dans un autre style, la version du "Rosie" de Doyle Bramhall II (NDR : il a longtemps milité au sein du backing groupe d’Eric Clapton), est imprimée sur un tempo répétitif, une piste caractérisée par un seul envol ; en l’occurrence celui de Johnny Main, particulièrement élaboré, créatif et surtout très réussi. En outre, l’intervention finale de Van Herzen est un réel bonheur et rappelle le regretté Lester Butler, une légende qui nous a quittés voici déjà 21 ans. Blues lent, "Helsinki blues" est signé par l’harmoniciste James Harman (NDR : issu de Los Angeles, ce vétéran est également un de leurs potes). Ce morceau permet encore aux deux solistes de briller de mille feux. Et cet LP ‘artisanal’ s’achève par le "44's Shuffle" de T-Bone Walker, un final sont The 44s s’acquitte avec passion et brio…

Ally Venable

Texas Honey

Écrit par

Ally Venable est issue de Kilgore, dans le Texas. Un patelin sis pas très loin de la Louisiane. Cette disciple du blues/rock contemporain a commencé à chanter à l'église. Un début de parcours courant, outre-Atlantique. Au cours des dernières années, elle a collectionné les citations locales : meilleure guitariste, meilleur blues band et meilleur album ! Son backing group se résume à une section rythmique réunissant le bassiste Bobby Wallace et le batteur Elijah Owings. Avant de graver "Texas Honey", elle avait déjà publié "No glass shoes", en 2016, et "Puppet show", l'an dernier. A l'instar d'autres jeunes talents féminins, Ally a été signée par le label allemand Ruf. Quant à la production, elle a été confiée au talentueux blues rocker texan Mike Zito. Bien qu'elle soit à peine âgée de 20 printemps, elle signe la majorité de son répertoire.

Des riffs bien ancrés dans le blues/rock amorcent l'elpee. La voix d'Ally est empreinte de douceur. Privilégiant la slide, ses interventions aux cordes sont subtiles. "Broken" révèle son potentiel vocal qui recèle une réserve de puissance évidente. Elle construit progressivement son envol qui finit par faire mouche. Carré et rageur, le titre maître flaire bon le Texas. Véhiculant des accents dramatiques, "Blind to bad love" met bien en exergue l'amplitude vocale d'Ally. Dans le même registre, l'excellent "Come and take it" bénéficie du concours de d'Eric Gales (NDR :  ce blues rocker compte déjà 18 albums à son actif). Les deux musicos se partagent les vocaux et les envols, en toute complicité. La cover dynamique du "Love struck baby" de feu Stevie Ray Vaughan n'est pas vraiment une surprise. La gratte rythmique en slide de Mike Zito alimente l'épopée southern vécue par "One sided misunderstanding". Puissant, le riff de "White flag" évoque le "I love rock'n'roll" de Joan Jett. Une compo qui conjugue une belle dose de panache et de réalisme. "Running after you" concède une dernière chance à Ally d'étaler sa technique en slide ! Et de bonne facture, cet LP s'achève in "Careless love", une piste dont la rythmique est implacable...

Joost De Lange

Lonesome Wolf

Écrit par

Drivé, vous vous en doutez, par Joost De Lange, ce power trio fondé il y a une dizaine d’années est issu d’Anvers. Il implique également le drummer Ramses Donvil et le bassiste Mitchell Goor. Son blues/rock classieux s’inspire de légendes comme Jimi Hendrix, Rory Gallagher ou Stevie Ray Vaughan. Joost est natif de Middelburg, en Zélande, et s'il aime le blues, il revendique aussi sa passion pour le hard rock. Son premier elpee, "Outlaw" remonte à 2010. "Lonesome wolf" constitue son sixième et fait suite à "Live in Antwerp", paru en 2017. Les onze plages sont signées Joost ! Et la musique baigne bien au cœur d’un hard rockin' blues qui ne manque pas de détermination, il faut l'avouer !

Dès les premières plages, on en est d’ailleurs totalement convaincus. La construction est solide et puissante, le sens mélodique soigné et la section rythmique très soudée. "Drifting away" et "Best shot" en sont de belles illustrations. Joost est un gratteur doué, inspiré, dont le rock flirte quelquefois avec le métal. Plusieurs plages affichent ouvertement les références aux mythiques guitaristes disparus du blues rock. Et tout d’abord à Stevie Ray Vaughan sur l’indolent "The river", quand le maître retravaille le classique du blues "Tin Pan Alley" ; cependant, confessons-le, Joost ne possède par la voix du Texan disparu ! Et puis "Lonesome wolf", une piste caractérisée par sa rythmique implacable et sa guitare conquérante. Toujours bien blues, "Dreams" se distingue par son envol de cordes tout en finesse. Le rock refait surface en fin de parcours. Et notamment tout au long de "Soul on fire" et lors de la finale "The Rambler", des morceaux qui lorgnent carrément vers Deep Purple. Enfin si la plage pop/rock "I'll be waitin" ne manque pas de charme, "Rock'n'roll radio" porte bien son titre, une compo accrocheuse rappelant le célèbre trio texan, Z.Z. Top. Ambiance!

Joost De Lange Band

Bjørn Berge

Who else?

Écrit par

Agé de 50 balais, Bjørn Berge jouit déjà d'une belle expérience. Ce Norvégien est un spécialiste de la gratte acoustique à douze cordes. Chanteur et guitariste, il se produit le plus souvent en solitaire. Lors des sessions de ce treizième opus, il a reçu le concours d'un backing group impliquant un bassiste et un drummer. En outre, il a opté pour un blues très marqué par le rock amplifié.

"Monkey ship" pénètre au sein de l'univers de Berge. Sa voix est sombre et caverneuse. Solide, la rythmique s'intègre dans l'ensemble alors que la slide du leader s'en détache... La voix grave (un peu comme celle de Nick Cave) poursuit inlassablement cette croisière sur "Lost pearl", bientôt rejointe par la choriste Dany Christophersen. Accrocheuse et nerveuse, la slide porte bien l’empreinte du Scandinave. Très roots, "Mr Bones" adopte une démarche semblable. La voix vous pénètre profondément, alors que les interventions à la slide sont tout bonnement hallucinantes. "It just ain't so" conjugue parfaitement la voix rocailleuse et celle de la choriste. Soutenu par une solide rythmique, ce funk est à la fois primaire, obsédant voire hypnotique. Chargée de feeling, "Bitter sweet" est une ballade lente et paisible, aux arrangements simples, mais d'où émergent des interventions de cordes d'une beauté insoupçonnée. Dynamisé par un riff rythmique caustique, le tempo s'affole sur "Speed of light". La face sobre de l’artiste s'efface le temps de "Ginger Brandy wine", une compo boogie/blues digne de Z.Z Top, la slide gouailleuse emportant tout sur son passage...

Page 138 sur 1356