La première ébauche de Beguiling Junior

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Dour Festival 2018 : mercredi 11 juillet

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Pour sa 30ème édition, le Dour Festival a mis les petits plats dans les grands. C’est un tout nouveau site, sis au pied des éoliennes, que nous proposent les organisateurs. Qui dit changement de lieu, dit aussi découvertes et surprises. C’est donc impatients et intrigués que nous empruntons la route vers Dour, ce mercredi.

Après avoir récupéré les bracelets, la file précédant les fouilles s’impose. Il fait chaud et ce moment n’est pas très agréable. Après plus de 30 minutes d’attente, elles se déroulent enfin, et on peut foncer vers le camping. Bonne surprise, il est situé à moins de 10 minutes du site du festival. Une sacrée amélioration par rapport aux autres années ! On s’installe tranquillement dans un petit coin et après un apéro indispensable, il est temps de mettre le cap sur la plaine...

Il s’agit d’un énorme terrain de forme plus ou moins ronde. Toutes les scènes se font à peu près face. Première conclusion : il est beaucoup plus grand, mais perd peut être un peu ce cachet intimiste qu’on pouvait ressentir sur la Plaine de La Machine à feu. On a en tout cas davantage l’impression de participer un grand festival. Par contre, l’endroit est assez majestueux, et les éoliennes ne font qu’accentuer ce sentiment.

Bref, le programme musical du mercredi n’est jamais très impressionnant. Il n’y a que quatre scènes ouvertes. Nous décidons donc de nous poser devant l’écran géant qui retransmet Angleterre – Croatie, en demi-finale de la coupe du Monde. Après la rencontre, on se dirige vers la Petite Maison dans la Prairie où Jon Hopkins se produit. C’est la grosse tête d’affiche du jour et le chapiteau est bien rempli. La musique électronique progressive et envoûtante du Londonien parvient à faire planer une heure durant les premiers festivaliers. Il est clair qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il nous balance du gros son, mais les mélodies conclues par de grosses basses permettent parfaitement de lancer ce Dour 2018. Evidemment, les tubes s’enchaînent et on découvre aussi en ‘live’ les morceaux de son excellent dernier elpee, « Singularity ». Une très bonne mise en bouche avant quatre jours de folie !

Avant d’aller dormir, on profite de quelques instants de la techno démoniaque dispensée par Mr Oizo, à la Balzaal. L’ambiance est toute autre que pour Jon Hopkins : ça bouge dans tous les sens et le jeu de lumière est particulièrement impressionnant.

Le mercredi de Dour est toujours assez succinct en spectacles, mais la suite promet d’être bien plus conséquente au cœur de ce sublime nouveau site !

(Organisation : Dour Festival)

Voir les photos sur le site nl, ici

 

LaSemo 2018 : dimanche 8 juillet

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Nous sommes déjà à l’aube de cette fin de onzième édition du LaSemo.

Organisé au cœur d’Enghien, ville francophone à facilités, ce festival est parvenu au fil des années à se frayer un chemin parmi les grands et à se créer une vraie singularité.

La population est clairement différente d’autres événements de ce type. Ici, pas de crêtes colorées, le people ne scande pas ‘Lasseeemmmmoooooooo’ à tue-tête et les gobelets ne sont pas jetés au sol, mais dans les nombreuses poubelles qui font partie intégrante du décor.

Signe des temps, les fouilles corporelles ont cédé le relais à un contrôle plus léger. Le caractère anxiogène des attentats, s’il n’a pas disparu, a laissé place à plus de quiétude.

Il fait chaud. Même très chaud. Presque caniculaire. La sueur perle sur les fronts. Les casquettes et lunettes de soleil sont vivement conseillées.

L’affiche est intéressante. Plus relevée que la veille, grâce notamment à la présence d’Ozark Henry.

Lorsque votre serviteur débarque sur le site, le Gustave Band Brass pousse la chansonnette. Malheureusement, c’est presque la fin de son concert.

Ces gaillards sont tous pratiquement issus de la Faculté d’Agro de Gembloux.

Ils sont bien une dizaine de dingos sur la ‘Scène de la Tour’. Tantôt cuivré, tantôt cordé, leur bazar percute à l'unisson entre reprises endiablées et compos déjantées.

Ils auraient aimé jouer trois heures durant (nous aussi !), mais les contingences liées au temps rendent ce souhait impossible.

Direction maintenant la ‘Guiguette’. MortalCombat s’y produit. Oui, vous avez bien lu ! L’orthographe est quelque peu différente de celle du célèbre jeu né au cours des années 90.

Il est quinze heures. L’endroit est propice à un bel ombrage et une brise légère vient adoucir les fronts luisants.

Le claviériste sortant de BRNS ainsi que sa comparse et compagne à la ville, Sarah, accusent une bonne dizaine de minutes de retard. La faute à un câble USB défectueux. Victor a dû mener tambour battant une quête chez une voisine (ça ne s’invente pas !) pour se procurer le précieux graal…

Posée sur une toile légère et fibreuse, la musicalité du binôme sexué navigue entre douceur, nonchalance, vague à l’âme et pop sulfureuse, finement épicée.

Mortalcombat revisite la pop française en y ajoutant de la modernité à l’aide d’envolées synthétiques. Si cet idiome permet d’insuffler davantage de subtilité dans le texte et le chant, il est plus difficilement exportable que l’anglais.

Les comparses n’ont que faire de cet aspect purement marketing.

Lorsqu’on choisit de chanter dans la langue de Molière, il est souvent aussi difficile de trouver un compromis entre les sons, les harmonies et les textes. Or, à l’écoute des chansons l’équilibre est atteint, grâce ces loops qui viennent enrichir l’expression sonore…

Le grain de voix éthéré et l’attitude scénique mollassonne de la vocaliste provoque la somnolence d’un auditoire plus enclin à siester qu’à remuer le popotin.

Pourtant, quatre garçonnets âgés d’à peine dix ans se prennent au jeu et livrent une chorégraphie digne de Kamel Ouali sur un titre up tempo baptisé « Tu prends l’air ».

C’est vraiment dommage parce qu’il ne s’agit pas que de simples mots posés ci et là maladroitement au gré d’un imaginaire narratif, mais d’une comptine aux accents surréalistes dotée d’un pouvoir surnaturel qui emmène son auditoire vers une forme d’onirisme auquel il est difficile de résister.

Le résultat procure une musicalité dont la vague émotionnelle sans précédent est susceptible de suspendre le temps. A l’instar de « Beau et décadent », premier clip (voir ici) tourné par le band dans le quartier bruxellois de Saint-Gilles, où ils vivent, et qui met en scène la donzelle à la recherche de l’homme idéal.

Malgré les efforts surhumains du couple, le public reste assez frileux et semble ne pas se presser au portillon.

Peut-être qu’une prestation de ce genre aurait eu davantage d’impact au sein d’un endroit un peu plus intimiste afin de cerner toutes les nuances d’un exercice de style aux couleurs chatoyantes.

Avant de terminer une prestation suffisamment longue que pour cerner toute l’étendue de cet univers électro/pop, Cesar se plante devant le micro et prend les rennes le temps d’une chanson, plutôt réussie…

A moins de quarante-huit heures d’une demi-finale de foot qui risque de faire du bruit (Belgique-France), ils proposent cependant de partir en « Vacances en France »…

Quelques instants plus tard, un autre artiste lui emboîte le pas. Il s’agit de Lou B, rendu populaire par « We are the world – Belgian red devils » concocté pour les diables à la suite… d’un poisson d’avril du padré.

Il est également apparu lors des émissions télévisées ‘Cap48’ et ‘La France a un incroyable talent’.

C’est un jeune homme. Frêle et timide qui se présente. A peine vingt balais. Il est porteur du syndrome de Morsier qui lui confère une malformation congénitale du cerveau.

Né aveugle, sans odorat et atteint d’une légère déficience mentale, il chante et joue du piano en autodidacte depuis l’âge de 6 ans.

Son talent est dans ses oreilles. Et il est absolu. Il est capable de jouer une musique dès les premières notes d’écoute.

Son père est à ses côtés, caché dans l’encoignure de la scène. Le gamin doit se sentir rassuré.

L’estrade est inondée de soleil. Il tape sur la tête du gaillard qui semble perturbé. Une femme du public s’affranchit et lui porte secours en lui refilant sa casquette. Elle ne semble pas y tenir. Votre serviteur apprendra qu’elle appartient à son ex-mari.

Il porte un T-shirt d’‘Amnesty International’ ; tout le monde est égal balance t-il.

Ses doigts frappent les ivoires de son clavier avec une telle dextérité et conviction, tout en balançant mécaniquement son corps d’avant en arrière, qu’il ferait retourner Amadeus Mozart dans sa tombe. Incroyable !

Sa sphère est large puisqu’elle oscille de compos touchantes down tempo, lorsqu’il se dévoile aux yeux des autres, à des complaintes slamées ou rappées (« J’vous kiffe ») ou encore jazzy (« Comme ça »).

Sa voix n’est pas toujours juste, mais cette carence n’impacte, au final, pas beaucoup la qualité du show.

La foule s’est déplacée en masse. L’hémicycle n’a peut-être jamais eu autant de succès durant le festival.

Son humour est flinguant (« Mes gros mots »). Promis, dire à quelqu’un ‘mon petit connard’, n’est pas une insulte !

Grosse surprise donc pour un jeune homme qui a, là, toute sa légitimité en tant qu’artiste…

Direction le château pour le set de Mes souliers sont rouges. Une petite demi-heure seulement ! Un showcase intimiste auquel quelques convives ont le privilège d’assister.

Cette formation est née en 1991 et a vécu quelques parenthèses. A l’origine branchée sur la musique traditionnelle française et plus particulièrement normande, elle s’est ensuite orientée vers la variété hexagonale.

Le line up actuel réunit l’imposant François Boros (mandoline, guitare, podorythmie et percussions), Deny Lefrançois (contrebasse, guitare, percussions), Simon Leterrier (accordéon, banjo, guitare, podorythmie), Jacky Beaucé (Uilleann pipes, flûte irlandaise, whistles, violon) et Efflam Labeyrie (guitare DADGAD, banjolélé). Ils se partagent tous le chant, mais à des degrés divers.

Leurs baluchons contiennent des biscuits fabriqués artisanalement. Les aficionados les dévorent. Autant dire qu’ils ne n’ont pas fait long feu !

Evidemment, les godasses sont… d’un rouge pétant. A l’exception d’un des musicos qui a préféré conserver ses sandales gallo-romaines. Pour être reconnaissable parmi ses semblables, il a quand même enfilé une vareuse couleur sang. Sympa la solidarité !

L’un d’entre eux prend place sur un tabouret placé sur une grande planche de bois bien épaisse. Il l’utilisera pour tapoter du pied se muant en un claquement de cil, en percussionniste chevronné.

Après une longue introduction, le tour de chant débute par « Sur l'eau sur la rivière » où on apprend que Colin possède une poule qui pond des œufs tous les matins. On est content pour lui…

Le tout ne sera qu’une parabole de chansons à la fois drôles et intransigeantes. Les rires foisonnent…

Le second degré est de mise à l’instar de cette compo pour le moins originale où les messieurs regardent leur conjointe coquinement du coin de l’œil en clamant haut et fort qu’il est plaisant d’avoir ‘une turlutte avant de passer au lit histoire de passer une bonne nuit’. Après tout, y a pas de mal à se faire du bien !

Ou encore que « Derrière chez nous, y a un étang », où ‘trois beaux canards s'y vont baignant’.

Polyvalents, les musiciens font la part belle à quelques instruments anciens, comme cet ersatz de cornemuse normande qui procure davantage de rondeur à une prestation riche en émotion.

La musicalité sent les côtes maritimes et affiche des aspects très divers. Les voix masculines et graves se marient à merveille.

Avant de prendre congé de l’auditoire, ils exécutent une polyphonie vocale grave et solennelle. Trois minutes trente de bonheur !

Ozark Henry se produit sur la scène du château maintenant. Auteur-compositeur-interprète belge, Piet Hendrik Florent Goddaer, à l’état-civil, apparaît vêtu de noir. Son visage est rasé de près ! 

Son corps filiforme fait pas mal d’envieux. Pour l’occasion, il a retiré ses godasses (NDLR : ses Goddaer ?) Ses comparses arborent tous des chemises de couleur jais. Rien à voir avec les adhérents à la milice du régime fasciste de Benito Mussolini. Enfin, on l’espère…

Le batteur ressemble étrangement à Thierry Becaro, l’animateur de Motus sur France2.

Le tracklist fait la part belle, bien évidemment, aux titres les plus récents comme « A dream never stop », « I’m your sacrifice » mais surtout à une flopée de refrains populaires ancrés dans la mémoire collective tels que « Godspeed » précédé d’une longue intro au clavier ou encore « Out of this world » et « Word up »…

Sa voix est cristalline et prend toute sa dimension tout au long de la cover de « We can be heroes », interprété en hommage à un artiste trop tôt disparu, David Bowie.

Le drummer et le guitariste s’échangent énormément de regards complices tout au long du set.

Les six cordes électriques sont fougueuses, hargneuses sur les titres plus péchus. Le drumming est à la fois efficace et métronomique. Les musiciens semblent prendre beaucoup de plaisir à vivre ce concert…

Piet parle peu durant le show. Il laisse la musique transmettre le message. Ce qui n’est pas plus mal en fin de compte…

Rien à redire ! Ozark Henry a, comme d'habitude, mis le public dans sa poche…

Avant de rebrousser chemin, il serait judicieux d’opérer un petit détour par le Cabaret Coquin qui réserve un voyage initiatique dans l’univers du burlesque et de la sensualité. Après tout, Popol est le seul à ne pas avoir pris de plaisir aujourd’hui…

Peggy Lee Cooper, travesti poilu à la galoche, accompagné(e) au piano par Ben Bruyninx, dévoile sa plus belle écurie durant une heure de spectacle.

Au menu, de belles femmes s’entrelaçant et des poitrines généreuses nues sous un chapiteau complètement sold out.

Mais, chutttt… s’agissant d’une animation pour adultes, le lecteur de Musiczine devra laisser libre cours à son imagination débordante pour en connaître l’épilogue…

Après tout, suffisait d’y aller !

(Organisation : LaSemo)

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Jake Xerxes Fussel

What in the Natural World

Écrit par

Jake Xerxes Fussel a vraiment un  drôle de nom. Pourtant, ce n’est pas un obscur mariachi, mais un véritable amoureux du folklore yankee, tout simplement… Tout au long de son second opus, ce Géorgien revisite, en effet, la musique américaine ancestrale de fort belle manière. Il adapte ainsi un répertoire majoritairement issu du Sud des Etats-Unis. A l’instar du « Jump for Joy » de Duke Ellington, « St. Brendan’s Isle » de Jimmy Driftwood ou « Bells of Rhymney » d’Idris Davies. Des contes parfois quasi centenaires –à l’esprit blues indéniable– retraçant l’histoire locale peuplée de mineurs et autres chercheurs d’or, qu’il interprète en s’accompagnant à la sèche ou à l’électrique, en superbe fingerpicking, mais également en tirant parti d’une steel, d’un banjo ou d’un melodica. Et le songwriter a le bon goût de préserver le caractère éternel des compos tout en leur communiquant une coloration moderne. Un magnifique travail de préservation culturelle des gloires locales du passé…

 

The Barr Brothers

Queens of the breakers

Écrit par

The Barr Brothers réunit deux frangins américains exilés à Montréal, Andrew et Brad. Lors des sessions d’enregistrement de cet opus, la fratrie était toujours soutenue par Sarah Pagé (NDR : elle a quitté le groupe en 2018, pour embrasser une carrière solo). Fondé en 2010, le combo a publié quatre elpees à ce jour, dont les trois premiers ont rencontré un certain succès. Ce qui lui a permis de décrocher plusieurs nominations aux ‘Juno Awards’, mais également d’assurer le supporting act pour, notamment, Calexico, War on Drugs ou encore My Morning Jacket.

Quatrième opus, « Queens of the Breakers » baigne, le plus souvent, dans une forme de folk/americana/roots réminiscent des 60’s voire des 70’s. Les harmonies vocales conjuguées par les deux frangins rappellent très souvent Simon and Garfunkel. Et « Song that I Heard » en est certainement la plus belle illustration. Les pistes les plus pastorales évoquent Cat Stevens. Mais l’expression sonore peut également se nourrir de psychédélisme (« Look Before it Changes »), de blues/rock bien électrique ou encore lorgner carrément vers Neil Young. 

Un long playing aux références très américaines, mais qui ne manque pas de charme…

 

Jack Cooper

Sandgrown

Écrit par

Loin d'être un inconnu, Jack Cooper est surtout notoire au sein d’un duo qu'il forme avec James Hoare, chez Ultimate Painting. En outre, il participe régulièrement aux sessions d’enregistrement des elpees de Mazes, un groupe indie rock mancunien. Il vient donc d’ajouter une corde à son arc, en se lançant dans une aventure solo. Pour laquelle, il ouvre son compteur albums. Un premier elpee qui s’intitule "Sandgrown".

C'est chez lui à Londres que le songwriter a enregistré les neuf morceaux de cet opus publié sur le label Trouble in Mind (Jacco Gardner, J.C Satan, Ultimate Painting, ...) Et sur un simple quatre pistes. Pas étonnant que son folk/rock soit aussi minimaliste. L’Anglais pose sa voix faussement nonchalante tout en tramant ses mélodies à l’aide de sa gratte, alors que la batterie imprime paisiblement le tempo. A l’instar de l’excellent « Stranded Fleetwood Blues », ses ballades sont langoureuses et mélancoliques. On pense parfois à Ultimate Painting mais également à Pavement voire Silver Jews. Dommage ce manque de variation dans le rythme. Un petit coup de boost de temps à autre aurait été le bienvenu….

 

Ginkgoa

One Time (Ep)

Écrit par

Intitulé « One time », le nouvel Ep (NDR : gravé l’an dernier, le premier –un éponyme– remonte à l’an dernier ; et il avait affolé les compteurs) de Ginkgoa est paru ce 15 juin. Une imparable machine à danser réunissant la New-yorkaise Nicole Rochelle, une militante Femen très engagée, et le Parisien Antoine Chatenet.

Après avoir tourné à travers toute l'Europe, pendant 4 longues années, en compagnie de Jérome Savary, pour interpréter le premier rôle de son spectacle, Nicole rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Ginkgoa vient de naître. Si New York chantait Paris. Si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles, au cours desquels Jeanne Moreau et Anna Karina danseraient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday. « One Time », la première vidéo extraite de l’Ep, rend hommage aux femmes, en dénonçant le regard machiste du cinéma hollywoodien. En remontant des images issues des films des années 50, Ginkgoa a voulu nous interroger sur le regard porté par le cinéma sur les femmes. Un message fort à découvrir tout au long du clip qui est consacré à ce morceau ; et il est à découvrir ici

Responsable de mélodies pop ultra catchy, la paire nous entraîne dans une véritable transe, en empruntant des sonorités swing au vieux New York. Ces étourdissants rythmes électro ou si vous préférez ces beats à coloration ‘French Touch’ n’ont qu’un seul objectif : faire danser tout ce qui est susceptible de… danser…

Et de l’électro swing, le couple en consomme allègrement. A l’instar du classieux « Boy Bounce », hanté par Caravane Palace. Puis de « Don’t give a damn », une plage composée dans une chambre d'hôtel lors de la tournée chinoise. « What We Do » consomme une bonne dose de modernité. Zoé Colotis ne pouvait pas faire mieux.

Et toujours bien électro, « Got To Gimme » clôt ce disque. Rien de tel pour avoir des fourmis dans les jambes. En ‘live’, cette plage doit vraiment déménager…

Liima

1982

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Comment rebondir après avoir participé à la belle –mais trop courte– aventure d’Efterklang, mise entre parenthèses pour une durée incertaine, après avoir publié 4 albums (dont le grandiose « Magic Chair »). Trois des membres du magique groupe danois ont simplement décidé de continuer leur parcours musical au sein d’une nouvelle formation baptisée Liima. En compagnie du Finlandais Tatu Rönkkö, elle nous propose un second opus de pop racée et classieuse. « 1982 », la date de naissance de Casper Clausen, ex-leader d’Efterklang, marche sur les traces de ce combo tout en concédant d’indéniables touches 80’s. Le ton est cependant plus sombre et mélancolique que sur leur précédent essai « ii ». Depeche Mode et Joy Division ne sont jamais loin… Chris Taylor (Grizzly Bear) a apporté son concours lors des sessions d’enregistrement de cet opus, enregistré à travers l’Europe, un œuvre qui baigne au sein d’une ambiance rétro-futuriste de type ‘Blade Runner’, claviers martiaux (« David Copperfield »), funk venu du froid (« Life is Dangerous ») ou synth-pop (« Amerika ») illustrant le propos. La vie semble donc exister après Efterklang…

 

Moscow Death Brigade

Boltcutter

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« Hoods up », le premier elpee de ce trio moscovite, avait apporté un vent de fraîcheur au sein du mouvement punk militant. Un genre qui a parfois du mal à se renouveler et à évoluer hors des cadres et des codes du genre. Antifascistes, MDB côtoie depuis une dizaine d’années, des activistes qui finissent morts ou emprisonnés. La Russie est un pays toujours aussi hostile à la liberté d’expression, malgré la chute du ‘Mur de Berlin’.

Boltcutter Vlad, Ski Mask G et Ghettoblaster G-Ruff agrègent rap, techno, punk et hardcore, afin de créer un style fédérateur destiné à la jeunesse russe tout en incitant les fans de musique à un dialogue interculturel. Non seulement le combo n’arrête pas de tourner, mais ses musicos sont également impliqués dans d’autres projets, dont Siberian Meat Grinder, une configuration davantage grindcore...

Celle de MDB est clairement plus électro. Les nappes de claviers sont plus présentes même si les beats imprimés par les boîtes à rythmes et les accès de basse sont toujours aussi puissants. L’implication politique du groupe est intacte. Leurs paroles scandées, parfaitement rappées, s’attaquent toujours au racisme, au sexisme, appellent à la solidarité avec les réfugiés (« Papers, Please »), à l’unité face à l’homophobie et à la lutte contre les grenouilles de bénitiers (« Brother & Sisterhood »).

En ‘live’, les membres du band portent la cagoule, afin de rester anonymes et se protéger contre les agressions de l’extrême droite, très active en Russie. Des shows malheureusement, trop souvent précipités, à l’instar de celui accordé au Magasin 4, l’an dernier. Cependant, s’il faut vivre sur une île déserte, votre serviteur emporte le disque…

Nadine

Oh My

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Derrière ce patronyme se cache un trio (NDR : issu de Minneapolis) réunissant deux membres d’Ava Luna (Julian Fader et Carlos Hernandez) ainsi que Nadia Hulett, mieux connue sous le pseudo de Phantom Posse. « Oh My » constitue le premier essai de ce collectif inédit, un disque publié sur le label anglais, Memphis Industries (Field Music, Papercuts, Poliça, …)

Dès les premières notes de « Nook », on a la confirmation que Nadine a de la bouteille. La formation yankee pratique une forme de pop-lounge classieuse aux accents jazzyfiants, à l’instar de « Not My Kinda Movie ». Les arrangements sont subtilement brodés. Les claviers, la basse et les percus font bon ménage. Et la voix sensuelle de Nadia Hulett vient se poser naturellement sur l’expression sonore. Et elle devient même originale et visionnaire sur plusieurs plages, dans une atmosphère réminiscente des pianos-bars. Malheureusement, au fil de l’elpee, les morceaux commencent à se mordre la queue. Et par conséquent à manquer de relief. Suscitant quelque peu l’ennui. Dommage, car le début de parcours était particulièrement riche et plaisant…

LaSemo 2018 : samedi 7 juillet

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Fantastique ! Grandiose ! Etonnant ! Autant de qualificatifs qui collent bien au

LaSemo.

Déjà 11 années que le superbe parc du château d’Enghien accueille cet événement devenu incontournable.

Ici, mal venu celui ou celle qui vient uniquement se rincer les portugaises. Ce serait même réducteur et faire affront au génie des concepteurs de ce grand spectacle. Le prisme est beaucoup plus étendu, mêlant différents genres, arts et cultures…

L’écologie n’est pas en reste puisque tout est basé sur le développement durable. Pas de gaspi ! On récupère tous les brols qui traînent chez mamy, on les customise et hop, ils retrouvent ici une seconde vie.

Auriez-vous imaginé un jour créer un décor à l’aide de parapluies ? Eriger une clôture avec des raquettes de tennis ? Constituer un podium complet en se servant de vieilles caisses à vin ? Eux, oui. Ils ont fait d’un rêve, une réalité. Admirablement et subtilement en y ajoutant une bonne dose d’humour voire de dérision…

Attention, le tri des déchets s’inscrit également dans l’esprit du festival. On récupère le fruit des entrailles déposé délicatement dans les toilettes sèches (NDR : pas besoin de faire un dessin) pour nourrir les légumes du jardin de bobonne et on récolte les mégots de cigarettes pour leur réserver une seconde vie (NDR : que l’on espère moins nocive !) …

En outre, tout est pensé pour la famille. De (trop) nombreuses activités sont programmées aux quatre coins du site…

On y croise ci et là des têtes blondes, accompagnant leurs parents attablés à un touret, jouant au monopoly au sein de l’espace dédié ‘Amusoir’. Ou encore de jeunes couples amoureux s’entrelaçant tendrement et même des grabataires qui déambulent dans l’enceinte du parc, canne à la main… Les PMR ne sont pas en reste parce que là aussi les organisateurs ont bien œuvré afin qu’ils puissent en toute quiétude profiter des bienfaits de cette belle manifestation.

Sans oublier les stands de grimage, des funambules, des clowns, des spectacles ouverts, des cabarets coquins (NDR : oui, oui, vous avez bien lu !), et cerise sur le gâteau une garderie pour celles et ceux qui veulent profiter sereinement du festival, sans avoir la marmaille dans les guiboles…

Tout comme l’an dernier, une puce électronique est intégrée au bracelet ; elle permet de se remplir la bedaine ou de charger son sang de malt sans plus devoir sortir la menue monnaie…

Et pour les fauchés, l’eau gratuite est disponible dans les différents bars. La seule condition : accorder un large sourire aux serveurs qui méritent bien ce petit clin d’œil.

Le LaSemo quitte doucement l’enfance pour entrer dans sa phase de consolidation. Il a fait ses gourmes ! Et les couacs qui ont fait craindre le pire, lors des éditions précédentes, ne sont plus que de l’histoire ancienne.

On regrettera toutefois amèrement l’absence de Jean-Jean, l’habituel géant givré de service chargé d’introduire avec humour et légèreté les artistes.

Rose, son antithèse, lui emboîte le pas. On espère pour une courte durée. Parce que Rose, on l’aime bien, mais faut pas exagérer quand même…

Ni son sac à main acheté aux fripes, ni son accent de ‘buksel’, ni sa taille (NDR : un mètre vingt, malgré les bras levés et les talons aiguilles) ne parviendront à concurrencer le charisme de son prédécesseur.

Enfin, soit ! Dame nature est généreuse depuis le début de l’été et le soleil frappe très fort.

Pas de temps à perdre ! On entend au loin une voix qui semble familière. Celle de Cédric Gervy.

Un habitué des lieux. Une mascotte même. C’est sa dixième fois en onze éditions ! Il a quitté sa casquette de prof de néerlandais pour revêtir celui de troubadour/chansonnier…

Un LaSemo sans Gervy, c’est comme si vous mangiez des frites sans sel. Impensable !

Durant quelques années, il a milité au sein d’un projet collectif : Cedric (et les) Gervy, impliquant Mr Chapeau, le gratteur RenRadio et le drummer Tyler Von Durden. Courant 2009, ce dernier a été remplacé par The Robot.

Balayant d’un revers de la main cette quasi-étape obligée de starification, il a préféré mettre un terme à cette collaboration afin de poursuivre en solitaire la propagation de sa bonne humeur. Le titre « Putain, j’ai failli être connu » est éloquent à ce sujet.

Son fil conducteur, c’est le calembour. Mais pas que ! Parce que sa ligne de conduite va bien au-delà.

Chacune de ses chansons véhicule des messages forts et pertinents. Les thématiques sont souvent dénuées de tout stéréotype et bien éloignées de ce fameux ‘compromis à la Belge’.

Gervy, chanteur sérieux, mais sans prise de tête…

Il dépeint les problèmes sociétaux à travaux des thématiques choisies en fonction du moment (la crise, l’addiction aux jeux, …) Mais, ne dites surtout pas que c’est un chanteur engagé.

Détail intéressant, l’auditoire est composé d’une pyramide des âges très large. Des parents ont amené leur progéniture pour assister à ce show. C’est dire la popularité de ce mec. Tout a fait justifiée d’ailleurs…

Lui, ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais un savant mélange de bonne humeur et de joie de vivre.

Autant dire que ses concerts sont synonymes de franche rigolade. C’est une thérapie contre la morosité ambiante à lui tout seul. Faudrait même que la sécurité sociale rembourse chacune de ses prestations tant il fait du bien à l’âme. On en ressort complètement soulagé. La larme à l’œil même… mais pas de tristesse, car les fous rires sont légion…

Bon allez Cédric, ‘Bonne année quand même et à l’année prochaine !’

Direction le Château pour un showcase destiné à une poignée de privilégiés. La fraîcheur des locaux contraste avec la moiteur suffocante extérieure.

L’accueil est impeccable. Le mousseux coule à flots et des légumes coupés finement sont proposés aux quidams histoire de les faire patienter.

Et de la patience, il en faudra puisque le régional de l’étape, Antoine Armedam, accuse une heure de retard !

Faut dire qu’il vient de terminer une prestation riche sur la Guinguette, là même où votre serviteur l’avait découvert en 2014. De là à lui pardonner, il n’y a qu’un pas…

Flanqué de deux autres musiciens, l’un à la basse et l’autre à la batterie minimaliste (snare, grosse caisse, charley et une ride), il entame un tour de chant dans une acoustique bruitiste.

Un spectateur vient même lui susurrer dans l’oreille d’articuler un peu mieux pour percevoir toute la subtilité de la prose.

Tout à tour mélancolique, jouissive ou ensoleillée, son pop/folk se pose délicatement au creux de nos conduits auditifs, et on aimerait qu’il coule à l’infini, à l’instar de la ballade douce-amère, « La fille qui dort là-haut »…

Mais il peut adopter d’autres styles, comme lorsqu’il se réfère à Paris sur fond de reggae, tout au long de « A la sauvette », un morceau au cours duquel le ‘people’ est pris à parti, quand il clame le refrain…

Le public y est sensible et participe à l’essor de la réussite du set en accompagnant les balais du drummer par un claquement des mains. Parfois à contretemps, mais nul n’est parfait…

Il est temps maintenant de filer tout droit voir Charlotte, fruit de l’union consommée entre Alec Mansion (alias Léopold Nord notamment) et Muriel Dacq, dont le tube « Tropique » a fait trémousser le popotin chez la plupart des quadras.

La belle jeune femme de 26 ans arbore pour l’occasion une longue robe laissant entrevoir une cuissarde pour le moins appétissante. Le rouge pétant du tissu contraste avec le bleu azur perçant de ses yeux.

Epaulée par Louis au pad électronique et Loan à la guitare, elle entame son tour de chant par le devenu très populaire « Pars », dont Pure FM a fait son coup de cœur le programmant six fois par jour. La caisse de résonance a bien fonctionné puisque plus de 80 000 écoutes sur Spotify ont été comptabilisées.

Elle découvre un endroit empreint de magie et de féerie et semble ravie de se fondre dans cet environnement de verdure...

Proche de Lana Del Rey, tant dans l'esthétique, les vidéos, ainsi que dans les styles vestimentaires et musicaux, on la sent très perfectionniste dans l’âme alors que dans ce métier, certains artistes abordent leur rôle bien plus futilement, sans que cette perspective ne pose problème. Gageons pour elle qu’elle ne s’emprisonne pas dans cette théâtralisation à outrance en s’autorisant un peu plus de latitude.

Bénéficiant du concours d’Alex Germys à la compo, dont le talent indéniable, ses chansons sont attachantes, sensibles, presque enivrantes par moment. En y ajoutant un physique attrayant et un cerveau bien rempli, elle a finalement tout pour plaire.

La fougue de ses débuts opérés, il y a deux ans, dans sa chambre de post-adolescente, et concrétisés par « Nous sommes », avait révélé un organe vocal à mi-chemin entre Dolores O’Riordan et Mylène Farmer.

Elle propose, pour la première fois, un nouveau titre, « La loi du feu ». Test réussi au vu de la réaction des aficionados. 

Charlotte aime rappeler que lorsqu’elle exerçait encore le métier de croupière dans une vie pas si lointaine au sein d’un casino cossu, elle avait imaginé « Ame solitaire », pour celles et ceux qui sombrent dans l’addiction !

Point d’orgue d’une prestation qui restera dans les annales « Ta peau », vrai/faux rappel sera à nouveau jeté en pâture ‘puisque nous n’avons pas d’autres morceaux’. Et de renchérir ‘mais à la condition que le public danse’.

La messe est dite !

Enfin, dernière artiste à se produire aujourd’hui, Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate.

Tiens, étrangement pour une pirate, elle ne porte ni barbe rousse, cache œil et jambe de bois. En espérant qu’elle ait du cœur…

Vu le matraquage opéré sur les ondes radiophoniques généralistes, difficile d'ignorer la jeune femme originaire de la partie Est du Canada.

Sa voix de chanteuse singulière et ses multiples tatouages sont quelques-uns de ses traits caractéristiques qui sont les plus associés à sa personnalité artistique.

De petite taille et toute menue, la Canadienne s’avance affranchie d’une longue carrière derrière elle.

Sans dire mot, elle contemple d’un air que l’on devine désabusé le parterre venu l’entendre. Gageons que cette attitude soit davantage un manque de maturité que de mépris !

Sur la droite, un chronomètre digital géant symbolise la fugacité du temps qui passe. Il indique 60 minutes. C’est peu ! La frustration est grande pour une découverte de cette trempe…

Votre serviteur s’étonne de ce conservatisme absolu et refuse ardemment d'envisager qu'un mécanisme puisse le surpasser dans la mesure temporelle.

Il paraît que l’équipe doit reprendre un avion le lendemain à 6h du mat’. Ceci explique peut-être cela…

Dans un style qui met principalement en valeur des textes décrivant les relations charnelles et ses dérives sous toute ses formes, à l’instar de « Prémonition », elle alterne tour à tour des titres issus de son nouvel opus et d’autres bien ancrés dans l’esprit collectif, dont « Tu m’aimes encore » ou « Oublie-moi »…

Malheureusement, ses compositions un peu répétitives reflètent trop souvent le stéréotype de l'adolescente en mal d’amour…

C’est surtout derrière son piano que Béa –comme l’appellent ses admiratrices d’un soir– excelle véritablement. Elle y étale tout son talent et son raffinement. Difficile de résister au charme qui opère.

En un battement de cil, la transformation de la rebelle vers la belle se réalise et relègue aux oubliettes la dualité qui existe entre le bien et le mal chez ce bout de femme et son désir manifeste de dissocier ces tendances.

Dommage que l’instrument à cordes dressé au milieu de l’espace scénique oblige toute une franche du public à mater le dos de la donzelle. C’est sympa, mais quand même !

Le festivalier juvénile et familial aura apprécié. Elle a effectivement assuré le show. Quant aux exigeants, ils estimeront sans doute que la prestation était bien trop millimétrée, conventionnelle voire sans âme… Que les surprises étaient trop rares. Qu’elle s’est contentée du minimum syndical.

Elle vide les lieux deux minutes avant la fin du décompte. Sans remercier ni ses musiciens, ni la foule. Et sans accorder le moindre rappel…

Au cours de ce concert, elle a régulièrement rappelé qu’elle se produira prochainement dans le cadre des Francofolies et à l’Ancienne Belgique. Ce sera sans nous… Triste Béatrice que tu es !

(Organisation LaSemo)

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