Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
Jon Spencer

Parquet Courts

Wide Awake!

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En dix ans, Parquet Courts s’est imposé comme une des formations-phare de l’indie-rock américain. Chaque album publié par la bande à Andrew Savage et Austin Brown recueille des critiques favorables. Et son quatrième opus, « Wide awake ! », ne déroge pas à la règle. 

Pour ce nouvel essai, les New-yorkais d’adoption ont reçu le concours de Danger Mouse (Red Hot Chili Peppers, U2, Te Black Keys, A$AP Rocky), à la production. Un choix clairement indiqué, tant cet « Awake Wide ! » constitue l’elpee de Parquet Courts le plus hétéroclite, gravé à ce jour. Les influences 70’s, 80’s et 90’s sont légion et entrent en fusion.

L’album s’ouvre par deux morceaux sculptés dans le punk/rock (« Total Football », « Violence »). « Mardi Gras Beads » baigne davantage dans le rock californien. Epuré, « Almost Had to Start a Fight/In And Out of Patience” aurait pu figurer au répertoire de Beck. Le refrain est repris en chœur tout au long de « Freeebird 2 ». Le langoureux « Normalisation » concède des accents psychédéliques. Le titre maître trempe dans le funk. « Extinction » adopte un profil carrément rock’n’roll alors que « Tenderness » campe une ballade balisée par le piano.  

Tout au long de ce long playing, on est tellement impressionné par la maîtrise affichée par le band, qu’on en reste scotchés. La majorité des morceaux mériteraient de se transformer en tubes. Assurément un des albums de l’année !

 

Jessica Risker

I see you among the stars

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Issue de Chicago, Jessica Risker milite au sein du groupe folk, Deadbeat. Mais la songwritrice défend également un projet solo, pour lequel elle vient de graver un premier opus, « I see you among the stars », un disque paru sur le Western Vinyl (J.Tillman, Dirty Projetors, …)

Découpé en huit pistes, l’elpee baigne au sein d’une forme de psyché/folk minimaliste, abordé dans l’esprit de Nick Drake, Elliot Smith, voire même parfois de Cat Power. D’une voix douce et paisible, elle nous raconte ses amours déchus, ses déboires mais aussi ses souvenirs de jeunesse, en s’accompagnant d’une sèche ou parfois d’un piano, produisant l’effet d’un puissant analgésique qui nous plonge en apesanteur. On ne redescend sur terre qu’une demi-heure plus tard, totalement réconforté. Car quoique apparemment simpliste, son expression sonore s’avère, finalement, d’une redoutable efficacité… 

 

Rougge

Cordes

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Rougge est un pianiste/chanteur/compositeur nancéen responsable d’une musique néo-classique contemporaine et introspective. Pour enregistrer ce « Cordes », il a reçu le concours d’un quintet à cordes (of course !), réunissant deux violonistes, une alto, une violoniste et un contrebassiste ; l’artiste se chargeant des arrangements. Pas de titre spécifique sur cet opus, mais onze fragments (comme dans la musique de chambre) numérotés de 12 à 53. Revisités, en plus ! Mais dans le désordre. Ce qui rapporte moins… Rougge chante d’une voix oscillant de l’alto au contre alto, dans un registre qui navigue quelque part entre Anhoni et Wim Mertens (NDR : qui a dit Dries ?). Si l’expression sonore est ambitieuse, elle nous propulse, cependant, à des années-lumière du rock’n’roll. 10’, c’est bien, mais après, je casse une corde…

Doug Tuttle

Peace Potato

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« Peace Potato »… quel drôle de nom pour un petit album aux subtils contours pop… Doug Tuttle n’est en effet qu’un petit artisan d’indie vintage bercée aux 70’s qui livre son attachant 3ème opus solo. Sa pop faite de légères guitares acoustiques regorge d’harmonies de poche chères aux Beatles dans la lignée de ce que livrait Elliott Smith dans sa seconde partie de carrière (avec moins de puissance émotionelle, toutefois). Actif au sein du groupe MMOSS, ce songwriter de talent joue de tous les instruments sur cette délicate collection de 15 (courts, seulement 3 dépassant les 3 minutes !) titres, qui naviguent entre pépites pop-folk (« Bait the Sun ») et plages instrumentales (l’hispanisant « Peace Potato »). Une chose est sûre, ce « Peace Potato » est rempli de ‘Good Vibes’…

Amenra

Replacer l’humain au centre de la terre…

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1918-2018 : cent ans que les ultimes balles de la Première Guerre mondiale ont cessé d’arracher des vies. Pour la circonstance, la province de Flandre-Occidentale a planifié ‘GoneWest’, un événement culturel commémoratif programmé à Poperinge, Furnes, Nieuport, Dranouter et Diksmude. C’est dans cette dernière ville, sur la Grand-place, qu’Amenra a imaginé un specacle tout à fait atypique. Compositions originales écrites pour l’occasion, projection de clichés sélectionnés par le photographe Dirk Braeckman et la sculptrice Tine Guns, sans oublier une démonstration de Buto, danse mystique japonaise, interprétée d’une main de maître par Imre Thormann. Tentative de mise en mots d’une puissante expérience sensorielle.

Ponctuels comme d’habitude, les musiciens prennent place. Les mines sont graves et concentrées. Une épaisse fumée enveloppe le podium. Le silence est de rigueur et est empreint d’autant de respect que de recueillement face à la prestation qui va se dérouler. Après un moment suspendu dans l’air, au cours duquel les artistes semblent s'accorder à l’unisson, sans pour autant se concerter, le mur de son s’élève et s’abat sur la foule. Vêtu de sa longue chemise noire à col Mao, Colin van Eeckhout rompt momentanément avec son habituelle chorégraphie en s’exécutant face à l’auditoire. Son corps n’est qu’un catalyseur de sentiments et de sensations : ses hurlements nouent l’estomac, ses chants clairs psalmodiés ou récités, mais toujours à fleur de peau, figent sur place. Les illustrations abstraites observées en arrière-plan –supports visuels pour entrer en transe– sont aujourd’hui accompagnées de photos de la Première Guerre mondiale, projetées sur des écrans géants, situées de part et d’autre de l’estrade. Les ressentis face à la musique, généralement refoulés au niveau de l’inconscient, sont ici cristallisés par des fragments de mémoire, froidement concrets. Des hommes envoyés au front, des tranchées, des masques à gaz défiant une mort certaine, des regards dévorés par la peur, des instants de fraternité, clope à la main, avant d’expirer un dernier souffle sur le champ de bataille. Les compositions sont lourdes, les corps se balancent frénétiquement d’avant en arrière. Il se produit quelque chose, au-delà des mots.

Puis du côté gauche de la scène apparaît une forme courbée, qu’on devine humaine. Vêtu uniquement d’une ample couverture beige, les mains liées dans le dos, le danseur Imre Thormann s’avance lentement, à pas saccadés, vers l’avant du podium. Le crâne entièrement rasé et maculé d’une substance blanchâtre, les yeux perdus dans le vague, l’artiste déforme son visage au gré des émotions qui le traversent. Un accoutrement qui ne peut que faire penser aux prisonniers de guerre. Il parvient finalement à se détacher les bras, puis enlève sa couverture. Seul un léger pagne lui recouvre l’entrejambe. Son corps –qui n’est que peau, muscle et os– est transpercé par la peur, la joie, l’excitation, la tristesse, le désespoir ou encore l’abandon. Certains gestes défient la gravité. Il tombe, se relève, est à nouveau happé par le sol. Ses épaules claquent sur les planches. Si certains spectateurs avaient osé un trait d’humour ou un petit cri blagueur à son arrivée, toutes et tous ont à présent adopté le lourd silence. La tension est palpable. On ne peut s’empêcher de penser à toutes ces émotions qu’ont dû vivre ces hommes et ces femmes en 14-18. À celles et ceux qui sont tombés là, à l’endroit même où on assiste à ce concert, cent ans plus tard.

La guitare et la basse accompagnent les mouvements étirés de l’interprète ; ses pas sont guidés par des impacts de batterie. À l’arrière de l’estrade, le vocaliste psalmodie, joue de sa voix tel un instrument, participe à l'ambiance macabre. Une transe ‘pluriaristique’ s’opère entre les artistes. Soudain, le rythme s’emballe. Amenra retrouve la violence de ses compositions. Imre Thormann est frappé de plein fouet. La démence se lit désormais sur son visage. Cette forme de folie lorsque tout est perdu, qu’il n’y a absolument plus rien à espérer. Le fil est rompu, la plongée dans le vide est inéluctable. Il s’empare de la corde qui retenait la couverture à sa taille et l’enroule autour de son visage. Violement, avec force et détermination. Les liens lacèrent ses joues, son cou, son front, ses yeux. La folie de la Grande Guerre a finalement eu raison de lui, comme l’ont été des milliers d’autres personnes. Après avoir exécuté cette Danse des Ténèbres (autre nom de la danse Buto), pendant une grosse demi-heure Imre vide les lieux en chancelant (pour les photos, c'est là).

Seconde partie du set. Place au répertoire classique du band. Colin van Eeckhout s’agenouille sur les planches, inondé par un faisceau de lumière. Série de deux coups métalliques. Les aficionados savent qu’il s’agit de l’intro du « Boden », issue de l’album « Mass V ». En lettres dorées, apparaissent en fond : ‘To all people from the colonized countries, who died protecting their homeland’. La commémoration se poursuit. Alors que les écrans latéraux diffusent en discontinu des clichés d’archive immortalisés sous l’occupation, l’arrière-plan devient le théâtre de l’injustice mondiale actuelle : des images de bateaux de migrants pleins à craquer, prêts à tout pour sauver leur peau, des familles palestiniennes chassées de leurs propres terres, des enfants enlevés à leurs parents, dont un père embrasse pour la dernière fois son fils. La puissance de la musique d’Amenra devient dénonciatrice de cette justice bafouée aux quatre coins du monde. Les applaudissements du public résonnent désormais comme des actes de résistance.

C’est sur « Diaken », issu de son dernier LP, « Mass VI », que le band courtraisien prend finalement congé de son audience. Un par un défilent les noms des personnes dont la vie a été soufflée pendant ce premier conflit mondial, à Diksmude. Malgré l’aspect atypique de ce show, les musiciens se retirent, suivant le même rituel, dès que le dernier morceau est achevé. Les acclamations sont nourries. L’auditoire semble conscient d’avoir assisté à une prestation hors du commun, aussi unique que poignante. Les mines sont hagardes. Certains regards sont perplexes, d’autres pensifs ou encore émus. Le genre d’expérience qui remue, provoque un tourment intérieur qui nécessitera quelques jours avant de pouvoir être maîtrisé. Chacun en tirera une leçon, une pièce du puzzle à ajouter sur la table. Désormais, malgré l’hétérogénéité du public présent, toutes et tous seront reliés de manière invisible grâce à ce vécu au-delà des mots d’une heure et demie. C’est pourtant loin de ses principes, mais Amenra s'est, ce soir, engagé politiquement, au sens noble du terme, en replaçant avec force et vigueur l’humain au centre de la terre… Pour les photos, c'est ici

La formation aversoise Flying Horseman assurait le supporting act ; pour en découvrir le reportage photo, c'est là

(Organisation : 4AD + GoneWest)

NB : les photos figurent sur la partie néerlandophone de Musiczine (ici pour le show d'Amenra, là pour une sélection avec Imre Thormann)

Cactus Festival 2018 : dimanche 15 juillet

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Le dimanche était placé sous le signe de la guitare et de l’indie rock. Rien que la présence de Slowdive et de Mogwai avait de quoi ravir les inconditionnels du genre. Et ils vont être gâtés…

Ryley Walker ouvre le festival, ce dernier jour. Et il va constituer la première bonne surprise de la journée. Malgré l’heure matinale, il fait déjà très chaud et l’artiste se produit, une serviette sur la tête. Excentrique, ce Britannique de 27 ans s’est déjà forgé une solide réputation sur la scène rock pour sa créativité et ses talents d'improvisateur. Hantée par le génie intemporel de Nick Drake et de Jim O'Rourke, sa musique oscille entre free jazz, heavy rock et psychédélisme. Mais s’il puise ses influences essentiellement dans les 70’s, il a le bon goût de ne pas les consommer à la mode rétro. Un chouette concert !

Programmer Suuns au Cactus était un risque. Le band canadien ne correspond pas vraiment à un festival familial comme celui-ci. A cause de sa musique underground et avant-gardiste. Et pourtant, la formation va livrer un excellent show. Une première demi-heure au cours de laquelle l’expression sonore va éclore d’une fusion entre math rock, électro et krautrock. Et une deuxième partie plus noisy, qui va s’achever dans une forme de dub entretenue par les lignes de basse et nappée d’arpèges de claviers…

Strand of Oaks, c’est le projet de Timothy Showalter, un chanteur/compositeur/guitariste/producteur (NDR : barbu, chevelu et souriant, on dirait un métalleux !) issu de l’Indiana. Etonnant, mais pour sa tournée européenne, il s’est entouré d’un trio guitare/basse/batterie de nationalité néerlandaise. Et plus surprenant, encore, le backing group s’est adapté en trois coups de cuiller à pot, au répertoire de l’Américain. D’ailleurs, il va bientôt se produire, à la Roma d’Anvers en compagnie des musiciens de Songs : Ohia / Magnolia Electric Co., pour y rendre hommage à Jason Molina, feu leur leader. Et le show va tenir la route, nous plongeant tantôt dans un climat acide, très 70’s, s’autorisant notamment quelques digressions électriques bien senties, malgré l’un ou l’autre titre moins percutant, dont un boogie passe-partout. Paradoxalement, la voix de Timothy rappelle parfois celle de Mike Watt, le leader de Waterboys. S’ouvrant par le psychédélique (NDR : ben vu son titre !) « Taking Acid and Talking to My Brother », le set va s’achever par un remarquable « JM » (NDR : titre composé par révérence à feu Molina), un long morceau dont l’intensité réminiscente du Crazy Horse de Neil Young va communiquer à la foule d’excellentes vibrations…

Goldfrapp a exploré différents styles dans sa longue carrière, du trip hop à l'électro en passant par le folk visionnaire ; mais ce soir, la bande à Alison Goldfrapp s’est clairement orientée vers la dance. C’était donc le moment idéal pour aller casser la croûte…

Après un hiatus de 20 longues années, Slowdive s’est reformé en 2004, puis a publié un nouvel album en 2017. Une petite perle ! Ce qui va le rendre plus populaire que dans les eighties. Une énigme ! Les échos recueillis lors de ses concerts accordés depuis étaient tellement élogieux que sa présence, dans le cadre de l’édition 2018 du Cactus Festival, était une véritable aubaine, pour ses aficionados… Le quintet monte sur l’estrade. Deux gratteurs, dont Neil Halsted, également préposé au chant, un bassiste –qui se plante au milieu de l’estrade–, un batteur et la chanteuse/claviériste Rachel Goswell. Hormis cette dernière, vêtue d’une robe longue bleu/verte sur laquelle sont dessinés des motifs représentant des cactus et des soleils, les autres musicos n’affichent aucun look particulier. On pourrait les confondre avec n’importe quel quidam lambda. En arrière-plan, une toile noire a été tendue, ne laissant apparaître que le patronyme du band. Le set s’ouvre par « Slomo », dont l’intro est particulièrement étirée. Déjà la conjugaison entre les voix de Rachel et de Neil vous transportent dans la stratosphère, tout en se fondant parfaitement dans l’instrumentation. Tiens curieusement, un arc-en-ciel s’est formé au sein de quelques nuages cotonneux. Etrange… Des vagues méditatives de guitares discordantes flottent dans les airs. Cristallin, « Catch the breeze » nous rappelle que le combo émarge bien au mouvement shoegaze. « Crazy for you » oscille constamment entre les chaudes harmonies vocales et la cacophonie savoureusement dissonante. « Souvlaki Spade Station » nous entraîne au cœur d’un voyage cosmique. Comique aussi, car un spectateur s’est déguisé en dinosaure et s’agite aux premiers rangs ; ce qui a le don de faire sourire Rachel. Et après le luxuriant « Sugar for the pill », le concert s’achève par la cover du Golden Hair de Syd Barrett, dont le texte a été composé par le poète James Joyce, en 1967. Le lightshow passe alors au rouge. Miss Goswell le chante, puis quitte le podium, moment choisi par les quatre musicos pour se lancer dans un long trip psychédélique. Magique ! On aurait tant aimé que, comme l’écrivait si bien Alphonse de Lamartine, le temps suspende alors son vol…

Place ensuite à Mogwai. La dernière fois qu’il s’était produit au Cactus, c’était en 2014. Nous avons beaucoup de respect pour Mogwai. Et pour cause, les Ecossais ont toujours évité les clichés post-rock et ont accordé un rôle de plus en plus important aux claviers. Mogwai ne se complait pas dans la menace constante ou l'atmosphère sombre, comme chez Godspeed You Black Emperor, mais ce sont cependant les compos les plus redoutables qui se révèlent les plus efficaces, en ‘live’. A l’instar du ténébreux, grave et aride « Rano Pano ». Le volume sonore est puissant. Les bouchons s’imposent ! Pendant « I’m Jim Morrison, I’m dead », une percussionniste apporte son concours en jouant face au drummer. On aura même droit à une cover du « Remurdered » de Radiohead. Et cet excellent show de s’achever par leur magnum opus, « Mogwai Fear Satan ». On n’en oubliera pas, bien évidemment, le remarquable light show ; mais c’est devenu une constante, tout comme les laconiques ‘Thank you so much’, lâchés par, Stuart Braithwaite, le leader, à l’issue de chaque morceau… 

Il revenait à Nils Frahm de clore le festival. Un épilogue audacieux, puisque sa musique pour piano oscille entre néoclassique et électronique. Mais Frahm est rompu à ce type d’événement ; donc les organisateurs avaient pris un minimum de risques. L’artiste allemand a essentiellement interprété des titres électroniques issus de « Spaces » et « All melody ». La scène de Cactus a été transformée en studio d'enregistrement, dans lequel Frahm se consacre aux pianos, orgues, claviers et autres appareils électroniques. Minimaliste, sa musique est un véritable plaisir, s’inscrivant dans la lignée des maîtres germaniques du genre comme Kraftwerk ou Manuel Göttsching, mais aussi Steve Reich et Wim Mertens…

Outre ses sources classiques, Frahm a également introduit des éléments ludiques, y compris un piano jouet et des sonorités de clavier proches des voix humaines. Son plus grand succès, « Says », il le considère comme sa chanson la plus agaçante, car elle repose uniquement sur un accord. Et il conclut son set par « For Peter Toilet brushes more », au cours duquel il se sert des ivoires, ma foi, de manière peu orthodoxe…  

A l’année prochaine !   

(Organisation : Cactus festival)

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Dour Festival 2018 : dimanche 15 juillet

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Cette édition 2018 touche déjà à sa fin. Le même jour que la Coupe du Monde de foot, d'ailleurs. L'ambiance est un peu particulière sur le site, vu le nombre important de festivaliers français. Pas évident ce matin de se convaincre que la musique est au centre de nos préoccupations, à Dour.

Avant que cette rencontre  France-Croatie ne soit retransmise sur écran géant, sur la Main Stage, FIDLAR a pour mission d’y chauffer un peu la plaine. Les Américains sont de véritables références en matière de rock/garage. Malheureusement pour eux, de nombreux fans des Bleus se sont agglutinés aux premiers rangs afin de se réserver la meilleure place pour assister au match, dont le début est prévu dans un petit peu plus d’une heure. Ce qui semble cependant amuser le groupe. Il s’autorise ainsi quelques allusions à ce sport, tout en avouant ne pas y connaître grand-chose.

Si on se penchait sur la musique, quand même ? Caractérisées par des interventions de guitares impeccables, les compos de FIDLAR sont brèves mais intenses. En ‘live’, le set bénéficie d’un support visuel plutôt sympathique. Le combo n’oublie pas d’intégrer ses tubes dans la setlist, à l’instar de « Cheap Beer », « No Waves » ou encore « West Coast ». Mais malheureusement, le concert doit cesser 10 minutes plus tôt, afin de permettre au staff d’installer l'écran géant. Un sentiment d’amertume envahit votre serviteur, car la formation californienne (NDR : elle est issue de Los Angeles) n’aura pas le temps d’attaquer l'excellent « Cocaine », comme elle le réserve à chaque fin de show. Le foot c'est bien, mais nous sommes venus à Dour pour la musique quand même !!!

Frustrés, nous décidons de ne pas regarder le match. Mais très peu de concerts se déroulent au même moment... Direction le Labo donc pour Ezra Collective. La découverte est totale. Et intéressante, car le groupe londonien nous propose un chaleureux cocktail de jazz, reggae et afro beat. Ce qui provoque du mouvement au sein de la fosse. C'est le rendez-vous de celles et ceux qui n'aiment pas le foot. On entend cependant des clameurs qui s’élèvent, de temps à autre, depuis la Main Stage. A la fin du set, on apprend que la France a décroché son deuxième titre mondial.

C'est évidemment la grosse fête pour les festivaliers français. Un peu dépité de ne pas être à leur place, on se console en allant assister au concert d’un groupe bien belge, Girls In Hawaii. Il opère son retour à Dour pour y dispenser un bel éventail de pop songs douces et mélancoliques. Et les musicos ont revêtu le maillot des Diables Rouges. Ca fait du bien ! Dans le passé, ses prestations ‘live’ m’ont rarement convaincu ; mais aujourd’hui, ce ne sera pas le cas. Faut dire qu’au fil du temps, le band s’est constitué un répertoire impressionnant. Ce n'est pas compliqué, le show ne souffre d’aucun moment faible. Toute sa discographie est balayée ; et même si le mélomane lambda préfère les plus anciennes compos, les nouvelles sont également de toute bonne facture. En outre, les musicos sont souriants et bien plus communicatifs que d’habitude. Excellent !

Thee Oh Sees se produit presque au même moment dans la Caverne. Un quatuor dont le line up implique deux batteries. Et sur les planches, le résultat est assez impressionnant ! Ca envoie du gros bois ! Les Californiens sont réputés pour leurs sets ‘live’ dévastateurs. Et ils vont, à nouveau, le démontrer. Leur rock/garage est plus subtil que celui de FIDLAR, malgré des percussions plus puissantes. Cependant, les musiciens ne misent pas sur la communication. En fait, ils ne laissent aucun répit entre les morceaux et on se prend une énorme claque. Et au bout de 5 jours, elle fait du bien pour rester éveillé.

Le festival se termine tout doucement. Un ensemble congolais se produit dans le Labo. Kokoko ! se sert d’instruments faits maison. Forcément les sonorités sont très africaines, bien rythmées, mais surtout très originales. En outre, les membres du combo mettent une ambiance de feu sous le chapiteau. Notamment en invitant la foule à participer à cette fête propice à la danse. Une des grosses surprises de cette édition !

Un dernier concert pour la route afin de clore le Dour 2018, pour votre serviteur ? Ce sera celui de MØ à la Boombox. La charmante Danoise conclut tout en douceur une édition réussie sur bien des points, d’autant plus que la programmation était de nouveau préparée aux petits oignons. Hormis quelques problèmes d'abri pour se protéger du soleil, le site est bien situé. Dour c'est l'Amour. A l'année prochaine !

(Organisation : Dour Festival)

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Cactus Festival 2018 : samedi 14 juillet

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Nous sommes le 14 juillet. Soit le jour de la fête nationale en France. Mais surtout, les Diables Rouges rencontrent l’Angleterre, pour tenter de décrocher la troisième place, dans le cadre du la Coupe du Monde de football. Et tout est prévu, pour assister à ce match, diffusé sur grand écran, sur le site du festival… Bon n’oublions pas quand même, le programme musical…

tUnE-yArDs nous vient de Nouvelle-Angleterre (NDR : c’est au Nord-est des States !) et se produit un peu après 15 heures. Il s’agit du projet de Merril Garbus, dont la musique, hybride, dansante, imprévisible, foutraque, ludique et complexe, est contaminée par l’électro, le hip hop, le folk, le funk, le r’n’b et la world. Entre autres. Vu l’avis émis par Nick, le correspondant néerlandophone, le set était aussi intéressant qu’original. On en prend note et on reviendra certainement revoir la multi-instrumentiste et ses acolytes, dès qu’elle revient près de chez nous. Et désolé également pour Interglactic Lovers, dont le show, programmé en pleine rencontre de l’équipe nationale, est également passé à la trappe.

Parmi les hipsters, Sampha est considéré comme le nouveau Messie. Ce Britannique a remporté le prix ‘Mercury’, en 2017 pour son premier opus, « Process ». L'artiste a milité chez SBTRKT et s’est forgé une notoriété comme producteur, bossant notamment pour Kanye West, Solange, Drake et Jessie Ware. Hormis la fin de parcours bien plus percussive et percutante, son cocktail sophistiqué entre r’n’b et électro, proche de l’univers d’un WWWater, s’est révélé un peu trop terne ; sa voix plus grave que sur disque, accentuant cette impression. Pas terrible, quoi !

Charlotte Gainsbourg est toujours parvenue à s'entourer de bons producteurs et auteurs-compositeurs tels que McCartney, Beck, Jarvis Cocker, Daft Punk ou Air. Mais elle se produit rarement en concert. Et pourtant, elle est partie en tournée avec un groupe, pour défendre « Rest », son nouvel elpee. Avant que la formation ne grimpe sur l’estrade, on remarque la présence de 10 cadres, dont les contours sont dessinés par des néons blancs et au cœur desquels sont tendus des moustiquaires. Etrange… Les musicos débarquent. Il y a un drummer, installé de biais, dont le kit de batterie est transparent. Il arbore une longue chevelure comme les métalleux. A droite de l’estrade, s’est planté un claviériste, qui va, circonstanciellement, se reconvertir en guitariste ou en bassiste, et assurer certains backing vocals. Et puis un bassiste, qui va aussi, suivant les morceaux, passer à la six cordes. Enfin, un drôle de bidouilleur. Constamment agité, il se sert d’un synthé et surtout d’une drôle de machine. Verticale, elle ressemble à un tableau de contrôle aéronautique. Sans oublier un chanteur, dont le falsetto est absolument impeccable, et qui soutient parfaitement la voix de Charlotte, pas toujours clairement audible. Charlotte rejoint ses musiciens. Elle s’assied derrière un clavier et l’encadrement central. Tous sont vêtus de pantalons noirs et de t-shirts blancs, sauf Charlotte. Elle a opté pour la tenue en jeans. Y compris la veste, comme ses musicos, mais que la plupart vont abandonner en cours de set. Le show s’ouvre par « Lying with you », un extrait de son dernier opus. La majorité des titres proposés seront d’ailleurs issus de cet elpee. Avant « Sylvia Says », Charlotte rend hommage à la poétesse Sylvia Plath. Lorsqu’elle n’est pas derrière le micro, l’artiste se lève et empoigne le micro à deux mains. Sa fragilité et sa timidité sont déconcertantes. Mais le sommet du concert est atteint par « Deadly Valentine ». Elle s’assied sur une estrade, regarde la foule. Puis se relève et participe activement à cette superbe et longue version qui va s’achever dans le psychédélisme. Veste à la main, elle interprète « Kate », en hommage à sa sœur disparue ; mais dans le cadre du fond. Un peu comme une mannequin occupée de poser pour les photographes. Et lors de cette chanson, les interventions au micro du chanteur falsetto sont remarquablement complémentaires. C’est de retour au piano qu’elle attaque « Charlotte forever », une chanson signée par feu Serge, son paternel. « Les oxalis » flirte carrément avec le disco, mais dans l’esprit de Georgio Moroder. Mais c’est lors de la cover de Kanye West, « Runaway », qu’on se rend vraiment compte que lorsqu’elle n’est pas chuchotée, sa voix ressemble terriblement à celle de sa mère, Jane Birkin. Attendrissant ! Et le set de s’achever par la compo la plus controversée de Gainsbarre, « Lemon incest ». Un concert de bonne facture, au cours duquel on a pu se rendre compte de l’excellence des musiciens qui constituent son backing group.

Il y a un monde fou pour le concert d’Arsenal. Il doit y avoir 10 000 personnes dans la plaine. Quelques problèmes techniques retardent le début du spectacle. Mais quel spectacle ! Surtout les trois premiers quarts d’heure. La troupe (NDR : une bonne dizaine en tout, dont trois choristes) va mettre le feu sur le site, grâce à une musique dynamisée par des percus singulièrement efficaces. Sans oublier le son de la guitare très eighties, dispensé dans l’esprit d’un Sad Lovers & Giants. Parfois, lorsque les chœurs féminins atteignent toute leur puissance, on ne peut s’empêcher de penser à Abba voire aux Spice Girls. Toute la foule danse et veut participer à cette grande fête. Même quand John Roan chante un titre dans un portugais approximatif. Le public entre en délire lors des finaux « Temul » et « Lotuk » ; mais là on est passé dans le registre électro pouète-pouète. Enfin, pourvu que le peuple s’amuse…

On ne s’attardera pas trop sur la prestation d’Emeli Sandé qui a clôturé le samedi. Après un excellent premier morceau intitulé « Heaven » (NDR : c’est son single !), le soufflé est rapidement retombé. Et malgré le concours de 13 musiciens, la suite s’est révélée sans âme… A demain !

(Organisation : Cactus Festival)

Voir photos sur le site nl ici

 

Chaussée Summer Festival 2018 : samedi 14 juillet

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Tout comme la veille, lors de l’ouverture du festival, il n’y a pas grand monde sur la plaine. Il est vrai qu’il n’est que 18 heures…

Dj (Rémi-G) mixe les morceaux qui s’enchaînent. Cependant, l’organisateur a décidé de retarder la programmation du festival de 30 minutes. Lorsque Sonnfjord ouvre les hostilités, le peuple a quand même décidé de rappliquer. Faut dire aussi que les Diables Rouges viennent de terminer leur rencontre face à l’Angleterre. Considéré comme une étoile montante, Sonnfjord est issu de Braine-l'Alleud. Drivée par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern, la formation implique également son frère, Aurelio (Paon, Lucy Lucy), aux claviers, Jérome Van Den Bril, à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon), aux drums. Ce soir, François De Moffarts est remplacé par Maxime Honhon (Solkins, Edor, Konoba), à la basse et au chant. Le quintet va nous présenter de larges extraits de son dernier Ep, « City Lights ».

Caractérisé par sa mélodie élégante, « Dust And Shapes » ouvre le concert. Maria-Laeticia ondule des bras sur place. Particulièrement interactive, elle a la bougeotte, sautille et invite le public de se rapprocher. Elle se plante pendant « Instru », mais reprend aussitôt le tout à zéro. Et brillamment. Au fil des concerts, le combo a acquis une nouvelle maturité et une maîtrise incontestable sur les planches. Véritable bête de scène, Maria chante, la plupart du temps, dans la langue de Shakespeare. Elle interprète cependant, « Tu dors debout », dans celle de Molière, d’une voix susceptible d’évoquer tour à tour Gabrielle Aplin, Noa Moon ou encore Claire Louise, et lorsqu’elle devient un peu plus graveleuse, Ann Arbor. Sur les planches, la complicité entre le frère et la sœur est incontestable. Ils se multiplient tout au long de « Light ». A l’origine tramée dans le folk, la musique du combo s’est convertie successivement à la pop et l’électro. Elle est même devenue davantage atmosphérique. Et le set de s’achever par l’évanescent, « Escape »…

Pendant qu’on installe le matos de Kid Noize, Greg Avau exécute des selfies derrière le podium. Quatre heures sont nécessaires pour réaliser le maquillage du célèbre masque de singe sur l’ancien leader de Joshua. Tête d’affiche du festival, Kid Noize est attendu de pied ferme par un public, chaud-boulette. Mais le boss du label ‘Black Gizah Records’ va mettre le feu pendant plus de deux 2 heures trente. La régie-lumières a du boulot. Là-haut, ‘Kid’ est face à sa ‘Noize’ qui scintille de mille et une lumières. Il est en perpétuel mouvement derrière sa table. Un peu comme Martin Solveig, Henri PFR ou Lost Frequencies. Finalement, David Guetta est un fantôme à côté de ces Dj’s…

Le set est programmé en crescendo. Deux fois trente minutes d’échauffement par paliers, avant les 75 minutes de plat de résistance. Les tubes défilent : depuis « Brooklyn » à « Dark », en passant par « Jackass » et « Ocean ». Impossible de ne pas avoir des fourmis dans les jambes. Tout le monde lève les bras en l’air et participe à la fête. Ou au souk, si vous préférez. De quoi oublier les problèmes de la vie…

Autre cover band, Happy Hour embraie. Mais votre serviteur a soif et mal aux guiboles. Un peu de repos n’est pas superflu, avant de rentrer au bercail, après deux journées particulièrement festives. En tout cas, un grand bravo à l’organisation pour son professionnalisme. A l’an prochain !

(Organisation : Groupement des jeunes ASBL)

 

Dour Festival 2018 : samedi 14 juillet

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En plantant sa tente à Dour, on oublie parfois que la vie continue à côté du festival. Des obligations familiales vont ainsi forcer votre serviteur à rentrer chez lui, sur le coup de 20h, ce samedi. Alt-J, notamment, passera donc à la trappe. Mais certains événements sont parfois plus importants qu’une manifestation musicale…

Le début de la journée est marqué par la petite finale du Mondial, diffusée sur grand écran. Les Diables Rouges l’emportent brillamment face aux Anglais et terminent à une troisième place historique. En parlant de british, on a l’occasion de profiter d’une partie du set de Baxter Dury, durant la mi-temps de la rencontre. La pop de l’Anglais est aussi classe que son look. Costume/cravate, coiffure impeccable et petit verre de vin rouge à la main, il semble débarquer d’une autre époque… Les quelques morceaux écoutés pendant cette pause permettent de se rafraîchir (l’esprit) avant de replonger dans la fournaise de la plaine.

On enchaîne par FùGù Mango. Anonyme il y a encore quelques années, le groupe belge a connu une ascension fulgurante en à peine deux ans. Le quatuor a trouvé son créneau grâce aux percussions africaines qui subliment véritablement leurs morceaux. Une preuve ? La reprise du « Golden Brown des Stranglers. Elle est totalement différente de la version originale, mais surtout en se la réappropriant, le band l’a transcendée. L’ambiance est propice à la danse. Le chapiteau semble trembler suivant les rythmes imprimés par les frangins Lontie. Et on comprend mieux pourquoi la formation est devenue une valeur sûre, sur la scène noir-jaune-rouge. Avec FùGù Mango, c’est la fête !

Déjà plus que deux concert pour ma part… Direction le Labo pour assister à celui de Porches. Il s’agit du projet d’Aaron Maine, un Américain responsable de trois albums à ce jour. Et son dernier, « The house », paru en janvier dernier, est une véritable révélation. Douce mais très bien construite, sa pop lorgne subtilement vers celle de Perfume Genius. Sympathique, talentueux, l’artiste plaisante entre les différents morceaux. Son thème favori ? La chaleur sous ce chapiteau, bien sûr ! On se laisse bercer par la musique du songwriter. Et la petite touche expérimentale qui alimente certaines de ses compos rend son set à la fois intéressant et agréable. Un chouette moment !

Avant d’être rappelé à certaines obligations, un petit crochet via la Caverne s’impose. Chelsea Wolfe y est programmé. Gothique, son rock est une référence dans le genre. Mais il manque d’audace et ne parvient pas à soulever mon enthousiasme, outre mesure. Il y manque le brin de folie.

Voilà, je dois en rester là malheureusement aujourd’hui. La vie réelle me rappelle, mais demain, le final sera grandiose !

(Organisation : Dour Festival)

Voir les photos sur le site nl, ici 

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