Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
The Cure

Guy Verlinde

Laissez le bon temps rouler…

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Fidèle au blues, Guy Verlinde est venu célébrer, au Zik Zak, les 10 années d’existence de son parcours en compagnie des Mighty Gators. Depuis plus de deux décennies, il fréquente les salles obscures européennes. Son blues est attachant et libère de bonnes énergies. Plus d’une centaine de spectateurs se sont déplacés pour applaudir cette formation, lors d’un spectacle divisé en deux (trois si on compte le rappel) parties. Considéré comme ‘The hardest working performer’, Lightnin’ Guy revisite, sur les planches, le répertoire de l’un de ses héros : Hound Dog Taylor qui, en compagnie de Brewer Philips à la guitare rythmique (en lieu et place d’un bassiste) et Ted Harvey à la batterie, ont formé le ‘house rockin’ blues band’ à la fois le plus profond et le plus rudimentaire que Chicago ait jamais produit depuis la fin des années 50 jusqu’au milieu des années 70.

Dès les premiers accords, on a de quoi être satisfait : le son est bon ! Interactif, Guy s’exprime dans un français presque parfait. Et pourtant, il est originaire de Zedelgem, en Flandre Orientale. Lors de l’entracte, au cours duquel le public va pouvoir souffler, se désaltérer ou se procurer le dixième elpee, sobrement intitulé « Ten », il va dispenser généreusement ses autographes. Il est d’ailleurs abordable et cool.

Dix titres seront proposés lors du premier acte et du deuxième et deux lors du rappel. C’est en baignant dans un authentique ‘footstompin’ blues’ et la ‘roots music’ que le set libère un max d’énergie. Faut dire que Guy Verlinde et les Mighty Gators respectent la tradition de la slide et de l’harmonica des ‘swamps’ louisianais et de la scène chicagoan. Les compos paisibles mais intenses sont toujours susceptibles d’exploser au cœur d’une forme euphorisante. Le backing group implique le second gratteur Stijn Bervoets, le bassiste Zosel et le drummer Benoit Maddens. Ils jouissent d’une excellente technique.

Souriant, Lightnin’ Guy (NDR : c’est son surnom !) est très à l’aise sur les planches. Faut dire qu’il fait face à un public de mélomanes avertis. La set list n’est pas très respectée, mais ce n’est pas un souci. Elle recèle essentiellement des compos issues du dernier opus, et tout particulièrement l’excellent single, « Words Are Overrated » ; mais également des covers de standards du blues. Dont le sublime « Ain’t No Sunshine » de Bill Withers (NDR : il a également été repris par Joe Cocker et Kenny Rogers). Sans oublier des morceaux de country ou d’americana qui projettent dans notre subconscient des images des grandes prairies de l’Ouest américain. Les interventions de Guy à la slide et de Stijn sur sa guitare sont incisives. La section rythmique est solide.

Guy déclare qu’il va interpréter une chanson d’amour faite pour les hommes. Mais il y en an aussi pour le public féminin, et en général elles sont soulignées par l’harmo du leader. « Pursuit Of Happiness » constitue le titre le plus nerveux du concert.

Prévu en intro, le « Bon Ton Roulet » de Clarence Garlow sera interprété lors du rappel. Alors, laissez le bon temps rouler…

(Organisation : le Zik Zak)

Steve Winwood

Greatest Hits Live

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Steve Winwood fêtera ses 70 balais en mai prochain. Un chanteur/compositeur/guitariste/claviériste/producteur qui a été intronisé dans le ‘Walk of Fame’, à Nashville, le 5 juin 2014. Et ce n’est qu’une juste récompense pour ce natif de Birmingham dont la carrière dépasse les 5 décennies, au cours desquelles il a notamment milité chez les mythiques Traffic, Blind Faith et le Spencer Davis Group ; sans oublier sa carrière en solo. Il a également accompagné des légendes du blues comme B. B. King, Bo Diddley, Chuck Berry, Eddie Boyd, Howlin' Wolf, John Lee Hooker, Muddy Waters, Otis Spann, Sonny Boy Williamson II ou T-Bone Walker. Il a également côtoyé des artistes majeurs comme Christine McVie, Dave Mason, David Gilmour, George Harrison, Jimi Hendrix, Lou Reed, Mariane Faithfull, Paul Weller, et la liste est loin d’être exhaustive.

Depuis la sortie de « Nine lives » en 2008, il a tourné en compagnie de différents ‘backing groups’. Et  les 23 pistes de ce double album immortalisent ce parcours ‘live’, au cours duquel le mélomane est plongé tour à tour dans le r&b, le jazz, le funk, le folk, le rock, la pop, le blues et la musique afro-caribbéenne, ou dans une fusion de tout ces styles, à travers une expression sonore singulière et cohérente. Le disque démontre également la maîtrise de Steve à l’orgue Hammond (NDR : et ce son vintage tellement délicieux !), mais également son talent et sa technique à la guitare. On n’en oubliera cependant pas sa voix si caractéristique, et puis ce sens du groove qui permet a ses musicos de se mettre en exergue en solo.

Sur ce double LP, on retrouve des titres comme “Gimme Some Lovin'”, “Back In The High Life Again”, “Can’t Find My Way Home”, “Arc Of A Diver”, “Higher Love”, “Roll With It”, “While You See A Chance”, “Dear Mr. Fantasy”, “The Low Spark Of High Heeled Boys”, la cover du “Them Changes” de Buddy Miles ainsi que le “Why can’t we live together” de Timmy Thomas.

 

A Toys Orchestra

Holes in the dancefloor (Ep)

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Fondé en 1998, A Toys Orchestra est une formation italienne qui jouit d’une solide popularité dans la botte, notamment à cause de ses nombreuses B.O. pour films ou séries TV de son pays. Ce qui lui a également permis de décrocher toute une série de prix honorifiques. Si à l’origine sa musique puisait son inspiration dans l’underground, et tout particulièrement le punk et la scène indie yankee des 90’s, ainsi que chez Bowie et Kurt Weill, au fil du temps elle est devenue de plus en plus pop et accessible, bénéficiant de clips primés dans les médias de la péninsule. Sur cet Ep trois titres, « Take my place » et « Always I’m wrong » reflètent cet art à torcher des mélodies synth/pop contagieuses, alors que plus intéressant, le dernier morceau, « Quiver » marche davantage sur les traces de dEUS voire de Ghinzu…

 

The Apartments

Fête foraine (Réédition)

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Microcultures a donc eu la bonne idée de rééditer « Fête foraine », un elpee gravé par The Apartments, en 1996. En fait, il s’agissait de pistes choisies parmi les trois premiers long playings, soit « The Evening Visits… and Stays For Years » (1985), Drift (1992) et « A Life Full of Farewells » (1995), mais réinterprétées sous un format acoustique. A l’époque, le disque était paru en édition limitée, soit à 3 000 exemplaires. Ce qui explique pourquoi il est alors devenu une pièce de collection, négociable à pris d’or.

Don Bartley, qui avait assuré la mise en forme du long playing original, s’est chargé de la remasteriastion. En outre, la nouvelle édition recèle des clichés inédits, réalisés par Bleedin Butcher, longtemps photographe personnel de Nick Cave.

Peter Walsh se consacre au chant et à la sèche, Chris Abrahams au piano et Miroslav Bukovsky à la trompette ainsi qu’au bugle. Epurées, les compos atteignent une intensité dramatique rare, intensité accentuée par la voix profonde et bouleversante de Peter. Bref, si c’est une fête foraine, elle a certainement viré au drame, car on y assiste plutôt à un épanchement de spleen indicible. Et pourtant, c’est un très bel album, mais que je déconseille vivement à celles et ceux qui ont le moral dans les chaussettes… il est même préférable de les laisser traîner dans ses Apartments…

 

Cloé

Entre l’infime et l’infini

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Première constatation, sur les 12 plages de son nouvel elpee, Cloé en chante trois en anglais et une alternativement dans la langue de Shakespeare ou de Molière. Et nous propose deux instrumentaux. « Réminiscence d’un ré mineur » met en exergue le piano, ainsi que les violoncelles de Thècle Joussaud et de Céline Chappuis, qu’on retrouve d’ailleurs tout au long de l’opus, parfois l’une, quelquefois les deux. Dans un style, proche de la musique de chambre. Et puis « Bulle récréation », dont les sonorités évoquent une boîte à musique.

Deuxième constatation, Cloé a incorporé dans l’expression sonore, de l’électro et de la programmation. Mais si les touches électroniques sont relativement bien intégrées, les rythmes sont parfois un peu trop basiques. Dommage, car l’ensemble tient bien la route.

Car on retrouve, dans les textes en français, la prose, le sens de l’humour et les jeux de mots, si caractéristiques de la Bruxelloise. « Nous » constitue certainement un des meilleurs morceaux de l’opus. Arnaud Fleurent-Didier apporte son concours aux vocaux sur cette plage que chuchote Cloé, un peu à la manière de Jane Birkin, alors que les deux violoncelles conjuguent leurs interventions. Puis « That hill » qu’elle murmure, à nouveau, dans le même esprit. En outre, la ligne de basse est énigmatique et les arrangements sont excellents, à tel point qu’on croirait la présence d’une véritable batterie. Atmosphérique, la ritournelle « Au-delà des mots » se distingue encore par la richesse de ses arrangements, alors que c’est Charlotte Maison qui se consacre aux synthés. Et encore l’entraînant « Sinking in love », dont les chœurs sont abordés comme chez Kate Bush. Etonnant ! On pourrait pérorer à l’infini sur cette absence de batterie, mais finalement la remarque est infime…

 

The Fresh & Onlys

Wolf Life Down

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Quelques mois après avoir publié son dernier opus solo (NDR : l’un des plus beaux secrets cachés de 2017, soit dit en passant…), Tim Cohen nous propose une nouvelle livraison en compagnie de son groupe, The Fresh & Onlys. Même si la musique continue de naviguer quelque part entre psyché/rock, garage/pop et new wave, elle est davantage électrique.  

« Wolf Life Down » constitue le 7ème elpee de la formation issue de San Francisco. Découpé en 9 pistes, il s’inscrit dans la lignée de sa discographie précédente. Mais si ce nouveau chapitre n’est pas de nature à révolutionner l’univers sonore des Californiens, entre distorsions fuzzy (« Wolf Life Down »), moments plus paisibles (« Walking Blues ») et morgue country, (« Black Widow »), il démontre encore que ces vieux routiers de la Bay Area excellent dans l’art de torcher de solides compos… 

 

The John-Pauls

Forget to remember to forget

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Chez The John-Pauls, on retrouve le guitariste Philip Niemeyer et la drummeuse Elizabeth Nottingham, qui ont milité chez The Black Lipstick. Les deux artistes, se partagent à tour de rôle, les vocaux –elle chante d’une voix innocente, lui d’un ton plus désinvolte, imparfait même– au sein de ce quatuor texan qui puise ses références dans les nineties, et plus précisément au sein de la lo-fi. Celle de Pavement, The Feelies ou Sebadoh, mais également la scène kiwi qui a nourri le label Flying Nun, The Chills en tête. Pas de basse, mais deux grattes aux riffs épurés, tranchants et acérés, une batterie, un zeste de piano et des percus. Et le résultat est très convainquant. Les titres sont courts, mais efficaces. Les mélodies, fluides, lumineuses, hypnotiques, harmonieuses et surtout accrocheuses. Et les lyrics littéraires, parfois teintés d’ironie, dans l’esprit de feu Mark E. Smith. Un des meilleurs elpees de l’année 2017 !

 

The Last Shadow Puppets

The dream synopsis (Ep)

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Après avoir gravé l’album “Everything You've Come to Expect”, The Last Shadow Puppets a donc decidé de publier un Ep 6 titres. Il est partagé entre deux morceaux issus de l’elpee et quatre reprises, dont « Les Cactus » de Jacques Dutronc, le post punk redoutable « Totally wired » de The Fall, l’énigmatique « This is your life » de Glaxo Babies, un morceau gonflé aux arrangements symphoniques, ainsi que la valse mid tempo « Is this what you wanted », alimentée par un quatuor à cordes et abordée un peu à la manière d’un Nick Cave. Signée Leonard Cohen cette piste monte en intensité avant d’atteindre un final véritablement exaltant. En fait ces covers figurent habituellement dans la setlist du combo, lors des prestations accordées en ‘live’. Les deux compos issues du long playing, « Aviation » et le single « The dream synopsis », sont proposées sont des versions différentes. Suave, la première est enrichie d’un violon, alors que sur la seconde le saxophone remplace les chœurs, au sein d’un climat qu’on pourrait qualifier de nightclubbien. Miles Kane se réserve les vocaux sur les titres les plus énergiques, alors que Alex Turner chante plutôt d’une voix de crooner, sur les plus tendres.

 

Motorpsycho

The Tower

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Parti en juin 2016, Kenneth Kapstade, le bassiste, a finalement été remplacé par Tomas Järmir. Et c’est sous ce nouveau line up que Motorpsycho a gravé ce double cd, intitulé « The tower ».

En 10 pistes, Motorspycho revisite une bonne partie de la prog, mais dans son style bien personnel. C'est-à-dire très électrique voire psychédélique. Parfois à la limite du métal, mais soit dans l’esprit de Metallica ou de Black Sabbath. Régulièrement le tempo vire au krautrock. Le trio intègre dans on expression sonore, outre la structure de base guitare/basse/batterie, du mellotron, un zeste d’orgue, du piano et parfois de la flûte. Tout en prenant soin des harmonies vocales, qui régulièrement, évoquent ni plus ni moins, Crosby, Stills & Nash. Oscillant ainsi de King Crimson circa « Islands » (NDR : ces envolées atmosphériques !) à Dream Theater, en passant par Genesis, le Van der Graaf Generator originel (NDR : soit celui au cours duquel Hugh Banton se réservait l’orgue), mais sans le saxophone, Moody Blues circa « To our children’s children’s children », Magma et l’Alan Parsons Project, les références musicales sont saupoudrées tout au long de l’opus. Et Motorpsycho a vraiment le tour (?!?!) pour les intégrer naturellement. Les aficionados du style devraient prendre un plaisir certain à les reconnaître, avant de les savourer…

 

Pale Grey

Ghosts (EP)

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Liège semble, au fil du temps, être devenu le véritable épicentre de la scène pop/rock wallonne, grâce à des formations aux styles aussi variés que Leaf House, Hollywood Pornstars, My Little Cheap Dictaphone, Dan San, Piano Club, The Experimental Tropic Blues Band, The Scrap Dealers ou encore Pale Grey, responsable d’un nouvel Ep 4 titres, mystérieusement intitulé « Ghosts ».

La bande principautaire rêve d’orfèvreries pop déviantes chères à Radiohead (« Ghost ») ou Efterklang et tisse donc des vignettes léchées entre pop, indie-rock et folk en apesanteur légèrement parfumée d’électronica (« Billy ») ou de R’n’B (« Cupidon »). Une mise en bouche à l’écriture soignée et alléchante, à défaut d’être véritablement innovante…

 

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