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La fuite d’Ellside

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Bernard Dagnies

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dimanche, 17 avril 2016 01:00

Un concert vraiment ‘à part’ !

C’est la première fois que votre serviteur se rend à la Ferme d’en Haut, de Villeneuve d’Asq, un lieu rebaptisé Maison Folie, suite à la désignation de Lille comme capitale européenne de la Culture, en 2004. Un endroit qui sert également de gîte rural, de salle d’exposition et de spectacle. Intimiste, cette dernière peut accueillir 200 personnes. L’acoustique y est excellente. En outre, les emplacements pour stationner son véhicule, sont nombreux. Et gratuits, ce qui ne gâte rien.

Bref, ce soir The Apartments y est programmé. Un combo à géométrie variable, dont le seul leader Peter Milton Walsh, est de nationalité australienne. L’an dernier, il s’était ainsi produit à la tête d’un véritable backing group, incluant notamment Antoine Chaperon, Natasha Penot (NDR : deux ex-Grisbi) ainsi que l’ex-Go Betweens, Amanda Brown, à travers la France, pour promotionner son dernier et superbe opus, « No Song, No Spell, No Madrigal » (voir chronique ici)

Aucun elpee de chansons inédites n’était paru depuis « Apart », en 1997. Une raison ? Ben oui, gravement malade, le fils de Peter est décédé en 1999. Et l’artiste a donc mis la musique entre parenthèses, ne sortant la tête de l’eau que très épisodiquement. Avant de revenir dans le parcours, sous l’impulsion du producteur Wayne Connolly, du journaliste français Emmanuel Tellier et du label Microcultures, publiant, en 2014, une œuvre belle, fragile, bouleversante, empreinte d’une grande mélancolie, qu’il dédie à son fils disparu. Ce n’est que le sixième LP studio, gravé en plus de 30 années. Faut dire que Walsh a traversé de nombreuses périodes de déprime…

Mais venons en au spectacle. Qui débute à 18 heures (NDR : excellente initiative dont devrait s’inspirer Bruxelles ; et tout particulièrement le samedi ou le dimanche). Par Udo und Brigitte. Alias Damien Zelmann et Raphaëlle Denhez. Un duo lillois fondé en 2008. Et pour la circonstance, il est soutenu par un drummer. Damien (NDR : c’est le sosie de Julien Gorius !) monte sur l’estrade et enfile un rack sur lequel il pose un harmo. Dans lequel il va souffler lors de la première compo. Il chante et joue de la sèche également. Plus tard de la guitare électrique. Raphaëlle se consacre surtout aux vocaux et parfois aux maracas. Elle s’est plantée derrière un Farfisa. Et franchement, éthérée, sa voix est remarquable. Le début de set est plus qu’encourageant, atteignant son sommet lors d’une compo interprétée dans la langue de Molière, réminiscente d’Everything But The Girl. Le big problem procède du recours à cet orgue. On se croirait parfois dans une église pendant des funérailles. Et puis, on sent Zelmann bien moins l’aise sur sa gratte électrique qu’acoustique, qu’il va d’ailleurs récupérer en fin de parcours. Le duo ne manque pas de potentiel, mais il a encore du pain sur la planche…

Tiens pendant ce show, il n’y avait qu’une cinquantaine de personnes dans la salle. Et soudain juste avant celui de The Apartments, elle est quasi-comble…

Pour sa nouvelle tournée, Peter a donc réduit son line up à un trio. Qui se produira en formule semi-acoustique. Il implique donc les deux ex-Grisbi, Antoine Chaperon à la guitare électrique et Natasha Penot (NDR : de petite taille, elle est élégante dans sa robe noire à fleurs colorées) au clavier (NDR : dont elle joue très sobrement), aux tambourins (NDR : qui de tonalités différentes, vont imprimer le tempo), au mélodica et aux backing vocaux. Sa voix est limpide, cristalline et circonstanciellement se fond parfaitement en harmonie avec celle, écorchée, ébréchée, nasillarde, de Peter. Mince, chaussé de lunettes fumées, vêtu de fringues cintrées dont une veste en jeans, ce dernier n’a pas usurpé sa réputation de personnage charismatique. Armé de sa sèche électrifiée, sa dégaine me fait même parfois penser à celle de Dylan. Et puis, parce que c’est également un poète. Il ouvre le set par « Swap places », un titre lent au cours duquel Peter pose une question existentielle : ‘Où est Dieu dans tout ça ?’ Antoine joue sur une Gretsh et dispose d’un beau tapis de pédales, mais pour en libérer des sonorités parcimonieuses, lumineuses, parfois légèrement surf, un peu à la manière de Tom Verlaine. Quand il pince ses cordes, on a l’impression que sur la réserve, il retient ses notes, pour les lâcher au moment le plus propice. Il quitte le podium avant « Mr. Somewhere », avant de revenir dès « Ribbons », un des sommets du concert. Une valse caractérisée par un duo vocal sublime échangé entre Natasha et Peter. Sur les compos les plus enlevés, ce dernier frappe du pied sur les planches. Et notamment pendant « All the time in the world », « Knowing You Were Loved » et « End of some fear », morceau au cours duquel Natasha déchire l’atmosphère sonore de son mélodica (NDR : ce ne sera pas le seul moment), alors que les deux gratteurs plaquent rageusement leurs riffs. Mais également tout au long du fougueux « On every corner ». Peter et Antoine se servent indifféremment d’un onglet ou de leurs doigts pour caresser ou égratigner leurs cordes. Selon les chansons. Peter rend hommage à Grant McLennan, membre de Go-Betweens, décédé il y a déjà 10 ans, en lui dédiant « Not Every Clown Can Be In The Circus ». Un morceau au cours duquel Antoine va s’autoriser un phrasé de cordes ‘mandoline’ si cher à de Justin Huw Jones (And Also The Trees). Autre valse, « Sunset hotel » est certainement le titre le plus contagieux. Au cours du refrain, on a même envie de reprendre ses ‘sha la la’ en chœur. Un concert vraiment ‘à part’ qui s’achève par « Everything Is Given To Be Taken Away », une composition dont l’intensité est stimulée par les deux grattes qui entrent littéralement en fusion. Et cette flamme n’est pas encore éteinte, car en rappel, le trio va nous accorder un autre brûlot aussi électrique et intense, « The Goodbye train ». Mais on espère qu’il repassera bientôt près de chez vous…

Anecdote, en fin de concert, votre serviteur récupère une set list et la photographie. Sans même approfondir son contenu. Avant de la filer à une petite tête blonde qui la réclamait. Quelle ne sera pas la surprise en découvrant sur l’écran de mon PC les termes suivants mentionnés en français : ‘Ne pas voler la setlist, c’est sauver un arbre’. Et dans le coin extérieur droit : ‘5€’. Faut croire que la feuille devait faire 500m2. A se tordre de rire !

‘Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions’ (Virginia Woolf).

(Organisation : La Ferme d’en Haut)

 

dimanche, 10 avril 2016 12:03

Les anges déchus, selon le livre de Dylan

Le 37ème album studio de Bob Dylan sortira ce 20 mai 2016. Produit par Jack Frost, il s’intitule « Fallen angels ». Ses chansons, il les a choisies parmi une palette d'auteurs comme Johnny Mercer, Harold Arlen, Sammy Cahn et Carolyn Leigh.

Le titre "Melancholy Mood" est en écoute ici

Trackilisting

1. Young At Heart

2. Maybe You’ll Be There
3. Polka Dots And Moonbeams
4. All The Way
5. Skylark
6. Nevertheless
7. All Or Nothing At All
8. On A Little Street In Singapore
9. It Had To Be You
10. Melancholy Mood
11. That Old Black Magic

12. Come Rain Or Come Shine

 

jeudi, 07 avril 2016 13:36

Un nouveau clip pour Bowie

Le 28ème et dernier album de David Bowie ‘’ est paru ce 8 janvier 2016, quelques jours avant son décès. Depuis lors, 2 millions d’exemplaires se sont vendus à travers le monde, s’imposant en 1ère place des charts dans plus de 20 pays.

Le régisseur –et aussi le concepteur de la belle œuvre d’art de ‘’– Jonathan Barnbrook a réalisé un émouvant clip vidéo pour “I Can’t Give Everything Away”, son hommage à David Bowie, un clip qui véhicule un message d’espoir simple mais clair pour les moments difficiles de la vie.

http://smarturl.it/ICGEAvideo

 

jeudi, 07 avril 2016 13:36

Swans et les peaux-rouges !

Le prochain album de Swans paraîtra ce 17 juin 2016. Il s’intitule “The Glowing Man”. Il a été enregistré au sein de différents studios, au Texas, à Seattle, et même à Berlin. Trois ingénieurs du son ont apporté leur concours, John Congleton, Don Gunn et Ingo Krauss, selon les lieux. Et il a été masterisé par Doug Henderson. Pour écouter le titre maître, c’est ici

Swans se produira le 6 octobre à l’Orangerie du Botanique

Tracklisting

1. Cloud of Forgetting
2. Cloud of Unknowing
3. The World Looks Red / The World Looks Black
4. People Like Us
5. Frankie M.
6. When Will I Return?
7. The Glowing Man
8. Finally, Peace

https://www.facebook.com/SwansOfficial/

http://younggodrecords.com/pages/swans

 

 

 

 

« Ibifornia », ilôt imaginaire sis entre Ibiza et la Californie, est le titre du nouvel elpee de Cassius, le duo réunissant les DJ’s/producteurs français Philippe Zdar et Hubert BoomBass. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçe u le concours d’une brouette d’invités, dont leur vieux complice Pharrell Williams, Cat Power, Matthieu Chedid, Mike D (Beastie Boys), Ryan Tedder (OneRepublic), Laurent Bardainne (Poni Hoax), Jaw (Fils du Calvaire), et la liste est loin d’être exhaustive.

« Ibifornia » c’est un jet-lag sonore, physique et psychédélique qui commence sur les dancefloors d’Ibiza pour finir en after à l’ombre des palmiers de Los Angeles. Bref selon le producteur Derrick May, « Ibifornia » c’est un peu Fela, Michael Jackson, Chaka Khan et Steely Dan réunis sur le dancefloor du Space à Ibiza. Avec certainement un petit bout de buvard au fond de leur verre…

Deux vidéos sont déjà disponibles sur le net

http://vevo.ly/tsxcp9

http://vevo.ly/XtLWEP

 

www.cassiusofficial.com

 

 

jeudi, 07 avril 2016 13:35

Charles X replonge dans le passé

« Sounds of the Yesteryear », c’est le titre du nouvel opus de Charles X. Il fait suite à "The revolution...and the day after", un disque qui avait récolté un franc succès. Ousider de luxe du hip-hop et de la soul moderne, ce Californien de 25 ans déploie tout son talent de songwriter, de rappeur et de chanteur sur cet elpee qui rend hommage à la Great Black Music.

 "Can You Do It", le premier single extrait du nouvel album, s'affranchit lui aussi des codes du hip-hop à travers un dessin animé exceptionnel et évènementiel. Et c’est ici

 

 

Facteur Cheval est un nouveau projet monté par Carl Roosens (Carl et les Hommes-boîtes), le claviériste Christophe Rault et le duo bruxellois Zoft (au sein duquel milite le batteur du Wild Classical Music Ensemble), destiné à embarquer l’auditeur dans un tourbillon rock ludique, intense et débridé.

‘Notre musique est une grosse éponge imbibée de mascarpone, ça frotte pas mal, ça tabasse du bambou, ça remaquille de la croûte…’

Intitulé « Adieu l’organique », l’album sort ce 22 avril.

En concert

15.04 soirée Honest House - Le Garage Creative Music
22.04 Festival RING - CDN Nancy Lorraine, la Manufacture (Fr)
23.04 PaCRocK Festival (official) - Pont-à-Celles
25.04 Release Party - Café Central - Bruxelles
01.05 Les Aralunaires - Arlon

https://facteurcheval.bandcamp.com/

 

mercredi, 30 mars 2016 01:00

Ravi de retrouver ces vieilles branches!

And Also The Trees vient de publier son 13ème album ; et pour le défendre, il est reparti en tournée. Intitulé « Born into the waves », cet excellent elpee est paru ce 18 mars 2016 (voir chronique ici). Une bonne raison pour aller applaudir cette formation qui compte quand même 35 ans d’existence, à l’Os à Moelle de Bruxelles, ce mercredi 30 mars. C’est la première fois que votre serviteur se rend dans cette salle. Qui pour la circonstance est sold out. Située au sein d’un sous-sol à Schaerbeek, elle est vétuste, mais n’en est pas moins chaleureuse. D’ailleurs, la température ambiante grimpe au fur et à mesure de l’arrivée des spectateurs. Les projecteurs –figés sur une seule teinte blafarde– ont du vécu, les fauteuils en velours aussi, et certains rideaux de couleur bordeaux, notamment suspendus au-dessus du podium, rappellent la configuration d’un café-théâtre voire d’un cabaret. Qui compte parmi ses fondateurs, un certain Joe Dekmine. C’était en 1960. Un bail !

Annoncé à 20 heures, le set ne démarre qu’une heure plus tard. Pendant toute cette longue attente, des haut-parleurs nous bombardent de musique cold ou new wave dansante, sur laquelle personne ne danse (!?!?). Et au fil du temps, elle devient même agaçante. Bref, après quelques émanations de fumées éparses, les hauts parleurs diffusent quelques bribes de « Naitô-Sunjuku », un titre issu du nouvel opus. Le quintet monte alors sur l’estrade. Simon Huw Jones a revêtu son traditionnel long manteau d’hiver, qu’il ôtera au bout de quelques morceaux, laissant alors apparaître un gilet très british, dont la boutonnière est reliée par une chaîne en or jusque la poche (NDR : contiendrait-elle un montre Gousset ?) Son frère, Justin, est habillé tout de noir, l’une ou l’autre mèche de cheveux rebelle lui retombant parfois sur le visage. Les frangins sont épaulés par un drummer, un bassiste et un claviériste/gratteur/clarinettiste, ce dernier s’éclipsant lorsque son concours n’est pas nécessaire. Justin est toujours aussi habile sur ses six cordes. Et même les douze, lors du deuxième titre, « Dialogue ». Il les pince ou les caresse de ses doigts, sans onglet. Et nous envoûte très souvent de ses sonorités si spécifiques de mandoline ou de balalaïka. Dès la valse « Sleepers », on assiste à des échanges entre les deux gratteurs. Et ces échanges communiquent une autre dimension à la musique d’And Also The Trees. Les deux protagonistes ne se servent jamais du médiator. Même le bassiste n’y a recours qu’épisodiquement. Simon est dans son monde. Il conte ou chante ses textes poétiques. Très souvent, les yeux mi-clos et en y ajoutant la gestuelle. Il plaisante quand même entre les morceaux. Titre-phare du band, « Virus Meadow » met à nouveau en exergue le talent de gratteur de Justin. Les sonorités cristallines, hypnotiques, alors libérées par les cordes, évoquent paradoxalement Mike Oldfield. Avant d’attaquer « Winter sea », Simon déclare que la compo s’adresse à Jésus. Sans nous en dire davantage. Le nouveau membre du combo se distingue à la clarinette, alors que les cordes sonnent de nouveau comme des balalaïkas et le drummer souffle dans ce qui ressemble à un harmonica, des tonalités plutôt étranges. Plus climatique, « Boden » permet de nouveaux duels entre grattes, mais empreints d’une telle subtilité, qu’on ne peut succomber sous le charme. Simon a empoigné un tambourin pour « Only », un morceau au profil flamenco. Tout comme « Shaledown ». On en oublierait presque la performance du drummer. Qui se balance tout en martelant ou cajolant ses fûts avec une dextérité impressionnante. Il se multiplie tout au long de « Bridges », et lorsque le tempo s’élève on ne peut s’empêcher de penser au « One of these days » du Floyd. Justin dispense des accords ‘surf’ lors du plus new wave « Brother fear ». Mais également sur le mid tempo « Missing », une compo qui achève magistralement et en puissance le set. Accroupi, Justin utilise un archet électronique qu’il fait glisser sur les cordes de sa gratte. Elles gémissent de douleur. Avant que la compo n’entre dans sa phase la plus sauvage. Nous plongeant au cœur d’un malstrom assourdissant. A cet instant, les portugaises sifflent… et les musicos en profitent pour quitter l’estrade…

Réflexion quand même, hormis « The sleeper », les morceaux réminiscents du Genesis circa « Trespass », comme « Seasons a the storm » et « The skeins of love », sont passés à la trappe. Les interventions du clavier sont d’ailleurs ici le plus souvent discrètes et elles ne tapissent jamais les morceaux, comme l’orgue, sur ces trois plages du dernier long playing.

Lors du premier rappel, Justin nous réserve un solo tout en accords pour amorcer « Prince Rupert ». Edifiant ! Le drummer et le bassiste en profitent pour conjuguer des accords jazzyfiants tout au long de « Rive droite ». Et ils sont superbes. Avant que le morceau ne libère à nouveau toute sa puissance.

Et le band d’accorder un deuxième rappel. Simon reprend son rôle de conteur pour « Slow Pulse Boy », une plage percutante, tramée sur un tempo relativement blues (NDR : surf aussi, sans doute), qui est ponctuée par une nouvelle finale frénétique. Acclamations pour un concert épatant au cours duquel le mixing était réduit à sa plus simple expression. Manifestement ces musiciens n’ont pas besoin d’artifice pour exprimer tout leur talent. Et en toute simplicité, après le concert, les artistes viennent tailler une bavette avec les aficionados dans la salle ou pour y signer pochettes et livrets…

Setlist

1. Your Guess
2. Dialogue
3. A Room Lives in Lucy
4. Hawksmoor & the Savage
5. The Sleepers
6. The Legend of Mucklow
7. Virus Meadow
8. Winter Sea
9. Boden
10. Only
11. Shaletown
12. Bridges
13. Brother Fear
14. Missing

Rappel 1

15. Prince Rupert
16. Rive Droite

Rappel 2

17. Slow Pulse Boy

mardi, 29 mars 2016 17:54

Born into the Waves

« Born into the waves » constitue le 13ème opus studio d’And Also The Trees, un disque qui s’inscrit davantage dans la lignée de « Hunter not the Hunted » que de l’Ep éponyme, paru en 2014, essentiellement acoustique. L’inspiration des compos de ce nouvel elpee émane d’une tournée accomplie en Europe de l’Est et au Japon. Et les lyrics traitent de l’amour, non pas sous sa forme traditionnelle, mais comme une émotion et une force par opposition à la haine : lumière et obscurité, énergie et destruction. Tout un programme qui, vu le contexte dramatique actuel, prend plus que jamais toute sa signification.

Tout au long de l’œuvre on retrouve ces fameuses cordes de guitare en couches qui sonnent soit comme des mandolines ou du balalaïka. C’est une marque de fabrique d’AATT, entretenue par Justin Jones. Et tout particulièrement sur « Boden » ainsi que les trois premiers morceaux de l’elpee, des morceaux mélancoliques, empreints de délicatesse, que Simon chante ou déclame à la manière d’un conteur, et qui évoquent plus que jamais le célèbre long métrage « Docteur Jivago », mais au cours desquels le drummer/percussionniste impressionne par ses interventions empreintes de subtilité et de feeling (« Your guess », « Hawksmoor & The Savage », « Winter sea »). Elément neuf, la présence de sonorités claviers et surtout d’orgue. Sonorités créées par la guitare de Justin Huw Jones (NDR: et c'est tout à fait bluffant!) Elles rappellent même et curieusement le Genesis de l’époque « Trespass ». A l’instar de « Seasons & the storms », sur lequel Adam Sherry (Dead Forest Index) vient poser la voix, une plage dont le vent d’optimisme tourne étrangement à la mélancolie. Ensuite sur la ritournelle « The sleepers ». Et enfin lors du morceau de clôture, « The Skeins of love », un titre remarquable, mystérieux, dont le groove hypnotique est dynamisé par la ligne de basse jazzyfiante et les drums à la fois souples et amples, alors qu’une clarinette traverse épisodiquement cette piste, dans l’esprit du « Pierre et le loup » de Sergueï Prokofiev.

Simon Huw Jones se lance dans le ‘spoken word’ tout au long du minimaliste « The bells of St Chritopher’s », une compo qui s’achève par quelques bruitages électro, cliniques, comparables à ceux émis par une machine de réanimation cardio-pulmonaire. Un instrumental ? « Naitô-Shinjuku ». Qui met surtout en exergue les percus de Paul Hill, et tout particulièrement des cylindres fabriqués par ses soins. Ce qui communique un climat oriental à ce morceau.

Spectral, « Bridge » alterne entre deux tempos. Et lorsqu’il devient offensif, on ne peut s’empêcher au « One of these days » du Floyd.

Bref, And Also The Trees vient de commettre un des meilleurs albums de sa discographie et peut-être déjà un des albums de l’année. On en reparlera. Il se produira à Bruxelles (Os à Mœlle) et à Paris (Petit Bain), respectivement, ces 30 et 31 mars, mais c’est sold out pour ces deux dates.

 

dimanche, 27 mars 2016 00:00

Octaves de la Musique : les lauréats

Les lauréats 2016

Chanson française : Karim Gharbi « Poisson d’or »

Pop / Rock : Great Mountain Fire « Sundogs »

Musiques urbaines : Baloji « 64 Bits and Malachite »

Musiques électroniques : Ulysse « Cashmere Guns »

Jazz : Aka Moon « The Scarlatti Book »

Musiques du monde : Vardan Hovanissian & Emre Gültekin « Adana »

Musique classique : L’Ensemble Vox Luminis, dirigé par Lionel Meunier, pour son interprétation de motets des ancêtres de Jean-Sébastien Bach.

Musique contemporaine : Jean-Luc Fafchamps    « Gentle electronics »

Artiste de l’année : Nicola Testa

Album de l’année : « Mont Royal » de Roscoe

Spectacle/ Concert de l’année : Starflam

Octave d’honneur: Jacques Stotzem

Octave Plug RTL : Loïc Nottet

Octave PointCulture : Sigrid Vandenbogaerde, violoncelliste, pour son album « Gift »

Octave de la Fédération des Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles : « Tonnerre de la Plaine » de la Compagnie Fouchtra (Jean JADIN, Alexis DOURDINE et Isabelle VANDERMEERSCH)

Octave Zinneke : Roméo Elvis avec « Drôle de décision »

Octave de la Ministre de la Culture : Fùgù Mango

Octave Fun Radio : Sacha DMB & Andy D

http://lesoctavesdelamusique.be/