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Julia Drouot a coupé court…

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Gavin Friday - Het Depot
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Bernard Dagnies

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dimanche, 31 mai 2015 19:05

Acoustic Dust

Sonic Youth ayant splitté, Lee Ranaldo se concentre donc sur sa carrière solo. Et il a monté un backing group, qu’il a baptisé The Dust, au sein duquel on retrouve son ex-comparse de la bande à Thurston Moore, Steve Shelley aux drums, le gratteur Alan Licht et le basssite Tim Lüntzel. Lors des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées à Barcelone, en 2013, il avait également reçu le concours de João Paulo Feliciano à l’orgue Hammond et du musicien catalan, Raül Fernandez Refree, au mixing.

Les 12 compos de cet opus proposent des versions acoustiques de « Last night on earth » et de « Between the times and the times », ainsi que trois covers : le « Revolution blues » de Neil Young, « Bushes and briars » de Sandy Denny et « You just may be the one » de Michael Nesmith, compo qui figurait sur l’album des Monkees, « Headquarters », paru en 1967. Lee n’a pas une voix transcendante, mais tout au long de cet elpee, il parvient à y injecter tout son feeling, en s’appuyant par ailleurs sur un backing group irréprochable. Accords de grattes plaqués ou cordes jouées en picking, (contre)basse swinguante et drums ouatés ou percus bien senties font bon ménage et balisent des chansons qui malgré leur style ‘unplugged’ ne suscitent jamais l’ennui. Certaines pistes osent même l’aventure psychédélique, un peu dans l’esprit de feu Syd Barrett (« Shouts »). Il n’y manque que les voix de Crosby, Stills & Nash pour magnifier l’ensemble… On peut toujours rêver !

 

vendredi, 01 mai 2015 01:00

Roots & Roses 2015 : vendredi 1er mai

Il s’agit déjà de la sixième édition du festival Roots & Roses, et votre serviteur, ainsi que Ludo, préposé aux photos, débarquons vers 16 heures. Bonne nouvelle, il y a du soleil. Le temps deviendra un peu frisquet en soirée ; mais au moins, on ne pataugera pas, comme l’an dernier, dans la gadoue. L’affiche épingle trois groupes qui n’entrent pas vraiment dans le contexte du festival. Tout d’abord Romano Nervoso, dont le métal spaghetti tire carrément sur le métal, puis Mudhoney, un mythe du grunge ; et en finale Wovenhand, un combo plutôt alt country, nonobstant des influences qui oscillent du neo folk au punk, en passant par la musique gothique. Jusque 16 heures, les commentaires nous ont été rapportés par notre correspondant néerlandophone, David Van Hee, et il ont été adaptés suivant la sensibilité linguistique francophone…

Le duo belge The Glücks ouvre donc le festival. Un couple qui pratique une sorte de rock’n’roll/garage/psyché/trash/punk crade et énergique qui doit autant à Sonics et Meteors qu’aux Cramps. Il est préposé aux drums. Elle se consacre à la guitare et ses cordes sont constamment chargées de fuzz. Une belle entrée en matière.

Encore des Belges. Des Limbourgeois ! Boogie Beasts met immédiatement la gomme à l’aide de son mélange de delta primaire et de garage. La figure de proue ? Lord Benardo, qui dans son style, est à sa musique à bouche ce que Honey White était au saxophone, chez Morphine.

Louis Barabbas & The Bedlam Six sont insulaires. Bedlam se réfère à l’institution psychiatrique londonienne Bethlem Royal, notoire pour ses pratiques cruelles et inhumaines. Fruit d’un cocktail de gipsy, de rock et de soul, leur expression sonore –non dénuée d’humour– évolue sur un tempo élevé. Elle est aussi très cuivrée (trombone et trompette) et met en exergue le talent de showman de Barabbas, dont les mimiques sont impayables…

The Hackensaw Boys nous vient de Virginie, aux States. Un groupe qui a de la bouteille. David Sickmen, Ferd Moyse, Jimmy Stelling, Brian Gorby et Jon Goff se partagent judicieusement les vocaux ; et ils savent tous quand il faut la fermer. Pour laisser la place à l’instru : banjo, guitare, violon, harmo, basse et percus insolites qui alimentent alors leur bluegrass à la sensibilité punk/rock.

Daddy Long Legs est un trio qui s’inscrit dans le renouveau du blues roots, institué, il y a déjà deux décennies, par Jon Spencer. Murat Aktürk se charge de la six cordes et Josh Styles des fûts –sans cymbales– qu’il attaque à l’aide de maracas ou de ses poings. Daddy Long Legs, c’est également le pseudonyme du chanteur/harmoniciste et donc du leader ce cette formation new-yorkaise au look vintage sixties, mais surtout dont la musique libère une énergie phénoménale. Elle a même été considérée comme la révélation du SXSW, en 2015 ! Un regret, le souffleur ne nous accordera pas son exercice de style, qu’il exécute, l’harmo dans la bouche…

Issue de Princeton dans le New Jersey, Rory Block est considérée comme une figure emblématique du country/blues aux States. Ses maîtres ? Mississippi John Hurt, Reverend Gary Davis, Son House et Robert Johnson, dont elle adapte le « Crossroad blues ». 50 ans qu’elle foule les planches des concerts et festivals. Responsable d’une trentaine d’albums à ce jour, elle a décidé de mettre la pédale douce et de ne plus se produire sur le Vieux Continent.

Les musiciens de The Computers montent sur l’estrade. Ils sont vêtus de noir. Costards et fines cravates nouées sur leurs chemises blanches. Trois gratteurs, dont le chanteur et showman, Alex Kershaw ; et Fred Ansell qui se charge également des claviers. Sans oublier la section rythmique. Leur musique n’est pas particulièrement originale, mais elle est dynamique. Du set, on épinglera cependant la reprise du célèbre « Tutti Frutti », une compo popularisée par Little Richard. Mais c’est surtout le show qui est épatant. Alex monte sur les pylônes du chapiteau, descend dans la fosse et est rejoint par un autre gratteur qui se laisse porter par la foule, tout en jouant sur son instrument. Kershaw se prend parfois pour feu Steve Marriott, quand il propulse ses crachats sur l’estrade. Et il jette même sa Rickenbacker dans la foule, avant de la récupérer. Of course… Un régal pour les photographes !

Chez Hell’s Kitchen, le drummer se sert de percus insolites, comme un ramassette, une poêle ou encore un tambour de machine à laver. Et même d’un kazoo en fin de parcours. Ce qui explique sans doute leur patronyme. Encore que ce soit également le nom d’un quartier situé dans l'arrondissement de Manhattan à New York. Et également le titre d’une émission de téléréalité yankee consacrée à la cuisine. Un trio au sein duquel milite un contrebassiste/bassiste et un chanteur/guitariste particulièrement doué au bottleneck. Il joue tour à tour assis ou accroupi. Le style pratiqué par le combo semble né d’une rencontre hypothétique entre Bo Diddley et Tom Waits. Et la voix de Bernard Monney y est sans doute aussi pour quelque chose…

Romano Nervoso a ramené son contingent d’aficionados. Vêtus de noir, les deux gratteurs et le bassiste ont la boule à zéro. Le batteur porte un nœud papillon. Giacomo, le chanteur, est chaussé de grosses lunettes fumées à bords blancs et a enfilé un pantalon moulant de couleur jaune à paillettes. Sans doute pour rappeler son goût pour le glam. Je m’attendais du western spaghetti. On a plutôt eu droit à une première grosse dose de décibels. Un peu comme si Sweet, Trust et Black Sabbath avaient voulu faire une jam dans un hangar. « Glam Rock Christmas », « Mangia Spaghetti », une version italo-wallonne d’« Aline » de Christophe et une autre du « Roots & Roses » de Fred Lani figurent dans la set list. Mais le son est trop brouillon, et on éprouve énormément de difficultés à comprendre ce que Giac raconte ou chante. Il descend bien dans la fosse rejoindre ses fans, qui ponctueront le show de vives acclamations. Mais perso, il y a un bout de temps que je me suis sauvé pour aller déguster des nouilles chinoises au poulet… J’aurais d’ailleurs pu tout aussi bien pu opter pour un mets mexicain, japonais, italien, mauricien ou simplement me contenter de frites belges voire d’un rootsburger, tant il y avait du choix…

The Excitements est un collectif espagnol. Issu de Barcelone, très exactement. Les musicos sont balaises : un guitariste soliste et un rythmique, un drummer, un bassiste, un sax baryton et un ténor. Qui dispensent un cocktail de soul et de r&b aussi efficace que précis. Une musique destinée à mettre en exergue la voix de Koko-Jean Davis. De petite taille, de couleur noire (NDR : elle est née au Mozambique) et très sexy dans sa minirobe, elle s’agite à la manière de Tina Turner, mais elle n’en a pas le timbre. En fait, elle a une jolie voix, mais pas vraiment transcendante pour le style. Peut-être qu’au fil du temps…

Place ensuite à un monstre sacré du grunge : Mudhoney. Fondé en 1988, le quatuor compte toujours trois membres fondateurs, soit le chanteur Mark Arm, le guitariste Steve Turner et le batteur Dan Peters. Guy Maddison a cédé sa basse à Matt Lukin, au début de ce siècle. Le son est inévitablement imposant. Mark Arm chante d’une voix proche de Jerry Roslie (The Sonics), tout en se contorsionnant à la manière d’Iggy Pop. Enfin, presque. Et face à cette deuxième volée de décibels, les bouchons sont indispensables. Dans ces conditions, difficile d’apprécier totalement un set au cours duquel le combo ne manquera pas de nous réserver son hit « Touch me I'm Sick ». (Set list : Into the drink / I like it small / You got it/ Where is the Future / FDK / 1995/ Judgement, Rage, Retribution en Tyme / Flat out Fucked/ Sweet young thing/ Touch Me I’m Sick/ Neutral/ I’m now/ The final course/ The Money will roll right in / Chardonnay/ The Only Son of the Widow From Nain.)

Il revient donc à Wovenhand de clore le festival. La scène baigne au sein d’une luminosité blafarde, presque brumeuse. Son éternel chapeau à plumes vissé sur la tête, les yeux et le visage grimés, David Eugene Edwards chante ses litanies nord amérindiennes, en s’accompagnant à la guitare. Mais debout. Il est épaulé par un second gratteur et une section rythmique basse/batterie. Le son est puissant, mais limpide. Les guitares sont tranchantes, écorchées. Les drums tribaux. Le climat est empreint de mysticisme. Normal, c’est du dark folk. Bref, le concert est vraiment excellent, mais un détail me chiffonne. Pourquoi chanter constamment sous reverb, quand on a une aussi belle voix. Chez 16 Horsepower et au début de l’aventure de Wovenhand, Edwards n’avait pas besoin de cet artifice. Et en abuser finit par lasser. Sans quoi, on peut créditer le band américain d’une prestation quatre étoiles.

(Organisation : Roots & Roses)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

lundi, 27 avril 2015 01:00

Fuego latino con Calexico y Amparo!

Calexico était donc de retour, ce 27 avril, à l’Ancienne Belgique, dans le cadre de la sortie de son nouvel opus, « Edge of the sun ». Le concert est sold out et il est diffusé sur le canal Youtube de l’AB (toujours disponible sur les lien suivant :  https://www.youtube.com/watch?v=-ZY9h8cgn1s

Des événements souvent propices à de bonnes surprises. En débarquant dans la salle, on remarque la présence de nombreux quadras, quinquas et même des sexagénaires. Quelques trentenaires, mais peu de jeunes et encore moins de très jeunes…

La première partie est assurée par The Barr Brothers. La formation est drivée, bien évidemment, par des frangins. Brad se consacre au chant et à la guitare. Andrew aux drums, percus et claviers. Le line up est complété par la harpiste Sarah Page et le multi-instrumentiste (claviers, basse, percus, etc.) Andres Vial. Ces trois derniers participent également aux backing vocaux. Leur set a démarré à 19h30, et en se pointant un peu avant 20 heures, on n’a pu écouter que les deux derniers titres de leur concert. Sur sa harpe portable, Sarah dispense des sonorités cristallines et le batteur se sert d’une roue de vélo comme cymbale. Ce sont deux détails qui m’ont frappé l’esprit, lors du peu de temps dont j’ai pu disposer pour voir leur prestation. Mais si leur musique ne manque pas d’allure, difficile d’en dire davantage…

A 8h30 pile, Calexico monte sur l’estrade. Ils sont sept, sous un line up qui semble de plus en plus stable depuis 2013. Et le spectacle de commencer par le plus pop « Falling From The Sky ». Au vu des titres plus sucrés du dernier opus, on imagine alors que le combo va en écouler plusieurs, avant de lancer la machine. Mais dès la fin de ce morceau, Joe Burns, le chanteur/guitariste (et surtout leader), annonce l’arrivée d’Amparo Sanchez, qui a notamment sévi au sein de La Mano Negra. En 2003, elle avait déjà participé aux sessions d’enregistrement du « Don't Leave Me Now » de Calexico ; et en 2008, elle avait également participé à leur tournée. Et grosse ambiance déjà pour « Cumbia de Donde », une compo caractérisée pour son rythme syncopé. C’est seulement alors que la formation va aligner toute une série de titres issus du dernier elpee. Pas tous transcendants, mais d’honnête facture. Tour à tour ‘alt folk’, atmosphériques, paisibles, tex mex et même un morceau de ska (« Moon never rises »). Du même long playing, « Coyoacan » réveille un peu tout le monde. Un excellent instrumental cuivré. Idéal pour rappeler Amaparo afin d’attaquer « Roka ». Elle invite l’auditoire à frapper dans les mains et harangue les spectateurs au balcon, pendant que les cuivres entretiennent le climat mariachi. Et dans cette ambiance, impossible de rester impassible ! On remue la tête, les épaules, le bas des reins, les jambes, les pieds ou tout à la fois. Régulièrement, Ryan Alfred alterne entre contrebasse et basse, Zavala la gratte et la slide, Jacob Valenzuela la trompette et le xylophone et Martin Wenk la trompette et l’accordéon (garni de loupiotes). Mais il faut aussi souligner le concours de Sergio Mendoza, le pianiste/claviériste, toujours aussi génial lorsqu’il nous plonge dans une ambiance cubaine, à l’aide de ses interventions sur ses ivoires. Et il se débrouille tout aussi bien au piano à bretelles, à la six cordes ou au ukulélé. On en oublierait presque le rôle fédérateur du second membre fondateur, John Convertino, à la batterie, dont le drumming est capable de s’adapter à tous les styles. Les compos sont tour à tour chantées dans la langue de Shakespeare (souvent) ou de Cervantès (régulièrement). C’est dans cet idiome que Jacob entame « Esperanza » a cappella, un paso doble qui met ensuite en exergue les deux cuivres. Epatant ! Bonus track du dernier elpee, « Let it slip away » est chanté en duo acoustique par Joe et Ryan. Le premier à la sèche, le second sur sa contrebasse. Mais c’est à ce moment qu’on se rend compte des capacités vocales de ce dernier pour assurer la contre-voix. A cet instant, je ne peux m’empêcher de penser à Simon & Gardfunkel. Elégiaque, très rythmique, « Maybe On Monday » permet à Zavala de se réserver un long solo de gratte, alors que Mendoza rogne littéralement les sonorités de ses claviers. Place ensuite à la cover de Love, « Alone Again Or », moment au cours duquel l’auditoire frappe dans les mains en cadence. Et le set de s’achever par l’allègre « Puerto », provoquant une grosse acclamation de la foule.

« Bullets & Rocks » ouvre le premier rappel. Sur le nouvel album, il a bénéficié du concours de Sam Beam et Neko Case. C’est le drummer de Bar Brothers qui vient gratter une sorte de güira sur ce titre électrique, presque west coast, souligné par de superbes harmonies vocales, et qui permet aux cuivres de se lancer dans le free jazz. Et bien évidemment, Amparo revient pour mettre le feu sur la cover du « Con Toda Palabra » de Lhasa de Sela, au cours de laquelle la harpiste de Barr Brothers, vient également prêter main forte. Le public est aux anges et le manifeste bruyamment. Trois grattes électriques stimulent le classique « Not Even Stevie Nicks », moment choisi par le band pour rendre hommage à Joy Division à travers « Love Will Tear Us Apart ». Encore qu’au fil des ans, ce titre commence un peu à perdre de sa saveur. Miss Sanchez revient à nouveau pour « Güero canelo ». C’est la toute grosse ambiance. Les ‘fuego’ sont repris en chœur par la foule, et Zavala en profite pour relancer les spectateurs installés confortablement dans la loggia, en tentant des exercices de style à la gratte, que reprend de la voix l’auditoire…

Le deuxième ‘encore’ débute en force par une version très électrique, mais surtout particulièrement réussie du « The One I Love » de R.E.M. La foule chante en chœur cet hymne classique incontournable. Le concert s’achève quand même après un peu plus de deux heures de spectacle, par le mid tempo « Follow the River ». Ovation magistrale ! Et c’est bras dessus, bras dessous, que le septuor le salue et l’applaudit à son tour. Ce soir c’était ‘el fuego con Calexico y Amporo’ !

Setlist

01. Falling From The Sky
02. Cumbia de Donde (+ Amparo Sanchez)
03. Splitter
04. Miles From The Sea
05. World Coming Undone
06. Tapping On The Line
07. Moon Never Rises
08. Coyoacan
09. Roka (+ Amparo Sanchez )
10. Black Heart
11. Beneath the City
12. Sunken Waltz
13. When The Angels Played
14. Esperanza
15. Let it slip away
16. Maybe On Monday
17. Alone Again Or
18. Puerto

Rappel 1 :

19. Bullets & Rocks
20. Con Toda Palabra (+ Amparo Sánchez)
21. Not Even Stevie Nicks
22. Güero canelo (+ Amparo Sánchez)

Rappel 2 :

23. The One I Love
24. Follow the River 

Organisation AB

(Voir aussi notre section photo ici)

Bangda Magda se produira à l’Olympia, en première partie de Snarky Puppy & Metropole Orkest, le 7 mai prochain.

 

Après avoir gravé « Amour, T'es là ? », un premier album coloré et « Yerakina » co-produit par Michael League (Snarky Puppy) et Fab Dupont (Shakira, Jennifer Lopez, The Dø, Bebel Gilberto, Les Nubians), Banda Magda publiera un nouvel Ep ce 18 mai et annonce un nouvel opus pour 2016 !

Pour découvrir la vidéo du titre "Amour T'es Là", c’est ici

 

 

 

 

lundi, 20 avril 2015 12:58

La grande profondeur de The Church

The Church publiera son 21ème album ce 8 juin 2015. Intitulé “Further / Deeper”, c’est le premier auquel ne participe pas le membre fondateur et guitariste Marty Willson-Piper, qui est parti vivre en Suède et a été remplacé par l’ex-Powderfinger, Ian Haug.

Et la formation australienne accomplira une tournée européenne qui passera par le Muziek-o-droom de Hasselt, ce 3 juin.

Tracklisting

Vanishing Man
Delirious
Pride Before a Fall
Toy Head
Laurel
Canyon
Love Philtre
Globe Spinning
Old Coast Road

Lightning White

Let Us Go
Volkano
Miami

http://thechurchband.net/

 

lundi, 20 avril 2015 12:58

Imprévisible comme Theeunforeseen…

« Sound + Vision », c’est le titre du 1er Ep de Theeunforeseen, une formation liégeoise, dont la musique oscille entre psychédélisme et krautrock. Des références ? Loop, Spiritualized et Can. Le disque est en téléchargement gratuit sur leur bandcamp. Et c’est ici

Et pour les clips, les liens sont indiqués ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=Ww0p8TDIAfI
https://www.youtube.com/watch?v=dKm1tH6t8Gw&feature=youtu.be

 

lundi, 20 avril 2015 12:56

Une Team Wild à l’assaut de Blondie

Team Wild publiera son premier opus ce 21 avril. Il a été produit par Robin Eaton (Spinto Band, Lionlimb) et Brad Jones (Yo La Tengo, Archie Bronson Outfit, Lambchop...) et enregistré en novembre 2014, au studio Alex The Great, Nashville TN, puis masterisé à Nashville, Yes Master Studios (Andrew Bird, Franck Black).

En attendant sa sortie, un premier clip tourné en noir et blanc du titre « Blondie » est disponible sur la toile, et c’est ici

 

 

 

 

jeudi, 16 avril 2015 01:00

La quadrature du post rock…

Faudra quand même qu’on m’explique pourquoi un concours permettant de gagner 2 x 2 entrées pour un concert presque sold out, n’enregistre aucun participant, alors qu’il est référencé en première page sur le moteur de recherche Google. Et à la 6ème place ! Bien sûr, il n’y a eu que 5 jours de délai pour que les internautes puissent tenter de décrocher ces sésames ; mais de là à qu’aucun d’entre eux ne se manifeste, alors qu’il arrive fréquemment que Musiczine enregistre plus de 500 participants, on a le droit de se poser des questions. D’autant plus que le concert prévu au Botanique, était déjà comble depuis quelques semaines.

Bref, venons-en au spectacle de ce jeudi soir. L’Aéronef est donc bondé pour accueillir Godspeed You ! Black Emperor, une référence majeure dans l’univers du post rock. La formation canadienne est repartie en tournée, pour défendre son dernier album paru fin mars, « Asunder, Sweet and Other Distress ». Perso, ce style de musique n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais une telle opportunité se reproduit rarement deux fois.

Carla Bozulich assure le supporting act. Ex-Geraldine Fibbers et Scarnella, elle milite toujours chez Evangelista ; mais elle mène également, en parallèle, une carrière solo. Lorsqu’elle monte sur les planches, elle est armée de sa guitare électrique et est uniquement soutenue par un second gratteur, qui se charge également des bidouillages électroniques et des samples. La musique est aride, gothique, expérimentale, et la voix de Carla, puissante mais bien timbrée. Un peu dans le registre de Patti Smith. Elle est même parfois déclamatoire. Et en fin de parcours, elle va même interpréter un chant traditionnel celtique, a cappella. Au milieu du set, qui durera quand même 40 minutes, deux membres de Godspeed, aux drums et à la basse, viennent renforcer le duo et surtout donner de la percussion au titre proposé. Cette fille a un énorme potentiel ; mais vu la forme expérimentale de sa musique, je crains fort qu’elle ne végète encore longtemps dans la zone crépusculaire de l’underground…

Dès la fin du concert, Carla et quelques roadies démontent leur matos, alors que les musicos de GY !BE viennent réaliser leur soundcheck à tour de rôle.

A 9h30, les lumières s’éteignent. Il ne reste que 6 spots rouges blafards qui vont éclairer tout le spectacle. Autrement dit, les photographes vont morfler ! Un long drone de 10 minutes se répand dans l’atmosphère. Passé cette intro, les musiciens viennent prendre place. Un peu comme s’ils formaient un cercle. En chercheraient-ils la quadrature ? Ou tout simplement à y concentrer l’esprit du post rock ? Les trois guitaristes sont assis. Deux à gauche et un à l’avant-plan, à l’extrême droite. Mais tous semblent observer une machine insolite placée au milieu de l’estrade. Un des drummers est presque caché derrière des amplis et des baffles. Enfin, de l’endroit où je me trouve alors. L’autre, par les deux bassistes (l’un des deux joue également de la contrebasse ou du violoncelle sur ce qui doit sans doute être une double basse), qui se produisent devant lui. Il reste la violoniste, Sophie Trudeau, placée à la droite de la scène, et manifestement c’est elle qui remue le plus sur les planches (NDR : difficile de ne pas bouger les bras, quand on doit se servir d’un archet !) Des images sont projetées sur l’écran, en arrière-plan, sur lequel revient régulièrement le mot « Hope », c’est le titre de la compo. Des compositions très longues, orchestrales (NDR : normal, il n’y a pas de chanteur !), construites, pour la plupart, sur le même schéma. C’est-à-dire en crescendo, permettant à l’un ou l’autre instrument d’apporter de la variation, surtout le violon, dont les sonorités oscillent entre les plus feutrées et les plus frénétiques, avant que l’ensemble n’atteigne une intensité épique, mais ténébreuse, puis de retomber progressivement vers un climat plus paisible. Une intensité qui prend même une forme orientaliste sur « Mladic », un peu dans l’esprit du Led Zeppelin (pensez à « Kashmir »). Le plus souvent en noir et blanc, les images qui défilent nous proposent, tour à tour, des paysages hivernaux, des dossiers manuscrits ou tapés à l’aide d’une vieille machine à écrire, épinglant une photographie, des images tournées depuis un train qui circule et passe en dessous d’un tunnel, ces dernières dédoublées mais enregistrées à des moment différents… mais quand même quelques fleurs… surprise elles sont en couleur. Ces projections véhiculent toutes des messages sociopolitiques spécifiques et engagés. Il ne faut pas oublier que les membres du collectif sont ouvertement anticapitalistes et son leader, Efrim Menuck, a participé aux manifestations du printemps érable. Hormis la violoniste et dans une mesure toute relative, le contrebassiste/violoncelliste, sans doute les moins statiques, tous les autres membres se concentrent sur leur instrument. Pas de show, rien que de la musique. Au bout de près de deux heures, un nouveau drone, clôt le concert, moment choisi par les musicos de Godspeed You ! Black Emperor de quitter le podium, l’un après l’autre, après avoir fait un petit signe de la main, pour prendre congé de l’auditoire. A cet instant, votre serviteur est placé près de la table de mixage dont les curseurs montent encore à 105 db. Pas étonnant que le lendemain, mes portugaises étaient encore ensablées…

(Organisation Aéronef)   

Setlist

1. Hope Drone
2. Rockets Fall on Rocket Falls
3. Mladic
4. Moya
5. ?
6. Peasantry or 'Light! Inside of Light!
7. Lambs' Breath
8. Asunder, Sweet
9. Piss Crowns Are Trebled 

 

Lola Colt, c’est le titre d’un film spaghetti datant de 1967, réalisé par Siro Marcellini. Un long métrage qui cumule les clichés du genre. C’est également le patronyme choisi par une formation insulaire au sein de laquelle milite une Danoise, Gun Overbye. Au chant et circonstanciellement à la guitare. Et une Berlinoise, Sinah Blohberger. Qui se consacre à la basse. Elle n’a pas participé aux sessions d’enregistrement de l’album ‘Away from the water’. C’est Tatia Starkey, la petite fille de Ringo Starr, qui s’y était collée (NDR : scoop !) Et votre serviteur ne s’en est rendu compte qu’en préparant cet article. Donc, il n’y aura pas de question sur ce sujet. Et c’est justement Sinal –peu loquace, il est vrai– et Matthew Loft, le guitariste soliste, qui ont accepté de répondre à nos questions, avant d’accorder leur set, ce 17 mars, au Botanique…

La musique de Lola Colt constituerait une bande sonore pour films imaginaires. Ce qui expliquerait donc le climat angoissant, obsessionnel, menaçant, au sein duquel baigne l’opus. On pense parfois aux B.O. d’Ennio Morricone composées pour les westerns de Sergio Leone, mais aussi à celle que les Doors avaient réalisée pour le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola, ‘Apocalypse now’. Surtout sur le titre maître, dont l’atmosphère évoque le fameux ‘The end’. Matt réagit : « Les journalistes n’ont pas nécessairement le même rapport historique et les mêmes influences que nous, pour écrire une chanson. Donc ils perçoivent différemment notre musique. Et à travers toutes les interviews accordées, on nous a déjà cité un bel éventail de références. Et ça, c’est fascinant… Nous sommes tout à fait conscients de la tension que nous injectons dans nos compos. Elle ne sont ni allègres ni ‘dance’. Mais bien intentionnellement agressives. Et lorsqu’on relâche cette tension, on profite d’un grand moment… »

La première fois que j’ai entendu un morceau de Lola Colt, la voix de Gun m’a immédiatement fait penser à celle de Grace Slick (Jefferson Airplane) ; encore que sous sa forme la plus déclamatoire et emphatique, c’est plutôt Patti Smith qu’elle évoque. Sinal nuance : « Vous savez, je ne pense pas que ce soit conscient. Elle chante du plus profond de son cœur. On l’a déjà comparée à celle de Siouxsie Sioux ou encore PJ Harvey. Non, elle a sa propre voix. En même temps, c’est un compliment. » Parmi les sources d’inspiration majeures citées par les musicos du band figurent Jefferson Airplane, Jesus & Mary Chain (et surtout l’album ‘Psychocandy’), The Doors, les Bad Seeds, les Cramps ainsi que le Velvet Underground ; mais de quelle formation contemporaine se sentent-ils les plus proches ? la réponse de Matt fuse : « Warpaint ! » Je leur signale que le combo s’était produit l’avant-veille au Cirque Royal de Bruxelles. Ils semblent agréablement surpris. Matt embraie : « Bien que leur musique soit différente, on respecte ce que ces filles réalisent. Leur univers sonore est unique en son genre et très intéressant… »

Les textes des chansons de Lola Colt sont poétiques, sombres, mélancoliques, métaphoriques et même ésotériques. Ils parlent souvent de la mort et de l’amour perdu. Mais qu’est-ce qui peut bien les pousser à écrire des lyrics aussi ténébreux et désabusés ? Matt clarifie : « Je pense que dans la vie, il y a des événement qui vous marquent profondément ; mais tout dépend de la personne que vous êtes. Chez certains, cette réaction va se transformer en art, et notamment la musique. Pour d’autres elle prendra une autre forme. Si les paroles sont torturées, ce n’est pas parce que Gun est déprimée, mais parce qu’elle interprète les événements, et ce qu’elle ressent est tourmenté. Je pense qu’elle les exprime aussi de manière ironique, oblique. Ce n’est pas du blues, mais elle utilise souvent la métaphore… »

Jim Salvunos, le drummer des Bad Seeds, s’est chargé de la mise en forme de l’elpee, mais il a également coopéré aux parties instrumentales. Matt raconte : « Il est toujours actif comme musicien. Donc, on parle le même langage musical. Et sous cet angle son approche des sessions d’enregistrement a facilité le travail et a permis à note collaboration d’être efficace. Les groupes doivent apprendre à communiquer avec leur producteur, car si on reste trop longtemps sur la même page, on ne peut pas commencer à bosser… Il a joué du carillon (tubullar bells) et des cymbales. Un peu de percus. Il est plus facile de travailler en compagnie d’un musicien/producteur que d’un simple producteur…»

Mais comment Lola Colt envisage-t-il l’évolution de sa musique ? Dans certains articles de la presse spécialisée britannique, le recours aux orchestrations, comme chez Godspeed You ! Black Emperor, Broken Social Scene ou encore Arcade Fire, figurerait parmi leurs projets. Matt s’étonne : « Vraiment ? C’est une formule qui est dans l’air du temps. Mais en prenant de l’amplitude, on perd également de la force. Dans le passé, certains ont réussi le challenge. D’autres se sont plantés. Nous avons déjà tenté l’expérience. Mais on en a conclu qu’il serait plus judicieux de garder notre configuration actuelle, plutôt que d’élargir le line up. On va bien sûr chercher à innover, plutôt que d’en remettre plusieurs couches. Pour en revenir aux formations que tu cites, on apprécie leur musique. Arcade Fire est un grand groupe. Les orchestrations et les arrangements sont très riches et minutieux. Tandis que chez Godspeed, leur approche est plus noisy, plus sonique. C’est un paysage sonore. Et même si on n’a pas d’influence directe, on a pas mal de choses en commun. »

Alors, chez Lola Colt, y a-t-il davantage de yin (le noir, le féminin, la lune, le sombre, le froid) ou de yang (le blanc, le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur) ? Sinah a son explication : « C’est un parfait équilibre. Dans le line up, il y a trois garçons et trois filles. Une formule plutôt rare. Dans la plupart des autres groupes, elle est très souvent déséquilibrée. Le plus souvent, elle implique davantage de mecs que de filles. Certains considèrent que s’il y a plus d’hommes, la musique sera plus agressive. Et si c’est au féminin, elle sera plus pop. C’est à prouver ! Mais lorsque la répartition est égale, la dynamique est meilleure. Mais finalement, cette situation est arrivée par hasard… »

Apparemment, le groupe utilise des ‘liquid lights’ pendant ses spectacles (NDR : pas trop remarqués ce soir, probablement à cause de la configuration du Witloof Bar). Ce type de jeux de lumières était utilisé, fin des 60’s par le Pink Floyd. Matt confirme : « Nous y sommes très intéressés, et notre système s’inspire de celui utilisé à l’origine. Soit ceux des années 60, aux States. Avant qu’il ne débarque en Angleterre. Nous souhaitions ajouter à l’expression audio, un effet visuel. Donc proposer 2 spectacles, en même temps. Je suppose qu’à l’époque, la consommation de LSD était courante. Et ces expériences étaient destinées à faire exploser les frontières de la conscience. Nous on cherche à se rapprocher de cette expérience, mais sans avoir recours aux psychotropes. Effectivement ces shows liquides sont inspirés par les sixties et même les seventies. Mais on projette la matière en se servant d’ordinateurs portables pour nos light shows… »

Les musiciens seraient passionnés par l’incertitude du futur. Ce qui méritait des éclaircissements. Matt s’en charge : « En fait cette déclaration est à mettre en relation avec le peu de relation que nous avons avec notre passé. Mais on essaie de le mettre en corrélation avec notre futur. Nous avons donc décidé d’explorer plusieurs décennies afin d’y puiser des éléments qui puissent nous permettre de progresser dans le futur. » Serait-ce la raison pour laquelle, le groupe essaie de créer de la musique intemporelle ? Et quelle est leur définition de la musique intemporelle ? Matt commente : « Je pense qu’il s’agit d’une musique qui n’appartient à aucune époque particulière. Qui vient davantage du cœur ou d’une vison qui ne concède aucune référence à une tendance ou une mode spécifique. Celle qui vient de votre for intérieur et que vous transmettez. Et qui n’est pas nécessairement liée au temps… » Apprendre du passé, regarder vers le futur et le vivre aujourd’hui serait donc la devise de Lola Colt… Pour Sinah, c’est toute la synthèse de ce qu’ils viennent de raconter au cours de cet entretien…

(Merci à Vincent Devos)

 

  

samedi, 04 avril 2015 19:29

Le retour d’Ash …

« Kablammo! », c’est le titre du nouvel album d’Ash qui paraîtra ce 25 mai. Huit ans déjà que leur précédent elpee, « Twilight Of The Innocents », était paru. En 2010, la formation avait publié une compile consacrée à leurs singles, intitulée « Ash - A-Z Vol.1 ».

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