La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
DEADLETTER
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 24 février 2015 00:00

Percutant !

Après avoir réalisé l’interview de Miles Michaud, le leader d’Allah-Las, l’an dernier, il me semblait logique d’aller vérifier ce que le band avait dans le ventre, en ‘live’. Et comme, il se produisait à l’Aéronef de Lille, pas trop loin de mes pénates, la circonstance était idéale. Pas besoin de chercher une place de parking pendant des heures ou d’en choisir une qui vous coûte la peau des fesses, de se farcir les embouteillages ou de devoir dormir dans une gare, si vous manquez votre train du retour. Pour les provinciaux, Bruxelles devient de plus en plus inaccessible…

Bref, revenons à nos Allah-Las, responsable d’un second album d’honnête facture, paru l’an dernier. Un disque de psyché/garage/lo fi particulièrement cool, intitulé « Worship the sun ». Et un peu de soleil dans le cœur des mélomanes, à cette époque de l’année, ne fait de tort à personne…

Le combo californien a entraîné la formation néerlandaise Eerie Wanda dans sa tournée européenne, comme supporting act. Il s’agit du projet de la Marina Tadic, qui milite également chez Earh Mk. Sur les planches, elle est entourée de trois mecs. Un drummer, un guitariste et un drummer. Le combo pratique une sorte de pop/rock alternatif plutôt élaboré mais mélodique, parfois teinté de folk. Les compos ne sont pas trop mal ficelées, mais hormis la dernière du set, au cours de laquelle le percussionniste de tournée des Allah-Las viendra prêter main forte, l’ensemble manque quand même de relief. Et la voix un peu trop linéaire de Marina, qui se réserve la guitare rythmique, accentue cette impression. En outre, les balances ont été mal réglées. Ou alors, c’est le bassiste qui les a complètement bousillées, à force de monter le volume de son ampli. Un déséquilibre qui nuit aux interventions, pourtant joliment ciselées, du soliste. Un album est en préparation et devrait sortir en 2015. En attendant, il y a encore du pain sur la planche (NDR : qui a dit du gouda ?)

Lorsque Allah-Las monte sur l’estrade de l’Aéronef, disposé en mode club, mais suivant une orientation en largeur, soit en laissant le podium principal, séparé par une immense tenture noire, dans le dos (NDR : ce qui n’est pas une mauvaise idée, malgré des haut-parleurs d’ambiance qui vous massacrent les tympans avant le concert), on remarque la présence d’un musicien supplémentaire. Un percussionniste. Celui-là même qui avait rejoint Eerie Wanda, en fin de show. Et franchement, son concours va manifestement apporter un plus à la musique du band. Outre ses deux congas, il va se servir d’une panoplie de percus, suivant les titres : maracas, tambourin, cloches, hochets et j’en passe… Spencer Dunham affiche une attitude particulièrement cool, mais sa basse doit avoir cumulé les kilomètres, vu l’état d’usure de la caisse. Pedrum Siadatian, le guitariste soliste, est mince et grand. Sa tête campe un hybride entre Richard Ashcroft et Liam Gallagher. Matthew Correia, le drummer, c’est le sosie de Terence Hill. Celui qui avait joué dans le western spaghetti de Sergio Leone, ‘Il était une fois dans l’Ouest’. Enfin, chaussé de bottes blanches, chemise boutonnée jusqu’au col, Miles Michaud a dans le regard quelque chose de Jim Morrison.

Le set s’ouvre par « Busmans », un titre qui me rappelle quelque par Them (« Calm me down », proposé en fin de parcours adopte un même profil, à moins que ce ne soit celui des Fleshtones). Le son est excellent. Les quatre musicos participent aux vocaux. Et les harmonies vocales sont superbes. Réminiscentes du mouvement west coast. Seul Spencer se contente de participer aux choeurs. Claire, la voix de Miles est légèrement chargée de reverb. Celle de Pedrum est plus insulaire et me fait parfois penser à Noël Gallagher. Enfin, Matthew chante à la manière d’un Brian Eno, sur « Sandy ». Et lors du rappel, Miles et Matthew permutent de rôle. Le premier siège derrière les fûts et le second s’approprie le micro principal pour attaquer « Long journey », tout en agitant ses maracas de couleur rouge. Des maracas dont il se sert également parfois, tout en martelant ses peaux. Et franchement, je n’avais plus vu de batteur capable d’imprimer 3 cadences différentes à la fois, depuis Jonathan ‘Butch’ Norton (Eels). Les accords de gratte surf, sinusoïdaux ou discordants dispensés par Pedrum colorent les compos de sonorités délicieusement surannées, parfois même surf. Ceux dispensé par Miles sont plus rythmiques et chatoyants. Par rapport au denier elpee, les titres son bien plus allègres ou offensifs, très souvent même davantage percussifs. Les interventions de Matthew et du 5ème larron sont manifestement complémentaires et terriblement efficaces. Certaines mélodies sont aussi hymniques que chez les Dandy Warhols (« Buffalo nickel », « Had it all »). Le combo concède deux morceaux instrumentaux, bien évidemment ; « Sacred Sands » et l’irrésistible « Ferus gallery ». C’est d’ailleurs à partir de cet instant que la fièvre va commencer à gagner le public et provoquer le crowdsurfing. Le lightshow est sobre. Parfois de petites lumières bleues ou rouges apparaissent en arrière-plan. Et deux cylindres placés à gauche et à droite de l’estrade vont prodiguer des lumières blanches pendant « Catalina ».

Lors du rappel, les musiciens d’Eerie Wanda rejoignent Allah-Las sur les planches pour exécuter un « Every girl » qui met l’auditoire en transe. Et, le combo ne reviendra plus, malgré l’insistance des spectateurs conquis. Pour un premier concert en 2015, je suis comblé…

Setlist : “Busman’s holiday”, “Follow you down”, “Buffalo nickel”, “No voodoo”, “Standing”, “Sandy”, “De Vida Voz”, “Sacred Sands”, “Had it all”, “Catalina”, “Tell me (“What’s on your mind)”, “Ferus gallery”, “501-415”, “Calm me down”, “Better tha mine”, “Autumn dawn”, “Artifact”, “Catamaran” – Rappel : “Long journey”, “Every girl”.

(Organisation Aéronef) 
samedi, 21 février 2015 18:20

The Apartements a retrouvé les clefs…

Trente ans après avoir gravé « The Evening Visits... And Stays For Years », le mythique groupe australien The Apartments sort un nouvel album. Il s’intitule « No Song, No Spell, No Madrigal » et sa date de publication est prévue pour le 13 avril 2015.

Pour écouter « Please don’t say remember », extrait de ce nouvel opus, c’est ici

 

 

samedi, 21 février 2015 18:20

Les classiques de Van Morrison revisités…

Van Morrison publiera ce 20 mars, son 35ème album studio. Il s’intitule : “Duets: Re-Working The Catalogue”.

Van Morrison a retravaillé ses classiques en compagnie d’invités de prestige : Bobby Womack, Steve Winwood, Mark Knopfler, Taj Mahal, Mavis Staples, Michael Bublé, Natalie Cole, George Benson, Gregory Porter, Clare Teal, P.J. Proby, Joss Stone, Georgie Fame, Mick Hucknall, Chris Farlowe, et sa fille Shana Morrison.

Pour écouter, “Real Real Gone”, un premier extrait avec Michael Bublé, c’est ici 

http://www.vanmorrison.com/
https://twitter.com/vanmorrison
https://www.facebook.com/vanmorrisonofficial

 

samedi, 21 février 2015 18:20

Un nouvel album pour Blur!

Blur publiera un nouvel album ce 24 avril 2015. Il s’intitule « The Magic Whip ». « Think Tank », le précédent, remontait déjà 2003. 

Tracklisting

Lonesome Street
New World
Towers
Go Out
Ice Cream Man
Thought I Was a Spaceman
I Broadcast
My Terracotta Heart
There are Too Many of Us
Ghost Ship
Pyongyang

Ong Ong

Mirror Ball

Pour voir la video du premier extrait, « Go Out here », c’est ici 

 

samedi, 14 février 2015 11:05

La voix de Visage s’est éteinte…

De son véritable nom Steven John Harrington, Steve Strange est décédé ce jeudi 12 février, à l’âge de 55 ans, des suites d’un infarctus, en Egypte. C’est en 1979 qu’il avait opté pour ce patronyme de scène, fondant alors Visage en compagnie des membres des Rich Kids, Rusty Egan et Midge Ure (futur Ultravox) ainsi que de Magazine, Barry Adamson (futur Bad Seeds), John McGeoch (futur Banshee auprès de Siouxsie Sioux) et Dave Formula. En 1980, le second single « Fade to grey » devient un énorme tube, ouvrant alors la voie à un mouvement qui sera qualifié de néo-romantique et donnera naissance à des groupes comme Spandau Ballet, Japan, Duran Duran, A Flock of Seagulls ou encore Ultravox. Un mouvement qui va associer image, mode et musique. Steve avait d’ailleurs commencé, fin des seventies, par organiser des soirées dans des clubs tels que le Blitz ou le Camden Palace, des soirées au cours desquelles les convives étaient maquillés et vêtus de costumes extravagants. Un univers qui s’inspirait de la période glam et décadente de David Bowie. Harrington avait d’ailleurs participé comme acteur au clip de Bowie, « Ashes to ashes ». Visage publiera quatre albums, entre 1980 et 1986, sous des line up différents, mais toujours sous la houlette de Steven. Mais faute de succès, il était retourné dans l’univers organisationnel d’événements. R.I.P.    

vendredi, 06 février 2015 16:55

Marre du garage…

Ce 13 décembre 2014, la formation liégeoise The Scrap Dealers se produisait au Water Moulin de Tournai. Précédant le set de The Marvin Gayes et The Shivas. Avant de monter sur les planches, le quintet nous a accordé une interview. Au grand complet. Pendant leur collation. Seul souci au moment de rédiger cet article, c’est qu’en retranscrivant cet entretien, difficile de déterminer si les propos émanent de Hugues (guitare, chant), Régis (guitare, chant), Justin (basse), Cédric (guitare) ou Antoine (drums). Heureusement la plupart de leurs avis sont partagés. Et quand ils sont plus nuancés, votre serviteur tachera de le préciser.

La conversation débute par une boutade, puisque ‘The Scrap Dealers’ se traduit par ‘les ferrailleurs’. Or, à Kain, près de Tournai, le long de l’Escaut, est implanté, un énorme chantier de recyclage de métaux. Je leur demande donc si avant de débarquer au Water Moulin, ils y ont fait un crochet. L’allusion semble les perturber avant que l’un d’entre eux ne retombe sur ses pattes : « Faut demander à Hughes. Fallait trouver un nom. Ben, c’est vrai qu’il n’est pas très intelligent, alors on ne préfère pas en parler… » L’occasion d’embrayer par une question bateau (?!?!?), pour connaître le parcours musical des membres du groupe. Ainsi, Antoine a milité au sein de Pirato Ketchup et les autres, Local Fourmost Band, qu’ils ont quitté pour raisons personnelles, afin de rebondir chez The Scrap Dealers. « Un nom plus intelligent », embraie le même interlocuteur… Et en remontant ce nouveau projet, les musicos ont décidé d’y insuffler un nouvel esprit et d’écrire de nouvelles compos.  

Leur premier Ep s’étale sur plus de 33 minutes. Pourquoi donc n’a-t-il pas été considéré comme album ? Le groupe le considère comme tel, mais c’est JauneOrange qui a décidé de lui coller l’étiquette d’Ep. La plupart des critiques du disque que le band a pu lire soulèvent la même remarque. « On pense que la manière et la longueur y sont. On ne croit pas qu’il soit vraiment courant qu’un Ep réunisse 8 titres en près de 35 minutes. C’est même plutôt rare… » Un disque qui recèle un morceau caché. Comme pas mal de cds gravés au cours des nineties. Mais dans un style différent. Plus folk. Minimaliste même. Et sans titre. C’est Hugues qui s’exprime : « Il nous a quand même demandé une journée d’enregistrement. En fait, je voulais composer une chanson pendant les sessions et la travailler en compagnie du groupe. Mais cela n’a pas marché. Comme je l’avais écrite, on l’a enregistrée uniquement avec une guitare et quelques effets et on l’a ajoutée au tracklisting… » Une compo beaucoup plus paisible. « Effectivement, on voulait calmer le jeu. Que ce morceau surprenne. Et on l’assume à 200%. On est satisfait du choix d’ailleurs. » Oui mais alors pourquoi trois guitares sur scène ? « Parce que s’il ne tenait qu’à nous, on en mettrait davantage. Le problème en ‘live’, c’est qu’il faut de la place pour les caser. Et en général, sur les planches, il manque d’espace… »

Etonnant, mais vu leur jeune âge, les musiciens n’ont pas une mauvaise connaissance de l’histoire de la musique pop/rock. Et surtout sont conscients de leurs influences. Intentionnelles ou pas. Un titre comme ‘No sense in your eyes’ est imprimé sur une rythmique hypnotique qui pourrait faire penser aux débuts de Hawkwind. Ou alors a des combos issus du mouvement krautock comme Can ou Faust. Hugues reconnaît écouter beaucoup de rock allemand. Et bien sûr apprécier ce style musical. « On voulait créer un mur de son, en y ajoutant de la distorsion. Mais que ce soit en même temps ‘motorik’. Et c’est facile à jouer tout en y injectant de l’énergie afin de faire passer un simple message. Nous ne sommes pas des rockeurs progressifs comme Hawkwind. D’ailleurs on est moins doués. On essaie cependant de rester cohérents dans la structure des morceaux. Et puis, on ne connaît pas trop bien Hawkwind. M’enfin chacun a le droit de discerner, dans notre musique, ce qu’il ressent. Certains y décèlent du Count Five, du Blue Cheer ou du Blues Magoos… » Avis qui n’engage que votre serviteur, les mélodies d’‘Im so proud’ et de ‘For another day’ lui semblent aussi hymniques que chez les Dandy Warhols. « Davantage dans l’esprit de Brian Jonestown Massacre », me rétorque-t-on. Pourquoi pas ?

Abordons maintenant l’aspect plus garage de leur musique. A l’instar du morceau ‘I need you tonight’. Plus aride, plus malsain, mais dans l’esprit des Pink Fairies, voire des Deviants, deux groupes énormément portés sur les excès en tous genre. Justin prend la parole : « Deviants, j’adore. C’est même carrément mon groupe préféré. A cause du climat au sein duquel leur musique baigne. Sur cette chanson, la voix est particulièrement torturée. Et c’est en même temps lo fi. Très lo fi. Mais le thème de la chanson n’est pas particulièrement ‘harshé’. Elle demeure malgré tout sentimentale. Mais on a mixé très, très vite. Peut-être un peu trop. Pink Fairies ? J’aime un peu moins. Toujours aussi garage, mais plus pop… » Quant à ‘Evil ride’, il affiche une très jolie ligne mélodique. On pourrait même ajouter dans l’esprit du garage sixties cher aux compiles ‘Peebles’ et ‘Nuggets’. Ces anthologies figurent-t-elles dans leur discothèque ? « En fait, c’est une de nos plus vieilles chansons. Elle a même un petit côté post punk. La mélodie accroche facilement, c’est vrai. C’est aussi une des plus courtes. Une ballade de 2’30. » Mais le garage, ils en en ont tous un peu marre qu’on leur en parle et surtout qu’on les enferme constamment dans ce cadre. « Il faut savoir que depuis le début, on nous confine dans une cave. En nous comparant aux Black Lips, par exemple. On en a plein le c** ! Nous ne souhaitons pas être cloîtrés dans un genre,  à tout prix. Correspondre à une image prédéfinie. On a commencé comme formation de garage punk. La critique a essentiellement retenu cet épisode. Et elle continue à nous comparer aux Black Lips, aux Seagulls ou encore à Oh Sees. Ces analogies nous collent encore à la peau comme un chewing-gum pourri. Notre musique est en évolution constante ! Et le public est étonné de voir que le nouveau répertoire est totalement différent du single. En fait nous sommes encore un jeune groupe. Il n’a pas trois ans d’existence. Et au début, on a dû cravacher pour écrire des morceaux. Il était donc plus simple d’adopter le punk garage. Aujourd’hui, on a un peu plus de disponibilité pour travailler notre musique et rendre nos compos plus élaborées. Ce n’est pas qu’on change vraiment de style, mais on consacre plus de temps à les réaliser. Et puis on n’a pas envie de toujours reproduire la même chose. On a envie de toucher à des tas d’autres trucs. En fonction des humeurs… »

Inévitablement, quand on touche au psychédélisme, on pense au recours à des instruments insolites, indiens ou orientaux, notamment. Ou alors à l’utilisation de l’électronique comme Animal Collective, MGMT et il y a quelques années Ozric Tentacles. Alors, tenté par cette vision plus électro ? « On verra bien. Dans le futur, on va essayer de nouveaux types de synthés. Il y aura certainement des choix à poser. Ce sera une décision commune. Si tout le monde est d’accord, pourquoi pas ? Sans culpabilité aucune. On ne va cependant pas aller sur la voie du rock expérimental électronique ou post rock avec énormément de moog. Mais en ce qui concerne un tel recours, dans certains morceaux, à l’avenir, c’est possible. Tout est envisageable. On n’est fermé à rien du tout. Mais ce n’est pas sûr que ce soit en live. Plutôt en studio. Et puis on est plutôt réticent par rapport à l’électro pure. On veut conserver l’aspect hypnotique et psychédélique de notre rock alternatif. Ce qui ne nous empêchera pas d’évoluer. » Un concept hypnotique qui soudain évoque pour votre serviteur –et je me lance alors sans filet–Loop et Spiritualized... En plein dans le mille ! Surtout pour Hugues. « Personnellement que ce soit à travers Spacemen 3 ou Spiritualized, Jason Pierce est un dieu. A cause de la personnalité et de la sensibilité de sa musique. Bien sûr, je ne cautionne pas tout ce qu’il a fait, mais pour moi son œuvre est remarquable. Par contre, Loop adopte un profil plus aride et nonchalant. Plus shoegaze… » Comme Jesus & Mary Chain et Black Rebel Motorcycle Club ? « On apprécie la musique de Jesus & Mary Chain, mais pas vraiment l’attitude de poseurs des frère Reid. BRMC est responsable de quelques bons titres, mais les ¾ ne nous accrochent pas vraiment. Le leader joue bien de la guitare, il chante bien, il est beau, et il le sait. C’est une attitude qui fait c*****… »

Intéressant de savoir quand même si un nouvel et véritable elpee (?!?!?) serait en chantier. « Il est terminé. Il est au mixing. Mais il n’a plus rien à voir avec ce qu’on a fait sur le premier. Pas mal de monde va se poser des questions… »  

 

dimanche, 01 février 2015 16:15

Tour de Chauffe #10 : les lauréats

Plus de 140 formations musicales avaient postulé cette année un accès au dispositif Tour de Chauffe. Et les lauréats Tour de Chauffe 2015 sont...

MOHDD, Folk world percussif
CAYMAN KINGS, Surf-rock 60's
JELLY BEAN, Pop acidulée
LIAM-KI & ONCL' PHIL, Hip hop Electro
LOW BATS, Lo-fi shoegaze
LE FOND & LA FORME, Rap
HERE'S TO THE LION, Rock Folk
KIDS FROM ATLAS, Rock atmosphérique
EVRST, Electro pop
FLAT SCREEN RADIO, Indie pop psyché
BATHERNAY (B), Indie Rock
MEGAMOTO (B), Noise Rock
SENDAK, Chanson Folk
SPERWER (B), Pop Rock

www.tourdechauffe.fr

https://www.facebook.com/tourdechauffeofficiel

 

 

Quand on parle de Demis Roussos, le commun des mortels évoque ses tubes « Forever & ever », « We shall dance », « Les murs des poussières » et bien d’autres. Sa voix de ténor un peu ébréchée aussi. Ses tenues vestimentaires qui relevaient autant du folklore que de l’extravagance. Et puis sans doute ses 60 millions de disques vendus à travers le monde. Né en Egypte, ce chanteur et musicien (NDR: il jouait aussi bien de la basse que de la trompette) Grec est décédé ce dimanche 25 janvier à Athènes. Mais ce que l’histoire de la musique pop/rock retiendra surtout de lui, c’est son aventure au sein du trio Aphrodite’s Child vécue de 1967 à 1971, notamment en compagnie de Vangélis Papathanassíou. Une période au cours de laquelle le groupe va graver le hit « Rain & Tears », dont la mélodie s’inspire du Canon de Pachelbel et puis surtout enregistrer un double album incontournable « 666 » (NDR : le troisième du band), qui ne paraîtra qu’une bonne année après la dissolution de la formation. Le reste de sa carrière, Demis Roussos la consacrera à la variété internationale. RIP.

 

Afin de défendre son album « Marcher sur les Murets » sorti en 2014, Guillaume Ledent va se produire dans les lieux suivants :

5 février - Etterbeek à l'Arrière-Scène

10 février - Liège au Blue Sphère Bar

13 février - Namur à La Dame de pique

27 & 28 février - Tournai à Chansons dans l'assiette

Le nouveau single « Lulu Bibulle » est en écoute sur le Bandcamp de l’artiste :

https://guillaumeledent.bandcamp.com/album/lulu-bibulle-single-edit

http://guillaumeledent.com/

 

vendredi, 16 janvier 2015 11:25

Feel it like a scientist

The Residents, Chrome, Tuxedo Moon et MX-80 Sound figuraient sur cette fameuse compilation baptisée « Subterranean Modern ». Parue chez Ralph Records en 1979, elle donnait un aperçu de la scène underground de San Francisco, alors en pleine ébullition. Une scène pas uniquement musicale, car elle incluait d’autres formes artistiques, comme le théâtre, la poésie, les comics, le multimédia, etc., qui sera même baptisée ‘art total’…

Chrome a été fondé en 1975 par Damon Edge. Après l’enregistrement de « Visitation », leur premier elpee, il est rejoint par Helios Creed qui remplace alors John Lambdin à la guitare. Ce sont ces deux personnages qui constituent les têtes pensantes du band. Leurs deux premiers opus « Alien Soundtracks » (1977) et « Half Machine Lip Moves » (1979) sont aujourd’hui considérés comme cultes. Des œuvres qui fusionnent le punk, le psychédélisme et le rock industriel. Damon émigre à Paris en 1983. Il monte un nouveau Chrome et enregistre quelques elpees. De retour aux States, il reprend contact avec Creed. Les deux ex-acolytes envisagent alors de reformer le Chrome initial. Mais Edge décède en 1995. Creed va cependant continuer l’aventure sous un nouveau line up. Le dernier opus du band, « Angel of the Clouds » datait quand même de 2012. Ce qui explique pourquoi, il s’est entouré, à nouveau, de nouveaux musicos.

Mais venons-en à ce « Feel it like a scientist ». L’elpee propose 16 titres en un peu plus d’une heure. Des plages sauvages, métalliques, synthétiques, sci fi, punk, garage, no wave, noisy, indus, atmosphériques, martiales ou gothiques. Ou si vous préférez torturées, hypnotiques, bruitistes, offensives, atmosphériques, chargées de feedback, mélodiques (le plus souvent), tempétueuses, synthétiques, lysergiques, bourdonnantes, ténébreuses ou futuristes. Selon. Les spectres de Marylin Mansun, Hawkwind, Iggy Pop & The Stooges, Kraftwerk, Captain Beefheart et Suicide sont susceptibles de vous traverser l’esprit. Mais le tout est très souvent hanté par la voix caverneuse de Creed. Impressionnant ! Un seul bémol, la longueur de l’opus.