Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 30 décembre 2015 00:00

The demon diaries

De son véritable nom Marcus Füreder, Parov Stelar est compositeur de musique électronique et Dj. De nationalité autrichienne, il est considéré comme un maître de l’électro swing et n’hésite pas à teinter son expression sonore de house ou de jazz, tout en l’enrichissant de cuivres et de samplings. 

Pas facile de chroniquer un tel opus, quand on n’est pas vraiment un fan de ‘tchack tchack boum’ ; cependant, il faut reconnaître que Parov Stelar est plutôt doué pour faire danser le peuple.

« The demon diaries » est un double album. Particulièrement excitante, la première plaque mêle –le plus souvent– charleston et deep house. Parfois aussi elle se teinte de reggae, dub ou de folklore balkanique. Un thème ? Le années 30 ou si vous préférez les années folles. Certains titres y font même carrément référence, à l’instar de « Josephine (1930 Version) » et « Josephine (Candlelight Version) », qui figure sur le deuxième cd. Une seconde plaque sur laquelle on retrouve de nombreux featurings aux vocaux ; et puis dont le climat est davantage ‘nightclubbien’, un climat entretenu par quelques slows plus que langoureux…

Sans quoi ce disque est idéal pour faire la fête…

 

jeudi, 31 décembre 2015 00:00

Holding hands with Jamie

Ne confondez pas Girls Names et Girl Band. Les deux formations sont pourtant irlandaises. Mais la première est issue de Belfast, en Irlande du Nord, et la seconde de Dublin, en Eire. Les deux pratiquent du post punk ; mais celui du deuxième est beaucoup plus élaboré, s’ouvrant à des tas d’autres styles musicaux, comme la noisy, la no wave, le rock, le krautrock et même l’electro –tout particulièrement le minimal indus– mais en conservant un format organique...

“Holding hands with Jamie” constitue son premier elpee, un disque qui fait suite à toute une série d’Eps, de 7” et de singles, publiés depuis 2012, et inclut l’un ou l’autre titre de ces premiers essais.

Morceau qui ouvre l’opus, « Umbungo » ressemble à une véritable déclaration de guerre, sonorités métalliques et percussions entretenant parfaitement cette impression. Mais dès le deuxième, la voix de Dara Kiely marche sur les traces de Mark E Smith. Enfin, quand il ne crie ou ne gémit pas. A cause des intonations laconiques si caractéristiques, si proches de celles du Mancunien. The Fall constitue certainement une des influences majeures du groupe, mais également Wire, Pere Ubu, Can, Birthday Party, Captain Beefheart, Plastikman, Suicide, Liars, James Chance, Throbbing Gristle et même les Pixies. La bande à Frank Black ? A cause de cette stridulation électrique (l’angoissant « Paul ») particulièrement incisive et puis de ce tempo offensif, réminiscent de Surfer Rosa (« The Witch Dr. »*) Et si « Pears for lunch » adopte un tempo krautrock carrément dansant, « Baloo » emprunte plutôt celui d’Adam & The Ants. « In plastic » épouse même le rythme d’une valse. Enfin, il y a cette basse spasmodique qui secoue « Fucking Butter » (d’une durée de 7’45, c’est le plus long morceau) et trace carrément la ligne de conduite de la plage finale (*).

Reste les lyrics. Cryptiques, ils sont bourrés d’humour… mais noir.

A l’instar de l’opus éponyme de Viet Cong, « Holding hands with Jamie » est plus que probablement une des œuvres les plus créatives de 2015.

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Song to play

Bob ne nous avait plus donné de nouvelles depuis 7 ans, lorsqu’il avait enregistré un album (« The evangelist ») en hommage à Grant McLennan, son fidèle compère chez les Go-Betweens, décédé d’une crise cardiaque en 2006.

Pour enregistrer cet opus, il a reçu le concours de deux membres du John Steel Singers, mais aussi de son épouse, en compagnie de laquelle il partage notamment le chant (« Songwriter on the run »), un peu à la manière d’Amanda Brounsch, fin des 80’s, chez les Go-Betweens ; et puis de son fils, préposé au violon. Un violon qui communique une belle allégresse à la chanson qui ouvre cet elpee, l’entraînant « Learn to burn ». Un LP enregistré sous la houlette de l’ingénieur du son Jamie Trevaskis, en analogique, et dont le titre (« Song to play ») adresse, bien sûr, un clin d’œil à Léonard Cohen. Si l’opus propose des titres plus mélancoliques, au sein desquels l’instrumentation acoustique est davantage mise en exergue, il recèle également des compos bien moins conventionnelles. A l’instar de l’épique « A poet walks », une piste balayée de cuivres mariachi et des violons gémissants. Puis de « Love in where it is », un morceau entraînant, imprimé sur un rythme de bossa nova. Sans oublier le final ‘velvetien’ « Disaster in motion », caractérisé par ces cordes de gratte acoustiques dispensées sur une tempo hypnotique, et infiltré par un filet de clavier vintage.

Un coup de cœur quand même : « Let me imagine you », une romance lumineuse, fragile, contagieuse, qui mêle habilement instrumentation acoustique et électrique.

On n’en oubliera pas pour autant la voix chaude et empreinte de sensibilité de Robert Forster qui donne ici vie à des textes ironiques, riches en métaphores…

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Edge of the sun

Pour enregistrer son neuvième album studio, Calexico a reçu le concours d’une brouette d’invités. Une participation qui aurait pu nuire à l’homogénéité de l’opus. Ce qui est loin d’être le cas.

« Edge of the sun » s’ouvre et se referme par les deux plages les plus pop. Soit « Falling from the sky », malheureusement gâchée par un synthé peu judicieux, auquel participe le chanteur/guitariste de Band of Horses, Ben Bridwell, et puis « Follow the river », une ballade americana fort conventionnelle, au cours de laquelle Nick Urata (DeVotchKa) vient se joindre aux backing vocaux. De l’americana, qu’on retrouve sur le dylanesque « While the angels played », une piste aux sonorités de claviers poussiéreuses, parcourue par une pedal steel. Ou encore le plus alt country « Bullet & rocks », auquel Sam Beam (Iron & Wine) participe, une superbe compo digne de l’âge d’or de REM. Et dans le style on épinglera encore la valse country rock « Woodshed waltz ». Mais passons à la quintessence de cet opus…

Et aux collaborations vocales féminines. Ainsi Neko Case partage un duo avec Joey sur le mystérieux et éthéré « Tapping on the line ». La Guatémaltèque Gaby Moreno l’imite sur le ska indolent « Beneath the city of dreams » qu’elle interprète dans la langue de Cervantès ; mais également la valse « Miles from the sea », un morceau enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est également dans cet idiome qu’Amaparo Sanchez attaque « Cumbia de donde », un titre mariachi, percutant et hymnique. Sans oublier la chanteuse mexicaine Carla Morrison, qui pose sa voix sur le reggae ténébreux et cuivré « Moon never rises ».

« World undone » constitue certainement le sommet de l’opus. Et c’est le groupe grec Tikam qui apporte une coloration inédite à l’expression sonore de Calexico, en tapissant la texture sonore de violon, qanum, oud et clarinette ; une mélopée énigmatique, soulignée par des cordes rafraîchissantes jouées en fingerpicking. Enfin, l’instrumental « Coyoacán » en revient aux sources caribéennes de Calexico ; piste ‘enniomorronesque’ enlevée, elle implique bien évidement ivoires très caractéristiques, harpe et tutti quanti.

Finalement, un album fort agréable à écouter, même si chez Calexico, ces compos prennent une toute autre dimension en ‘live’…

 

jeudi, 31 décembre 2015 00:00

Viet Cong

Viet Cong est une formation canadienne née sur les cendres de Women. Un terme cruel mais adéquat, car ce point final est la conséquence de la mort du guitariste Christopher Reimer, en 2012. Le chanteur/bassiste Matt Flegel et le batteur Mike Wallace ont donc décidé d’entamer une nouvelle aventure, en compagnie de deux autres musiciens. Et le patronyme devrait encore changer dans le futur, car le quatuor a finalement admis qu’il réveillait le souvenir d’atrocités commises entre 1955 et 1975, lors de la guerre d’Indochine. Au sein des familles des victimes ; mais pas seulement…

Bref, revenons au premier opus de Viet Cong. Il est éponyme et se distingue par sa créativité. Découpé en 7 pistes, il mérite une analyse profonde. Il s’ouvre par « Newspaper spoons ». Tramée sur des percus indus (NDR : un timpani !), déchirée par des cris perçants de gratte et hantée de vocaux sinusoïdaux, cette piste baigne au sein d’un climat floydien ; mais dans l’esprit de « More » voire d’« Ummagumma ». Des guitares ‘mybloodyvalentinesques’ balaient « Pointless experience », une plage plus proche de Bauhaus qu’elle ne le paraît... « March of progress » constitue la pièce centrale de l’LP. Un morceau de 6’ dont la première partie est partagée entre percus, bruitages et claviers vintage, avant que les harmonies vocales ne viennent imposer la mélodie, alors que les synthés tournent en boucle. Le fruit d’une rencontre improbable entre Animal Collective et Liars. Des cordes de guitare abrasives et acérées cadencent mécaniquement « Bunker Buster » (Wire circa « Pink flag » ?) Le sombre, presque glacial, « Continental shelf » nous replonge carrément dans les eighties. La voix de Matt emprunte alors tour à tour les inflexions de Gary Newman, Ian McCulloch ou Brett Anderson, alors que tintinambulantes, les sonorités de cordes lorgnent vers les Chameleons. Cotonneuse, la basse nous invite à vivre une excursion ‘joydivisionesque’ tout au long de l’enlevé « Silhouettes », un périple susceptible de nous conduire à Wolf Parade. Enfin, hommage à Christopher Reimer, « Death » clôt cet LP. D’une durée de 11’, il s’ouvre par une sorte d’hymne funèbre programmé en boucle (NDR : guitare et basse, mais suivant un phrasé distinct), un hymne enrichi de superbes vocaux, avant, au bout de 4’, d’entrer dans une forme de jam expérimentale turbulente, frénétique (Sonic Youth ?), et de s’achever sur un tempo alerte, dans un registre que n’aurait pas renié Echo & The Bunnymen, à ses débuts. D’ailleurs des références, vous risquez encore d’en dénicher au fil des écoutes… Superbe !

 

Antony des Johnsons a monté un nouveau projet : Anohni. Sa nouvelle chanson, « 4 degrees » est consacrée aux problèmes climatiques de la planète ainsi que ceux liés à sa biodiversité. Lors des sessions, Antony a reçu le concours de Hudson Mohawke et Oneohtrix Point Never, mais aussi de Noah Goldstein (Kayne West) au mixing. Ce morceau annonce la sortie d’un album intitulé « Hopelessness »

Pour écouter ce titre, c’est ici

 

jeudi, 17 décembre 2015 11:52

Un clip fellinien pour Rufus Bellefleur…

Le clip de "Love me like you hate me" est un mini court-métrage parodique de 7mn bourré de savoureuses références cinéphiles (Karaté Kid, Chaplin, Sacré Graal, les films des ZAZ...)

Réalisé par le journaliste de Mad Movies, Alexandre Poncet (NDR : c’est également celui de "Creatures Designers - The Frankenstein Complex", documentaire sur les effets spéciaux au cinéma), il met en scène, bien sûr Rufus, mais aussi de nombreux et prestigieux invités, dont Mouss de Zebda, Nina Goern de Cats on Trees, Miss-Z et Xav de Punish Yourself, Andréas et Nicolas, et bien évidemment l’inévitable Dédo. Bienvenue dans fellinien de Rufus Bellefleur, ou presque…

https://www.youtube.com/watch?v=ePQJI4YR-cs&feature=youtu.be

 

“Lazarus”, c’est le titre du nouveau single de Bowie, une plage extraite du futur elpee (prononcez « Blackstar ») qui sortira digitalement le 18 décembre et tombera dans les bacs, ce 8 janvier 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=HP5dGI5pCrw

http://davidbowie.com/blackstar/

 

vendredi, 11 décembre 2015 17:06

Une histoire de famille…

Sarah Carlier a publié son deuxième album en octobre 2014. Il s'intitule "SMS", le texto de ‘Save My Soul’. Treize perles enregistrées et mixées par Dan Lacksman, à Bruxelles. Les sessions d'enregistrement se sont déroulées au studio SynSound. Le choix a été dicté autant pour ses qualités techniques (enregistrement analogique) que pour les qualités humaines de Dan, maître des lieux. A l’issue d’un petit concert en appartement, accompli en solitaire, Sarah a accordé une interview à Musiczine. Un entretien consenti en toute décontraction.

L'aventure ‘Akamusic’, c'est terminé ?

Oui.

J'ai entendu dire que pour y rester, il fallait être formaté. C'est exact ?

Je ne sais pas. Lorsque j’ai signé le contrat pour le second album, le précédent deal était déjà arrivé à son terme. Je n'ai pas eu vent de ce dont tu parles. En vérité, il s’agit d’une belle initiative. Les responsables de cette boîte aiment la musique ; et ils écoutent celle d’un artiste avant le soutenir. C’est un concept idéal, quand on veut démarrer et susciter la découverte.

Tu as eu recours aux cuivres sur ton album. Pourquoi pas en ‘live’ ?

Ah ! C'est la question ! J'aimerais bien, mais concrètement, il faudrait prévoir un budget. Peut-être qu’on pourra bénéficier du concours de tels musiciens, en ‘live’, dans le futur.  

Comment est née ta collaboration avec Dan Lacksman ?

Dan, c'est toute une histoire ! Un an avant la confection du deuxième album, il est venu me voir, chez moi, lors d’un concert, accordé à Evere. Et la prestation lui a plue. Il m’a donc proposé de venir enregistrer un titre chez lui. Puis, après avoir entamé l’écriture des compos du nouveau cd, on a décidé de le recontacter. Il était partant. Et dès les premiers titres, il s’est créé une véritable osmose entre lui et nous, tant musicalement qu’humainement. Il s’est produit quelque chose. Tout au long des sessions, on a vécu un véritable flux d'échanges et de partages. Une grande rencontre. Mais il a aussi apporté sa propre touche à l’album.

Tu ne collabores plus avec Franck Baya ?

Qui sait ce que l'avenir nous réserve ? La collaboration s'est achevée. Nous avons réalisé le premier album et accompli un bout de la première tournée ensemble. Nos chemins se sont séparés. Nous sommes cependant toujours en contact. J'ai l'impression que l'on se retrouvera un jour ou l'autre.

Par contre, Laurent Stellemans est toujours de l’aventure ?

Oui, il est impliqué sur le second album. Il a exécuté quelques parties de guitare et participé à la conception de quelques chansons et arrangements. Tout comme Franck, c’est un sacré musicien, mais il a surtout l'âme artistique et c'est un fameux compositeur et créateur.

Manon et toi signez 5 morceaux. Tu es bien entourée…

Très bien. C'est ma chance. C'est ma grande chance.

La confection de cet elpee s’est déroulée en famille. Peux-tu nous en dire davantage ?

Pour « SMS », j’ai eu l'opportunité de travailler avec mon papa qui a produit et arrangé quelques morceaux. Il a un peu incarné le rôle de directeur artistique et a guidé mes choix en matière d’influences. Ma maman a aussi écrit des textes. Certains d’entre eux dataient de plus de 10 ans. Je les ai adaptés suivant mes affinités. Manon De Clercq a aussi participé à l’écriture. On s'était rencontrées à l'école. Nous nous sommes liées d’amitié ; et ensuite, Manon est devenue ma manager. Elle accomplit de l’excellent boulot. Et puis elle est aussi responsable de 5 chansons sur mon nouvel album.

Ta musique est devenue plus sucrée, colorée et métissée. Est-ce le signe d’un virage davantage world ?

En fait, c’est mon père qui m’a permis de découvrir d'autres courants musicaux. On s’est davantage ouvert aux musiques du monde, en privilégiant celles qu’on aimait le plus. Donc l’afro ! Et puis, on a eu envie de faire ce qu’on avait envie de faire et de voir ce que cela allait donner…

On reconnaît également la touche funky du paternel…

Oui, c'est génial. En fait, il adore le funk, un peu le rock, mais aussi vachement le blues. Pour l’instant, il m’accompagne sur scène. Depuis le concert accordé au Rideau Rouge, nous avons accordé quelques dates ensemble, et surtout en France.

Connais-tu Karavan?

Non, pas du tout. Mais si tu me dis que leur musique en vaut la peine, je vais aller jeter une oreille…

Outre ton père, quel est le line up de ton backing group ?

Papa se consacre à la guitare, Thierry Rombaux ou Eric Renouard à la basse, et Boris Django à la batterie. C’est également ce dernier a assuré toutes les sessions de ces drums en studio. C’est mon père qui m’a permis de le rencontrer. Un excellent musicien. Il est surnommé ‘la pieuvre’, parce qu’on a parfois l’impression qu’il a plusieurs bras. Humainement, c'est un chic type. Très simple, humble mais aussi balaise et efficace dans son drumming. Presque magique. Enfin, Kofi Sadjo se réserve les claviers. Il se connaissent tous très bien et avaient déjà joué ensemble. Ce qui explique pourquoi l’ambiance est si familiale. A la limite ce sont un peu mes tontons. Ils me connaissent depuis que je suis toute petite, quand j’écoutais déjà de la musique…  

Tu as changé de look. Une raison ?

C’est encore une histoire de famille. La maman de Manon est styliste. Notre rencontre a été chouette, mais importante. Elle m’a aidée à être plus cool dans mon rôle. En restant attentif à qui je suis et à ce que j’aime et vers où il ne faut pas aller. Et elle est parvenue à me rendre plus belle.

Tu as adapté le « All Along The Watchtower » de Dylan. Un retour à tes premiers amours ?

La version de Bob Dylan, je ne le connais pas très bien. Plutôt celle de Jimi Hendrix, la plus célèbre. Mais également de Richie Havens, que j’avais découverte auparavant. Limitée à deux guitares et une voix. Elle est magnifique. Elle l’est d’ailleurs dans toutes ses versions. Et en bout de compte, je me suis fait plaisir en réalisant la mienne…  

Quel est ton processus de composition ? Texte et musique ?

C'est très aléatoire. C'est un truc que je ne maîtrise pas et ne sais pas expliquer. Lors d’événements ou de périodes marquants, qu’ils soient positifs ou négatifs, j’ai envie de m’exprimer et donc d’écrire. Je démarre toujours d'une trame musicale, d'une grille d'accords, puis les mots viennent à leur tour.

Tu chantes principalement en anglais, pourquoi si peu en français?

C'est sans doute dû aux études. Et puis, c’est dans cette langue que j’ai entamé ma carrière. Les artistes que j'adore ou admire sont tous anglo-saxons. Les premières covers que j'ai interprétées étaient toutes dans cette langue. C'est un peu quelque chose qui s'est inscrit dans ma musique. Curieusement, le phénomène est devenu naturel. Mon apprentissage est permanent. C’est une langue au sein de laquelle je prends plaisir à chanter. Et je ne me pose pas beaucoup de questions à ce sujet.

Si lors d’un concert on te pique ta guitare avant de monter sur les planches, que fais-tu?

C'est un scandale ! Alors je chante a capella. En y ajoutant quelques percus, ça pourrait être sympa…

Quels sont tes albums de chevet ?

Ceux de Ritchie Havens et Grégory Porter. Je les ai découverts, il y a 2 ans. Ne pas oublier Charles Bradley que j'ai vu en concert à Amsterdam. Il y a Milla Brune également. Si tu souhaites appréhender la soul de Bruxelles, c'est elle que tu dois aller voir et écouter. C'est d’une grande pureté. A tomber le cul par terre !

Né le 27 octobre à Santa Cruz, en Californie, Scott Weiland est décédé ce 3 décembre 2015. L’ex-chanteur de Stone Temple Pilots, groupe dont il avait été viré en 2013, et de Velvet Revolver (NDR : un combo impliquant Slash et Duff McKagan, anciens membres de Guns’n’Roses), s’est éteint dans son sommeil, alors qu’il était en tournée dans le Minnesota, en compagnie de sa formation actuelle, The Wildabouts. Pas davantage d’info pour l’instant, au sujet des circonstances de la mort de cet artiste ayant été souvent confronté à des problèmes de drogue.

C’est en plein mouvement grunge, alors que son rock plutôt classique se nourrissait surtout de  psychédélisme, de bossa nova, de funk, de punk et bien sûr de punk, que le Stone Temple Pilots a rencontré le plus de succès. Il avait d’ailleurs décroché un Grammy Award, en 1994, pour « Plush », un titre extrait du premier elpee, « Core », qui a raflé 8 disques de platine au cours des nineties ! Séparé en 2002, STP s’était reformé en 2008, avant que Scott ne soit remplacé par l’ex-vocaliste de Linkin Park, Chester Bennington. C’est alors qu’il a fondé Scott Weiland & The Wildabouts…

 

R.I.P.